Une semaine était passée depuis le fâcheux incident de la dernière fois, et même s'il avait eu beaucoup de mal à s'en remettre, Tegoshi restait tout de même souriant, comme à son habitude. Ce n'était pas son genre de se torturer l'esprit pour un homme, aussi beau soit-il et il faisait de son mieux pour rassurer Koyama. En effet, son collègue avait pris la fâcheuse manie de le regarder avec attention, comme s'il allait s'effondrer en larme dans la seconde, et c'était devenu franchement agaçant de devoir se justifier avec un sourire. Non pas qu'il n'avait pas souffert, mais il était assez fort psychologiquement pour s'en remettre et repartir la tête haute.
Avec un énième sourire réconfortant à Keii-chan, comme il l'appelait régulièrement, il attrapa la serpillère. Un client un peu éméché avait fait quelques dégâts dans le rayon des boissons, et après avoir viré l'opportun, il était temps de passer après lui pour nettoyer.
Il détestait ce genre de personnages qui ne respectaient rien et qui se permettaient d'être désagréable par dessus le marché. Malheureusement pour lui, il en voyait au moins 1 par nuit et il avait bien du mal à rester agréable dans ce genre de situation. Comment rester stoïque face à quelqu'un qui sentait l'alcool à plein nez et qui vous accusez d'être incompétent tout en hurlant dans le magasin?
Tout en soupirant, il s'agenouilla et commença sa basse besogne. Il aimait son travail, à ne pas en douter, mais par moment il aurait préféré travailler de jour. Plus de travail bien sûr, mais des clients nettement moins perturbateur.
Perdu dans ses pensées, il ne remarqua la présence de quelqu'un face à lui que plusieurs secondes après, et il leva les yeux rapidement.

- Ravi de constater que tu sais désormais où se trouve ta place...

Il ricana avec méchanceté et Tegoshi mit plusieurs secondes avant de réagir et de se lever précipitamment, une colère sourde l'envahissant lentement. Mais pour qui se prenait-il celui là? Oui, il était beau. Oui, il était diablement sexy. Oui, il était tombé amoureux de lui... Mais non, ce n'était pas une raison pour le traiter comme un chien! Et puis d'ailleurs, pourquoi le dénigrer à ce point? Il n'avait rien fait pour s'attirer sa haine. N'est ce pas? Relevant les yeux vers son visage amusé, Tegoshi le fixa de son regard le plus noir et trouva le courage de prendre la parole.

- J'ai rarement eu l'occasion d'entendre un humour aussi puérile... Si vous voulez bien m'excuser.

Fier de lui, Tegoshi fit mine de lui passer devant mais le client lui barra le passage, les yeux plissés. Ils faisaient à peu près la même taille, mais l'imposante carrure de son adversaire le cloua sur place et son cœur s'accéléra, conscient du fait qu'il lui avait donné une bonne raison de le frapper désormais. Quelle idée il avait eu de répliquer aussi sèchement? Il aurait mieux fait de se taire au lieu de l'affronter de cette manière!

- Je n'ai pas tout a fait saisi le sens de ta phrase. Tu peux répéter?

Sa voix douce et posée ne présageait rien de bon, et Tegoshi y lut toute l'animosité qui l'animait. Il était beaucoup moins sûr de lui pour le coup, et c'est en bégayant légèrement qu'il prit de nouveau la parole.

- Je n'ai pas le temps de discuter, excusez moi.

Il s'éloigna le plus vite possible, très étonné cependant qu'il l'est laissé partir sans rien dire. Pour le peu qu'il le connaissait, il se serait même attendu à une crise nerf ou à un coup de poing bien senti. Au choix.
Bref, de toute façon, il était désormais en sécurité derrière sa caisse et c'est avec un soupir de soulagement qu'il le vit quitter les lieux quelques minutes plus tard, sans un regard en arrière.
***

C'était une sensation étrange. Étrange et pesante.
Vous savez, ce genre de sentiments contradictoire qui vous compriment le cœur et la tête à chaque fois que vous le ressentez? Ce genre de sentiment qui vous rend fou, à bout de nerfs?
Depuis deux jours, Tegoshi ne pouvait s'empêcher d'y penser sans arrêt, ou qu'il soit, quoi qu'il fasse. Malgré toute la colère qu'il pouvait ressentir pour lui... Malgré toute la peur qu'il ressentait en sa présence... Et malgré ce côté intimidant qui le terrorisait...
Malgré tout ça oui, Tegoshi ne pouvait s'empêcher de l'aimer. Toujours un peu plus, un peu plus fort chaque jours, chaque minutes... Il n'attendait qu'une chose, qu'il revienne et en même temps, il en avait peur. Il voulait le voir, mais il ne voulait pas croiser son regard. Il voulait sentir battre son cœur avec fureur dans sa poitrine, mais il se maudissait de ressentir ce genre de sentiments pour un homme aussi glacial et méchant.
Voilà contre quoi se battait Tegoshi depuis qu'il avait fait sa connaissance un soir d'hiver, contre un étalage de pâtisserie à deux heure du matin. Tout les jours, ses pensées divaguaient toujours vers lui. Encore et toujours sans qu'il ne puisse rien contrôler. C'était tout de même incroyable d'aimer une personne comme lui. Aussi fourbe et cruelle, qui prenait un malin plaisir à rabaisser ceux qui lui portaient de l'admiration. Si froide mais tellement attirante... Peut être qu'avec le temps, à force de se faire rejeter, Tegoshi finirait par le détester à son tour. Forcement! Son amour pour lui se ternirait rapidement à cause de toute cette haine dont il était l'objet. Il ne pouvait en être autrement et cette pensée le rassurait un peu... Cet homme finirait par sortir de son cœur et de sa tête et il pourrait enfin reprendre une vie normale sans que rien que le fait de l'apercevoir n'éveille en lui des sentiments aussi profonds et destructeurs.

Les lois de l'amour ne?

Avec un sourire, Tegoshi remercia le dernier client et regarda la pendule derrière lui. 5Heure.
Dans une heure, il avait terminé et il pourrait rentrer chez lui, afin de profiter un peu de sa matinée devant un bon bol de soupe. Quoi de plus réconfortant que de penser à une couverture bien chaude et moelleuse quand on devait affronter le froid matinal et hivernal en sortant du boulot?
S'autorisant un soupir de lassitude, Koyama se massa les épaules en grognant, pressé de pouvoir rentrer chez lui.

- Encore demain et je suis en vacance!

- En vacances? Tu n'as qu'un repos d'une journée...

- Tu veux me mettre de mauvaise humeur c'est ça?

Tegoshi éclata de rire et se pencha pour attraper une bouteille d'eau sous son pupitre. Portant le goulot à ses lèvres, il se figea soudainement quand, du coin de l'œil, il vit une silhouette qu'il ne connaissait que trop bien. On était pourtant Jeudi...
Reposant lentement sa bouteille sur sa caisse, il le vit se diriger rapidement vers lui, la mine sombre. A ses côtés, Koyama observa Tegoshi qui se raidissait à vue d'œil tandis que le brun s'approchait de lui à pas rapides, et il décida de ne pas s'en mêler sauf si le tout devait dégénérer. Après tout, il n'avait pas son mot à dire dans l'histoire, et c'était à Tegoshi de s'en tirer. Et seul.
Très vite, le beau brun arriva devant Tegoshi et lui attrapa le bras avec force, lui arrachant un gémissement de douleur. Sans s'en préoccuper outre mesure, il fut rapidement tiré un peu plus loin des regards indiscrets et brusquement, il se retrouva de nouveau coincé entre l'étalage de pâtisserie et un corps chaud et tremblant.
Tremblant? Relevant des yeux inquiets vers son agresseur, il croisa son regard torturé et il fronça un peu plus les sourcils. Qu'avec t-il vécu ou appris qui pouvait l'avoir mis dans un état pareil,
proche de l'hystérie? Mais avant qu'il n'est pu ouvrir la bouche, la voix froide et cruelle du plus âgé résonna à ses oreilles. Ils étaient proches, terriblement proches... Trop proches pour qu'il ne sente pas les battements désordonnés de son cœur...

- Dis moi... Tu m'aimes n'est ce pas?

Ses yeux s'écarquillèrent démesurément mais il ne répondit pas, bien trop choqué par ce qu'il venait d'entendre. Était-il si transparent?

- J'ai passé une sale semaine vois tu... Et j'ai besoin de réconfort. Tu es prêt à m'aider?

La poigne sur ses poignées le faisait souffrir mais il ne s'en plaignait pas. Le regard perçant de l'inconnu était plongé dans le sien et il ne pouvait plus détourner les yeux, captivé. Son souffle précipité se perdait sur les lèvres de son adversaire qui était bien trop proche pour son propre bien. Et malgré ses bonnes résolutions, malgré le fait qu'il s'était promis de l'oublier... Il acquiesça lentement, arrachant un sourire triomphant à l'homme face à lui qui lui inséra un bout de papier dans la main.

- Dés que tu as finis ton service.

Et sans plus attendre, il le lâcha et sortit précipitamment, s'en oublier d'adresser un signe de tête à Koyama qui fronçait les sourcils derrière sa caisse.
Seul contre l'étagère de fer, Tegoshi ne bougeait toujours pas. Il hésitait entre deux propositions. Soit il avait rêvé et il était temps de reprendre conscience avec la réalité, soit tout cela c'était effectivement passé et... Il devait sortir de sa torpeur tout de même.
Sentant le bout de papier cartonné dans sa main droite, il dut se résigner au fait qu'il n'avait pas rêvé, et lentement, presque trop lentement, il déserra la main pour lire la carte.

Nishikido Ryo
9-32-546-29 Shibuya-ku, Tokyo.
0805-321-0087

- Tu vas pas y aller tout de même?

La voix criarde et légèrement paniquée de son collègue résonna à son oreille et il ferma les yeux en grimaçant.

- Si Keii-chan. Je... Je veux savoir ce qu'il me veut.

- Soit tu es totalement stupide ou soit terriblement naïf! Tu sais parfaitement ce qu'il te veut Tegoshi-kun!

- ... Ca ne change rien. J'irai.

- Tegoshi! Cet homme va te faire souffrir! Il n'a aucunement l'intention de fonder une relation stable et approfondie avec toi, t'es au courant de ça?

- Oui. Je le sais.

- Et tu vas quand même y aller? Tu vas te jeter dans la gueule du loup?

- Oui!

- Tegoshi-kun!

- C'est ma chance! J'ai enfin l'occasion de l'approcher et de rentrer dans son univers! Cet univers qui ne me serait jamais accessible en temps normal tellement je suis insignifiant et ridicule à côté de lui... Je veux avoir l'impression... L'impression d'être aimé au moins une fois. Une fois dans ma vie par la personne que j'ai choisi. Tu peux comprendre ça Keii-chan? Je l'aime! Oui c'est ridicule d'aimer quelqu'un comme lui mais j'y peux rien! J'ai pas choisi de tomber amoureux de lui au premier coup d'œil.

- Il va te briser le cœur...

- Ma décision est prise Koyama-kun. Désolé mais tu n'as pas ton mot à dire.

C'était bien la première fois que Tegoshi l'appelait par son nom de famille et Koyama sut, à cet instant, que sa décision était irrévocable. Il était bel et bien décidé à aller le voir juste après son service, même si pour cela, il devait mettre son amour propre de côté. Car oui, il était bien question d'amour propre dans cette histoire. L'homme dont il était fou amoureux le traitait comme un chien à longueur de temps avec un sadisme démesuré, et en plus de ça, il se permettait de vouloir profiter de son corps quand il était dans une petite période de déprime. Était-il le seul à se rendre compte du ridicule de la situation? Tegoshi était bel et bien prêt à lui offrir son corps, sans rien demander en retour, et il trouvait ça normal... Complètement insensé ne?
Avec un soupir, Koyama se détourna de Tegoshi. Il avait beaucoup de mal à le comprendre et il s'en voulait déjà de le laisser faire. Mais il ne pouvait décemment pas l'attacher sur une chaise jusqu'à ce qu'il renonce à ce projet complètement suicidaire. Et puis, il ne changerait pas d'avis... Tegoshi était du genre têtu. Du genre très têtu... Et rien, ni même son meilleur ami Shigeaki ne pourrait y changer quoi que ce soit. Donc, il valait mieux le laisser faire, même s'il savait d'ores et déjà qu'il allait devoir le ramasser à la petite cuillère après ça.
A 6 heures 30 pétante, Tegoshi était déjà sur le pas de la porte, fébrile, la carte de Nishikido-san toujours au creux de sa main. Son cœur s'emballait déjà à l'idée de le voir de nouveau, de croiser son regard une fois de plus. Et même s'il ne devait y lire que de la haine, que du désir... Il en serait déjà heureux.
Le cœur sur le point d'exploser, il frappa doucement à la porte de son appartement. Apparemment, il vivait dans le luxe! Un immeuble récent et brillant, un réceptionniste dans l'entrée avec un hall ressemblant à une salle d'attente de 40m²... On pouvait aisément comprendre qu'il ne vivait pas dans le besoin et Tegoshi pensa avec amertume que des centaines de filles plus sexy les unes que les autres devaient être passé avant lui. Un homme aussi beau et séduisant que lui n'était certainement pas du genre à vivre vertueusement pour sûr, et après s'être servis de lui, il le jetterait certainement comme un vulgaire déchet. Mais même en sachant ça, jamais il n'aurait fait demi-tour. Il était peut être maso qui sait?
Il était mort de peur quand la porte de l'appartement s'ouvrit et qu'il tomba sur le regard appréciateur de ce certain Nishikido. De haut en bas, il le regardait comme s'il jaugeait la marchandise avant de s'en servir, et Tegoshi se redressa légèrement, bombant le torse. Quoi? Il n'était pas assez bien pour lui? Il n'avait pas ce qu'il voulait? Il allait lui demander de s'en aller avant même de l'avoir laissé entrer?
Une peur sourde envahit soudainement Tegoshi. Et s'il regrettait de l'avoir fait venir?
Mais à peine avait il eu le temps de s'inquiéter qu'une main ferme l'attira à l'intérieur avec brutalité, referma la porte et le plaqua sans douceur sur celle ci. Une grimace apparut sur son joli visage à cause du choc et il ferma les yeux avant de les rouvrir paniqué quand il sentit deux mains impatientes s'occuper de la ceinture de son jean.
Quoi? Déjà? Sans tasse de thé, sans un « Vas-y, fais comme chez toi » ? Il allait le déshabiller
contre la porte d'entrée, là comme ça, sans avoir pris le temps de l'emmener dans la chambre à coucher?
Tegoshi ne savait pas vraiment ce qu'il avait en tête mais il savait lui, ce qu'il voulait réellement. De la douceur, de la tendresse, un baiser doux au coin des lèvres tandis qu'une main chaste caresserait son corps avec gourmandise. Il voulait sentir son souffle chaud et saccadé sur ses lèvres, qui lui ôterait lentement toute envie de le quitter... Qui lui donnerait l'envie de ne faire qu'un avec lui. Il avait besoin d'amour. Besoin d'un corps chaud et tremblant contre le sien tandis qu'il crierait le nom de son amant dans un dernier râle de jouissance...
Mais ça. Non... Non, pas comme ça.
Dans un dernier sursaut de lucidité, Tegoshi posa ses mains sur celles de son amant qui commençaient déjà à enlever son pantalon, voulant l'arrêter alors que c'était encore possible.

- Attendez... Je...

Le corps se colla encore un peu plus contre lui et il dû s'arrêter quand il sentit l'érection de son partenaire à travers les tissus. Une voix doucereuse et menaçante retentit soudainement à son oreille, et il ferma les yeux avec force, ses jambes menaçant déjà de le quitter.

- Tu étais parfaitement conscient de ce qu'il allait se passer en frappant à cette porte, ne?

Le gémissement de panique de Tegoshi n'empêcha pas Nishikido de continuer, au contraire. Avec une rapidité démesurée, le pantalon se retrouva rapidement pat terre. Il n'y avait aucune tendresse, aucun amour dans ses gestes. Il ne l'embrassait pas, ne cherchait même pas à découvrir les courbes de son corps avec ses doigts. Il ne faisait que le dévêtir rapidement, trop rapidement peut être, tandis qu'une bouche agressive mordait son cou avec impatience. Malgré tout, l'odeur de son parfum lui faisait perdre la tête et Tegoshi ferma les yeux, essayant de s'enivrer à son tour pour ce corps qui se comprimait contre le sien. Très vite, il fut complètement nu devant son ainé et ce dernier s'arrêta. Avec un sourire sadique dont lui seul avait le secret, il posa ses mains à plats de chaque côté de la tête de Tegoshi, et plongea ses yeux rieurs dans ceux complètement paniqués de sa proie. Se sentant rougir sous ce regard inquisiteur, Tegoshi ne le lâcha pourtant pas des yeux, frissonnant tout de même au contact de l'air froid sur son corps dénudé. La respiration erratique, il se perdait dans son regard sombre et froid. Ce regard qu'il avait tant de fois cherché au cours des dernières semaines, allant jusqu'à en être jaloux de son collègue qui avait même le droit à ses sourires... Ce regard qu'il pouvait désormais admirer tout son soul... Oui, mais pour combien de temps?
Sentant que Nishikido ne prendrait aucune initiatives, Tegoshi, toujours sans le lâcher des yeux, avança ses mains tremblantes vers son corps. Avec des gestes maladroits, il déboucla sa ceinture et fit lentement glisser sa braguette, jusqu'à ce que le pantalon de son ainé ne rejoigne le sien à leurs pieds. Mort de peur, il ne savait plus ce qu'il voulait, mais il savait ce qu'il ne désirait en aucun cas: être loin de lui... Loin de ce Nishikido qui lui avait fait découvrir ce sentiment d'amour si fort sans même en prendre conscience. A la seconde même où il avait franchit la porte de son magasin, Tegoshi était tombé amoureux de lui. Comme ça, sans préparation préalable et il ne voulait plus le quitter. Désormais, il ferait son possible pour pouvoir le revoir au moins une fois, et il savait comment faire... Tout simplement en lui donnant ce qu'il voulait: Sa virginité.
Lentement, et tremblant comme une feuille, Tegoshi passa ses mains sous le T-shirt de son désormais amant, se délectant de la texture duveteuse de sa peau sous ses doigts fébrile. Il les fit glisser le long de son torse avec une dévotion toute particulière, s'autorisant même un presque sourire quand il le vit frissonner. Le rendre fou, voilà ce qu'il voulait.. Le rendre dépendant de son corps comme il l'était de son cœur. Le rendre dépendant de ses caresses aériennes pour qu'il ne le laisse plus jamais partir, pour qui sait, peut être tomber amoureux à son tour.
Mais malheureusement pour lui, Nishikido n'était pas du genre patient... A bout de nerfs, Tegoshi n'allant pas assez vite pour lui, il enleva son T-shirt d'un geste et se plaqua contre le corps bouillant
de Tegoshi qui gémit... De panique ou d'impatience?
Brusquement, il lui empoigna les hanches et le retourna afin de le mettre à plat ventre contre la porte. Il enleva son boxer et sans même le prévenir, le pénétra d'un coup sec. De douleur et de surprise mêlée, Tegoshi poussa un horrible cri, rapidement retenu par la main de son amant qui se plaqua sans douceur contre sa bouche. Il étouffait sous sa poigne possessive, il mourrait à petit feux sous ses violents coup de reins, et un sanglot lui échappa tandis qu'il fermait les yeux de toutes ses forces. Il voulait y croire. Il DEVAIT y croire... Nishikido serait un jour à lui et cette seule pensée lui permettait de ne pas s'évanouir de douleur pendant qu'il perdait sa virginité de la pire des manières... Oui, il tiendrait le coup, jusqu'au bout, jusqu'à le faire craquer...Jusqu'à ce qu'il l'aime à son tour.