Bonjour à tous! J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes! Alors, voici un nouveau chapitre rien que pour vous pour cette fin d'année 2011. J'espère que vous l'aimerez!

Blabla légal : Aucun des personnages ne m'appartiennent. Ils appartiennent bien évidement à J.K. Rowling.

J'espère que vous apprécierez!


Chapitre 2 : Le masque de farce et attrape

Drago l'avait laissé partir ce matin-là en lui glissant un petit mot doux dont il avait le secret :

– Sérieusement, mêle-toi de tes affaires de temps en temps ! Harry a raison ! Ne va pas embêter ce pauvre bougre !

La jeune femme lui avait envoyé l'éponge qu'elle tenait dans sa main à la tête.

– Et toi, rends-moi un service. Trouve tout ce qu'il s'est passé avec cet homme depuis un an. Je veux savoir où il en est.

Drago grommela et la mit une nouvelle fois en garde.

– Tu as de la chance que j'ai toujours des contacts au sein du Ministère et dans les renseignements généraux. Mais, fait attention, Granger. Ne tombe pas amoureuse de lui. Tu as toujours tendance à tomber amoureuse des personnes que tu essayes de sauver.

Hermione passa le torchon qu'elle utilisait pour essuyer la vaisselle autour du cou de son ami.

– Tu veux parler de la petite aventure que nous avons eue lors de notre voyage dans les pays scandinaves.

Drago la repoussa avec un sourire.

– Oui, je parle en connaissance de cause ! Alors, fait gaffe, Mione ! Je ne veux pas que tu souffres inutilement.

– Je ne ferais rien ! Promis !

La jeune femme lui tendit son petit doigt pour clore sa promesse. Drago se mit à rire

– Je te rappelle que tu as promis à Potter de ne pas te mêler des affaires des Weasley, et pourtant, dans moins de dix minutes, tu sera devant la porte de Georges Weasley a essayer de savoir ce qu'il s'est passé.

Hermione fit une moue boudeuse.

– Tu me connais trop bien, maintenant ! On dirait un vieux couple !

Drago soupira.

– Tu es tellement insupportable que je ne pourrais pas vivre une relation durable avec toi ! Allez ! Va t'en sauver le pauvre Weasley ! Ma secrétaire va être ravie de rechercher toutes ces informations pour toi !

Sur ces paroles non dénuées d'ironies, Hermione avait quitté le manoir Malfoy à la recherche de Georges Weasley.

Hermione apprit grâce à l'annuaire sorcier qu'il habitait près du Chemin de Traverse. La jeune femme était rassuré qu'il soit toujours dans le monde sorcier. Elle transplana juste devant la porte du jeune homme, l'immeuble où il habitait étant un immeuble sorcier. La jeune femme se trouva soudain très idiote. Qu'allait-elle bien pouvoir lui dire sur la raison de sa visite ? Hermione avait toujours un plan, mais là, elle semblait désarçonnée. Elle n'avait rien prévu.

La jeune femme sonna, sans trop savoir ce qu'elle allait lui dire. Elle entendit un brouhaha derrière la porte, comme si Georges bougeait ses meubles. Finalement, au travers de la porte, la jeune femme reconnut le bruit d'un verrou qu'on ôtait. Elle retint son souffle.

La tête masquée de Georges apparu par l'entrebâillement de la porte.

– Que fais-tu là ? Que veux-tu ?

Hermione replaça une mèche folle derrière son oreille, surprise par la haine des paroles de Georges.

– Euh… Et bien, je venais prendre de tes nouvelles. Tu me laisses entrer ?

– Non.

Le jeune homme ferma la porte au nez d'Hermione. La jeune femme était choquée. On ne l'avait jamais renvoyée de la sorte. Son égo avait pris un coup devant ce refus. Elle sonna de nouveau. Georges ne pris pas la peine d'ouvrir la porte. Mais, il lui cria :

– Je ne veux voir personne Granger !

Hermione vit rouge. La jeune femme se mit à tambouriner à la porte.

– Georges Weasley ! Ouvre-moi immédiatement cette porte ! J'ai l'impression que le professeur Snape a pris le contrôle de ton corps !

Au bout de quelques minutes, Georges fini par ouvrir la porte.

– Merci ! Je savais que…

– Laisse tomber Granger ! Mes voisins vont finir par déposer une plainte contre moi à cause de toi.

Hermione resta sur le pas de la porte. Elle était blessée par la distance que Georges avait mit entre eux. Après tout, ils étaient amis. Mais, ce ne fut pas la chose qui la choqua le plus. L'appartement de Georges était dans un piteux état. On aurait dit qu'une tornade avait saccagé le lieu. Des feuilles de papiers, des livres et des objets indéterminés jonchaient le sol. La jeune fille referma la porte. Georges se dirigea vers la cuisine. Elle le suivit.

Le spectacle qu'offrait la pièce était beaucoup plus désolant que celui du salon. Les cadavres de bouteilles d'alcools vides étaient entreposés dans toute la cuisine.

– Georges ? Que s'est t'il passé ?

Derrière son masque, Georges lui lança un regard dédaigneux.

– Oublie-moi Granger. Tu es dans mon appart seulement pour ne pas que tu fasses de grabuge. Mes voisins n'aiment pas le bruit.

Le jeune homme prit une rasade de vodka directement au goulot.

– Je vais me coucher. Fais ce que tu veux, mais ne remets plus les pieds chez moi.

Georges disparu par l'unique porte de l'appartement. Hermione soupira. Il n'était que onze heures du matin et le jeune homme partait déjà cuver. Elle n'avait plus rien à faire dans cet appartement, mais elle ne pouvait se résoudre à partir. Après quelques minutes à tourner dans l'appartement, elle perçu un ronflement de la porte de Georges. Il n'allait pas la déranger.

La jeune femme se mit à faire le ménage dans l'appartement de Georges. Elle ne devrait pas faire cela, mais, elle doutait que quelqu'un ne vienne le lui faire. En une heure, elle était parvenue à redonner à cet appartement un peu de fraicheur. Elle lança un sort sur les sacs poubelles pour les faire disparaitre. Profitant de l'absence du propriétaire, Hermione ouvrit les fenêtres pour aérer et fit brûler un bâton d'encens afin de purifier un peu l'air alcoolisé de l'appartement.

A la fin de son éreintant travail, Hermione soupira. Comment avait-il pu en arriver là ? Et surtout pourquoi portait-il se masque ? A la fin de la guerre, Hermione ne se souvenait pas qu'une blessure au visage ait pu le défigurer. Seul le sortilège lors de leur fuite lui avait fait perdre une oreille. La curiosité était trop forte pour Hermione.

La jeune femme entra dans la chambre de Georges. Des relents d'alcool piquèrent le nez de la jeune femme. Elle murmura un « Evanesco » afin de faire disparaitre les nouveaux cadavres de bouteilles qu'elle venait de découvrir.

Hermione s'approcha doucement du jeune homme. Il dormait profondément, même si parfois, des spasmes secouaient son corps. Approchant ses mains du visage de son ami, Hermione s'aperçu qu'elles tremblaient. Elle se secoua la tête pour se ressaisir.

Elle passa ses mains délicatement de chaque côté du masque et le retira tout doucement. Hermione fut très surprise. Georges ne cachait rien sous son masque. Son visage était aussi magnifique que lorsqu'elle l'avait vu pour la dernière fois.

Soudain, Georges ouvrit les yeux. Il attrapa la main d'Hermione qui tenait encore son masque. La colère s'empara de ton visage. Il se leva d'un bond.

– Je pensais avoir été clair, Hermione ! Laisse-moi tranquille !

Georges la traina dans le salon. Le poignet d'Hermione lui fit un mal de chien.

– Georges, pourquoi portes-tu un masque ? Que t'est-il arrivé ? Pourquoi vis-tu ainsi ?

Le jeune homme se retourna vers Hermione.

– Toujours à fouiner pour rechercher des réponses à toutes les questions que tu te poses ! Mais, sachez, Hermione Granger que vous ne pourrez pas sauver tout le monde ! D'ailleurs tu n'as pas pu sauver tout le monde lors de la guerre !

Hermione gifla Georges. Il lâcha la jeune femme.

– Ta curiosité est maladive, Granger. Alors, regarde ! Regarde bien mon visage ! Qu'est ce que tu y vois ?

Il lui hurlait dessus, rapprochant de plus en plus son visage de celui d'Hermione. Elle ne savait pas quoi lui répondre. Hermione plongea son regard dans celui de Georges. La haine qu'elle y trouva paraissait disproportionnée.

– Je ne vois que toi. Georges Weasley.

– Non ! Pas Georges. Mon visage. Tout le monde n'y voit que le visage de Fred. Chaque fois que je me rendais chez ma mère, elle ne me voyait plus. Elle ne voyait que son fils mort au combat.

– Pourquoi dis-tu des choses pareilles ? Je suis certaine que ça n'est pas vrai !

Il leva la main sur Hermione comme pour la frapper. Mais, il se retint au dernier moment, préférant lui hurler dessus.

– Georges Weasley est mort au moment où Fred Weasley est mort !

– Cesse de dire ce genre de chose. Ce n'est pas vrai ! Tu parles comme si le sacrifice de ton frère était vain !

– Sors d'ici ! SORS D'ICI ! Tu ne sais rien de moi !

Georges attrapait tout ce qu'il lui tombait sous la main, le cassant ou le lançant au hasard. Hermione était terrifiée par l'attitude de Georges. Il lui lança un objet au visage, entaillant sa joue. La jeune femme passa sa main sur son visage en lui murmurant qu'elle était désolée avant de transplaner.

Georges prit sa tête entre ses mains. Il fit quelques pas, sonné par ce qu'il avait fait.

– Putain ! C'est la seule à avoir voulu t'aider et tu la blesses ! Merde !

– Je t'avais bien dis de te mêler de tes affaires ! Mais tu ne peux vraiment pas t'en empêcher !

Hermione tira la langue à Drago, avant de faire une moue lorsque le jeune homme appliquait du désinfectant sur ta plaie.

– Je sais que ça pique, mais tu l'as bien mérité !

Hermione émit un petit sifflement de dédain. Drago appliqua un pansement sur la blessure d'Hermione. Puis, le jeune homme sorti du salon pour ranger son matériel pharmaceutique. La jeune femme en profita pour prendre un livre de la grande bibliothèque des Malfoy. L'un des nombreux avantages à vivre dans la maison de Drago. Elle s'assit en tailleur, ouvrit le livre, mais ne parvint pas à se concentrer sur ce qu'il racontait. Elle ne cessait de penser à sa visite chez Georges ce matin.

– Très bon choix, ce livre ! Au fait, tu n'aurais pas vu un gros ouvrage relié en cuir intitulé Les portes de l'Enfer qui trainait sur la table ?

– Non, je n'y ai pas touché. Pourquoi le cherches-tu ?

– Il appartenait à mon père et j'ai peur qu'il renferme certaines choses assez peu recommandables.

– Ne t'inquiète pas ! C'est certainement ton malicieux elfe de maison qui te l'a caché. Mais, en revenons-en à ce que je t'avais demandé de faire ce matin.

Drago soupira devant l'entêtement de son amie.

– Les recherches sur ton cher Weasley. Tu es vraiment une fouineuse ! Et dire que lorsque l'on était à Poudlard, c'est moi que l'on traitait de fouine.

– Si je t'avais mieux connu lors de nos études, je pense que tout aurait pu être différent.

– Ne parlons pas trop du passé. Les cicatrices ne sont pas totalement refermées. Bref, voici ce que ma chère et très brillante secrétaire à trouver.

Drago lui fit le compte rendu de ses découvertes. Depuis la fin de la guerre, la vie de Georges se résumait à ce qu'Hermione avait pu constater : la boisson alcoolisée. Le jeune homme n'avait plus vraiment de contact avec sa famille. Certainement à cause de ce qu'il lui avait avoué le matin même. Georges vivait sur les économies qu'il avait réalisé grâce au magasin de farce et attrape qu'il avait fondé avec son frère.

– D'ailleurs, que devient son magasin ? Il ne doit plus être en état de le gérer.

Drago fouilla dans les notes de sa secrétaire.

– Apparemment, il est en vente pour non payement des traites.

– Non ! C'est impossible ! Ce magasin était toute sa vie ! Y a-t-il des acheteurs potentiels ? S'il n'y en a pas, que va-t-il devenir ?

Le jeune homme lui sourit. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu Hermione aussi attentive à quelque chose.

– Pas d'acheteurs en vue. Et s'il n'est pas vendu, il sera détruit.

Observant la jeune femme, Drago se dit que son cerveau devait tourner à plein régime afin de trouver une solution. Un sourire malicieux pointa sur ses lèvres. Il semblerait qu'il avait trouvé un plan avant sa Miss-je-sais-tout. Il se racla la gorge pour qu'elle l'écoute.

– Je pourrais racheter le magasin afin d'éviter sa destruction.

Voyant les grands yeux d'Hermione pétillés, il mit quelques conditions.

– Je sais que tu vas vouloir que le magasin de farce et attrape tourne toujours. Alors, écoute-moi bien ! Je veux bien investir dans les murs et un certain nombre de marchandises. Mais, je ne m'en occuperais absolument pas ! Ce sera à toi de faire tourner ce magasin et…

Il ne fut pas capable de finir sa phrase. Hermione s'était jetée à son cou pour le remercier de tout ce qu'il faisait pour lui.

Drago mumurra.

– Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que mon idée n'était pas si bonne que cela…


Alors? Cela vous à plus?

Comment trouvez-vous ce nouveau chapitre? A votre avis, tout va trop vite ou pas assez?

Allez, dites le moi avec une petite review! Vous me ferez un très très beau cadeau!