Titre : L'enfer Perdu
chapitre 2 : L'enquête commence
Couples : Gaaruto (sens unique), Sasunaru, Kibahina et Shinosaku.
Disclaimer : Les personnages de Masashi Kishimoto ne m'appartiennent pas.
note : merci à ceux qui m'ont reviewé, ça fait toujours plaisir
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Gaara faisait face à Naruto, qui ne comprenait pas très bien ce qui venait de se passer. Mais il semblait que le roux avait failli se faire écraser juste pour venir le voir. Dans le même temps, vu la façon dont il avait esquivé, il n'y avait pas eu tant de risques que ça, en fait.
- Salut, lui adressa le roux de son ton froid.
- Salut, répondit machinalement le blond. Qu'est-ce que tu deviens ? Tu traînes toujours la nuit, à suivre de parfaits inconnus ?
- Non, fit le roux. Je me contente d'accomplir ma mission.
- Donc tu es ici en mission ? demanda le blond, ravi que celui qui l'avait critiqué sur sa fuite d'information fasse la même erreur.
- Je te révèle ceci dans un souci d'égalité, ajouta l'enfant du désert comme s'il avait lu dans les pensées de son vis à vis. Comme ça, on sait tous les deux quelque chose sur l'autre.
- Sympa, merci. Moi c'est Naruto, et toi ?
- Gaara.
- ça te dit un ciné ?
- Pourquoi pas.
Sakura n'en revenait pas. Tout ce qui venait de se passer dépassait sa compréhension. Un garçon roux nommé Gaara au visage froid et inexpressif venait parler avec Naruto comme s'ils se connaissaient bien, alors qu'il n'y a pas cinq secondes, ils ignoraient leur nom respectif.
- Est-ce que tu peux m'expliquer ce qui se passe ? demanda t-elle à Naruto d'un ton où la colère perçait.
- Euh... tu te rappelles celui qui nous a suivi, après la fête ? Et bien c'est lui.
- Comment ?
- Et oui. C'est lui qui nous a suivi sans le moindre but...
Sakura détailla à nouveau le roux du regard, tandis que les deux garçons se dirigeaient vers le cinéma le plus proche. Pourtant, elle ne pouvait pas dire qu'il avait l'air stupide, ou rêveur. Elle ne comprenait pas pourquoi quelqu'un comme lui suivrait quelqu'un sans but précis. Donc, ce garçon devait forcément mentir.
- Attends, Naruto, s'écria Sakura en les rejoignant. Nous sommes tous les deux en mission, nous n'avons pas fini de patrouiller.
- ça va faire deux heures que je suis ici, intervint Gaara, et je n'ai rien remarqué. Donc, il est peu probable qu'il y ait du mouvement ce soir.
- Un parfait inconnu n'a pas à me dire ce que nous devons faire !
- Mais c'est pas un parfait inconnu, il s'appelle Gaara, risqua Naruto.
Sakura lui frappa le sommet du crâne comme elle savait si bien le faire. Soudain, elle se figea, prise d'intenses frissons. Une aura meurtrière l'entourait, une aura si lourde et si poisseuse qu'elle l'étouffait presque. Tournant la tête, elle vit Gaara qui la regardait d'un air furieux. La voix de Naruto brisa l'atmosphère :
- C'est bon, Gaara. J'ai l'habitude, c'est pas grave.
- L'habitude ? demanda Gaara sans comprendre. Et tu te laisses faire ?
- Oui, c'est une sorte de rituel qui prouve notre affection l'un envers l'autre...
- D'accord... conclut Gaara.
- Bon, on se le fait, ce ciné ?
Gaara et Naruto partirent donc en direction du cinéma le plus proche, tandis que Kankuro et Temari arrivaient en courant.
- Mais où est-ce qu'il va, comme ça ? questionna Temari, agacée.
- Au cinéma... répondit d'un ton un peu blasé Sakura.
Kankuro et Temari prirent une mine ébahie.
- ça vous surprend tant que ça ? interrogea Sakura, se retenant de rire devant l'expression de ses vis à vis. Il n'est jamais allé au cinéma, à Suna no Kuni ?
- Excellente déduction, fit Temari après un court instant de silence, en parlant de sa remarque sur Suna. Et non, Gaara n'a jamais été au cinéma de sa vie.
- Vois tu, poursuivi Kankuro, Gaara est un être froid, sans sentiment, et habituellement plus que réticent à avoir une relation avec des êtres humains. Il est donc assez normal que nous soyons surpris de le voir aller au cinéma avec quelqu'un.
- ça explique au moins son étrange comportement... maugréa Temari. Excuse nous de te demander ça, mais depuis quand ils se connaissent, ces deux là ?
- Depuis quatre jours, répondit Sakura. Bon, excusez moi, je vais aller surveiller mon imbécile de coéquipier.
Sakura commença alors à suivre le blond, tout en composant un numéro sur son portable.
- Allô, Saï ? Je sais que tu es occupé, mais Naruto et moi devons cesser la surveillance du quartier Ouest. Tu peux t'en charger s'il te plaît ?
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Shikamaru, Kakashi et Ibiki attendaient patiemment dans une chambre d'hôtel payée par l'Hokage depuis bientôt près de quatre heures. Et Shikamaru commençait à s'impatienter.
- J'en ai marre, râla Shikamaru. Pourquoi est-ce qu'on doit attendre un type aussi en retard ?
- Il n'est pas en retard : il n'a pas donné d'horaires précises, lui répondit Kakashi.
- Il a dit qu'il n'arriverait que demain...
- Chaque fois qu'il donne une date, il arrive un jour avant, indiqua Ibiki. C'est au cas où les informations filtreraient à l'extérieur. Comme ça, il garde une longueur d'avance.
- Pour que vous sachiez ça, il a déjà travaillé avec Konoha, n'est-ce pas ?
- Oui, répondit Kakashi. Et crois moi, ses capacités d'enquêteurs sont exceptionnelles. Peut être est-il plus intelligent encore que toi.
- Vraiment ? fit Shikamaru, intéressé.
À cet instant, la porte du bureau s'ouvrit, laissant entrer deux hommes. Le premier, un grand blond aux cheveux longs attachés dans le dos et aux yeux marrons, vêtu d'un long imperméable noir, dégageait un charisme certain. Il semblait avoir la vingtaine, et son visage semblait sévère. Le second, un brun aux cheveux mi-longs et aux yeux bleus rieurs, vêtu d'un costume bleu marine avec un plastron bordeaux orné de décorations argentées et une cravate rouge, dégageait une fantaisie incroyable. Il semblait également avoir la vingtaine, peut être moins, son visage fin ne permettait pas de déterminer son âge avec exactitude.
- Salut ! lança Kakashi. ça faisait longtemps, Shin et Doyle.
- ça fait plaisir de te revoir, Kakashi, dit joyeusement le brun. Shin, s'il te plaît, va chercher nos valises.
Le blond sorti sans un mot dans le couloir. Shikamaru fut surpris. Cette personne à l'allure si fantaisiste était donc Doyle ?
- Surpris par mon apparence, Shikamaru ? lança joyeusement Doyle.
- Plutôt, avoua Shikamaru. Et par ton allure jeune également. Si j'ai bien fait la synthèse de la situation, tu travailles pour le gouvernement, et tu es un enquêteur de renom. Je t'imaginais donc plus vieux...
- Compréhensible.
- Au fait, qui est ce Shin ? interrogea Shikamaru. Ton serviteur et garde du corps ?
- Exact, répondit Doyle. Il fait aussi office de nounou, de cuisinier, et de tout un tas d'autres trucs dont tu te rendras compte en temps utile.
À cet instant, Shin entra avec deux énormes valises sous les bras, qu'il rangea dans un placard.
- Bon, fit Kakashi. Maintenant que tu es arrivé, on va se rendre à la salle d'enquêtes que l'Hokage a préparé selon tes goûts.
- Parfait.
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Shikamaru fût surpris en voyant la salle que l'Hokage avait aménagé. Certes, de par sa taille, elle n'avait rien de vraiment spécial. Ce qui l'était plus, c'était le lustre en cristal qui pendait au plafond, et l'immense bibliothèque qui occupait tous les murs, excepté l'un d'entre eux, sur lequel s'appuyait divers ordinateurs derniers cris.
- Pourquoi tous ces livres ? demanda Shikamaru.
- Je suis juste un grand lecteur dans mes moments de pause, fit Doyle. Bon, Kakashi, Ibiki, dites moi ce qui a été découvert jusqu'à présent.
- Les parents des disparus se connaissaient, commença Ibiki en regardant un dossier. Enfin, c'est vrai dans le cas des trois politiciens. Pour l'instant, le cas de Neiji est à part.
- Les trois politiciens concernés ont fait parti à une époque du haut conseil de la sécurité nationale, continua Kakashi. Autrement dit, ils étaient des hauts responsables des services secrets gouvernementaux. Le conseil d'époque était constitué de onze membres, et nous avons mis sous surveillance leurs enfants et eux-mêmes. Actuellement, la plupart sont sénateurs ou députés, et deux d'entre eux sont ministres.
- Avaient-ils des liens avec la pègre ? questionna Shikamaru.
- Oui, fit Ibiki. En tant que responsables des services secrets, c'était nécessaire. On a tenté de creuser cette piste, pour voir si quelqu'un n'essayait pas de prendre une revanche, mais pour l'instant, ça n'aboutit à rien.
- Et ça ne règle pas le cas de Neiji... conclut Doyle. Pourquoi diantre a t-il été enlevé ?
Doyle et Shikamaru restèrent un instant silencieux.
- Y a t-il un lien entre le clan Hyûga et ce conseil de sécurité nationale ?
- Non, pas spécialement, répondit Ibiki. On sait que Konoha a déjà travaillé pour ce conseil, mais pas les Hyûga en particulier.
- Les Hyûga, ce sont bien eux qui ont l'espèce d'oeil blanc, c'est bien ça ?
Shikamaru tiqua. Ce Doyle était vraiment très bien renseigné.
- C'est bien ça, confirma Kakashi. Tu as déjà une théorie, Doyle ?
- Exact. Mais je n'ai rien pour l'étayer. Et toi, Shikamaru, tu as une théorie ?
- J'en ai plusieurs, fit calmement Shikamaru. Il se peut que l'enlèvement de Neiji ne soit qu'une imitation, plus précisément que le kidnappeur ne soit pas la même personne. Ceci inclue que c'est un des enquêteurs qui a fait le coup, puisque personne n'a diffusé l'information à propos de la signature laissée, la lettre V écrite avec le sang de la victime. Ma deuxième théorie est que, si le kidnappeur de Neiji et celui des enfants de politiciens est bien une seule et même personne, alors il a enlevé Neiji parce qu'il se méfiait de ses capacités. Autrement dit, il ne voulait pas que Neiji révèle son identité à l'aide de son byakugan. Je suppose donc que l'une des prochaines personnes enlevées sera Hinata. Puisque ceci implique que le ravisseur nous connaisse. Ma troisième théorie est que les Hyûga possèdent un lien caché avec ce conseil...
- Bien, tu as vraiment d'excellentes capacités d'analyse, le complimenta Doyle. Je vais néanmoins développer ta troisième théorie... S'il s'agit d'une affaire de vengeance, alors il se peut que la personne se venge des commanditaires d'une mission, ainsi que des exécutants.
- ça fait beaucoup de théories et peu de faits, soupira Kakashi.
- Donc, nous allons commencé par enquêter sur la possibilité qu'un des enquêteurs nous ait trahi, lança Doyle. Il se peut que l'enlèvement de Neiji ne soit qu'une imitation.
- ça sous entend que nous allons devoir enquêter sur toi, Doyle, remarqua Ibiki.
- Exact. Vous n'aurez qu'à utiliser le Genjutsu pour m'hypnotiser et m'innocenter.
- Ensuite, continua Shikamaru, il faudra creuser la possibilité d'un lien entre les Hyûga et l'ex-haut conseil de sécurité nationale. Pour l'instant, c'est tout ce que l'on peut faire. Il nous faut l'état des comptes des Hyûga à cette époque, et aussi se renseigner sur leurs dépenses, pour vérifier qu'ils n'ont pas reçu de l'argent en cachette.
- Ibiki, occupe toi d'interroger tous les enquêteurs, ordonna Doyle. Et gentiment s'il te plaît. Kakashi, avec Shin, vous ferez l'enquête sur les Hyûga. Vous deux, vous êtes assez intelligents pour remarquer le moindre détail anormal.
- Il ne nous reste plus qu'à attendre, soupira Shikamaru... Galère...
- ça te dirait, une partie d'échecs contre moi ? proposa Doyle.
- Volontiers.
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Gaara et Naruto sortirent de la salle de cinéma, suivis de Sakura qui les surveillait discrètement. Naruto sortait content et joyeux de ce film cynique et sérieux, tandis que Gaara restait impassible.
- Est-ce que t'as aimé ? questionna Naruto. Perso, j'ai adoré. Ils devraient faire plus souvent des films dans ce genre.
En effet, tous deux venaient de regarder "Thank you for smoking", film sur le monde de la cigarette et de ses rouages, qui avait le mérite d'être follement drôle et critique, ridiculisant tour à tour fabriquant de cigarettes et ceux à la tête des associations anti-tabac. (Vraiment, je recommande)
- C'est la première fois que je vais au cinéma, indiqua Gaara.
- Sérieux ? Et ben dis donc, je te plains. Tu sais pas ce que tu rates. Mais quand même, ça t'a plu ?
- Je ne sais pas, répondit le rouquin. Je n'arrive pas à cerner le concept d'humour, ou d'agréable.
- Il n'est pas nécessaire de comprendre les mécanismes respiratoires pour respirer, dit Naruto, l'air rêveur. Un jour tu riras, toi aussi. C'est aussi naturel que de respirer.
- Tu m'as l'air triste, lâcha Gaara.
Naruto cessa soudain de marcher, et regarda le ciel. Puis il déclara :
- Tu me rappelles quelqu'un, c'est tout... et il est mort.
Sans qu'il en comprenne la raison, Gaara sentit son coeur se serrer en voyant l'expression de celui qui l'accompagnait. Il aurait voulu le réconforter, mais il n'avait pas la moindre idée de comment s'y prendre.
Ils se remirent tous deux à marcher. Petit à petit, Naruto reprenait son habituelle joie de vivre. Ils s'arrêtèrent pour manger à une échoppe de ramens, avant que Naruto ne dise :
- Bon, je vais y aller. C'est pas tout ça, mais j'ai du boulot à faire pour le lycée. Désolé de te laisser en plan...
- Est-ce que je peux rester chez toi, cette nuit ?
Gaara n'avait pas réfléchi, cette question avait spontanément surgi de ses lèvres.
- Pourquoi ? pour obtenir des informations ? demanda malicieusement Naruto.
- Non. Je t'assure que ce n'est pas pour ça.
Naruto réfléchit quelques instants, avant de donner son accord. Tous deux prirent donc le chemin du domicile de Naruto.
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Dans une gigantesque pièce sombre qui se situait quelque part dans les sous-sols de la ville, un homme pianotait vivement sur le clavier de son ordinateur. Soudain, il sentit une présence arriver près de lui.
- Signale toi avant, s'il te plaît, fit l'homme en remettant son masque blanc.
- Désolé, dit Neiji. C'est l'habitude. Et puis, je ne me suis pas encore habitué à être ici.
- Au fait, as tu nourri les prisonniers ?
- Oui. Tu sors, ce soir ?
- Je vais te ramener un peu de compagnie... Je vais chercher ta chère cousine.
L'homme se leva, se vêtit de son long manteau noir, puis disparut dans un nuage de fumée.
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Le lendemain, Shikamaru et Doyle, qui étaient restés dormir dans la salle d'enquête après avoir effectué pas moins de quinze parties d'échecs dont huit avaient été gagnées par Doyle, les autres par Shikamaru, furent réveillés en sursaut par la brusque entrée de Shin.
- Doyle, Shikamaru, deux autres enlèvements ont eu lieu ! Les victimes sont : la fille d'un des ex-membres du haut conseil de sécurité nationale, l'autre... n'est autre que Hinata Hyûga.
- Comme prévu, grogna Shikamaru...
- Je suppose que les familles ont reçu un message, cette fois-ci ? demanda Doyle.
- Exact, fit Ibiki en entrant à son tour. Comment le savez-vous ?
- C'était logique, fit Shikamaru. S'il s'agit bien d'une vengeance, alors il faut que les victimes connaissent la raison de la vengeance. Quel est ce message ?
Ibiki leur amena une carte de visite. Dessus, il était simplement écrit "5 novembre", en encre rouge.
- C'est un fan de V pour Vendetta ? demanda Shikamaru.
Doyle garda le silence un instant, avant de déclarer :
- Shin. Toi et Ibiki, faites une recherche sur la date du cinq novembre. ça devrait confirmer mes doutes. N'hésitez pas à interroger les anciens membres du haut conseil de sécurité. Kakashi, je veux que tu fasses quelque chose pour moi.
- Quoi donc ?
- Je veux que tu ailles ouvrir une tombe...
À SUIVRE...
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Keikoku 13 : bon, la fin est un peu brutale, et je m'excuse si jamais elle vous frustre. Mais bon, le prochain chapitre vous en révélera plus, y compris sur la nuit entre Gaara et Naruto. (Ne vous attendez pas à un Lemon, pour l'instant, je reste sur l'idée d'un amour en sens unique) (de toutes façons, il n'y aura pas de Lemon dans cette fic.)
Au fait, suite à des commentaires qui m'ont été faits, je vais demander l'avis du public.
- Si vous voulez que la fic finisse en un véritable Gaaruto, c'est à dire pas de sens unique, tapez 1.
- Si vous voulez que la fic soit avant tout un sasunaru (je précise, un sasunaru au passé, uniquement évoqué en souvenir, puisque Sasuke est supposé être mort), tapez 2
- Si vous voulez que l'auteur (c'est à dire moi) révèle enfin au monde s'il est un homme ou une femme, tapez 3
De plus, n'hésitez pas à me faire part de vos théories quant à l'identité du masque, je veux voir à quel point je suis prévisible ou non. J'ai déjà distillé des indices
