Avery fut réveillée par son fils, sous l'oeil superviseur de Giulia :

« Qu'est-ce que vous faites ici tous les deux ? » Demanda Avery d'une voix enrouée par le sommeil.

« On a décidé de te laisser dormir et Chase en a eu marre d'attendre que tu ne viennes pas le voir »

« Il est quelle heure ? » Demanda-t-elle tandis que Chase se calait contre elle, son doudou dans les bras.

« Nous sommes samedi, il est dix heures et j'ai amené le petit-déjeuner, je me suis dit qu'après deux jours de travail intensif tu apprécierais » Fit Giulia en déposant un plateau sur le lit.

« J'accepte seulement si tu manges avec moi »

« ça peut s'arranger » Rit doucement Giulia en s'installant sur lit.

Alors qu'elle mangeait ses pancakes, son téléphone vibra signifiant un nouveau message :

« C'est Connor, le café tient toujours ? »

« A 16h en centre-ville ? »

« C'est ça »

« Alors à plus tard »

« à plus tard ! »

« Raconte-moi tout ! » Fit Giulia.

« Je ne vois pas de quoi tu parles ! » Mentit Avery.

« Oh arrête! Je connais ce regard ! je l'ai à chaque fois qu'un mec un peu mignon m'envoie un message. Alors, de qui parle-t-on ? »

« Espèce de curieuse ! »

« Je l'avoue ! C'est dans ma nature ! Alors ? »

« Un collègue veut que l'on aille prendre un café cet après-midi »

« Mais c'est génial ! Et ? »

« E rien du tout ! »

« Si ! Il y a un « et » »

« Tu te souviens de Kelly Severide ? »

« Il est difficile à oublier ! »

« Il voudrait que l'on aille diner ensemble dans la semaine prochaine »

« A peine arrivée et tu fais des ravages ? Je suis jalouse ! Donc tu as deux prétendants ? »

« Ce ne sont pas des prétendants ! Juste un ami et un collègue ! »

Tout le monde dit ça au début »

« De toute façon je ne cherche pas à avoir quelqu'un actuellement. Après tout, peut-être que je devrais annuler, je ne suis pas prête pour ça ! »

« Ah non ! Ton frère m'a prévenu que tu allais vouloir faire marche arrière donc j'ai un plan ! »

« Trois jours que tu es chez moi et tu décides de ma vie ? »

« Mets ça sur le compte de ma nature italienne. Bref, ce que l'on pourrait faire c'est allé en ville, faire du shopping pour nous deux et Chase, ensuite tu iras à ton rendez-vous avec ton beau médecin qui n'est qu'un « collègue », je resterai dans le coin et si jamais ça se passe mal je viendrais te chercher sous un faux prétexte, ça te va ? »

« ça me va »

Vers 13 heures, elles partirent avec Chase en poussette, seulement, en sortant d'un magasin elle virent à accident de voiture :

« Giulia appelle les pompiers et une ambulance ! Y a des blessés ! » Pressa Avery « Surveille Chase et éloigne-le d'ici ! »

« TU FAIS QUOI ?! » Cria Giulia pour se faire entendre par-dessus le bruit.

« SAUVER DES VIES ! FAIT CE QUE JE TE DIS ! »

Avery arriva en courant, traversant l'attroupement des personnes au téléphone, filmant la scène. Avery vit que du carburant avait coulé, qu'une voiture était sur le point de tomber du pont, une autre avec des enfants à l'intérieur et un père inconscient près du carburant qui continuait de couler et avec le poteau électrique qui faisait de plus en plus d'étincelle et menaçait de tomber :

« Les enfants ! Vous m'entendez ?! »

« Arrêtez de crier et écoutez-moi, voilà c'est bien ! Comment vous vous appelez ? »

« Nina, lui c'est Lucas et là c'est notre petite soeur Maddie »

« génial Nina, tu es la plus grande ? »

« Oui »

« Est-ce que tu peux me dire si ils vont bien ? »

« Oui, on a rien eu grâce à nos peluches »

« Formidable ! Tu peux atteindre la nuque de ton frère et ta soeur ? »

« Oui »

« Alors je veux que tu leurs touche la nuque et me dise si il y a un truc bizarre d'accord ? »

« Oui ! Ils n'ont rien ! »

« Génial, allez sort de la voiture ! Voilà c'est bien, tu vas courir jusqu'au trottoir d'en face avec ton frère ? »

« Et Maddie ? Et mon papa ?! »

« Je m'en occupe, tu me fais confiance ? »

« Oui ! »

« Alors vas-y ! »

Avery attrapa la petite fille qui pleurait à s'en briser les cordes vocales et courut jusqu'au trottoir, déposant la petite dans les bras de sa soeur :

« Vous ne bougez pas jusqu'à l'arriver des pompiers et de l'ambulance d'accord ?! »

« D'accord ! »

Avery reparti vers la voiture où se trouvait le père, elle constata son état, et au moment où elle voulut aller voir l'autre conducteur, la voiture du père de famille commença à prendre feu depuis l'arrière :

« Et merde ! Monsieur vous m'entendez ?! »

« Mes …enfants ?! »

« Ils vont bien, j'ai besoin que vous me disiez où vous avez mal »

« Je … »

Cependant le père ne put répondre qu'il tomba dans l'inconscience. Avery se mit à réfléchir à toute vitesse et entendit les sirènes au loin. Elle fit le tour de la voiture tandis que les flammes commençaient à se répandre, elle se mit côté passager et observa le thorax du père, il était ouvert au niveau de l'abdomen à quelques centimètres du coeur, des morceaux du pare-brise enfoncés, elle vit que la ceinture de sécurité arrivait à contenir une bonne partie de l'hémorragie. Elle attrapa une des peluches qu'elle éventra et récupéra le matérielle à l'intérieur, elle défit la ceinture et plongea directement le tissu qu'elle avait récupéré dans la blessure, cela devrait lui faire gagner du temps. Autour d'elle, elle entendit les pompiers arriver. Elle observa les éclats de verres et vit que celui le plus prêt du coeur avait bougé à cause de la ceinture et n'était qu'à quelques millimètres de transpercer une partie du coeur, si ce n'était pas déjà fait. Elle l'enleva d'un coup et mit sa main à l'intérieur de la plaie, des tous petits morceaux de verres avaient pénétrés l'abdomen et menaçait le coeur et une partie des poumons. Ne pouvant faire un massage cardiaque de l'extérieure, elle le ferait de l'intérieur. Elle entra sa main à l'intérieur et tenta un massage directement sur le coeur du père.

« Avery ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? » S'exclama Jayden.

« Que crois-tu que je fasse ?! » S'agaça Avery.

« Avery ? » Demandèrent plusieurs pompiers.

Qu'elle est la situation ? » Demanda Casey en se montrant.

« Le feu prend de plus en plus à l'arrière et j'ai la main sur le coeur de cet homme, il faut qu'il soit transporté à l'hôpital le plus vite possible »

« Tu peux t'enlever ? »

« Non, il va falloir me sortir en même temps que lui »

« Okay, MOUCH ! OTIS ! »

Avery sentit le coeur repartir doucement :

« JAYDEN ! J'AI BESOIN D'UN TRANQUILLISANT MAINTENANT ! »

« Tenez ! » Fit l'une des ambulancières en arrivant quelques secondes plus tard puis en mettant un collier cervical à l'homme.

« OK Avery ? Tu tiens le coup la dedans ? » Demanda Severide.

« Je m'en sors »

« Voilà comment ça va se passer » Commença Casey « On va l'installer directement sur le brancard ensuite on te soutiendra pour que tu puisses continuer ce que tu fais okay ? »

« ça me va, »

« Je vais avoir besoin que tu protèges le visage »

« Compris »

Avery baissa le visage dans le cou de l'homme et Casey mit son manteau par dessus, puis elle entendit un bruit de verre brisé avant qu'elle n'entende le bruit d'une scie :

« Avery ? C'est Severide, on va le bouger ok ? »

« Compris »

Ils commencèrent à bouger l'homme, puis ils se mirent à soutenir Avery afin qu'elle sorte en même temps sans perdre son point de pression :

« ATTENDEZ ! J'AI LE PIED COINCÉ JE NE PEUX PLUS BOUGER ! »

« Cruz ! » Ordonna Patterson.

Rapidement elle fut libérée et se retrouva assise sur les cuisses du père de famille, une main dans son thorax alors qu'il reprenait conscience :

« J'ai besoin que vous vous calmiez ! » Ordonna Avery en faisant un geste pour arrêter de faire rouler le brancard.

Alors que l'incendie était éteint, les pompiers l'observèrent, stupéfait :

« J'ai besoin que vous restiez calme ! Je sais que ça fait mal, c'est une véritable torture, mais là je fais pression sur votre coeur parce qu'une hémorragie est en train de commencer, des petits morceaux commencent également à tout abimer sur leur passage, alors ça va être extrêmement douloureux mais vous allez me prendre une grande inspiration d'accord ? »

« Je … je peux pas, ça brûle »

« ET MERDE ! CHILI MET LUI UN MASQUE A OXYGENE MAINTENANT ! »

« Vous allez devoir descendre et laissez les ambulancières faire leur boulot ! » Ordonna Patterson.

« Vous croyez que j'ai fait quoi espèce d'abruti ?! J'ai la main sur le coeur d'un homme et c'est ce qui l'empêche de mourir, ses poumons ont été légèrement entaillés à cause du verre ! Alors maintenant vous la fermez et vous me laissez faire mon job c'est compris ?! »

« Oui madame »

« Très bien alors maintenant vous dégagez de mon chemin sinon vous aurez un mort sur la conscience, MAINTENANT ! Kelly j'ai besoin de la trousse à côté de toi, trouve moi une seringue blanche ! »

« Tiens ! »

Avery se servit de sa main et piqua délicatement le coeur avec de l'adrénaline :

« Okay on y va maintenant! Il avait trois enfants dans la voiture !»

« Ils sont en route pour l'hôpital! »Rassura le chef Boden.

Hermann et Casey aidèrent Chili a pousser le brancard jusque dans l'ambulance, une fois à l'intérieure, Brett démarra à toute vitesse :

« On y sera dans 7 minutes ! »

« Va falloir speeder plus que ça! » Prévint Avery « Chili prenez mon téléphone dans ma poche droite et appelez le docteur Rhodes, dites-lui que je vais avoir besoin de lui et de la cardio dès notre arrivée à l'hôpital »

« Bien ! »

« Et après vous pourriez Giulia ? »

« Comme si c'était fait »

Elles arrivèrent finalement à l'hôpital, où tous les internes attendaient :

« Vous aimez faire une entrée fracassante » Nota Halstead.

« J'ai toujours eu le gout du spectacle »

« Je crois que l'on va devoir reporter » Fit Rhodes en arrivant.

« Je pense aussi » Fit Avery.

« On a quoi ? » Demanda Zanetti.

« Coeur perforée, poumons surement atteints, hémorragie interne au niveau de l'estomac et possible problèmes neuro, il a reprit conscience deux fois pendant quelques secondes avant de perdre conscience à nouveau. Vous prenez la main le temps que je me prépare ? » Résuma Avery.

Après plus de quatre heures de chirurgie, Zanetti sortie, laissant Rhodes et Avery seuls pour se laver les mains :

« C'était impressionnant ce que vous avez fait »

« Je suis juste arrivée avec la main sur un coeur »

« Vous êtes passée à la télé, on ne parle plus que de vous aux infos, le nouveau médecin superhéros de Chicago » Rit Connor.

« Oui et bien j'espère que j'aurais pas besoin de mettre mon super-costume trop souvent car c'est épuisant ! »

« Vous devriez y aller, après tout il est 17 heures »

« Docteur Hamilton ? Votre fils et Giulia sont dans la salle d'attente ainsi que les enfants de l'homme que vous avez sauvé, les pompiers sont là et deux officiers de police souhaiteraient vous parler »Fit la directrice de l'hôpital en interrompant leur conversation.

« Très bien, docteur Rhodes il faudra que l'on retrouve une date »

« J'en ai bien peur, bonne soirée »

Avery se dirigea vers la salle d'attente encore habillée de sa blouse et son calot avec des feux d'artifices, son préféré, sur la tête, Giulia fonça vers elle en sanglotant :

« J'ai eu peur pour toi ! »

« ça va, ne t'inquiète pas. Hey mon chéri » Rassura Avery avant de se pencher vers Chase « Je reviens d'accord ? »

« D'accord » Trembla Giulia.

« Maggie vous pourriez … »

« Je vais prendre soin d'elle » Rassura la-dites Maggie.

Lorsqu'elle arriva dans la salle d'attente avec le docteur Zanetti, les pompiers attendaient dans le côté gauche, la famille du patient sur le côté droit :

« Docteur ! Comment va mon mari ? » S'écria celle qui devait être la mère.

« Il est sorti d'affaire, il va lui falloir énormément repos mais ma collègue le docteur Zanetti vous en dira plus que moi »

« Merci ! On m'a dit ce que vous avez fait ! Vous avez sauvée mes enfants et maintenant mon mari, je vous en serais éternellement reconnaissante ! »

« Je n'ai fais que mon travail, je n'aurais rien put faire sans nos chers pompiers » Sourit Avery.

« Merci d'avoir sauvée notre papa » Firent Lucas et Nina avant de suivre leur mère et le docteur Zanetti.

Avery se tourna alors vers les pompiers, défaisant son calot et détachant ses cheveux qui tombèrent en cascade le long de son dos :

« Il est hors de danger ? » Demanda le chef Boden.

« Oui, des nouvelles de l'autre conducteur ? »

« On ne sait pas où il est »

« Il a fait un délit de fuite ?! » S'exclama Avery, outrée.

« Apparement ! »

« Ave' tu ne me refais plus jamais ça ! Mettre ta vie en danger comme ça ! » S'exclama Jayden en la prenant rapidement dans ses bras.

« J'ai fais ce que je devais faire, j'ai signé pour ça » Contredit Avery.

« Faut que je vous parle » Fit alors Patterson.

« Je vous écoute »

« Vous ne me faites plus ça ! Vous ne me donnez plus d'ordres devant mes hommes et vous écoutez mes directives ! » S'énerva Patterson.

« Lieutenant ! » Prévint Severide en même temps que Casey et Herrmann.

« Ecoutez-moi bien espèce d'imbécile » Commença Avery la voix glaciale « J'ai fais plus de dix ans d'études pour en arriver où j'en suis, je suis chirurgienne en traumatologie et urgentistes, j'ai également signé un petit papier me donnant le droit d'intervenir directement sur les zones d'accidents et de catastrophes alors quand la vie d'une personne est en danger j'en ai rien à foutre que ça vous humilie devant vos collègues, j'essaie d'être professionnelle dans ce que je fais. Alors la prochaine fois, avant de vouloir jouer les gros bras devant vos « collègues » réfléchissez un peu à vos actions avant de me dire comment faire mon job, j'en ai rien à faire de la place que vous visez où le respect que vous cherchez à gagner tant que vous dégagez de mon chemin, je suis claire ?! »

Boden regarda Avery avec un sourire satisfait, sourire que les autres pompiers avaient également. Herrmann retenait un fou rire et Gabie un sourire victorieux.

« Autre chose Patterson ? »

« non »

« Bien »

« C'était bien dit » Commenta une voix derrière Avery, la faisant se retourner.

« Vous êtes ? »

« Jay Halstead, je pourrais vous parler ? »

« C'est pour ma déposition ? »

« Exacte »

« On pourrait faire ça un autre jour ? Je suis épuisée »

« Lundi matin ça vous irait ? »

« Je pourrais me libérer »

« A lundi alors »

« Bien »

« Vous venez toujours ce soir ? » Demanda Mouch.

« Le barbecue ? »

« Tu avais oublié ?! » S'indigna Jayden.

« Si tu as pas remarqué mes plans pour la journée ont été un peu bousculé »

« C'est ce soir à 19 heures chez moi » Expliqua Mouch.

« Je viendrais » Rassura Avery « A plus tard »

Avery partit reprendre ses affaires personnelles. La pièce était déserte. Elle s'installa sur le banc et se mit la tête en train les mains. L'après-midi avait été plus que mouvementé :

« Docteur Hamilton ? »

« Severide ? » fit Avery en relevant tête, étonnée « tout va bien ? »

« J'aurais voulu savoir si vous aviez cinq minutes à m'accorder ? »

« Oui bien sûr, il y a un problème ? »

« Non non tout va bien, je voulais juste savoir si vous étiez toujours intéressée pour un diner la semaine prochaine »

« Ah oui c'est vrai ! ça m'était complètement sortie de la tête »

« Je peux comprendre, ça a été la folie pendant ces trois derniers jours »

« Plutôt oui, je suis libre mercredi soir »

« ça me convient, je vous enverrais l'adresse »

« Parfait »

« Vous êtes certaine que ça va ? »

« Vous pourriez me serrer fort ? Je crois que l'adrénaline est en train de redescendre et … »

« Je connais » Sourit Severide en la prenant dans ses bras.

Ils restèrent ainsi quelques minutes avant que le docteur Rhodes n'entre :

« Docteur Hamilton ! Tout va bien ? » S'inquiéta-t-il avant de toiser Severide qui ne fit même pas l'effort de réagir.

« Juste l'adrénaline qui s'estompe » Expliqua Avery, mal-à-l'aise en s'écartant de Severide.

« Je vais devoir y aller, j'ai hâte d'être à mercredi »

« Moi aussi » Sourit doucement Avery avant de regarder le pompier s'en aller.

« Il y a quoi mercredi ? » Interrogea Rhodes.

« On doit diner ensemble »

« Je ne savais que vous vous intéressiez à quelqu'un en ce moment »

« Intéressé est peut-être un peu fort, disons plutôt que j'élargis mon cercle social »

« Je vois … » Fit simplement Rhodes en serrant les dents, n'appréciant pas du tout cette réponse, « Il y a ce nouveau restaurant asiatique au bas de la rue, on pourrait y manger déjeuner ensemble lundi pendant notre pause plutôt que de prendre un café, qu'en dites-vous ? »

« Pourquoi pas, bon je vais y aller »

Avery récupéra ses affaires, salua Rhodes puis rejoignit Giulia qui s'était calmée et Chase :

« tu te sens mieux ? »

« Oui, je crois que je ne vais pas venir au barbecue ce soir, trop d'émotions en une journée »

« Tu voudras que je reste ? »

« Non vas-y ! Tu travailles tout le temps et tu mérites les quelques moments de calme, pas comme cet après-midi »

« Tu sais que tu n'y es pour rien ? Ce qui s'est passé tu ne pouvais pas le prévoir, tu n'as pas provoqué cet accident »

« Je sais mais je me sens quand même coupable »

Avery lui frotta le dos gentiment avant de démarrer la voiture. Une fois dans l'appartement, Hermès lui sauta dessus, Chase qui s'était dormis fut déposé dans son berceau par Chase. Avery prendre une douche et se changea pour le barbecue. Lorsqu'elle retourna dans la chambre de Chase elle vit que Giulia s'était endormie sur le fauteuil à côté du berceau, elle attrapa alors un plaid avec lequel elle la couvrit. Elle descendit, récupéra les tartes qu'elles avaient préparées ce matin. Ayant encore du temps à tuer elle alluma Skype, aussitôt allumée, aussitôt appelée :

« Ginnie … »

« DEUX SEMAINES ! »

« Je sais … »

« SANS NOUVELLES ! »

« Fais gaffe ton accent danois ressort sur celui britannique »

« Tu la ferme ! »

« Tu es bien habillée dis-moi ! »

« Tu arrêtes ! »

« J'adore ce que tu as fais à tes cheveux ! »

« Avery ?! »

« Ginnie ?! »

« Je peux parler c'est bon ? »

« Vas-y, lâche-toi » Soupira Avery en s'asseyant sur le canapé.

« Je peux savoir pourquoi tu ne m'as pas prévenue que tu partais ?! »

« Dois-je te rappeler que ton cher mari est le meilleur ami de mon ex-mari ? »

« Ah oui … j'avais oublié ! Mais je ne lui aurais rien dit tu sais »

« Je ne voulais pas créer d'ennuies dans ton couple »

« Mauvaise excuse ! Comment va Chase ? »

« Très bien, il s'est déjà habituée à Chicago »

« Et toi ? » S'inquiéta Ginnie en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.

« je me débrouille »

« Tu avais dit la même chose à notre premier voyage scolaire avant que tu ne sois malade »

« J'avais 4 ans et tu sais que je déteste les zoos ! »

« J'avais oublié, en même temps tu es surement la personne que je connais le plus et le mieux, pas étonnant que je ne me souvienne pas de tout ! Ta journée ? »

« J'ai sauvé un homme dans une voiture en faisant un massage directement sur son coeur »

« tu as jouée les superhéros comme pendant la catastrophe du métro ? »

« à peu près, mais pourquoi ai-je l'impression que tu étais déjà au courant ? »

« Depuis que j'ai appris que tu partais pour Chicago j'ai créé une alerte sur mon téléphone »

« Qu'est-ce que tu ne me dis pas ? »

« James était là quand j'ai vu l'alerte … je suis désolé Ave' il sait où tu es »

« Ce n'est pas de ta faute, de toute façon il peut toujours venir, je ne me laisserais pas piétiner comme avant, l'hôpital ça m'a suffit une fois et puis j'ai mon frère juste en face »

« Je suis fière de toi tu le sais ça ? »

« Je sais tu me le dis tous les jours par messages » Sourit doucement Avery.

« Tu sais quand même qu'à cause de toi j'ai changé mon forfait ?! »

« Tu vas rire mais j'ai fais pareil »

« Quand je te disais que dans une ancienne nous étions des jumelles ! Sinon, bonne nouvelle j'ai fais expédier tes livres aujourd'hui, tu devrais les recevoir dans trois semaines »

« Tous mes livres ?! Mais ça a dut te couter une fortune ! »

« T'inquiètes pas tu me repaieras quand je viendrais pour le nouvel an ! »

« Tu viens pour le nouvel an ?! »

« Oui j'ai une conférence à donner, d'ailleurs je compte sur ta présence »

« Je croyais que tu haïssais donner des conférences ?! »

« J'ai pas trop le choix depuis que j'ai développer ce nouveau programme pour l'autisme »

« J'avais oubliée que tu étais douée » Se moqua Avery.

« Je suis douée pour la recherche mais toi tu brilles sur le terrain, pour le concret »

« Faut le dire vite ! Comment vont les deux petits ? »

« Ils respirent donc je crois que tout va bien »

« L'attention que tu portes à tes enfants m'a toujours fasciné »

« Nous n'avons pas toutes la chance d'avoir un fils de huit mois aussi bien élevé et calme ! »

« Jalouse »

« Extrêmement ! Alors ta vie amoureuse ? »

« Oh heu rien de bien extraordinaire … »

« ça va faire plus d'un an depuis James ! »

« Ce n'est pas aussi facile que ça Ginnie ! Il est venu me chercher en Afrique pour me ramener, m'a presque battue à mort et, une fois que j'ai réussi à avoir le divorce j'ai découvert que j'étais enceinte et il m'a fallut explorer mon côté sombre pour ne pas rejeter toute présence masculine à moins de dix mètres ! »

« Je sais, je te rappel que j'étais là ! D'ailleurs le Docteur Marcus m'a demandé de tes nouvelles et m'a dit de te dire que changer de pays avait été une très bonne idée »

« Contente de voir que mon choix a été le bon »

« Alors vas-y ! Raconte-moi tout ! J'ai une heure avant de devoir aller opérer »

Avery lui racontera alors tout ce qu'il c'était passé durant les quelques derniers jours, les bons côtés comme les possiblement mauvais :

« Donc tu me dis que toute une caserne de pompiers plus sexy les uns que les autres t'ont pris sous leur aile, que l'un d'eux à flashé sur toi tout comme un autre de tes collègue, qui est par-dessus le marché est riche, et tu me dis également que ce Jay Halstead est loin d'être désagréable à regarder ? Donc si je résume, en moins d'une semaine deux mecs possiblement trois ont flashés sur toi ? Pourquoi je n'ai pas ça moi ?! »

« Parce que tu es mariée avec deux enfants, que tu parles d'en avoir un troisième et de renouveler tes voeux »

« Je pourrais avoir une aventure ! »

« Tu ne le feras jamais, je te connais »

« Je pourrais ! Mais tu as raison, je ne le ferais jamais. En tout cas je suis rassurée, ton frère veille sur toi, comme il l'a toujours fait, toute une caserne de pompiers veille sur toi, tu as remis en place un abruti, tu t'intègres bien à l'hôpital et tu es déjà une célébrité »

« Une célébrité ? Abuse-pas, j'ai juste fait ce qu'il fallait faire »

« Nous n'en sommes pas tous capable »

« Je vais devoir y aller, je suis invitée à un barbecue »

« Avec tes pompiers ? »

« Oui »

« Sois prudente sur la route »

« Toujours et toi ne tue pas ton patient »

« Pas si je peux l'éviter »

Avery rit et coupa skype puis l'ordinateur. Elle écrivit rapidement un mot pour prévenir Giulia de son départ, puis elle prit ses affaires et ses quatre tartes avant de partir. Elle trouva rapidement la maison de Mouch grâce à la merveilleuse invention qu'est le GPS:

« Bienvenue chez moi ! Est-ce que je crois que tu as amené ce que je pense ? » S'exclama Mouch.

« Et bien si tu parles de quatre tartes alors oui » Rit Avery.

« Tu es encore plus que bienvenue ! Regardez qui a amené la dessert ! »

« Rebonjour » Salua Avery en acceptant un verre de vin de la part Trudy la compagne de Mouch.

Les discussions allèrent bon train, quand Avery se décida à parler à Jayden :

« Je peux te parler en privé ? »

« Bien sûr »

« Il y a un problème ? » S'inquiéta Otis.

« Non rien » Rassura Avery en dupant tout le monde sauf son frère.

Jayden l'a conduisit à l'intérieur et s'installa sur le canapé tandis qu'Avery se mit à faire les cents pas :

« Arrête ! Tu me donnes le tournis ! »

« Désolée » Murmura Avery en se triturant les mains « Je viens juste de finir un skype avec Ginnie »

« Ta meilleure amie d'enfance anglo-danoise au regard bizarre ? »

« Elle-meme »

« Et donc ? »

« Elle a apprit que j'avais déménagé à Chicago, seulement James était également là »

« Donc il sait où tu es ? »

« Oui »

« Putain ! » S'écria Jayden en se levant d'un bond avant d'hurler « Mais jamais il ne dégagera de ta vie ou quoi ?! »

« Qu'est-ce que je vais faire si il veut récupérer Chase ?! »

« ça n'arrivera pas ! » Claqua Jayden « Excuse-moi, je suis … hors de moi »

« Qu'est-ce qui n'arrivera pas ? » Demanda Herrmann qui était venu voir si tout allait bien. Cependant, en n'obtenant aucune réponse il comprit qu'il y avait quelque chose de grave qui se tramait « Parlez-moi! »

« Ce n'est rien » Souffla Avery « Rien dont tu ne devrais te préoccuper »

« Problème familiaux si je puis dire » Ajouta Jayden.

« Il me semble que l'on avait été clair quand tu nous avais rejoins, tes problèmes sont nos problèmes » Rétorqua Herrmann.

« Mon ex-mari risque de débarquer un jour à Chicago »Lâcha Avery.

« Et c'est mal ? »

« Oui » Fit Jayden « C'est un connard ! Il ne mérite même pas d'être appeler un homme ! »

« Il me battait, m'a mise enceinte et je l'ai découvert après avoir bataillé pour obtenir le divorce, il était violent et à tendance alcoolique »

« Il va débarquer et il voudra surement récupérer ou avoir des droits sur Chase ? » Résuma Herrmann.

« Oui »

« ça n'arrivera pas ! » Promit Herrmann aux Hamilton « Pas si nous pouvons y faire quelque chose! J'en parlerais aux autres lundi je suis qu'on trouvera une solution pour te mettre à l'abri avec Chase »

« Non pitié ! Je ne veux pas que l'on me voit comme faible ! » Pria Avery.

« ça n'arrivera pas, pas avec ce que tu nous as fait aujourd'hui avec ce mec ! Alors maintenant vous allez penser à autre chose et vous nous laissez gérer la situation compris ? »

« Vous n'avez pas à faire ça Herrmann » Rappela Avery.

« Tu es la soeur d'un des notre, ton fils a capturé le coeur de tout le monde donc on ne laissera rien vous arriver, je vous le promets ! »

« Bien » Soupira Jayden à contrecœur tout comme sa soeur.

« Maintenant venez ! Les autres commencent à s'inquiéter ! »

Lorsqu'ils retournèrent à l'extérieur, ils inventèrent une excuse bidon qui passa à peu près. Ils portèrent tous un toast à ce qu'avait accompli Avery aujourd'hui :

« Pour moi ce qui a été encore plus mémorable c'est les deux fois où tu as incendiée Patterson, ça m'a fait un bien fou ! » S'exclama Gaby le sourire aux lèvres.

« C'est vrai que c'était mémorable ! » Confirma Cruz.

« Derrière cette facade d'ange se cache une vraie panthère ! Et encore j'étais déçue que tu n'es pas été plus sarcastique » Rit Jayden.

« C'était déjà pas mal » Fit Boden.

« Arrêtez où vous allez commencer à croire que je suis horrible ! Laissez-moi encore vous semblez angélique pour quelques jours de plus » Plaisanta Avery.

« On va voir ce que l'on peut faire mais je crois que votre couverture a sauté » Plaisanta à son tour Severide sous l'oeil sévère de Jayden.

« Alors mentez-moi ! Faites-moi croire que vous me trouvez douce et posée » Rit Avery de bon coeur, faisant éclater de rire tout le monde.

« C'est vrai ce que vous lui avez dit ? » Demanda alors le chef Boden.

« Quel passage ? »

« Que vous alliez être envoyée sur le terrain ? »

« Ah oui, je suis chirurgienne traumato avant d'être médecin urgentiste, donc à chaque gros problème vous risquez de me voir débarquer »

« Si c'est pour voir des trucs comme aujourd'hui je suis pour ! » S'enthousiasma Brett.

« C'est quand même flippant » Commenta Otis « Je veux dire, vous aviez le main sur le coeur d'un homme ! »

« C'est plutôt impensable dit comme ça » Ajouta Casey.

« C'est pas le pire truc que j'ai fait » Soupira Avery en se replongeant dans ses vieux exploits.

« Vraiment ? » Fit Trudy.

« J'ai accouchée une femme africaine alors qu'elle était sur une mine qui exploserait si la pression n'était plus exercée »

« Tu ne me l'a jamais dit ça ! » S'exclama Jayden.

« Je ne voulais pas te mettre la honte » Se moqua Avery en terminant son quatrième verre de la soirée.

Tout le monde se sépara vers 22 heures. Severide et Avery firent un bout de chemin ensemble, leurs voitures étant garées un peu plus loin que celles des autres :

« C'était une bonne soirée »

« Oui c'est vrai »

« J'ai envie de faire quelque chose » Fit kelly.

« Hum ? » Demanda Avery en se retournant.

Elle était à peine face à Severide que ce dernier l'embrassa. Le baiser ne dura pas longtemps mais il suffit à leur faire tourner la tête :

« Heu … ma voiture est juste là » Fit Avery légèrement mal-à-l'aise.

« Je suis désolé, je n'aurais pas dut » S'excusa Severide.

« Non ce n'est rien, c'est juste que je ne suis pas à Chicago depuis longtemps, j'ai quitté une vie difficile et j'ai l'impression que tout va à une vitesse folle »

« Tout va trop vite pour toi ? »

« Oui, je suis désolée »

« Non, ne le sois pas. Voilà ce que l'on va faire, on annule le diner de mercredi … »

« Mais je …. » Coupa Avery avant de se faire couper à son tour.

« A la place on va simplement aller prendre un verre chez Molly's, on y passera une petite heure, on fera connaissance et après on avisera, ça te va ? »

« ça me va » Sourit Avery avec reconnaissance.

« Je me doute que quelque chose c'est passé avec ton ex-mari, ça se voit dans ton regard donc je ne veux pas que tu es peur de me parler. Je t'apprécie beaucoup et je n'ai pas envie que tout soit mort avant que quoique se soit n'est eu le temps de commencer »

« Vous êtes extrêmement perspicace lieutenant Severide » Sourit faiblement Avery.

« Je peux te poser une dernière question ? »

« vas-y, je t'écoute »

« Il y a un truc entre Rhodes et toi ? »

« Rhodes ? Non, du moins, comme je te l'ai dit, tout va tellement vite en ce moment pour que je sois sure de quelque chose. Je sais que ce n'est pas vraiment rassurant, mais je suis un peu perdue »

« Je vois, je veux juste que tu saches, que si il tente quelque chose je ne me laisserais pas faire, tu me plais plus que ce ne devrait être possible après seulement quelques jours, alors je ne louperais pas une occasion »

« ça a le mérite d'être clair » Rit Avery pour cacher sa gêne.

« Je ne vais pas te mentir, j'ai eu pas mal de filles dans ma vie, mais jamais quelqu'un m'a intrigué autant que toi »

« Je vois … Mais maintenant c'est à toi de m'écouter, je t'ai dit que j'avais besoin de temps pour m'adapter, j'ai une italienne de 18 ans chez moi qui est vite devenue une petite soeur et je dois avant tout penser à mon fils »

« Je t'ai dit que j'adorais les enfants ? »

« Tu n'essaierais pas de marquer des points par hasard ? »

« ça marche ? »

« Peut-être » Rit Avery en montant dans sa voiture « Bonne nuit Kelly »

Avery démarra, une fois de retour dans son appartement, elle vérifia que Giulia allait bien, tout comme Chase. Elle se changea et remarqua que son frère c'était encore étalé dans son lit,allongé sur le ventre, à moitié endormie. Elle se posa à côté de lui, avant de s'endormir, la tête sur son dos.

« tu verras, il ne t'arrivera rien » Promit Jayden.

« Je te fais confiance » Affirma Avery en rabattant la couette sur eux.

« Tu ne t'étais pas endormie sur moi comme ça depuis longtemps »

« C'est vrai » Murmura Avery.

« Tu as parlé à Severide hein ? »

« Oui »

« Tu lui plais vraiment »

« ça te gêne ? »

« C'est un mec bien, donc on va dire que ça ne me gêne pas trop »

« Tu me le dirais si ça changeait ? »

« Promis »

« Accorde-lui une chance mais accorde-toi d'abord du temps »

« C'est ce que je lui ai dit »

« Bien, et ton médecin ? »

« Rhodes ? Pourquoi tout le monde me parle de lui ? »

« Parce que tu lui as tapé dans l'oeil crétine »

« La ferme crétin »

« Respecte ton ainé ! »

« Tu as qu'un an de plus abruti »

« Je suis toujours plus vieux que toi »

« Génial, tu seras le premier à mourir »

« C'est pas gentil »

« Chut ! J'essaie de dormir »

« Ouais ouais … » Râla Jayden.

Le dimanche passa calmement, Avery prit une heure pour passer chez Herrmann afin de vacciner ses enfants, avant de passer le reste de la journée à s'occuper de son lundi suivant, Avery passa au poste de police, la directrice l'y avait autorisée sans aucun soucis. Lorsqu'elle entra, on l'accueillit :

« Je peux vous aider madame ? »

« Je suis censée voir l'officier Jay Halstead par rapport au délit de fuite de samedi »

« Ah oui ! Vous êtes le médecin qui avait la main dans l'abdomen de ce père de famille ! »

« Docteur Hamilton ? » Demanda Jay qui passait par là.

« Monsieur Halstead » Salua Avery.

« Suivez-moi, merci d'être venue » Fit-il en la conduisant jusqu'à son bureau.

« Docteur Hamilton, ravie de vous revoir ! » Salua Erin Lindsay.

« De même » Sourit Avery.

« Vous êtes une vraie célébrité depuis samedi » Fit un homme avant de se présenter « Sergent Voight »

« Avery Hamilton »

« Detective Dawson » Se présenta la dernière personne.

« Le frère de Gaby ? » Interrogea Avery.

« Exact »

« Bon on vous laisse, Jay tu nous rejoins après » Ordonna Voight.

« Oui »

Jay l'invita à s'asseoir avec un sourire poli. Ils passèrent une demi-heure à établir ce qu'Avery avait vu :

« On a eu de la chance de vous avoir sur le coup » Fit Jay.

« Tout le monde n'arrête pas de me le dire, à force je vais prendre la grosse tête »

« Mon frère m'a parlé de vous, il vous respecte, c'est déjà beaucoup pour lui »

« Il est doué. Je suis désolée, je vais devoir vous laisser »

« Dites-moi, vous serez chez Molly's ce soir ? »

« Oui j'ai promis à la caserne 51 que je passerai »

« Je vous paierais un verre » Fit simplement Jay.

« J'ai hâte alors » Sourit gentiment Avery avant de partir.

Une fois devant l'hôpital elle vit Rhodes l'attendre avec un café :

« Tout le monde ne parle que de ça » Expliqua-t-il devant son air surprise.

« Ah oui … » Soupira Avery en acceptant le café.

« J'espère que vous êtes prête, on a pas mal de monde aujourd'hui et n'oubliez pas pour midi » Sourit-il avant de partir de son côté.

Avery travaille toute la matinée, trouva dix minutes pour appeler Giulia afin d'avoir des nouvelles de Chase et elle puis se remit au travail. A midi et demi, Rhodes dut la trainer jusqu'au restaurant :

« Non je ne suis pas accro à la médecine ! » Se défendit-elle entre deux sushis.

« Oh pitié ! J'ai dut vous trainer à travers tout l'hôpital ! Vous n'avez même pas voulu lâcher votre stéthoscope ! »

« Conscience professionnelle ! »

« Bourreau de travail ! »

« C'est faux, la preuve je prends du temps pour manger ici avec vous ! »

« Parce que c'est notre pause ! »

« Osez dire que vous n'êtes pas devenu médecin pour l'adrénaline ! »

« Vous avez le point ! D'ailleurs pourquoi avoir fait ce choix de carrière ? »

« Et bien, il s'avère que c'est la faute d'un pari entre ma meilleure amie d'enfance entre deux verres de tequila » Expliqua Avery.
« Non vraiment ? C'est la tequila qui vous a incité ?! »

« ça et la série Urgences, ça y a beaucoup joué » Rit Avery.

« heureusement que ça vous plait ! »

« A qui le dites-vous, ça vous gêne si l'on se tutoie ? »

« Au contraire, ça fera moins sérieux et professionnel »

« Pas de tequila pendant le travail » Plaisanta Avery.

« Oh dommage, je suis déçu » Rit Rhodes.

« Croyez-moi, ce n'est pas un spectacle que vous voulez voir, ma dernière vraie cuite c'était après mon diplôme, avec ma meilleure amie on s'est retrouvée à Dublin alors que l'on vivait à Londres, on ne sait toujours pas comment à fait, on sait juste que l'on a atterri dans une chambre complètement pourrie au beau milieu de Dublin. Je ne te dis pas le choc quand on nous a demandé ce que l'on voulait pour le petit-déjeuner avec un accent irlandais à couper au couteau ! »

« J'ai toujours eu une préférence pour l'accent britannique » Fit Rhodes avec un sourire charmeur, puis satisfait en voyant Avery rougir.

Alors que Rhodes payait pour le repas après avoir insisté, ils se firent tous les deux biper en urgences. Dans la journée, Avery croisa Brett et Chili. Au lieu de finir à 18 heures comme prévu, il fut 21 heures quand Avery put sortir. Elle prévint Giulia qu'elle serait de retour vers 23 heures. Elle se gara devant chez Molly's en même temps que Rhodes :

« Je vais commencer à croire que vous ne pouvez plus vivre sans moi » Plaisanta Avery.

« ça vous gênerait ? » Demanda Connor en lui ouvrant la porte.

« Mais quel gentleman ! » rit Avery.

Le petit échange entre les deux médecins ne passèrent pas inaperçu aux yeux d'un certain pompier et d'un certain lieutenant de Police.

« Avery, je pourrais vous parler ? » Demanda Casey après l'avoir salué.

« Vous baverez quoi ? » Demanda Herrmann avant qu'ils ne sortent.

« Tequila » Fit Avery.

« Se sera pour moi » Fit Jay.

Une fois dehors , Casey serra sa veste contre lui, l'hiver commençant à arriver, le mois de novembre devenant de plus en plus froid.

« Herrmann vous a parlé je paris » Soupira Avery.

« Oui »

« Et donc ? »

« Je parle au nom de tout le monde, même du Chef Boden. Nous te soutenons, on t'aidera en cas de problème »

« C'est très gentil Casey, tu les remercieras »

« Je le ferais. Il nous a aussi dit que tu ne voulais pas paraître faible, sache que ce n'est pas le cas d'accord ? »

« Merci »

« Par contre, nous avons pensés à quelque chose »

« Je t'écoute »

« Nous pensions t'installer un système de sécurité »

« Vous n'avez pas à faire ça ! »

« C'est nous qui le souhaitons, je pourrais passer le week-end prochain si tu veux »

« D'accord » Accepta Avery « Mais je veux que tu saches que tu n'as pas à faire ça »

« Je passerais, allé, retournons à l'intérieur »

Lorsqu'ils rentrèrent, Jay attira l'attention d'Avery avant que ni Rhodes ni Severide ne purent faire un geste :

« Le verre comme promis »

« Merci beaucoup. Alors comment se porte le crime ? »

« On le chasse petit à petit, et la maladie ? »

« elle a prit un sacré coup, je me suis occupé d'un de tes collègues qui s'étaient démis l'épaule »

« Donc c'est à toi que l'on doit son arrêt de travail ? » Sourit Jay.

« Il semblerait, il n'avait pas l'air malheureux de son congé forcé »

« Même moi je ne cracherais pas dessus »

« Prends une balle et je verrais ce que je peux faire pour t'arranger ça »

« J'y penserais la prochaine fois que je me frotterais à un gang »

« Donc courageux et complaisant , qu'est-ce que tu n'es pas ? » Demanda Avery, se surprenant à flirter avec lui.

« Je m'estime plutôt pas mal, si jamais ça peut jouer en ma faveur » Sourit Jay, flirtant également.

« C'est un point intéressant, ça mérite qu'on s'y attarde »

« Je peux arranger ça » Fit-il en se redressant.

« Plus qu'acceptable »

« Heureux d'avoir votre approbation, qu'est-ce que ça m'accorde ? »

« Et bien, je peux vous offrir le prochain verre ? »

« ça me va »

Avery fit rapidement un signe à Herrmann pour qu'il les reserve, il passa à côté d'elle et lui murmura de façon à ce qu'elle soit la seule à l'entendre :

« Je suis dans l'équipe de Severide »

« C'est bon à savoir » Fit lentement Avery, ne sachant pas quoi faire de cette information.

« Brett et Chili sont pour le médecin » Fit Herrmann mais cette fois plus fort avant de partir à l'autre bout du bar.

« Le médecin ? » Demanda Jay.

« Rien d'important »

« Je t'ai dit que tu étais magnifique ? »

« Non, mais j'apprécie »

Alors que Jay allait répondre, des officiers arrivèrent et mirent le Chef Boden sous arrestation :

« C'est quoi cette histoire ?! » Demanda Avery à Jay.

« Il est accusé de violence sur une femme, pour résumer »

« Il ne ferai jamais ça ! »

« Comment pourrais-tu le savoir ? » S'intéressa Jay.

« Je sais à quoi ressemble un homme violent capable de tabasser une femme, Boden en est très loin. Excuse-moi, je vais devoir y aller » Fit Avery en déposant de l'argent sur le comptoir « Otis tu me tiendras au courant ? » Demanda Avery.

« Compte sur moi ! »

La jeune femme sortie, Jay sur les talons :

« J'ai dit quelque chose de mal ? »

« Non, je suis simplement fatiguée, crois-moi tu n'as rien fait »

« Je pourrais t'appeler demain ? »

« Si tu veux »Sourit Avery pour le rassurer avant de partir, laissant un Jay toujours légèrement inquiet.

Lorsqu'enfin elle fut chez elle, Giulia l'attendait pour diner, elle lui raconta tout de A à Z, et vit la jeune femme écrire sur son carnet :

« Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda Avery en faisant la vaisselle.

« J'ai fais un tableau de pour et contre et je viens d'ajouter le lieutenant »

« Tu te fiches de moi ?! »

« Pas du tout ! » Sourit à pleines dents « Je vais me coucher »

« Tu ne t'en sortira pas comme ça ! »

« Oh que si ! » Rit-elle.

Avery soupira et monta, elle prit son fils endormit dans ses bras, l'embrassa sur le front et le reposa avant d'aller se coucher. Elle regarda son téléphone et vit un message de Severide :

« Maintenant il y a également un flic en jeu ? »

« Je ne vois pas de quoi tu parles … :) »

« Même par messages tu ne sais pas mentir ! Herrmann m'a raconté, je voulais juste te dire qu'en cas de problèmes tu pouvais compter sur moi ! »

« Je n'oublierais pas ! Merci K, bonne nuit »

« Bonne nuit »