Rated : K+
Couple : (Gomen d'avance.) Classique ... Certes, mais pas semé d'embûche =D. J'sais C'est Nuul !!
Disclaimer : Hmm ... En effet ... L'univers de Naruto ne m'appartient pas (KB se cache et jure : "K'so !"). Voila, c'est dit, c'est officiel.
Romeo Save Me.
Chapitre 2 :
Romeo ? Kiss me.
Son frère n'avait jamais été très ami avec les avions.
« Combien ?
- Une heure.
- Wow, il fait des progrès. »
En parlant de la cigale, celle-ci arrive. Encore barbouillé, il s'affale sur le fauteuil rouge. Carrément transparent, il est livide.
« Ca va Kankuro ? »
Il lui jette un regard paniqué, se relève et court dans l'allée de l'avion. La blonde fronce les sourcils et prend un air dégoûté.
« C'est moi qui l'ai écœuré comme ça ? »
Elle se tourne vers son petit frère. Et le scanne du regard pendant plus de cinq minutes. Le roux, imperturbable continu sa lecture. Malgré les cris des bambins, la télé, les papotages, il reste d'une sérénité inquiétante.
« Trop space. » Pense Temari
Elle remet ses écouteurs dans ses oreilles et matte sans vergogne ses doigts de pieds.
« Je n'aurais jamais du mettre ce faux vernis transparent … Ca tourne au rose ! »
La blonde posa lourdement sa tête contre son siège. Elle poussa un soupire à fendre l'âme.
« Je m'emmerde, pense-t-elle
- Temari, calme toi. »
La blonde tourne brusquement son visage vers celui de son frère le rouquin.
« Nani ?
- Et puis, ces quoi ces habits? Tu sais qu'à Konoha il ne fait pas si chaud qu'à Suna?
- Bien sûr ! T'me prends pourquoi ? Moustique.
- Je t'aurais prévenu. »
Les beaux yeux verts d'eaux de son frère regarde le plafond de l'avion.
« Pourquoi portes-tu un short si court? Un haut sans manche si … Petit ?
- J'ai un gilet dans mon sac.
- Ne te plains pas quand…
- Le vol 125 va bientôt atterrir. Veuillez attacher vos ceintures sil vous plait. The fly 125.… »
Temari attache sa ceinture, tout comme Gaara et tout les autres passagers. La blonde tape de ses petits doigts l'accoudoir.
« Il fait quoi Kankuro ?
- Il se vide. »
Elle hausse un sourcil, se n'était pas tout les jours que son petit frère faisait de telle vanne.
« C'est bien Gaara … Toi aussi tu t'améliores. »
Il lui jette un regard à faire revivre un mort.
« Tes p'tit coup d'œil ne me font plus peur frangin. »
Il soupire, et se remet à sa lecture. Un lourdaud s'assoit à côté de Temari.
« Fait gaffe gros porc !
- Ne parle pas de porc s'il te plait, gémit Kankuro.
- Désolé. »
L'avion se met à trembler.
« Oh non, non …
- Kankuro, calme t…
- Ta gueule Kankuro ! » S'emporte Gaara
Le brun ferme les yeux avec force tout en attachant d'une main tremblante sa ceinture. Une moue déforme son visage pourtant très beau. L'avion tremble de plus en plus, et cela ne rassure pas le frère de Temari, qui empoigne dangereusement le poignet de sa sœur, qui vire au rouge, et l'accoudoir, qui a la chance de ne rien ressentir.
« Aïe ! Tu me fais mal !! Imbécile ! »
Les yeux fermés à s'en faire mal, les lèvres pincées à en saigner, son cœur bat d'une vitesse folle, lui aussi se sent décoller … ou plutôt son estomac.
« Ooh … L'horreur, hurle-t-il presque
- C'est pas le moment de faire l'efféminé ! Rétorque la blonde
- Je veux mourir !!
- Bah meurt. Nous fait pas chier, grogne Gaara
- Arrête Gaara !
- On va tous mourir !! S'étrangle Kankuro
- Mais non, ce n'est qu'un atterrissage, rassure Temari
- Je me sens pas bien !!
- Tu ne te sens jamais bien Kankuro.
- Temari aide moi !!
- Il craque le pauvre. » Se marre Gaara
Le poignet de Temari vire au violet.
« Tu me fais mal Kank…
- AAAAAAAAHHH-Aaah !! »
« Oh mon dieu Kankuro, tu m'as au moins péter un tympan !
- Bah moi c'est les deux qu'il m'a péter. Ca c'est certain. »
Temari soupira, elle aurait bien aimé dire à son frère d'arrêter d'être si mauvais, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser EXACTEMENT la même chose que lui.
« A part ça moi aussi je vais bien, railla Kankuro
- Bref. En tout cas j'ai hâte d'arriver !
- Ne change pas de sujet Temari ! »
Elle se renfrogna. A présent, imperméable à tout genre de discussion. Trente minutes plus tard, la tête pleine d'insulte, elle descendit d'un pied ferme sur le sol.
« Wow… Pas mal le lycée. »
Ses deux frères haussèrent leur sourcil, en même temps.
« J'espère que tu n'es pas sérieuse.
- Ca fait trop film Kirain.
- Justement !
- T'aimes bien rêver toi ! »
La bâtisse était superbe. Ce lycée était si immense qu'il était divisé en deux partie, et lié à un large et long ponton en fer, protéger par une paroi lisse et transparente de verre. Devant le lycée, un décors tout de brun, des arbres immenses, aux feuilles déchues, des fleurs et des buissons. Temari n'osait même pas marcher sur la pelouse, étrangement verdoyante. Elle emprunta le petite chemin de gravier qui l'amena face à son, désormais, bahut. L'accueil était à la droite de l'immense porte en verre qui l'amenait droit vers l'enfer. Elle entra d'un pas pressent dans le bâtiment. L'allée principale était immense, elle regarda le parquet, brillant de mille feu d'un blanc pure. De là où elle était, elle apercevait la cours dallée entourait d'arbuste et de banc. Les étoiles pleins les yeux Temari se retourna vers ses frères.
« C'est magnifique !
- J'imagine que c'est vous les étrangers ?
- Neeeh? »
Temari se crispa. Elle se tourna sèchement, fit une pose hautaine et toisa avec indignation l'individu. Elle faillit tombé de haut en le voyant. Grand, baraqué, bronzé, brun, les cheveux lâchés lui arrivant aux épaules, une dentition parfaite, un regard sublime, pigmenté de miel… Son genre quoi ! La bouche grande ouverte, Temari bavait presque, perdant de sa superbe.
« Ferma la bouche, tu risques d'avaler des mouches la blonde.
- Que … QUE? QUOI?? Mais comment tu me parles toi !! »
Les yeux exorbités, le charme venait d'être littéralement rompu. Le prince venait de disparaitre, éclatant la bulle de savon par la même occasion, et venait d'apparaitre le miteux crapaud. Le regard de la blonde laissait entrevoir deux possibilités : Soit tu t'abaisses à me donner des excuses. Soit, tu fermes ta bouches dès ma première réplique !
« Non mais … T'es qui toi d'abord … Le moche. »
Ne put-elle s'empêcher de rajouter. Elle rougit. « Oh misère, c'était pas sa ma première réplique !! Shit ! », se dit-elle. Le brun haussa un sourcil, se demandant sûrement si c'était vraiment cette dingue qu'il devrait accompagner tout au long de sa visite?
« Je suis … Shikamaru Nara, annonça-t-il sur la défensive, je suis là pour vous faire visiter le lycée Ha Kono. Je suppose que vous êtes, Kankuro, Temari et Gaara Sabaku ?
- … Ouais, grogne Temari
- Bien, suivez moi. »
Il se mit à marcher, les mains dans les poches. Elle vit Gaara, appuyé au mur se redresser et se mettre à marcher, suivit par Kankuro. Temari grogna, mais pourquoi les suivaient-il ? Quant-à-elle, elle resta en retrait, un petit rictus aux lèvres. Elle croisa les bras, et ne bougea pas d'un centimètre.
« Eh ! La femmelette! »
Shikamaru se retourna d'un coup sec. Ses yeux lançant des éclairs de haine.
« T'as dit quoi là?
- Ne m'appelle plus … La blonde ! Okay?
- Mais c'Est-ce que t'es … Une sale blonde !
- Répète pour voir?!!
- Sale bl…
- Non ! Il n'a rien dit ! Tenta Kankuro
- Je vais l'éclater ! Pousse toi Kankuro !!
- Tem….
- J'AI DIT POUSSE TOI !! »
Si près, Kankuro voyait limite de la fumée sortir des oreilles de sa sœur. Lorsqu'elle prenait cette couleur rouge écrevisse, c'était jamais bon.
« Qu'est-ce qui se passe ici? C'est quoi ce bordel !! Merde ! »
Un silence de mort régna. Kankuro n'osa plus bouger. Shikamaru soupira. Gaara était zen. Et Temari tentait vaguement de se calmer.
« Tsunade-sama… Sumimasen, s'excusa Nara
- Shikamaru-san ! Que se passe-t-il ? L'interrogea-t-elle
- Rien, une légère incompréhension. »
Tsunade, se tourna vers Temari. En contre jour, Temari vit les yeux miel de la belle femme la fixer. Kankuro lui, ne vit, bizarrement, que sa poitrine. Quand à Gaara, il avait l'air dans son monde.
« Hm … Les représentants de Suna je présume?
- Vous présumez bien, grogna Temari
- Voulez-vous bien, tous, me suivre dans mon bureau sil vous plait, j'ai des brochures à vous donner. »
La belle femme se retourna nette, et se mit à avancer. Ses talons claquaient. Un peu hésitante au départ, Temari la suivit finalement, bientôt suivit de ses frères. Shikamaru au milieu du couloir, les mains dans les poches, ailleurs déjà, se fit appeler par Tsunade :
« J'ai dit … TOUS ! » Appuya-t-elle
Shikamaru soupira. Les mains enfoncés dans ses poches. Il pencha son visage à l'arrière, pris d'une soudaine poussée de flemme. Alors qu'il laissait retomber son menton, qu'il releva ses yeux vers la silhouette découpée par la lumière de la blonde prétentieuse. Il rencontra le regard brillant d'intelligence et de fermeté de l'étrange, ainsi qu'une pointe de mutinerie. C'est à se moment là, qu'il sut que son année ne risquait pas d'être aussi calme qu'il ne l'avait espérer.
« Sakura!
- Hai ! Hai ! J'arrive !
- Bah ! C'est pas trop tôt.
- Gomen, Oba-san. »
La vieille femme fronça les sourcils face à tant de politesse. Sa petite-fille, elle ne la connaissait seulement que depuis une semaine, et pourtant, elle l'insupportait déjà. Tant de perfection. Elle était trop studieuse, trop calme, trop innocente et soumise. Oba-san était sûr que c'était un masque. Attendez, comment cela se fait-il qu'une grand-mère ne connaisse sa petite-fille que depuis une semaine? Dispute familiale. Une très longue dispute de seize ans. Et il s'en passe des chose en seize ans. La soudaine « réconciliation » de ces deux femmes fières n'en étaient pas une, c'était une obligation. Les médecins d'oba-san l'avait forcé à retourner auprès de sa famille, disant qu'elle irait « mieux ». La mère de Sakura étant sa seule fille, vous voyez la suite. Oba-san avait grogné, boudé … M'enfin, elle et son mauvais caractère était là, à présent.
« Dis moi Sakura, t'as quel âge?
- Quinze, oba-san.
- Et pourquoi n'es-tu pas dehors avec tes copains.. A cet âge là on sort.
- Et bien …
- Oh, ta mère ne te laisse pas sortir ? A moins que tu n'es point d'amis ? »
Sakura rougit. Sa grand-mère, fière d'elle-même, prit ça pour de la gêne. Mais la vérité est que ce fut un rougissement dû à la colère.
« Eh vieille mégère ! Tu t'es prise pour qui ? Merde, retourne dans ton hôpital psychiatrique sale folle ! » Hurla la conscience de Sakura
« Je … Je retourne à l'accueil, au cas où … Il y aurait quelqu'un.
- Mais, oui, vas, vas … De toute façon il n'y a jamais personne. »
« Sale vieille mégère ! Elle se prend pour qui c'te vieille peau ? Raah ! Kuso ! »
Sakura se prend la tête entre les mains. Pourquoi, mais pourquoi n'avait-elle pas eu cours cette après-midi ? Passée une fin d'après-midi avec une mégère pareille était suicidaire. Assise sur son lit, elle regarde désespérément l'heure, il est bientôt huit heures. La fleur se lève, déterminée. Déjà en pyjama, elle ouvre sèchement son placard, fouille, cherche une tenue potable. Elle attrapa un jean, un sweet-shirt en coton à motif vert pomme et foret. Une ceinture en cuire noire sur ses hanches. Elle enfile des guêtres noires, met ses ballerines, et se fait une queue de cheval. Sakura ajoute l'accessoire clef, une fleur de cerisier dans l'élastique qui retient sa queue de cheval. Son sac en faux cuir noir sous le bras, portable, clef, mp3, elle est parée. Dévalant les escaliers, elle arrive dans le salon.
« Tu vas voir si j'ai pas d'amis !! » Pense-t-elle
Elle se poste devant sa mère et sa grand-mère, et crie avec vivacité, les yeux fermés :
« Je sors ! »
L'étonnement se lit sur le visage de sa mère. Sa grand-mère ne s'en formalise pas, et continue sa lecture.
« Tu sors ? Mais il est déjà huit heures Sakura.
- Je sais. Je sors avec des AMIS. » Elle appuya sur ce dernier mot
Oba-san releva les yeux de son livre et fixa avec impassibilité sa petite-fille. Sakura fronça les sourcils, un peu moins sûr d'elle.
« Des … Amis ? Si tard ?
- Ne t'inquiète pas.
- T'as ton portable ? Il est chargé ? Tu peux m'appeler si…
- Hn hn ! T'inquiète !
- Tu rentres avant vingt-deux heures ! »
Sakura secoue énergiquement son visage.
« A toute à l'heure ! »
Elle attrape son manteau, l'enfile. La porte claque. La mère de Sakura cligne plusieurs fois les yeux, un peu, beaucoup, inquiète. Oba-san fait une moue, un sourcil levé sur deux.
« Elle a de la répartie cette gamine. »
Le problème … Était que Sakura n'avait PAS d'amis.
« Stupide ! Stupide fierté !! » Grogne elle
A présent à la rue, elle ne pouvait pas rentrer avant vingt deux heures. Sakura soupire. Sa maison était reculée du centre. Contrairement au nom de la bibliothèque de sa mère, celle-ci n'était pas dans la ville, mais en banlieue, à quelques minutes du centre. La tête projetée en arrière, elle regarda le ciel qui commençait à devenir nuit. Elle marcha lentement, son sac serrer contre elle. Elle repensa au dernier évènement. Ainsi, Sasuke-san devait vendre de la drogue pour survivre ? Il lui semblait que cela ne pouvait-être que pour la survie. Qui aurait pour activité, l'illégalité alors qu'on avait les moyens ? Enfin, ça semblait rapporter pas mal. Peut-être n'était-il pas se qu'elle espérait se faire croire. Peut-être n'était-il pas si bon que ça ? Bien vite, les lumières vives de la capitale la ramène à la réalité. Rêveuse, la tête pleine de lumière, elle parcourt l'avenue principale de Konohagakure. Les décorations automnales étaient ; Fraiches et pimpantes, pour changer des couleurs foncées, il avait opté pour une couleur rosé foncé et orange brunâtre. Il fait beau, un peu frais, mais ça va. Il ne fait pas encore nuit, mais ça ne va pas tarder. Les mains croisées, elle avance, admire.
« C'est vraiment très beau Konoha la nuit. »
Il y a des vendeurs ambulants, les boutiques encore ouvertes, les restaurants pleins à craquer. Elle décide de s'arrêter dans un pub, où elle jugea qu'il y avait pas mal d'étudiant. La jeune fille s'assoit au bar. Elle n'était jamais venue ici. D'ailleurs … C'était la première fois qu'elle déambulait ainsi.
« Un coca sil vous plait. »
Le serveur lui sourit et part la servir. Elle se tourne et regarde les gens qui l'entours. Le pub n'est pas très grand, il y a une télé là bas au fond, mais il y a tellement de bruit, que de là où elle est, elle n'entend rien. Le bar où elle est, est à gauche, il n'est pas très grand, mais assez pour accueillir cinq personnes. Des tables en bois à peine polis, donnant un style recherché et un peu pittoresque, sont posés un peu partout, un peu n'importe comment, et il y a une scène au fond, pour le moment, pas éclairée. Sakura se tourne vers le bar et se met à siroter son coca qui vient d'arriver. Déconnectée, elle ne remarque pas l'arrivée d'une cinquantaine de personne. C'est en jetant un coup d'œil par-dessus son épaule après qu'on l'ai bousculer, qu'elle s'engoue avec son coca. Le sifflements va et viennent, des cris hystériques se répercutent entre les quatre murs, des applaudissements. C'était de la folie. Que se passait-il ? Durant un moment, elle crue que ses oreilles en pâtiraient tant les cris de filles en furie étaient … Poussés sur aigue !! Enfin bref. Elle se rassit correctement.
« Eh les gens !! Je vois qu'il y a des jolies filles aujourd'hui. »
Les cris hystériques redoublèrent.
« Ce soir, c'est le groupe HEBI qui va vous mettre l'ambiance qu'il vous faut !! Vous êtes prêts ? On commence avec notre dernière composition … Your Tears. » Finit-il d'une voix suave.
Deux guitares électriques se firent entendre, et bientôt, une batterie. Le son qui sortait des énormes enceintes faisaient trembler le sol, alors lorsque la cinquantaine de personne se mirent à danser, Sakura cru qu'elle sautait de sa chaise à chaque intonation. Une voix grave mais féminine s'élève, et Sakura ne regretta alors, pas, d'être venue.
Je sais que pendant ton sommeil tu m'appelles,
j'essaie de rester neutre à tes cris.
Ton amour me sembles pourtant irréel
Ne m'en veux pas mon amour, je t'en pris !
Je fais semblant de ne pas te voir.
Mentir pour te faire croire.
Je t'en pris, sauve moi.
Je ne veux plus vivre ma vie sans toi.
Tu sais que je vois tes larmes,
Je sais que tu fais semblant...
Mais apprend à tes dépends.
Que si tu me veux. Tu devras apprendre,
à être malheureux.
Ferme les yeux. Bouche tes oreilles.
Tu es celui qui me rendra meilleure.
Ferme les yeux. Bouche tes oreilles.
Tu es celui qui me mènera ailleurs !
J'en ai marre de ce masque que j'ai !
Je ne veux plus être celle que les autres pense.
Aide moi à être ce que tu voudrais !
Je n'en peux plus, ton souvenir me hante !
Tu sais que je vois tes larmes
Je sais que tu fais semblant.
Mais apprend à tes dépends.
Que si tu me veux. Tu devras apprendre,
à être malheureux.
Les chansons s'enchaînent. Et tout lui plait chez ce groupe : Les textes, la voix de la chanteuse, le rythme. Jamais jusqu'ici elle n'avait été entrainée comme maintenant. Son cœur se soulève, et elle regrette de ne pas connaitre les paroles tant elle aimerait les scander comme les fans ici présentes. Elle se lève, et tente le tout pour le tout. Elle pousse, bouscule, se fait une place. D'ailleurs, en poussant un peu trop, elle se prend un coup de coude dans le nez. Elle arrive devant, sans trop de casse. Quelques têtes la gênent, mais elle voit la chanteuse là bas. Une grande rousse avec des lunettes. Collant résille troué, enfoncé dans des bottines à talon, en cuire. Son court short noir moule ses cuisses parfaitement galbées. Elle porte un t-shirt d'un groupe de rock, tout déchiré, avec une veste en cuire par-dessus. Son style fait tressaillir Sakura tant elle la trouve fascinante. Elle voit l'un des guitaristes, cheveux décolorés d'un bleu clair, ses yeux, d'un superbe bleu clair également brille de joie, son sourire est séduisant. Il a un jeans déchiré rentré dans des bottes plates en cuire et un t-shirt destroy blanc et noir, on voyait des parties de son torse imberbe. Au fond, un peu dans le noir, un grand rouquin. Avec une musculature à faire pâlir n'importe qui. Il avait un air très sérieux, et secouait de temps en temps sa tête au rythme de la chanson. Ses cheveux étaient coiffés au gel en pique, d'ici on ne voit pas comment il est habillé. Et là bas … Là bas…« SaASUKE-SAaaMAAAA !! T'ES LE PLUS BEAaU !! » Hurle des filles
Les yeux de Sakura s'agrandirent. Sasuke ? Sasuke-sama joue dans un groupe de rock.
« Stylé. » Souffle-t-elle « Décidemment, je n'ai aucune chance … Contrairement à cette rousse. »
En parlant d'elle, elle se colle à Sasuke et entame un refrain. Sakura soupire, mais reste devant, admirant son idole avec fascination et amour. Sakura ne bougeait pas contrairement aux autres. Non, elle ne dansait ni ne criait. Elle était calme et presque imperturbable, vue de l'extérieur. Mais son cœur, lui, sautait bien plus haut que toutes ces groupies. Oui, il était malmené par l'amour et le tempo. Son visage, fermé de toutes expressions, son regard, lui, débordait d'un trop plein de sentiment. Elle l'aimait. Elle aimait Sasuke. Elle était prête à faire tout pour lui. Prête à se donner corps et âme pour lui, à gravir … Soudainement, leur regard s'accrochèrent. Le brun fronça les sourcils, se demandant sûrement ce que faisait cette gamine de bonne famille ici. Une groupie de plus. Il soupira.
« Bon sang, elles sont pas prêtes de me lâcher ! »
Bien sûr qu'il avait reconnu ces cheveux roses, d'ailleurs, était-ce normal? Sûrement que non. Alors comme ça, même les petites filles se mettaient à l'aimer ? Il essaya de tourner son regard, mais impossible de le faire. Ses yeux étaient d'une trop forte attraction, il tomba littéralement dans ce puits de sentiment. Lorsque Karin se colla à lui une fois de plus, qu'il grogna comme d'habitude, il n'eut plus d'attention envers cette fille. Comment s'appelle-t-elle?Pas important, on s'en fout !
De là où elle était, Sakura rougissait. Cet instant avait été si fort ! Une foule de sentiment débordait de son petit cœur. Elle était heureuse, gênée, ne savait quoi penser … Elle était amoureuse.
Le dos droit face à son piano, elle prend ses cours. Elle parcourt de ses doigts fins les touches de nacres, et en fait sortir de magnifiques notes, de ces notes, elle créait une mélodie intense.
« Bien, c'est l'heure Hinata. On a terminé pour aujourd'hui. Tu t'es améliorée. A la prochaine fois. »
Il partit. La laissant seule. Comme un courant d'air. Elle soupire, de toute manière, elle a toujours était seule. Elle se lève, attrape d'une main fébrile son cahier bleu, se rassoit. L'ouvre puis entame sa chanson.
Baby, I have never known what I would become.
I didn't have big dream. Tying me to everything.
No, I didn't know that I would meet you.
And even now, I don't expect one "us".
I don't know that you and me shall give.
Nor if we shall content ourselves with it.
Commença-t-elle. Hinata aimait parler de ses sentiments, qu'elle pensait complexe. Alors, pour s'aider, elle les mettait sur papier. Ca ne l'aidait pas plus, mais souvent, ça donnait un bon résultat. La chanson était languissante, et il y avait une douceur infini ainsi qu'une pointe de fraicheur, signature d'Hinata. Sa voix la correspondait, douce et puissante. Un peu cassée lorsqu'elle montait dans les graves, où qu'elle haussait la voix. En outre, elle était agréable à entendre.
I know a thing, it is that in your sides I learn.
I love you. You hear me?
No, you prefer or even elsewhere, hurt me.
And my heart? Is it so banal?
Is it so Banal?
Un sourire délicat naquit sur ses lèvres roses. Le cœur un peu plus lourd, elle se dit, que, le pauvre, ce n'était pas de sa faute à lui si elle était invisible, elle. Mais c'est toujours plus agréable de mettre la faute sur le dos des autres.
I give you the key.
It belongs to you to operate.
To discover what hides my heart.
You know, you don't have to be afraid.
It is little as everything the others.
With some errors.
La belle ferma les yeux. S'imaginant avec délice le visage de celui qu'elle portait dans son cœur. Il était son contraste même. Joyeux, entouré, populaire. Mais ils avaient tout deux des choses communes, qu'Hinata ne savait pas... Leur naïveté enfantine, ainsi ... Que l'intensité de leur sourire.
For me, you seem to me so inaccessible.
Pour moi, tu me sembles si inaccessible.
It is deliberately made? Is so unpredictable to you.
C'est fait exprès? T'es si imprévisible.
Me, I want the unexpected of a tempest.
Moi, je veux les imprévu d'une tempête.
A love which will take me I do not know where.
Un amour qui m'emportera je ne sais où.
Gossip, they do it.
Les commérages, on s'en fout.
We shall cross our life in private.
Nous passerons notre vie en tête à tête.
Hinata voyait d'ici les pimbêches jacasser. C'est pour ça, qu'elle préférait l'admirer de loin. Etre le centre d'attention de tout le beau monde, merci bien. Hinata aimait rester l'invisible petite adolescente. Elle n'était pas le genre de fille qui était dans les contes de fées. Vous savez, la pauvre soumise qui devient du jour au lendemain populaire. Ce genre de connerie stupide… Qu'Hinata idolâtrait en secret.
I give you the key.
It belongs to you to operate.
To discover what hides my heart.
You know, you don't have to be afraid.
It is little as everything the others.
With some errors.
Comme toutes petites filles, elle ne pouvait pourtant s'empêcher d'espérer. Oui, elle rêvait de pouvoir un jour s'approcher du doux, de l'heureux, du sympathique Naruto Uzumaki. Le capitaine de l'équipe de basket. Un garçon un tantinet stupide, avouons le, qui ne jurait que par son terrain, sa chérie, était sa balle, pas la fille avec qui il sort. Un ami c'est important, autant que sa bagnole … M'enfin, chacun a ses défauts.
I give you the key.
Je te donne la clef.
That of my heart.
Celle de mon cœur.
It belongs to you to operate.
C'est à toi d'actionner.
You don't have to be afraid.
Tu n'as pas à avoir peur.
It's as the others.
Il est comme les autres.
With small … errors.
Avec de petites … fautes.
Oui, mais si Hinata avait sû que ce jour là arriverait vitesse grand V, attention boulet en approche, elle aurait sûrement évitée ce jour, tombée malade, sautée d'une falaise tout … Mais pas cette dure rencontre ! La dure réalité même.
