Ullo ! La suite chères amies ! Je tiens à remercier Ainari, WonderPillow, Traffy.D, Lou et maos7 pour leurs reviews: vous ne vous imaginer pas la taille de mon sourire quand je vous lis :3. Un énorme merci pour votre soutien. Je vous fais des bisous péteurs.
2. Maki et poudre blanche.
Les trombes d'eau se déversaient sur la ville à nouveau, inondant les rues, dévalant les toits. Le tonnerre ne tarderait pas à éclater, là-haut dans les nuages gris, les éclairs annonçant son arrivé.
Trempé jusqu'aux os dans son sweat jaune et noir, la capuche rabattue sur la tête et les mains profondément enfoncé dans ses poches, ses newrocks vegan envoyant des gerbes d'eau devant lui, Trafalgar maudissait DoFla et ses caprices de diva, qui l'obligeait à sortir par un temps pareil pour aller chercher des sushis. Commander aurait été beaucoup plus pratique. Mais non, lorsqu'on est DoFlamingo, on peut se permet tout un panelle d'excentricités plus chiantes les unes que les autres.
Le panonceau lumineux blanc signalant l'échoppe du restaurateur surgit à travers le rideau de pluie. Le brun accéléra le pas, traversant la rue sans faire attention aux voitures klaxonnant sur son passage. Ouvrant la porte, un carillon de bambou signala son entrée. Il retira sa capuche et remit machinalement ses cheveux en place, bien que son geste ne change pas grand-chose à sa coiffure. Il resta un instant sur le paillasson, histoire d'égoutter un minimum et d'éviter les traînés d'eau dans le restaurant. Quatre personnes faisaient la queue devant le comptoir, il la compléta de sa personne une fois sommairement asséché.
Ses yeux vagabondaient sur les assortiments de sushis colorés, de maki savoureux et de yakitori luisants, l'odeur de la nourriture réveillait sa faim et lui montait à la tête. A croire qu'il était toujours affamé… Absorbé par sa contemplation de brochettes de boulettes de poulets dorés, il ne senti pas tout de suite son téléphone vibrer. Se penchant sur son smartphone, il fronça légèrement les sourcils. Encore … DoFla lui demandait d'aller réglé une petite affaire dans le coin, une histoire de came non payé, un truc dans le genre, chez un apothicaire.
Le brun avait l'habitude de ce genre d'ordres soudain, ça ne lui faisait pratiquement plus rien; il obéissait, c'était tout. Son boss l'avait plutôt bien dressé.
DoFlamingo l'avait recueilli quand sa dernière maison d'accueil n'avait plus voulut de lui entre leur mur. Trop d'aller-retour au poste de police, aux urgences, d'indemnités à payer aux blessés. L'immense blond au style vestimentaire si particulier l'avait pris sous son aile rose, lui offrant gîte et couvert, non sans retour, évidemment, car DoFla n'agit jamais sans intérêt.
Sa défloration fut le prix à payer. Il l'initia au sexe entre hommes, lui faisant aimer la soumission, le plaisir dégradant, la luxure honteuse.
Cette imprégnation du plaisir, quel qu'il soit, l'avait conduit à son boulot de barman dans l'un des clubs du Flamant Rose, grâce auquel il payait ses études de médecine à l'université…
La file avança, le ramenant au moment présent et aux pâtisseries sur lesquelles ses yeux s'arrêtèrent. Les gâteaux fourrés de pâte d'haricots rouges lui faisait méchamment de l'œil. Il n'en avait pas mangé depuis un petit moment, c'était l'occasion.
Ses yeux firent quelque aller-retour sur les denrées alimentaires, s'assurant de ne rien oublier pour sa commande quand ses pupilles s'immobilisèrent sur un plateau de maki, dont des boules-de-neige.
Kidd…
Durant un mois, il devrait se plier aux désirs de cet homme... Le brun ne savait toujours pas comment il en était arrivé là et c'est ce qui le faisait le plus chier. Pourtant sa signature se trouvait bien au bas du contrat écrit à la main par Eustass… ça le laissait sur le cul… !
Il n'avait pas eu l'occasion d'en parler à son boss, il le ferait en rentrant. Ou pas … maintenant qu'il y pensait, ne pas lui en parler pouvait créer un secret, une façon de se dérober à son autorité malgré son obéissance. La part sauvage de l'animal dressé se réveillait à cette idée.
Puis, il fallait avouer qu'il baisait vachement bien le salaud ! Après tous les coups que le brun s'était fait payer ces dernières années, c'était quasiment la première fois qu'il en ressortait satisfait. Même DoFla le laissait sur sa faim… ça le troublait plus qu'il ne voulait l'admettre et … une infime part de son corps désirait une nouvelle étreinte, toute aussi … singulière.
Cet homme dangereux au corps musculeux et blanc s'était ancré dans sa chair en une seule nuit. Les sensations fantômes ne l'avaient lâché qu'après deux jours, le déconcentrant durant ses cours en amphi, remuant son fessier sur le banc pour tenter de les faire disparaitre tandis que le prof se lançait dans l'explication théorique des énergies canalisées et rétablie grâce à l'acuponcture. Il redoutait imperceptiblement la prochaine confrontation avec Kidd, ne se souvenant pas de la première.
Il secoua la tête ce n'était pas son genre de se prendre la tête, surtout pour un client, même bien monté.
Ce fut bientôt son tour et il passa commande, ajoutant à la liste quatre makis et un sachet de taiyaki.
Remettant sa capuche avant de sortir, il ouvrit le paquet et grignota l'une des dorades en pâtisserie, savourant le goût du haricot rouge sur sa langue, appréciant sa texture. Il s'en offrait rarement, n'ayant plus vraiment de temps pour lui, entre ses études, son travail et le clan.
Il longea les vitrines lumineuses assaillit par la pluie qui n'avait pas faibli entre temps, le trempant de nouveau. Il glissa son sac de nourriture dans son sweat, pour éviter que la bouffe de son boss ne soit complètement noyée. Tout en cheminant jusque chez l'apothicaire, il savoura le reste du paquet et les makis, des prunelles cuivrées et un large sourire lui revenant à l'esprit. Ne pas savoir l'emmerdait vraiment, et ce connard de Kidd n'avait pas répondu à ses questions, se contentant de lui sourire sadiquement, satisfait de savoir quelque chose qu'il ignorait.
Il grinça des dents et entra dans l'étroit établissement du pharmacien-herboriste. Un épais nuage de fumée d'encens lui sauta au visage, le faisant cligner des yeux et reculer la tête il avait oublié l'obsession de Mister 3 pour l'encens… . Évacuant la fumée d'un geste de la main, il contourna une étagère de bocaux emplit de poudre aux différentes couleurs, baissant la tête pour éviter des bouquets de fleurs sauvage en train de sécher et arriva au comptoir.
Personne. Il appuya sur la sonnette et attendit, essayant de déchiffrer l'écriture en pate de mouchoirs sur les étiquettes des bocaux, sans grand résultat.
Surgissant d'un rideau de perle, Mister 3, habillé de son jabot blanc, d'un dessus de veste bleu nuit et d'un pantalon noir, pâlit soudainement en reconnaissant son client. Il s'approcha lentement, se tordant les mains.
Il ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortie. Trafalgar soupira et prit la parole. Il n'avait pas que ça à faire, DoFla lui ferait remarquer son retard, à tous les coups, et il devait descendre au club pour préparer la soirée.
_ Tu sais pourquoi je suis là. Je n'ai pas envie de perdre mon temps alors tu paies ce que tu as à payer, et c'est réglé.
Mr 3 tangua nerveusement d'une jambe sur l'autre, tordant ses doigts de plus belle, fuyant le regard du « coursier » de son Protecteur.
_ Je n'ai p-pas encore l'argent L-Law, je … laisse-moi encore deux-trois jours et je pourrais payer, je te l'assure ! J'ai fait ce que vous m'aviez demandé, j'ai tout suivie à la lettre, je-
Trafalgar l'arrêta d'une geste de la main, agacé par le son de sa voix et le ton suppliant.
_ Penses-tu réellement que si je suis ici c'est pour te laisser un délai supplémentaire ? Il désigna d'un signe de tête un sac en toile laissé sur le côté. Vide ta caisse dedans. Dépêche-toi.
Prit de tremblement, l'herboriste s'activa, attrapant le sac et ouvrant le tiroir-caisse, le vidant par brassé de billet et de pièces. Law le contourna et se dirigea dans l'arrière-boutique, pour vérifier s'il n'y avait pas un éventuel coffre. Sur le bureau submerger par des carnets de commandes, des livres de comptes, de recettes et de sachets de poudre blanche, il découvrit une mallette à moitié ouverte emplit de grosses coupures. Le brun fronça les sourcils et soupira, fermant la mallette et l'empoigna. Mister 3 essayait de les doubler… ou jouait double-jeu.
Dans ce cas-là, il devait prévenir DoFla au plus vite.
Quelqu'un essayait d'empiéter sur son territoire.
Le bruit d'une sécurité de flingue qu'on débloque raidit les muscles de sa nuque. Lentement, il se retourna, se retrouvant face à l'herboriste, aussi pâle que sa chemise, ses doigts tremblaient sur la crosse de l'arme, le visage déformé par la peur et la hargne, ses joues noyées par les larmes. Il n'était pas habitué aux armes à feu, Trafalgar le vit immédiatement, indiquant que la situation n'était pas si dangereuse… quoi que… Il fixa son pseudo agresseur d'une expression neutre, attentif à ses moindres mouvements, canalisant l'adrénaline qu'il sécrétait soudain abondamment.
_ Je ne voulais p-pas faire ça… Je v-voulais pas… Vous n'avez p-pas voulu m'écoutez… Vous ne me reconnaissiez pas à ma juste valeur, eux si… Je suis désolé Law…
Alors que l'apothicaire prenait le revolver à deux mains pour assurer sa visée, Trafalgar se rapprocha d'un pas vif, ses doigts enserrèrent le poignet tenant la crosse, le tordant en un angle douloureux qui arracha un piaillement à sa victime, qui du même coup lâcha le flingue. D'un revers de main, Law l'attrapa et pointa l'embout sur la tempe de Mister 3, tombé à genoux, tenant son poignet meurtri. Les larmes dévalèrent ses joues de plus belle.
D'un geste précis, il l'assomma brutalement d'un coup de crosse sur la tempe. Il dégaina son smartphone et composa le numéro de Shachi, qui décrocha rapidement. Le brun lui exposa rapidement la situation, lui demandant de venir avec la camionnette. Il raccrocha et observa le corps à terre respirer faiblement et secoua la tête, soupirant : DoFla n'aurait pas ses sushis avant un petit moment.
҉
Il aidait Zoro à ranger les verres du bar et remettait de l'ordre dans les bouteilles d'alcools et les shakers. Une fois fait, ils déambulèrent entre les confortables sièges, tabourets et canapés en demi-cercle pourpre aux damas noir, remettant en place les coussins, mettant un dernier coup de chiffon sur les tables basses en palissandre de Rio, s'assurant que la salle remplisse sa fonction accueillante. Trafalgar baissa l'intensité des spots, que la lumière accroche doucement les briques de parements, pour que l'ambiance y soit plus intimiste et eut un rictus de satisfaction : ce club était comme sa deuxième maison, et le personnel sa deuxième famille. Il s'y sentait à sa place. Presque en sécurité.
Mihawk, Zoro et lui seraient au bar ce soir Bepo était souffrant et ne pouvait assurer le service. Il avait appelé le brun pour le prévenir, grognant et pestant contre son dos bloqué. « J'suis monté en kit j'te dis ! ». C'était grâce à Trafalgar que l'albinos avait trouvé un travail dans ce bar, aux services un peu spéciaux : quiconque avait assez d'argent pouvait faire des demandes plus ou moins particulières au personnel, qui accédait ou non à la requête. Ça allait de la simple escort aux baisers passionnés et plus si affinité, bien qu'une certaine mise-en-garde soit en vigueur : éviter de tomber amoureux de la clientèle. L'argent passe avant les sentiments.
Trafalgar remis en place son gilet de service, retroussa ses manches, déboutonna un peu plus le col de sa chemise puis repassa derrière le bar pour se servir un verre de jus de mandarine, quand il vit Mihawk arrivé, sac de rechange sur l'épaule, dévalant les trois marches de l'entrée, le front légèrement luisant de sueur. L'étudiant vit qu'il faisait de son mieux pour cacher son souffle court.
Il passa rapidement devant le bar, les saluant d'un signe de tête avant de disparaitre dans les vestiaires. Pas assez vite cependant pour éviter que Law ne distingue un suçon, partiellement caché par un foulard. Il échangea un regard avec Zoro, qui attachait ses longues dreadlocks avec un tissu noir, un sourire au coin des lèvres.
Shanks avait sûrement emmené le beau brun ténébreux. D'où son retard…
Il lava son verre, l'essuya et le déposa sur le comptoir. Il fit craquer ses doigts, détendit ses épaules puis reprit le verre et commença à jongler avec, se dénouant les muscle, s'entrainant pour la soirée.
Le voyant faire, Zoro remonta également ses manches et prit bouteille et shaker, histoire de corsé un peu la chose. Sans avoir besoin de se concerter, Trafalgar se tourna vers lui et ils jonglèrent de concert, s'envoyant verre, shaker et bouteille, rattrapant par derrière, faisant glisser sur leurs avant-bras, jonglant sur le dos de la main, avec une étonnante synchronisation.
Une fois bien échauffés, ils accélérèrent crescendo, tentant de garder des gestes fluides et gracieux.
Ne lâchant plus du regard les éléments en vol, c'était à celui qui relâcherait la pression le premier. Zoro eut un autre sourire en coin.
_ Tu vas perdre, énonça t'il calmement, soutenant toujours le rythme.
_ Ta déconcentration ne fonctionne pas, répliqua le brun, un rictus moqueur accroché aux lèvres.
_ T'avais pas déjà dis ça la dernière fois ?
_ Ça ne marchera pas cette fois-ci.
Le verdoyant échappa un rire et profita d'un court moment de répit pour ajouter à la jongle deux verres de plus. Ce qui rendit la partie plus serré. Trafalgar secoua légèrement la tête et suivit le rythme, commençant à faiblir...
Jusqu'à ce que la bouteille lui échappe…
Et que Mihawk la rattrape et la dépose sur le comptoir. Comme les deux autres, il était désormais habillé d'une chemise blanche, d'un gilet de service et d'un pantalon noir. Une belle cravate en relief venait compléter sa tenue.
Zoro ne put empêcher un rire de fierté tandis que Trafalgar remercia leur aîné d'un signe de tête. Ce qu'il trouvait appréciable avec eux, c'est qu'il n'était pas obligatoire de parler pour se comprendre, beaucoup de chose passait par la gestuelle.
_ Je t'avais dit que tu perdrais, argua Zoro en rangeant le shaker et remettant la bouteille au frais.
_ Tu n'aurais pas ajouté les verres, c'est toi qui aurais perdu, répliqua calmement l'étudiant, repassant un coup de torchon sur les verres.
_ On fait son mauvais joueur ce soir ? Le taquina-t-il. Traffy boude ?
_ Je t'emmerde, chantonna Trafalgar, sans accorder un regard à son collègue, qui partit en riant vers les cuisines.
Mihawk ne les avaient pas lâché du regard et eut un léger sourire, avant de faire le tour du bar. Il sortit des assiettes et commença à présenter les amuse-bouches pour les clients, qui commençaient d'ailleurs à arriver.
Si Shanks n'avait pas tardé à lui dire au revoir, il aurait déjà fini la présentation… La brûlure de son baiser lui restait sur les lèvres. Il ferma les yeux un instant, évacuant les sensations que lui procurait ce souvenir, et se remit au travail, mettant de côté le regard de braise du Roux.
҉
_ Oï Cook ! Elles arrivent ces gambas !?
_ Sors tes dreads dégueulasses de ma cuisine, Marimo !
Zoro eut un sourire en coin, se tenant dans l'entrebâillement de la porte qui menait au royaume de Sanji, le chef cuistot du club. Il le regarda évoluer entre les fourneaux qu'il orchestrait seul, le regard posé sur le fessier en mouvement, serrer dans son pantalon de travail noir. Le blond s'activait prestement, assaisonnant une sauce, assurant la friture des ravioles de légumes et la cuisson de petites pizzas individuelles.
Les gambas reposaient, harmonieusement présentées, dans des bols sur un plateau, sur le plan de service.
_ Arrête de mater et retourne bosser, flemmard pervers, argua le cuistot en étuvant les ravioles.
Le barmen se redressa et s'approcha des tables, enfin autorisé à entrer. Au moment où Sanji déposa le plat des fritures sur le plan de service, Zoro l'attrapa par la taille, pressant son torse contre le sien et s'empara de ses lèvres fiévreusement. Sanji grommela une phrase incompréhensible qui se perdit dans l'échange, auquel il répondit avec calme. Ce mec avait le don d'affoler ses sens avec une caresse, sa présence même suffisait à le détendre… Et ce n'était pas le moment d'être détendu, il avait des plats à surveiller. Il lui mordilla la lèvre inférieure et tenta de reculer, sans succès, le bras du Vert le gardant précieusement contre lui. Il le repoussa, les paumes sur ses épaules musclées.
_ Zoro… On a du boulot … Dégage… murmura-t-il contre ses lèvres, avant de subir un nouvel assaut, plus doux.
Le blond soupira et posa une main sur la joue chaude et imberbe de son amant, qui glissa sur son cou. Étant en train de cuisiner, poser ses mains sur lui revenait à enfreindre une règle d'hygiène… Il n'avait plus qu'à se relaver les mains. Saleté de Marimo.
Celui-ci sourit dans l'échange et happa délicatement sa lèvre inférieur, avant de se reculer et de poser son front contre le sien. Il plongea son regard gris dans celui azuré, se mordillant la lèvre d'envie. Puis se ravisa. Il desserra sa prise, satisfait de voir une fugace déception dans l'œil du cuistot. Il ne put empêcher un sourire satisfait et essuya un regard de reproche. Il prit le plateau de gambas et embrassa le blond sur la joue.
_ T'es mignon quand t'es frustré.
_ Je t'emmerde Pelouse !
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Mihawk, Zoro et Trafalgar terminaient leu numéro de bartender synchronisé sous les yeux d'un public féminin émerveillé. La prestation se termina par un Rainbow Shots, qui ravie toutes les spectatrices. Eh oui c'est bien connu : les femmes, ça aiment les arcs-en-ciel...
Empochant ses pourboires avec un sourire professionnel, Trafalgar lava les shakers usagers avant de prendre le plateau des gambas et de déambuler parmi les clients. Arrivé près de l'une des tables du fond, entouré de rideaux de perles rouges sang, une jeune femme aux cheveux roses lui caressa les fesses quand il passa devant elle. Habitué, il se tourna à moitié vers elle, un rictus aux lèvres.
_ Jewelery, tu sais que ce n'est pas gratuit, lui rappela-t-il, le ton faussement réprobateur.
Un trio d'amies sur le côté, nouvelles dans le club, rosirent à la déclaration. Elles n'étaient sûrement pas au courant ou n'y croyaient qu'à moitié… Quelle agréable surprise.
Elle lui rendit un sourire complice et passa un billet dans sa ceinture avant de se servir un crustacé et de le manger de manière assez suggestive, sous le regard envieux des jeunes filles à côté.
_ Tu sais que je paye toujours. Bepo n'est pas là ce soir ? demanda-t-elle en balayant la salle du regard. Trafalgar l'avait déjà vue faire à plusieurs reprises au cours de la soirée. L'engouement de la rose pour l'albinos était assez étonnant, elle qui préférait les hommes dégoulinant de testostérones …
_ Il a eu un empêchement, il devrait revenir demain, l'informa-t-il.
_ Un empêchement … ? Si tu le dis... Demande à Sanji une pizza extra, s'il te plait, demanda-t-elle à nouveau, glissant un autre billet dans sa ceinture et pelotant à nouveau son fessier.
Il acquiesça et termina son tour de salle pour terminer le plateau, sentant des regards le suivre et glisser discrètement sur son corps. Ça aussi, ça ne lui faisait plus rien, il y était plus qu'habitué. Il prit une autre commande, discuta poliment avec l'une des jeunes filles. Effectivement c'était leur première fois dans le club. Pour fêter ça, Trafalgar se pencha au-dessus d'elle, prit délicatement ses mains pour les poser sur son cul et lui roula une pelle assez intense pour qu'elle ait besoin d'aller aux toilettes. Quand, sans trop savoir pourquoi, il leva la tête vers l'entrée.
Fourrure noir, cheveux rouge…
Le reste revint immédiatement sans qu'il n'ait besoin de regarder en détail. Ses yeux cuivrés le fixaient par-dessus la foule, couronnant un sourire carnassier.
Il sentit les pulsations de son cœur dans son ventre, lourd et bruyant. Et la chaleur qui s'en échappait. Il avait beau faire médecine, sur le coup, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il resta accrocher à ce regard quelques instants, avant de revenir à la fille toute rose d'excitation et de lui souhaiter une agréable soirée. Il se redressa, sourire pro accrocher aux lèvres et revint au bar avec son plateau, qu'il alla déposer en cuisine, profitant pour passer commande au cuistot.
Il inspira à fond pour reprendre le contrôle de son palpitant. Ce n'était pas dans ses habitudes de se faire dominer par son corps, sauf pour baiser … Bon, ça a un lien, Eustass baise comme un dieu , mais ! On reste pro et on ne se laisse pas aller. C'est sa queue qui nous intéresse, et son fric, rien d'autre. Il retourna en salle et sortie en jonglant –pour se la péter un peu- les bouteilles et le verre pour le cuba liber demander précédemment, lorsque…
_ Une Tequila Sunrise.
Cette voix … Grave, intimidante et joueuse. Trafalgar releva les yeux après un instant, se perdant instantanément dans les iris cuivré d'Eustass Kidd. Un rictus moqueur étira les lèvres du brun.
_ Et le mot magique ?
A suivre…
