Disclaimer: Bleach ne m'appartient pas sinon il y aurait bien longtemps que je ne me soucierais plus de faire des fanfictions dessus.(J'avais oublié de le marquer avant désolée)
N/A: Je me permets de préciser que le rating pourrait changer et qu'au sujet des éditeurs de manga et de l'acharnement dont ils font preuve pour avoir les manuscrits je me suis inspiré de l'univers de Sekai ichi Atsukoi ('sais pas si ça s'écrit comme ça) PS: Lulubell est à moi pas à Tite Kubo et non, ce n'est pas Halibel.
Titre du chapitre : La réunion des hauts placés
Uryuu Ishida avait les nerfs tendus. Il tapotait du bout des doigts son bureau en attendant son patron et l'imprimeur qui était censé lui réclamer le manuscrit de Lulubell.
Cette femme était un démon tentateur. Comment pouvait-on résister à son charme divin ? Uryuu avait mal joué, il n'avait pas pu s'empêcher de tomber à bras ouverts dans le piège de l'auteur et maintenant, il redoutait la sanction que lui infligera son patron lorsqu'il apprendra que l'éditeur à lunettes était revenu bredouille. D'ailleurs, ce moment punitif semblait s'approcher à grands pas car Uryuu entendait son patron revenir vers le bureau éditorial. Et apparemment, comme il le prévoyait, il n'était pas seul.
Une tête féroce apparut dans l'entrebâillement de la porte et un son de clochettes parvint aux oreilles d'Uryuu. Il ne put s'empêcher de laisser passer un hoquet d'horreur en apercevant la tête du patron qui le regardait également.
Zaraki Kenpachi, un homme sinistre qui avait, contre toute attente, réussi à se hisser au sommet de l'édition shojo manga. Quel paradoxe…Le patron était très grand et faisait fuir la majorité des jeunes amateurs dans l'édition quand il leur faisait un de ses sourires qui voulaient dire tellement de choses à la fois comme : « Tu restes dans le passage, tu crèves » ou encore « Tu publies plus de mangas que moi, tu crèves. »
Voilà comment cerner le personnage. L'imprimeur entra à son tour dans le bureau et repéra Uryuu qui essayait de regarder un peu partout sauf l'imprimeur. Mais ce dernier l'aborda :
« -Eh bien Ishida-kun, j'ose espérer que cette fois, le manuscrit est fin prêt. »
Le sourire maléfique de l'imprimeur le fit suer à grosses gouttes et c'est d'un ton peu assuré qu'il avoua que les planches n'étaient pas totalement finies.
L'imprimeur se pencha et ouvrit à demi ses yeux bleus. Toujours avec son sourire, il déclara :
« -Oh, Ishida-kun, je crains de ne plus pouvoir attendre, je les veux. Maintenant.
-Mais c'est impossible ! Lulubell-san étaient encore en train de les finaliser lorsque je suis sorti de chez elle !
-Lulubell-san ? N'était-ce pas Kurosaki Ichigo-kun l'auteur ?
-Comme vous le voulez je m'en fiche. Le fait est que ce n'est pas terminé et que je ne peux absolument rien faire pour ça. »
Zaraki Kenpachi qui, jusque-là, n'avait pas formulé de mots, leva la tête vers le ciel (enfin vers le plafond) et déclara :
« Dans ce cas, je n'ai pas le choix*, je vais devoir réunir le conseil des Treize Grands de l'édition.
-Vous…Vous n'y pensez pas patron !
-La ferme, binoclard, c'est à cause de toi que je suis obligé de prendre cette mesure. Ichimaru, tu viens avec moi !
-Okaaay ! »
L'imprimeur et le patron partirent du bureau et laissèrent Uryuu à ses grommèlements sur « c'est à cause de Lulubell-san que vous faites cette réunion…pas à cause de moi…Non mais j'vous jure… »
Zaraki Kenpachi avançait d'un bon pas pour se rendre dans la salle de réunion où il avait réussi à convoquer les Grands de l'édition. Ichimaru Gin était sur ces talons et ressentait une certaine excitation au vu de ce qu'il se passait en ce moment.
« Il faudra que j'aille saluer Ichigo-kun. Il mérite bien ça de ma part », pensa le jeune homme aux cheveux argentés.
Ils finirent par arriver devant une imposante double-porte blanche que Zaraki ouvrit.
Le spectacle qui se déroulait devant leurs yeux n'était pas aussi extraordinaire que l'aurait pensé Gin mais voir les Grands assis sur des chaises et dans la même pièce était tout de même assez impressionnant.
Lorsque Zaraki Kenpachi s'installa à son tour sur une chaise, un vieil homme demanda :
« -Eh bien, Zaraki, que veux dire cette convocation ? »
Ce dernier attendit un peu avant de répondre à la question pour faire patientez un peu plus le vieux puis lorsqu'il fut satisfait, il prit la parole :
« -Notre section rencontre un certain problème mais je suis persuadé que ce problème est commun à toutes les sections. Vous avez tous expérimenté le retard de l'auteur à nous remettre un manuscrit n'est-ce pas ? »
La même lueur de compréhension s'alluma dans les yeux des responsables éditoriaux, ils baissèrent la tête et se plongèrent dans quelques souvenirs maussades et amers que leur avait laissés ce manquement au délai.
Gin Ichimaru les observa : le vieux, Yamamoto Genryusai , avait le visage encore plus démoli que les autres, sans doute dû à cause de sa grande expérience (et le fait qu'on n'a pas voulu lui accorder sa retraite) Unohana, dont le style capillaire était sans égal, ne disait rien mais dans ses yeux se reflétaient la souffrance qu'elle subissait à cause de ses auteurs bien trop en retard Kyoraku avait les yeux d'un homme à qui on lui aurait annoncé qu'il serait exécuté demain, et pour les autres, Soi Fong, patronne de la section yuri, Ukitake Jushiro, patron de la section seinen, Komamura Sajin (toujours avec un masque de renard, quel plaisantin), patron de la section Shonen, Byakuya Kuchiki, patron de la section josei, Kurotsuchi Mayuri, patron de la section Hentai, Tousen Kaname, patron de la section yaoi ils avaient tous un regard vide, aussi vide que l'éditeur qui était passé dans la matinée pour récupérer le manuscrit de Lulubell.
Les Grands n'étaient pas tous présents, le très très jeune Hitsugaya Toshiro devait s'occuper de son auteur partit vivre en Suisse.
Zaraki Kenpachi jugea qu'il pouvait reprendre la parole :
« -Je vois à vos visages que… »
Il fut interrompu par un « STOP » crié du fond du cœur par Aizen Sosuke, un des membres des Treize Grands. Ce dernier chuchota quelque chose à l'oreille de Zaraki qui hocha la tête par moment.
Le géant partit s'asseoir sur la chaise qu'il avait délaissé le temps de son discours et laissa la parole à Aizen, bien meilleur orateur qu'il ne l'était.
« -Mes amis, ce que Zaraki Kenpachi a dit a remué des souvenirs en vous, certes désagréables mais il fallait en passer par là ! Vos visages meurtris me révèlent que ces auteurs vous donnent la vie dure. Aussi, j'ai un plan. Un plan qui pourrait leur faire comprendre ce que nous, éditeurs, ressentons. Et ce plan porte un nom, vous le connaissez tous pour avoir souvent pensé à lui lorsque vous vous retrouviez au fond du gouffre, vous pensez également à lui lorsque vous sonnez à la porte de l'auteur et que personne ne répond présent ou alors quand l'auteur vous offre un sourire contrit et s'excuse du fait qu'il ne pourra pas vous donner son manuscrit. Vous savez tous autant que vous êtes de qui je parle. »
En effet, tous savaient mais aucun n'osait prononcer ce nom tabou, ce nom qu'on ne prononce que très rarement pour effrayer les auteurs très récalcitrants. La dernière qu'il fut exprimé à haute voix, l'auteur à qui il était destiné avait attaché l'éditeur à une chaise de peur qu'il s'en aille en lui disant que le manuscrit serait prêt d'ici une à deux minutes. Jamais on n'avait vu une telle vitesse pour finaliser les planches et depuis, cet auteur est maintenant le premier à rendre ses pages.
« -Je parle de Grimmjow Jaggerjack, le tueur d'auteur. »
Un grondement sourd se fit entendre au loin, signe que le tonnerre se rapprochait.
*Phrase la plus dite dans Bleach après « Kurosaki-kun »
