POV Murphy

D'accord, j'était en retard. Par conséquent je m'attendais à ce qu'il me regarde en levant les yeux aux ciel et en me disant que, la prochaine fois, il ne le tolère erait pas. Ou même qu'il me gueule dessus, j'aurais compris.

Pourtant, quand il m'aperçut, il me lança un joyeux « Bien dormi ? Apparemment, tu as fait la grasse matinée ce matin… »

Je le regarda étonnement, je m'attendais à tout sauf à ça, puis je lui fit un sourire idiot. Je me repris vite, me rendant compte de ce que je venais de faire. Je venais de réagir comme une gamine. Heureusement que personne n'avait rien vu, sinon ma réputation était foutue…

Je le suivit sur le petit sentier qui menait à la forêt.

Un silence s'était installé. Aucun de nous deux n'avait de sujet de conversation à proposer. Puis, au bout de quelques minutes de marche, il me sembla entendre un bruit qui venait des arbres. Comme il n'avait pas l'air de l'avoir entendu, je me dit à moi-même que ce n'était sûrement que le vent ou un oiseau.

Décidant que l'ambiance était décidément un peu trop pesante, je me décida à entamer la conversation. Mais, au moment où je ouvrir la bouche pour parler, un deuxième bruit plus distinct que le premier arriva à mes oreilles. Bellamy s'arrêta, il l'avait entendu aussi.

« Bouge pas, Murphy… »

Avant même que nous ayons pu réagir, des natifs apparurent devant nous. La dernière image que je vit fut mon ami se faire assommer par un bâton avant d'être frappé à mon tour et de m'écrouler dans la poussière.

POV Bellamy

D'accord, ça ne faisait pas très « chef » de demander à une personne qui est retard et que j'attendais depuis dix minutes si elle avait bien dormi. Mais, sur le moment, je n'avais rien trouvé d'autre.

Apparemment, vu la tête qu'il tirait, il semblait à s'attendre à des reproches pour sa non-ponctualité, ce qui était tout à fait normal. Mais je ne pouvais pas la lui reprocher. Je ne pouvais jamais rien reprocher à Murphy sans m'en vouloir ensuite pendant des jours. C'était comme ça.

Tout en m'assurant qu'il me suivait, je m'engouffra dans la forêt. Aucun de nous n'ouvrait la bouche. A un moment, je le sentit se crisper derrière moi. J'allais me retourner pour lui demander ce qui n'allait pas, mais il se détendit. Rassuré, je continua mon chemin.

Puis un bruit plutôt distinct me parvint. Il venait des arbres. Je me retourna, méfiant.

« Bouge pas Murphy »

J'eut à peine le temps de voir les natifs nous encercler que je perdis connaissance.