Bonjour à tous,

voici le deuxième chapitre.

Bonne lecture

Rar : Stéphanie : Merci pour la review.


Minerva tentait d'intégrer tout ce qu'Hermione lui avait dit. La jeune femme avait accepté de fusionner avec la dragonne pour la sauver. Cet acte la touchait profondément, cela signifiait que la brune tenait quand même à elle malgré son comportement des dernières semaines. Cependant cet acte comportait certaine conditions et l'animagus devait en avoir le cœur net.

- Et que se passera-t-il si...vous ne trouvez pas votre âme sœur?

Hermione inspira profondément puis répondit.

- Je mourrai.

La réponse glaça les sangs de la directrice. Elle était heureuse que la jeune femme l'ait sauvé mais pas si c'était au péril de sa propre vie. A moins... à moins que la jeune femme ait déjà trouvé son âme sœur ?! A cette pensée, le cœur de l'animagus se sera encore plus. Si c'était le cas, elle ne pourrait s'empêcher d'être contente car Hermione vivrait, mais d'un autre côté cela signifierai qu'il n'y a plus rien à espérer et ça Minerva ne pouvait s'y résoudre ; après tout elle venait de lui sauver la vie. C'est donc la gorge nouée qu'elle posa une autre question.

- Et votre âme sœur?

- Oui?

- Et bien... l'avez-vous trouvée? Minerva tenta de paraître le plus détachée possible mais elle redoutait la réponse.

-Je ne sais pas, avoua Hermione à voix basse.

-Axelle? Osa supposer la directrice.

Hermione garda le silence. Est-ce qu'Axelle était son âme sœur? Elle ne savait pas, la jeune femme était totalement perdue. Axelle l'avait aidée à oublier Ron, elle la rendait heureuse et insouciante, elle était bien dans ses bras et se sentait en sécurité. La blonde lui manquait quand elle n'était pas ensemble et Hermione n'avait qu'une envie dans ces moments-là ; la rejoindre. Cela suffisait-il pour faire de sa capitaine son âme sœur?

- Je ne sais pas, répondit simplement la brune. Tout est un peu confus.

Hermione se mura de nouveau dans le silence. Elle avait du mal à accepter qu'en une nuit tout ce qui avait fait son quotidien ces dernières semaines soit remis en question. Tout lui semblait naturelle avec Axelle, elle la faisait rire, lui faisait oublier Poudlard pour quelques heures, elle ne s'était jamais posé la question de ce qu'elle ressentait vraiment pour la blonde. Elle était heureuse et ça lui suffisait. Mais là, c'était une autre histoire ; si Axelle n'était pas son âme sœur, elle mourrait. Le ventre gargouillant de Minerva la ramena vers la réalité. Repoussant au loin ses pensées, elle se tourna vers la directrice.

- Je crois que j'ai faim, se justifia Minerva.

Hermione ne put s'empêcher de sourire.

- Venez, je vous offre un petit déjeuner à Pré-au-lard et nous retournerons à Poudlard pour rassurer tout le monde.

Minerva se leva et aida la brune à en faire autant. Avant qu'elle ne puisse faire un geste, elle la prit dans ses bras et murmura.

- Merci infiniment Hermione, je ferai tout pour vous aider à trouver votre âme sœur.

- De rien, Hermione resserra l'étreinte de l'animagus. Le soutien de cette dernière lui allant droit au cœur.


- Min engel, kom og se ! (Mon ange, viens voir !)

Le jeune homme blond s'approcha et, se mettant derrière son épouse, regarda avec bienveillance la petite fille qui leur tendait les bras depuis son berceau.

- Min prinsesse ! Gjør meg ditt beste smil ! (Ma princesse ! Fais-moi ton plus beau sourire !)

Les yeux de la petite brillaient d'émerveillement et de joie. Le militaire s'approcha d'elle et la prit dans ses bras pour la chatouiller. Le rire joyeux raisonna dans la chambre d'enfant et les parents furent comblés ; ces moments de complicités devenant rares par les temps qui couraient.

Reposant sa fille dans le berceau, le jeune homme l'embrassa une dernière fois avant que la petite ne s'endorme. Reculant d'un pas, il laissa sa femme la recouvrir d'une petite couverture brodée et tous deux sortirent de la pièce.

Encerclant sa femme dans ses bras, il l'embrassa sur le font.

- Under kveldens min kjærlighet. (A ce soir mon amour.)


Severus sortait du château accompagné de Johnson, le professeur de défense contre les forces du mal. La sortie des élèves pour pré-au-lard avait lieu exceptionnellement un mercredi et les deux professeurs étaient de corvée de surveillance.

- Dites-moi Rogue, savez-vous pourquoi nous étions seuls ce matin au petit déjeuner ?

Severus s'attendait à la question mais n'en avait pas la moindre idée. La veille, il avait vu Minerva se diriger vers les grilles de Poudlard. La directrice devait sûrement être partie à la recherche d'Hermione.

- Elles devaient être occupées. Répondit-il évasivement.

Voyant que le maître des potions n'en dirait pas plus, Johnson n'ajouta rien et les deux hommes se postèrent devant la porte pour vérifier les autorisations des élèves.

Alors que Severus lança un sort de vérification sur le parchemin d'un garçon de troisième année, le fantôme du Baron sanglant apparut à ses côtés.

- Professeur Rogue, je crois qu'il est important que vous me suiviez !

- Des soucis avec un élève de Serpentard ? Demanda-t-il sans lever la tête.

- Non, mais je pense que c'est vraiment important. Insista le fantôme.

Le professeur soupira de mécontentement.

- Bien ! murmura-t-il. Johnson, je vous laisse la garde des élèves je dois aller faire quelque chose.

- Sans problème !

D'un mouvement de la main, il signa un dernier parchemin et fit demi-tour dans un mouvement de cape. A la suite du spectre, il se demanda ce qu'il voulait il était assez rare qu'on vienne le trouver pour régler des histoires qui n'avaient pas de lien avec sa maison. Le directeur marcha un bon moment avant de se retrouver de l'autre côté du château. Suivant toujours le Baron Sanglant il ne comprenait pas pourquoi celui-ci l'amenait près du lac.

L'étendue d'eau était de plus en plus visible et Severus s'attendait à une farce ou bien à trouver deux amoureux en goguette. Cependant, alors qu'il observa les environs du lac, deux silhouettes attirèrent son attention. Regardant plus attentivement, il reconnut rapidement la chevelure rousse du professeur de vol.

- Bon sang, mais que s'est-il passé ? Jura-t-il. Depuis combien de temps sont-ils là ?

- Je les ai vus il y a un petit quart d'heure environs. Répondit le fantôme.

- Bien, merci de m'avoir prévenu, retournez au château et aller chercher Pomfresh, je crois bien qu'ils vont avoir besoin de soins.


Fred venait d'entrer dans le cabinet d'avocat et cherchait Pansy dans les locaux. Traversant la salle d'attente, elle pénétra dans le réfectoire et y trouva la jeune femme devant son café.

- Pans', j'ai besoin d'un service !

- Ah non, pas ça, ta femme est enceinte et tout… non, non…. Puis elle éclata de rire devant la mine outrée de son amie. Je rigole Fred, détends toi.

Malheureusement Fred n'était pas du tout détendue. Minerva et Hermione étaient introuvables. Elles avaient disparues de l'hôpital en pleine nuit créant un bordel monstre tel que les aurors étaient intervenus pour faire oublier les événements au personnel soignant. Axelle était inquiète mais elle lui avait assurée que tout allait bien. Pour la rassurer, elle avait usé du prétexte de faire marcher ses relations de travail pour la retrouver. Intérieurement, elle avait espéré retrouver les deux femmes à Sainte Mangouste mais il n'en était rien.

Affolée, elle s'était retournée vers la seule solution qui lui semblait envisageable. Aussi vite qu'elle put, elle avait transplané vers le cabinet de la Serpentard.

- Bon, explique-moi ce qu'il se passe ? dit Pansy en s'asseyant sur le coin de la table. Ce n'est pas dans tes habitudes de passer en début de journée et encore moins quand ta femme n'est pas là…

La dernière phrase lui valut un regard noir.

- Hou ! T'es à prendre avec des gants aujourd'hui !

- Oui, je sais…. Hermione et Minerva ont disparu hier ! Lâcha-t-elle en faisant de grands gestes des bras. Pfiou, envolées…

- Attends, là va falloir que tu m'expliques plus en détail je comprends absolument rien.

- Hier, j'ai croisé Minerva McGonagall qui venait voir Hermione à la fin de l'entraînement. Mais vu comment Axelle et Hermione se sont regardées pendant la séance, j'ai bien peur qu'elle ait, soit interrompu, soit vu un moment un peu intime. Enfin bref, je ne sais pas ce qu'il s'est passé après mais quand mon portable d'astreinte a sonné hier soir, j'ai été appelée sur un accident de la route. La directrice de Poudlard venait d'être renversée.

Fred reprit son souffle et continua plus doucement.

- On l'a conduite dans l'hôpital le plus proche faute de mieux. D'après Axelle, Hermione a eu le droit d'aller la voir et elle l'a congédiée. Tu connais Ax', elle ne s'est pas imposée. Ce matin, elle y est retournée et rien, plus personne….

Fred avait réussi à garder son calme et elle lui raconta ensuite ses recherches infructueuses et l'idée qu'elles pourraient être à Poudlard.

- Avant de nous précipiter, je vais appeler quelqu'un. On verra bien ce qu'il nous dira.

L'avocate se leva et s'approcha de sa cheminée. Prenant une poignée de poudre, elle la lança dans l'antre.

- Severus Rogue.


Jêra termina de défaire complètement les runes sur le sol et d'un coup de pied, renversa le chaudron emplit de potion, empêchant quiconque de rejoindre la sorcière. Il ne prendrait pas ce risque-là. Une fois sa tache accomplit, il marqua une pause. Le soleil commençait à monter et Jêra le contempla. L'astre illuminait la colline d'une lumière nouvelle, semblable au renouveau et amenant avec lui le commencement d'un nouveau jour, d'une nouvelle ère ; la sorcière avait disparu. Il espérait que son roi le regardait actuellement.

- J'ai tenu ma promesse Halvard. Je vous serais toujours fidèle.

Une brise de vent caressa ses cheveux grossièrement attachés et Jêra sourit. L'espoir d'un monde meilleur venait de se créer.

Alors qu'il contemplait les couleurs du jour levant, du bruit en bas de la colline attira son attention. Les gardes qui avaient été renvoyés remontaient la colline, inquiets de ne pas voir revenir leur reine.

Sans attendre, Jêra leur tourna le dos et courut à l'autre extrémité. La sorcière n'était peut-être plus là, mais il était toujours leur prisonnier et les gardes n'étaient pas des tendres. Avisant un chemin escarpé la descente serait à coup sûr périlleuse mais il s'y engagea sans hésiter. Mieux valait se briser le cou dans cette pente que de retourner en prison et subir le fouet lacéré du bourreau.

Les gardes arrivèrent essoufflés au sommet. Ils firent rapidement le tour de la plate-forme avant de constater qu'il n'y avait plus personne. Le capitaine se baissa et examina les pierres ainsi que le chaudron renversé.

- Ce chien ne doit pas être loin, aboya-t-il, trouvez-le !


Ginny recracha une gorgée d'eau et se mit à tousser bruyamment. Ouvrant les yeux elle fut éblouie par une lumière blanche. Sans qu'elle ne le contrôle, une deuxième gorgée d'eau remonta et elle la recracha.

- Miss Weasley, vous revoilà parmi nous. Dit une voix à ses côtés.

- Il ne fallait pas vous inquiéter pour moi Severus… Outch, j'ai mal au crâne ! Qu'est-ce que je fais là ? Demanda-t-elle en se forçant à ouvrir les yeux.

- C'est à vous de l'expliquer.

Fouillant dans sa mémoire, elle chercha ce qui avait pu lui arriver avant de se souvenir. Finalement elle aurait préféré éviter. Un voile de tristesse embruma ses yeux et son cœur se serra. Inconsciemment, elle se revit prendre des risques inconsidérés au-dessus de l'eau. Se noyer paraissait être une fin à sa souffrance. Revoyant ses dernières figures, elle devint encore plus blanche.

- Vous allez bien Weasley ?

- Je… elle déglutit difficilement… J'ai failli mourir ? Demanda-t-elle perdue.

Severus la regarda dans les yeux, ne sachant pas s'il devait répondre franchement. Il n'était pas habitué à ressentir de l'empathie mais là, il avait visité les souvenirs de la rousse et ce qu'il avait vu lui avait retourné l'estomac.

Un bruit provenant du lit d'à côté le sortit de sa réflexion et l'empêcha de répondre à la question posée. Allongé aux côtés de la rousse, un jeune homme blond platine reprenait conscience.

Le maître des potions s'était approché de lui et posa sa main sur le torse nu du jeune homme.

- Ne bougez pas, votre blessure n'est pas encore guérie.

- Hvordan ? Hva sa du ? Hvor er jeg ? (Comment ? Qu'avez-vous dit ? Où suis-je ?)

Le maître des potions le regarda avec surprise ne comprenant pas ce qu'il demandait. L'étranger résista à la pression de la main sur lui et essaya de comprendre ce qu'il lui était arrivé. Voulant se lever, il sentit que son épaule tirait. Regardant vers sa blessure, il remarqua que ça saignait et se laissa retomber sur son lit.

- Jeg tror det ble gjenåpnet. Damn ! Det gjør vondt ! (Je crois que ça s'est rouvert. Bordel ! Ca fait mal !)

Voyant la tache apparaitre sur le bandage, Severus sorti sa baguette et referma la plaie. Il en profita pour lancer un sort de traduction au blessé.

- Merci, souffla celui-ci.

Ginny regardait la scène silencieuse. Se sentant un peu mieux, elle se redressa et essaya de se mettre debout. Le monde tournait autour d'elle mais elle réussit à garder un peu d'équilibre. Elle ne voulait pas rester là, elle ne voulait pas revoir la pitié dans les yeux de son collège. Marchant vers la porte de l'infirmerie, elle ne fit que quelques pas avant de s'effondrer.


Pansy et Fred traversèrent le parc du château très rapidement. Severus ne répondait pas au réseau de cheminette et la serpentard préférait aller vérifier par elle-même. Même si l'idée de revoir Ginny ne l'enchantait pas, elle voulait avoir le cœur net dans cette affaire.

Les deux jeunes femmes arpentèrent les couloirs jusqu'aux cachots mais trouvèrent ces derniers vides. Décidément, ce n'était pas leur jour de chance.

- Une idée d'où il peut se trouver ? Demanda Fred

- Non, ou… J'y ai pas pensé…. Viens on va tout de suite aller vérifier le bureau de McGo et s'ils ne sont pas là, on avisera.

Repartant dans l'autre sens, elles dévalèrent les escaliers, traversèrent les couloirs avant d'arriver devant la gargouille de la directrice. Celle-ci les regardait d'un air suspicieux.

- Le mot de passe ?

Pansy passa une main dans ses cheveux et essaya de réfléchir. Cependant Fred était de moins en moins patiente

- Et maintenant on fait quoi ?

- Système D ! On essaye de trouver un fantôme.


Trois heures, c'est le temps que mit Jêra pour redescendre de la colline et rejoindre la ville tout en évitant les gardes. Il s'infiltra dans le palais par le chemin des serviteurs et rejoignit les quartiers des servantes. Arpentant les murs, il arriva devant une petite chambre où il toqua doucement à la porte. L'heure était encore matinale et il se doutait que l'occupante de la chambre serait encore là. Cette dernière ouvrit la porte et aussitôt, Jêra couvrit sa bouche de sa main.

- Chut, ne fais pas de bruit.

- C'est bien toi?

- Oui, mon amour, tout est fini.

La jeune femme l'enlaça et il déposa un baiser léger sur ces lèvres.

- Elea, nous ne pouvons pas rester ici, il faut partir.

- Mais tu viens de dire que tout était fini, protesta l'interpellée.

- La reine n'est plus là, mais les gardes n'en n'ont que faire. Le capitaine de la garde va s'empresser de prendre le pouvoir, ce n'est qu'une question de temps.

- Mais où irons-nous?

- Je ne sais pas encore. Écoute-moi attentivement.

Eléa, mesurant la gravité de la situation, attendit que Jêra expose son plan. La reine n'était plus un problème certes mais avoir le capitaine de la garde comme roi n'était pas beaucoup mieux. Il était au moins aussi cruel que cette dernière et rivalisait d'imagination pour faire subir les pires châtiments aux prisonniers ainsi qu'aux traîtres.

- Tu vas rassembler les serviteurs, écuyers, palefreniers, tous ceux qui était fidèle à notre roi, et amène les à la porte de derrière dans deux heures. Pendant ce temps, je vais tenter de libérer les prisonniers.

- Mais qu'as-tu en tête Jêra?

- Il est temps de nous battre Eléa, nos vies nous appartiennent et je compte bien reprendre ce qui nous revient de droit!

- Mais nous ne sommes pas de taille à lutter, de simple paysans contre une armée, nous ne gagnerons jamais, protesta la jeune femme.

- Nous n'avons rien à perdre et je ne vivrai plus jamais sous le joug de quelqu'un Eléa! Es-tu avec moi?

- Oui mon amour, laisse-moi juste le temps de rassembler mes affaires et...

- Fais vite, le temps presse, je vais libérer les prisonniers.

Jêra fit un pas en direction de la porte mais Eléa le retient et l'embrassa passionnément, faisant passer dans ce baiser tout l'amour qu'elle lui portait.

- Fais attention à toi, murmura-t-elle.

- Je te le promets.

Tel un espion aguerri, il sortit de la chambre et se dirigea vers les cachots alliant rapidité et discrétion. Il évita toutes les patrouilles de garde et il ne lui fallut pas plus de vingt minutes pour arriver à destination. Les couloirs étaient froids, sombres et humides. Silencieusement, il descendit les escaliers. Seulement deux gardes surveillaient les cachots ; après tout avec la sorcière sur le trône, une évasion était peu probable.

Jêra se faufila jusqu'au bas de l'escalier et examina la situation. Un des gardes était assis à une table et ronflait légèrement tandis que l'autre effectuait un tour de garde dans le couloir. Une armure attira son attention ; ou plutôt le poignard et l'épée qu'elle arborait. Jêra se saisit du poignard et se cacha dans une alcôve derrière une statue décapitée. Le garde qui faisait son tour passa devant lui sans le voir. Ni une ni deux, le serviteur lui sauta dessus et planta le poignard dans la jugulaire du soldat qui mourut sans un bruit.

Malheureusement, l'armure lourde du garde l'entraîna et il ne put retenir la chute du corps qui tomba dans un fracas épouvantable, réveillant le garde qui dormait. Ce dernier s'éveilla en sursaut mais fut rapidement sur le qui-vive. Tandis que Jêra se cacha à nouveau, la peur au ventre de se faire prendre, le soldat se leva et se précipita sur son collègue au sol.

- Mais qu'est-ce que ça veut dire? dit-il en touchant le soldat à terre en constatant qu'il était mort, A moi la...

Sans réfléchir, Jêra se jeta sur lui. son poignard sifflant dans l'air vient trancher la gorge du soldat qui ne finit jamais sa phrase. Tendant l'oreille, le serviteur s'assura qu'aucun autre garde n'ait entendu l'appel. Il délesta alors les gardes de leur armure et en équipa une. Quitte à se battre, autant le faire de manière égal. Il se saisit ensuite du trousseau de clé et pénétra dans les cachots.

N'ayant pas encore revêtu le casque pour que les prisonniers le reconnaissent, il commença à ouvrir les cellules. Lorsque tout le monde fut libre, il monta sur la table et prit la parole.

- Mes amis, mes frères! La sorcière n'est plus!

Une salve d'hourra retentit alors.

- S'il vous plaît, écoutez-moi! Le silence se fit presque aussitôt. C'est vrai la reine n'est plus mais nous devons nous attendre à pire! Notre bien aimé Roi était le dernier de sa lignée et avec lui s'est éteinte la famille royale. N'ayant plus d'héritier du trône, le chef des armées est alors en droit de siéger. Mais la plupart d'entre nous sommes ici sur son ordre... Nous devons l'en empêcher! Joignez-vous à moi et ensemble combattons la tyrannie!

Les prisonniers approuvèrent et l'engouement les gagna.

- Suivez-moi ! L'heure de la révolte a sonné!


- Weasley, vous m'entendez ?

- Où suis-je ?

- A l'infirmerie ! Je vous avais pourtant dis de rester coucher ! Mais non, plus têtue qu'une mule !

Ginny sourit faiblement à son collègue qui était désormais debout à faire les cents pas.

- Que vous a-t-il prit bon sang ! Ne refaites plus jamais ça ! Des acrobaties au-dessus du lac… Vous cherchiez quoi, voir si vous étiez capable de voler sans votre fichu balai !

- Severus… dit-elle honteuse

- Non ! Vous croyez que j'ai pensé quoi hein, quand j'ai vu votre corps étalé sur le sol, votre balai explosé à vos côtés ?

La rousse déglutit devant la colère du maître des potions. Elle avait réellement pris de gros risques mais elle avait si mal.

- Comment… ? Comment je… ?

- Comment vous vous en êtes sortie ? Par la volonté de Merlin on vous a sauvé de la noyade ! Un jeune homme était étendu à vos côtés et il semblerait que ce soit de son fait. Il prétend…

La porte de l'infirmerie s'ouvrit et Severus entendit une voix qu'il connaissait. Tournant la tête dans la direction il reconnut Pansy Parkinson qui était accompagnée d'une jeune femme qu'il ne connaissait, de toute évidence, pas. La serpentard n'avait pas changé, du moins physiquement. Alors qu'elle s'avança vers lui pour le saluer, elle s'arrêta net en voyant la rousse allongée sur le lit qui la fixait. Détaillant son corps, elle vit les multiples bandages avant que son regard ne s'arrête sur le bois brisé au pied du lit. Relevant les yeux, elle croisa le regard bleu de son ancienne amante et sentit une immense culpabilité monter dans son corps. Refusant de céder aux questions qui envahirent instantanément son esprit, elle détourna la tête vers son ancien professeur.

- Que me vaut votre visite Miss Parkinson ? Demanda-t-il pour rompre l'échange silencieux dont il n'avait rien raté.

- Je… Je venais vous demander si vous aviez des nouvelles d'Hermione et McGonagall depuis hier ?

- En quoi cela vous importe-t-il ?

- Minerva a eu un accident hier soir et elle a disparu de l'hôpital dans lequel elle se trouvait. Répondit Fred à la place de Pansy

- A qui ais-je l'honneur ? Un accident ?

- Elle a été percutée par une voiture, le choc a été assez violent. Lieutenant Fred Ó Muireadhaigh, chef pompier.

- Enchanté. Je crois que cette histoire ne sent pas bon. Venez, allons dans mon bureau pour en discuter.

Le mouvement de cape sortit Pansy de sa contemplation et elle se retourna pour les suivre.

- Weasley, vous avez intérêt à rester là ! Est-ce clair !?


Hermione et Minerva descendaient doucement mais sûrement la pente rocailleuse qui menaient à la grotte. Marchant à travers les arbres, elles finirent par déboucher sur un petit chemin de terre. De là-haut, elles distinguaient parfaitement pré-au-lard ainsi que les grilles de Poudlard dans le fond du paysage. Alors qu'Hermione s'engagea sur le chemin de droite, Minerva l'arrêta net dans son élan.

- Hermione ?

- Oui ?

- Vous ne trouvez pas qu'il y a quelque chose de bizarre ?

- Bizarre comment ?

- Je ne sais pas, j'ai l'impression que quelque chose a changé.

Hermione haussa les épaules et elles reprirent leur route. Elles passèrent à proximité de la cabane hurlante et cette fois, ce fut la brune qui s'arrêta.

- La cabane hurlante a été rénovée ? Demanda-t-elle étonnée.

- Quoi ? Non, pourquoi ?

Hermione indiqua la cabane dont une légère fumée s'échappait de la cheminée. La directrice l'observa à son tour.

- Étrange, murmura-t-elle.

- Continuons, nous en saurons plus au village, proposa Hermione.

Minerva acquiesça. Le chemin qui menait au village était long et sinueux. Le soleil commençait à s'élever haut dans le ciel annonçant que la matinée était déjà bien entamée. Les deux femmes arrivèrent finalement à l'entrée du village, le vent s'était levé et faisait tourbillonner les feuilles mortes sur le sol.

Ce détail attira l'attention de Minerva qui s'arrêta.

- Les feuilles...

- Les feuilles ? Répéta Hermione qui ne comprenait pas.

- Nous sommes en hiver. Où est la neige ?

- La neige ?

Hermione fit un tour sur elle-même et prit conscience de ce que l'animagus venait de dire.

- On dirait que nous sommes …, commença la brune.

- En automne, termina Minerva.

- Mais comment est-ce possible ?

- Je n'en ai pas la moindre idée.

- Allons manger, nous verrons de quoi il retourne après, proposa Hermione.

- Vous avez raison, je réfléchis mieux avec le ventre plein.

La remarque fit sourire la jeune femme et elles se dirigèrent vers Les Trois Balais.

Les rues du petit village étaient noires d'élèves de Poudlard. Les écharpes des différentes maisons se mélangeaient et se séparaient pour envahir les magasins.

- Il n'y a pas de sortie à Pré-au-Lard de prévu, s'énerva Minerva dont l'inquiétude et le désarroi grandissait.

Une jeune fille rousse d'une douzaine d'années avança vers les deux femmes et les dépassa après un bref coup de tête en direction de la directrice. Hermione et Minerva restèrent immobile, ébahis. La brune se retourna et regarda l'élève s'éloigner dans sa cape noire.

- Minerva... je n'ai pas rêvé, c'était...

- Molly Weasley...


Alors ce chapitre ? Que s'est-il donc passé ?

Bonne semaine

Duch et Sol