Chapitre 1
Pendant ce temps, alors que la nuit laissait place à l'aube, dans un quartier bourgeois de Little Whingin, un jeune homme fixait le vieux calendrier sur le mur en face de lui, le seule repaire du temps passé dans cette insipide maison.
« Plus que trois jours se disait -il, trois jours. »
Pourtant, un mauvais pressentiment le tenaillait et il eut la confirmation que quelque chose clochait lorsque la barrière qu'il avait mis autour de la maison, le prévint de la présence de deux personnes ayant transplané à l'intérieur du périmètre de sécurité.
Il attrapa sa cape, sa malle sans fond miniaturisé qu'il glissa dans poche et sortit de sa chambre silencieusement et s'assura que tout le monde dormais.
Il se glissa tout aussi silencieusement au rez-de-chaussée et s'immobilisa en entendant deux voix bien connu :
« Dépêche Fred, on n'a pas beaucoup de temps.
-Je sais j'arrive, quelle idée de passer par la fenêtre d,abord !
-Oui eh bien, tu crois que l'on avait le choix, je nous vois quand même mal sonner à la porte.
-Effectivement, vous auriez reçu un sort avant de pourvoir dire ouf, intervint une voix bien connu en sortant de l'ombre de derrière la porte.
-Harry ! S'exclamèrent les jumeaux Weasley.
-Qu'est ce que vous faites là ? l'ordre ne devaient venir que dans 3 jours, reprit Harry
-On sait...
-On va t'expliquer...
-Mais avant, il faut que tu t'assoie,finirent de dire les jumeaux. »
Harry les mena donc calmement vers le salon, où ils s'installèrent : Harry dans le fauteuil près de la télévision et les Jumeaux dans le canapé sur sa gauche.
« Alors que me vaut votre visite à, entama -t -il en regardant sa montre, à 5h36 du matin ?
-Eh bien, c'était le seul moyen de te voir sans que l'ordre ne le remarque. »
Il y eu un silence pendant lequel les jumeaux se demandèrent de quel manière ils allaient dire ce qu'il avait à lui avouer et pendant lequel Harry attendit patiemment, une légère lueur d'amusement au fond du regard.
« Je crois que la meilleur façon de te l'annoncer est d'y aller directement, commença Georges.
-On pense que l'ordre t'a trahis Harry enfin au moins Dumbledore et la plupart des membres, finis Fred. »
A l'étonnement des jumeaux, Harry sourit de manière ironique puis demanda :
« Et si vous me racontiez tout depuis le début ?
En fait le doute des jumeaux avait commencer ses dernières années, ils commençaient à douter de la logique de Dumbledore à propos de la sécurité d' Harry.
« On a trouvé bizarre que toi qui était censé être notre seul espoir pour vaincre Voldemort soit mis chez une famille de moldus surtout que ces moldus ne t'apportait rien du tout à part une soit disant « protection de sang », commença Fred.
-Et puis, dis moi si je me trompe, a part Hedwige, tu n'as pas de contact avec le monde sorcier pendant les vacances, continua Georges.
-Tu n'as pas tord en effet.
-En parlant de protection, tu passais l'équivalent de 1 mois en été ici et puis d'un coup notre maison est assez sécurisé pour que tu y aille un peu t'amuser avec tes « meilleurs amis », continua Fred.
-A partir de ses réflexions, nous avons fouiner, ajouta Georges, et nous avons découvert ses documents. »
Harry prit les documents que lui tendait Georges.
Il s'agissait de copies à première vue, il commença par le premier : un vieux texte de loi indiquant que tout sorcier, si il se voyait privée de famille sorcière à la possibilité de gérer toute affaire qui l'inclut dans le monde sorcier notamment son compte la banque, autorisation à Poudlard, propriétés, lègues.
Le deuxième était un document daté de l'année de son onzième anniversaire, il lui signifiait que la totalité des coffres Potter était à sa disposition, que de l'argent moldus allait être transféré tous les mois sur un compte courant à raison de 500 livres sterling en plus de la somme de 15000 livres sterling déjà présent sur son compte.
Le dernier était quand à lui le testament de ses parents, et celui de Sirius, une fois qu'il l'eut identifié il demanda d'une voie tremblante de rage contenue :
« En possession de qui avez vous trouvé cela ?
-Dans le bureau de Dumbledore, à Square Grimrault, répondirent les jumeaux.
-Je vois, pourquoi ne pas avoir attendus avant de venir me voir, après tout j'ai 17 ans dans 3 jours, reprit Harry en soufflant un bon coup.
-On a surprit une des nombreuses réunions secrètes de Dumbledore il y a une quinzaine de jours, on a pris le temps de rassembler des preuves et de trouver le moyen de te voir sans que quiconque ne sache, répondis Georges en jetant un coup d'œil à son frère avant de lui tendre des exemplaires de la Gazette du Sorcier.
-Dumbledore veut te faire passer pour dangereux et déséquilibré, enfin pas assez pour te faire interné mais assez pour que tu es besoin de sa tutelle, il prend l'excuse de la mort de la totalité de ta famille, de Sirius et de la disparition soudaine de Remus Lupin qui t'aurait bouleversé. »
A ses mots, Harry releva la tête brusquement et les transperça de son regard émeraude : « Remus ? Vous vous foutez de moi ? Depuis quand ? Demanda-t-il.
-Cela fait presque 1 mois Harry, Dumbledore nous a dit qu'il avait disparut, aucune de ses affaires n'est présentes chez lui, aucune trace de lutte, on a juste l'impression qu'il est parti sans se retourner, on est allé vérifié nous même. »
Sans rien ajouter de plus, il sortit un téléphone portable de sa poche :
« Sophie chérie, c'est moi... J'aurais besoin de toi bien plus tôt que prévu... Dans combien de temps tu peux y être ? … à toute à l'heure. »
Il raccrocha son téléphone et regarda les jumeaux : « Est-ce que quelqu'un vous attends ce matin ?
-Non, répondit Fred en l'observant.
-Très bien, alors nous avons 1 heure pour rejoindre l'abbaye à 4 km d'ici, sans faire de magie et sans que l'agent de l'ordre nous repaire.
-Tu avais un plan de sortie depuis le début, et je présume que tu te préparais à partir lorsque tu nous a surpris n'est-ce pas ? Mais pour échapper à qui ? Demanda Georges en retrouvant le sourire.
-A Dumbledore.
