Bonjour tout le monde ! il est vrai que je n'ai pas laissé de note au prologue, honte à moi, mais pour ma défense, je n'avais pas le temps ! ;p
Alors, voici le premier chapitre d'Agony, c'est une fic assez dure à lire si j'en crois mes amis, Harry est... assez malmené. DONC, ce n'est pas pour mes âmes sensibles !
Pour ce qui est du Drarry, il va apparaître assez tôt pour les fangirls mais ce sera platonique étant donné que ce sont des mômes. Il va falloir attendre un peu plus pour passer aux choses sérieuses. Il y aura peut être des lemons, mais assurément des limes.
C'est un Bashing!Dumbledore, Bashing!Ron,Ginny, Percy et Molly. Tom Jedusor (#tonton Voldy) sera "gentil".
J'ai changé le résumé sous les conseils d'une amie.
Voilà, je crois que c'est tout. Bonne lecture mes chatons !
Chapitre 1
Ce soir encore son oncle est venu. Ce soir encore son espoir a été brisé. Sa peine et sa douleur le rendent fiévreux. Cet enfant de huit ans qui a la taille et le poids d'un enfant de six ans. Ses os saillent sous sa peau. Son visage est pâle, ses yeux vides, ternes. Ses mains tremblent contre sa volonté en continu, sa respiration est sifflante. Il s'endort, son âme à l'agonie.
Ces petites mains qui sont en train de cuisiner ont du mal à porter les casseroles et les plats. Mais il n'a pas le choix. Cet enfant est résigné dans sa douleur. Son cousin ne fait que rire de sa fatigue et de ses corvées, les lui compliquant même. Ce petit enfant qui ne peut dormir plus de trois heures par nuit, à cause de ses cauchemars. Il se mordait les lèvres avant de s'endormir afin de ne pas hurler en se réveillant de ses mauvais rêves, par peur de se faire corriger de nouveau en réveillant les Dursley.
Perdu dans ses pensées macabres, l'enfant brun ne voit pas que le bacon brûle. Contrairement à sa famille.
- GARCON ! SOUHAITES-TU DONC NOUS EMPOISONNER ?! Crie Pétunia.
L'enfant sursaute. Non, il n'avait pas voulu tout brûler. Il se met à trembler. Pourquoi n'arrive-t-il pas à faire quelque chose de bien pour une fois ?! La voix dangereuse de Vernon se lève alors :
- Je vais faire en sorte que tu te souviennes qu'il ne faut pas laisser les choses trop longtemps sur le feu!
Brusquement, l'homme jette la casserole sur le sol avant de saisir les mains du môme et de les poser sur le feu. L'enfant ouvre de grands yeux choqués et emplient de douleur, sa bouche est ouverte dans un cri muet. Muet d'avoir trop crier la veille.
Mais la douleur est insoutenable. Le petit brun sent le feu brûler ses petites paumes écrasées par celles, boudinées, de son oncle qui y porte tout son poids. Il suffoque. Retient plusieurs sanglots, sa gorge est nouée, ses yeux piquent. Il se tortille pour s'extraire de la prise, en vain.
Il jette un regard à sa tante avant de la supplier, grimaçant de douleur, les joues pleines de larmes, d'une voix faible et rauque :
- S'il te plait, arrête-le… tata…
Ses petites mains sont à présent en sang, brûlées gravement. C'est la première fois qu'il nomme sa tante ainsi, prouvant sa détresse mais Pétunia le regarde avec hargne :
- Je ne suis et ne serais jamais la « tata » d'un monstre tel que toi ! JAMAIS !
Puis elle tourne les talons, sortant de la cuisine. Son neveu la regarde avec une douleur sans nom. Ses mains saignent. Son âme saigne. Son cœur saigne. Il n'a même plus la force de crier ou gémir, il tombe inconscient.
Lorsque Vernon lâche le petit être, ses mains sont brûlées au second degré, presque au troisième.
- Va nettoyer le jardin ! Enlève les ronces ! Dépêche toi sal monstre !
L'enfant se précipite dans le jardin. Cela fait déjà un mois que ses mains ont été brûlées : elles n'ont pas été soignées, elle ne sont pas guéries. Il a tellement mal, il ne peut presque pas les bouger. Faire ses corvées devient un vrai supplice de chaque instant. Et maintenant, il doit arracher les ronces et les mauvaises herbes.
Des larmes silencieuses coulent sur le visage du môme alors qu'il effectue sa tâche.
Pourquoi on me fait toujours mal ? J'ai pourtant été sage hier, quand oncle Vernon est venu le soir me faire mal… je n'ai presque pas crier, j'ai pleuré en silence et j'ai arrêté de me débattre, comme il me l'a dit… alors pourquoi ?! Et pourquoi vient-il tous les soirs maintenant ?!
Si papa et maman m'avaient aimé et avaient voulu de moi, est-ce que cela aurait été comme ça ?
- GARCON ! Va aider à faire à manger !
Cette voix lui fait tellement peur. Tout lui fait tellement peur ! À présent, lorsqu'il fait cuir quelque chose, il regarde toujours s'il y a quelqu'un derrière lui, de peur qu'on ne lui rebrûle les mains. Il fait également attention à ne rien laisser cramer.
Il n'a plus appelé Pétunia « tata » aussi. Son petit cœur brisé en morceaux face à un tel rejet lui avait causé une souffrance, à son avis, disproportionnée.
Certes, il sait que sa famille ne l'aime pas, elle le lui fait bien comprendre. Il sait qu'il est un monstre. Mais ce rejet-ci l'avait atteint en plein cœur. Il avait toujours pensé que sa tante l'aimait, au fond ; mais non. Personne ne l'aime. Il est seul pour toujours.
- Dis Pétunia, est-ce que j'ai un prénom, comme Dudley ? Demande timidement et faiblement le petit brun en faisant la cuisine.
- Non ! Les monstres n'ont pas de nom ! Puis comme tes parents ne t'aiment pas, il n'ont pas voulu t'en donner un !
- Ah…
L'enfant papillonne des yeux pour chasser ses larmes. Il n'a pas le droit de pleurer. S'il pleure il va se faire frapper ! Et se faire frapper pour quelque chose qu'il sait déjà serait bête. Il retourne à son occupation, ignorant la tristesse et la détresse provoquée par ces paroles.
Si seulement quelqu'un pouvait m'aimer… Non! Ça ne sert à rien d'espérer, papa et maman m'ont toujours hais, ça ne sert à rien de se rendre malheureux pour cela. Je n'ai pas le droit, je ne mérite pas d'être aimé. Ce sera toujours comme ça.
Une nouvelle étincelle s'éteint dans les yeux émeraudes. Encore une autre. Rendant les belles prunelles de plus en plus vides et ternes. Sans vie.
Il a fait une bêtise. Pour la première fois de sa vie. Mais une grosse bêtise.
Il avait eu envie de sortir de son placard un soir où son oncle n'était pas venu, à son plus grand soulagement. Il avait espéré que le cadenas qui fermait sa porte soit ouvert. Il avait poussé la porte. Ouverte. Il était sorti. Mais sa tante l'avait entendu. Elle était descendue avec Vernon. Il s'était fait frapper. Puis son oncle avait attaché une chaîne au mur, au fond de son placard, où était pendu un collier en métal. Depuis, dès qu'il est dans son placard, il est attaché, comme un animal, comme le monstre qu'il est.
Cela fait plusieurs nuits qu'il passe attaché. Ça doit faire une semaine qu'il n'a pas mangé et plus de trois jours qu'il n'a pas bu… il tient à peine conscient.
Mais c'est déjà le matin, il n'a pas dormi, encore une fois. Il se lève en chancelant une fois que sa tante l'a détaché. Mais le collier reste en continu autour de son cou. Il fait ses corvées en tremblant. Il aimerait tellement être minuscule, invisible. Ne plus être là. Être mort.
Au pire, je ne vais manquer à personne. Alors pourquoi rester là ? Peut être que les anges m'aimeront?! À moins que je n'ailles en enfer ? Ils ne doivent sûrement pas accueillir des monstres comme moi avec les anges… même mort, personne ne m'aimera jamais. Pourtant j'aimerais tellement avoir une maman ou un papa qui me ferait des câlins ou au moins me sourirai… juste ça… pas plus qu'un sourire. Un seul qui ne serait que pour moi. Une fois dans ma vie, un sourire pour moi. Mais pas les sourires comme oncle Vernon quand il vient le soir ou lorsqu'il me corrige. Un vrai, gentil, doux -peut-être?- avant que je n'ailles avec les démons. Parce que je sais que de toute façon, c'est là qu'est ma place. Avec les monstres. Avec les abominations.
- Tante Marge arrive demain. Tu as intérêt à bien te comporter, l'abomination.
L'enfant pâlit dangereusement tout en acquiescent. Cette Tante le hait. Elle va encore le frapper avec sa canne en bois… et peut être qu'elle l'humiliera encore en lui donnant des croquettes pour chien.
- Va préparer son lit dans la seconde chambre de Dudlynouchet. Pense à nettoyer et à ranger !
Seulement trois morsures. Le petit brun se considère chanceux.
Le chien de Marge ne l'a mordu que trois fois. Enfermé dans son placard, il essuie les morsures sanglantes et profondes avec son drap troué.
Encore une fois, Dudley avait décidé de jouer à « la chasse au Harry » avec ses amis… mais le chien également. Il avait couru tout le long de la rue alors que la nuit tombait, sa chaîne autour de son cou, en entendant les autres garçons lui courir après. Mais il était bien trop faible. Il peinait beaucoup trop à respirer. Le chien l'avait fait tomber en lui mordant la cheville, durement. L'enfant avait entendu les rires des autres autour de lui alors qu'il tentait de se redresser sur ses coudes, comme ses mains brûlées ne se soignaient pas. Puis le chien avait de nouveau mordu, à la hanche cette fois ci, puis au bras. Le môme avait retenu ses larmes et encaissé quelques coups de pieds égarés avant de se relever et de rejoindre son placard, longtemps après que les amis de Dudley et que celui-ci soient partis.
À présent, il cherche comment faire pour apaiser cette douleur dû aux morsures. En vain. Il est seul dans son placard, de nouveau enchaîné et pour seul tissu son haut et le drap.
- « Oh, ho-ho
On va griller le Monstre
On va le faire rôtir
Du bois très sec, un peu de paille
Ça suffira pour qu'il s'en aille
On va le faire bouillir
On va le faire rôtir
Brûlons-lui les orteils
Le nez et les oreilles
Et vous verrez
Qu'il comprendra
Qu'ici les Monstres on en veut pas
Dans un torrent de flamme
On va le faire rôtir
On va le faire rôtir. » ( « On va griller le Monstre », Alice au pays des Merveilles)
chante Dudley en regardant sadiquement son cousin.
Il vient de l'acculer le long du four allumé. Il le pousse un peu plus et le petit brun se cogne le dos contre la paroi brûlante, glapissant de douleur, toujours sous les rires de Dudley. Puis le garçon obèse s'en va en riant plus fort encore. Le petit aux yeux verts pleure de terreur et de douleur. De ses mains tremblantes, il touche son dos légèrement brûlé mais les retirent en couinant. Ça fait tellement mal !
Le petit suffoque. Le sang empli sa bouche. Il se noie dans son propre sang. Il tousse dans la tentative d'éjecter le liquide carmin qui empêche l'air d'atteindre ses petits poumons. Mais son oncle lui donne un nouveau coup qui le renvoie sur le sol alors qu'il se redressai sur ses coudes.
- Petite vermine ! Je vais te noyer ! Peut être que comme ça, tu ne nous embêteras plus !
L'enfant se raidi de terreur. Son oncle va le faire. Il en est sur, l'homme fait toujours ce qu'il dit quand il s'agit d'une punition pour lui. Toujours ! L'homme saisit le môme par les cheveux, lui arrachant un gémissement qu'il tenta d'étouffer, puis il le traîne dans les escaliers.
L'Oncle Vernon entre dans la salle de bain et jette le petit contre le lavabo. Celui-ci s'ouvre l'arcade sous la force de l'impact, troublant sa vue déjà légèrement floue naturellement. Le noiraud se recroqueville sous le lavabo maculé de sang, tremblant et sanglotant. Il sait que dans quelques instants, il va souffrir.
Son oncle fait couler l'eau dans la baignoire. Froide, bien sur. Plus l'enfant souffrait, plus cela était grisant pour l'homme obèse.
