Note de l'auteur : Au-cune inspi pour le titre du chapitre... Celui-ci se passe environ un ou deux ans après le premier. En espérant que miyubi ait du succès...(XD) Bonne lecture ! (Pourquoi mes chapitres sont-ils toujours aussi courts ? ToT)
Chapitre 2 : Maayatan et Aoi.
La voiture se gara aussi vite et bien que possible sur le parking. Le temps avait passé, et si le temps ne semblait pas avoir de prise sur eux, leurs corps étaient désormais en partie recouverts de tatouages. Un sourire entendu se dessina sur leurs lèvres, un piercing noir ornant le labret de chacun des jumeaux, du côté gauche. Guitares sur le dos, tous deux sortirent à toute vitesse du véhicule, courant vers le studio. Il avait fallu qu'ils soient en retard pile ce jour-là. Pile le jour où ils avaient rendez-vous avec leur probable nouveau guitariste de section, un jeune homme à peine plus âgé qu'eux, qui se faisait appeler Maayatan. Une fois arrivés dans le studio, les jumeaux soupirèrent de soulagement, déposèrent leurs instruments, et se dirigèrent vers le lieu de leur rendez-vous : une salle de repos qui faisait plus penser à un salon qu'autre chose, agrémenté de trois canapés et quatre fauteuils. Une seule persone s'y trouvait; les cheveux noir et jaunes, il semblait avoir une sucette dans la bouche, et on pouvait l'entendre murmurer des nombres alors que son visage était tourné vers le plafond. miyavi leva la tête, et échangea un grand sourire stupide avec son jumeau, tous les deux comprenant que leur invité comptait... Les fissures dans le plafond. Ils firent alors leur entrée, supposant qu'il s'agissait du guitariste. Plus l'entretient passait, et plus miyavi se disait que le guitariste était aussi fêlé que le plafond; et miyubi se disait que par rapport à eux et à leur invité, le plafond n'était pas si fêlé que ça. La discussion ne mit pas longtemps à partir en connerie complète, et un lien d'amitié s'installa étonnament rapidement entre les jumeaux et Maayatan. Son engagement devint évident, et bientôt, le contrat fut signé. Ils se promirent de se retrouver dans la soirée pour boire un verre, et enfin, les premières tablatures furent données au guitariste. Celui-ci commença à les cousulter, et un grand sourire s'afficha sur ses lèvres. Tous les trois se relevèrent, se serrèrent la main. Maayatan partit s'exercer, tandis que les jumeaux repartirent vers leur studio, pour arranger leurs dernières compositions, par encore parfaites à leur goût; mais un petit café s'imposait, et ce fut donc vers l'autre salle de repos, la plus petite, la plus conviviale, qu'ils se dirigèrent, riant encore de leur entretient. Enfin arrivés après avoir mis plusieurs minutes à traverser le loooong corridor qui les mènerait à la salle bénite, miyubi posa, de manière presque cérémonieuse, sa main gauche sur la poignée, abaissa cette dernière, et... sentit la porte s'entrouvrir d'elle-même, et un poids légèrement conséquent le heurter. Il baissa la tête pour voir quel genre d'OVNI avait attéri sur lui, et ne vit qu'une tête brune, avec une main sur le frot, murmurant quelques "aie..." de temps à autres. miyubi sourit.
"Qu'est-ce qui se
passe, Aoi ? T'as vu un alien ?"
"Protège-moi
!" hurla le guitariste pour toute réponse. "Il veut
me tuer !"
Les jumeaux relevèrent la tête, apercevant un Uruha visiblement en colère, qui cherchait à poursuivre le pauvre Aoi. miyubi ne bougea pas, ne faisant rien pour protéger ni pour pour livrer le guitariste à son collègue.
"Qu'est-ce qu'il a
fait ?" demandèrent les deux jumeaux de leur même
voix (pas la moindre différence).
"Il s'amuse à
me pincer les cuisses !" hurla de rage le guitariste blond.
"Oh-oh..."
réagit aussitôt miyubi, attrapant Aoi dans ses bras pour
s'enfuir en courant, connaissant parfaitement l'état dans
lequel pouvait se mettre Uruha quand il s'agissait de ses cuisses.
Il emmena son collègue à l'autre bout du studio, soupirant de soulagement lorsqu'il réalisa qu'ils avaient réussi à semer un guitariste enragé aux allures plus que féminines - certains disaient même qu'Aoi et Uruha étaient les mecs les plus féminins de la PSC. Il reprit son souffle, appuyé contre un mur, aux côtés du guitariste, qui semblait avoir du mal à reprendre ses esprits.
"Ça va ?"
demanda le plus grand, se penchant sur son ami.
"Il est... Parti ?"
Le plus âgé des deux avait l'air quelque peu halluciné, comme s'il n'avait pas vraiment compris ce qu'il se passait. C'était à peu près normal, à vrai dire... Tout s'était passé trop vite. Enfin, sûrement. miyubi eut un sourire amusé, et se pencha vers Aoi qui était affalé au sol, attrapant ses mains pour jouer avec, comme un gamin, pour ensuite s'accroupir et lui faire face, un grand sourire débile sur les lèvres.
"Oui, il est parti. Tu es touuut à moi... Je vais pouvoir te dévorer !"
Sur ces mots, il se jeta sur son ami et collègue, le chatouillant autant que possible; il savait parfaitement à quel point Aoi était chatouilleux et en profitait souvent. Il adorait par-dessus tout rendre le guitariste fou, rien que pour l'entendre rire. Et ce qu'il aimait encore plus, c'était quand l'autre lui rendait la pareille... C'était leur jeu préféré. Aoi était le meilleur ami des jumeaux, et ils passaient le maximum de temps ensemble; malgré tout, et c'était là l'un des rares différences qu'il y avait entre miyavi et son frère, miyubi était toujours le premier des deux à repérer la présence de leur aîné, et à se jeter dans ses bras pour un énorme câlin; c'était un peu comme s'il était, sur les deux, le seul à avoir développé un sixième sens par rapport à Aoi.
Soudainement, miyubi sentit un poids se jeter sur lui, et s'y attendant, il se releva, passa ses bras sous les genoux de la créature qui lui avait sauté sur les dos, et lui fit faire le tour du studio, laissant contre le mur un guitariste épuisé qui les rejoignit bientôt, alors que miyavi s'arrangeait pour faire tomber son frère sur un canapé, sous le regard de toute la psc. Epuisé, miyubi s'écroula comme une larve, écrasé par son frère qui se mit à le chatouiller, provoquant un éclat de rire de la part de l'autre. Les autres ne s'en formalisaient pas vraiment; ces deux-là étaient comme ça et jamais rien ne pourrait les changer...
