Disclaimer : Malheureusement pour nous, ni ellamalfoy8 ni moi n'avons la PotterVerse, mais ellamalfoy8 a fait la rebelle et les a emprunté à JK Rowling pour s'amuser avec. Merci ella.
NdT : Merci beaucoup à tous ceux/celles qui m'ont laissé dans leurs favoris ! Ca fait plaisir et ca motive, de penser que les gens aiment ce qu'il lisent !
Les noms sont toujours en anglais, donc
Prongs : Cornedrue
Padfoot : Patmol
Moony : Lunard (euuuuuuuurk, qu'est-ce que ca sonne mal !)
Mme Pomfrey : Mme Pomfresh
Chapitre 2 : Irrational conclusions
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Remus devait admettre que cela avait du sembler suspect. Lily portait sa cape à lui, avait les cheveux emmêlés, et son gloss avait dégouliné (il s'était étalé sur la manche de la cape trop grande elle avait trébuché). Mais penser qu'ils avaient folâtré était inimaginable. Bien sûr, faites confiance à James pour imaginer le pire.
- Je croyais que tu étais mon ami ! hurla James.
Il ne pouvait cacher sa fureur et sa jalousie. Lily était forcé de constater qu'il n'avait plus l'air si mignon et gentil à cet instant-là. Ses cheveux étaient ébouriffés comme d'habitude, mais elle pouvait affirmer que ce n'était pas voulu. Son visage était rouge avec des plaques violacées , et son stupide vif d'or voletait autour de sa tête, espérant capter son attention. Remus pouvait sentir Lily fulminer derrière lui, mais elle ne disait rien. Elle portait toujours sa cape.
- Je suis ton ami ! Arrête de sauter sur des conclusions absurdes !
Il essaya de ne rien dire d'idiot. James était énervé, et quand cela concernait Lily, il ne faisait pas de distinction entre ami et ennemi. Il pouvait devenir violent. Mais Sirius, qui observait la scène d'un air amusé depuis la cheminée, le retiendrait.
- Tu n'es pas mon ami, tu sais que Lily est à moi !
Il allait poursuivre quand Lily le coupa.
- Je ne suis pas à toi ! Tu n'as aucune autorité sur ce que je fais ou qui je fréquentes ! Je ne suis pas ta petite amie, Potter ! Lâche l'affaire ! Et pourquoi t'en prendrais-tu à un ami comme ça ? Si tu lâchais ton nombril, tu verrais qu'il ne s'est rien passé !
James était blessé. C'était une chose de se faire insulter par un ami, mais par une fille avec qui on voulait sortir ? Aïe.
- Je te vois demain Remus, dit-elle doucement, se tournant vers lui.
Puis, pour le spectacle, mais aussi pour d'autres raisons, elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa sur la joue. Elle fit ensuite demi tour et gravit les escaliers qui menaient au dortoir des filles.
Remus rayonnait. Elle l'avait embrassé, lui ! Elle l'avait embrassé ! Elle l'avait embrassé ! Il ne retrouva l'usage de la parole que quand elle fut devant sa porte, et lui rendit son bonne nuit. Elle lui fit un signe de la main, et claqua la porte. James, qui n'était plus abattu mais plus furieux encore, laissa échapper un cri étranglé et se jeta sur Remus, le précipitant au sol. Sirius sauta de son fauteuil et les rejoint au pas de course, bousculant plusieurs premières années au passage, pour arrêter James et le séparer de Remus. Il entoura la gorge de James d'un bras et le tira vers l'arrière, mais regarda Remus comme s'il était révolté par ce qu'il voyait.
- Pourquoi est-ce qu'elle portait ta cape, s'il ne s'est rien passé ? hoqueta James, en se tortillant pour échapper à la prise de Sirius.
- Elle avait froid, la tour d'Astronomie - , mais il ne put continuer.
Sirius avait relâché son prisonnier à la mention de la tour, abasourdi par les mots de Remus. James agrippa la gorge de Remus de ses mains et le poussa contre le mur. Sirius ne fit rien, mais resta là, ébahi. Remus tenta faiblement de le repousser, mais la prise de James était trop forte.
- Tu l'as emmené à la tour d'Astronomie ? cria-t-il, tremblant de jalousie.
Remus avait du mal à respirer et pouvait à peine parler à cause de la prise qui l'étranglait.
- Devoirs de préfets, souffla-t-il faiblement.
La prise de James ne desserra pas.
- Pourquoi tu l'as embrassé ?
- Je ne l'ai pas embrassé ! couina son prisonnier.
James décocha un coup de poing dans sa mâchoire, et il glissa le long du mur, gémissant, mais finalement capable de respirer.
- Menteur ! cria James, puis il se précipita dans son dortoir.
L'assemblée, silencieuse, ne bougea pas. Remus gisait sur le sol, sa mâchoire l'élançait et saignait légèrement. Après une minute Sirius sortit de sa transe courut après James. Lentement, les élèves retournèrent dans leurs chambres, récupérant leur sac, ignorant la silhouette déchue. Le pauvre Remus resta au sol, la respiration sifflante, jusqu'au grand noir.
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Il était étendu à même le sol, du sang dégoulinant sur le menton et la mâchoire gonflée. Elle ne pouvait regarder ailleurs. C'était de sa faute, de son entière faute. Que pouvait-t-elle faire ?
Et bien pour commencer elle pouvait bouger et le soigner.
Elle descendit l'escalier sur la pointe des pieds et se glissa à ses côtés. Elle ne voulait réveiller personne, surtout pas Potter. Cet enfoiré, comment pouvait-il faire ça à son meilleur ami ? Elle savaittout de leur dispute, elle avait même assisté à la scène depuis l'escalier. Mais elle avait été trop nerveuse pour aller défendre celui qui occupait ses pensées. Cela aurait empiré les choses pour eux deux. Mais le fait était qu'il était là, assommé et étendu sur le sol.
Elle s'agenouilla et dégagea ses cheveux de son front. Il se crispa à ce contact. Elle remarqua des marqueslaissées par des mains autour de son cou, et les caressa d'un doigt. Elle sortit sa baguette de sa poche et murmura quelques sortilèges appris auprès de Mme Pomfrey. Les marques disparurent et la sang se dissolut dans l'air. Sa mâchoire gonflée retrouva sa forme et sa taille originelle. Une larme dégoulina le long de son nez, alors qu'elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle pleurait. La goutte tomba sur le front de Remus, et le réveilla. D'un air comateux, il ouvrit les yeux et vit Lily. Il cilla, croyant que ses yeux lui jouaient des tours, mais ce n'était pas le cas.
- Je suis désolé, dit-elle, pleurant silencieusement.
Il se leva et s'adossa au mur pendant qu'elle s'installait à côté de lui.
- Qu'est-ce que tu as fait de mal ? chuchota-t-il d'une voix rauque en l'observant.
- Je ne t'ai pas défendu, j'aurais du rester et te soutenir, abonder dans ton sens.
Elle essuya quelques larmes avec la cape qu'elle portait toujours.
- Je n'aurais pas du t'embrasser, ajouta-t-elle.
- Si tu étais restée pour me défendre, c'aurait été bien pire.
Elle le regarda intriguée, mais il ne s'expliqua pas.
- Et je suis heureux que tu m'aies embrassé.
Sa voix s'était progressivement assourdi alors qu'il disait ces derniers mots. Si bien qu'elle ne les comprit pas.
- Quoi ?
Il déglutit, mais réalisa qu'il voulait tellement Lily que James pouvait aller bouffer son vif.
- J'ai dit que j'étais heureux que tu m'aies embrassé, dit-il, toujours dans un souffle.
Elle sourit et rougit, puis détourna le regard vers le dortoir des garçons de 6ème année.
- Où est-ce que tu vas dormir ce soir ? demanda-t-elle à tout hasard. Si tu dors ici, ils vont t'étouffer avec un oreiller.
Il haussa les épaules et s'installa plus convenablement à côté d'elle.
- J'sais pas.
- Je t'aurais bien prêté mon lit, mais je pense que ça donnerait définitivement la mauvaise impression aux autres.
Remus laissa échapper un rire.
- Probablement.
Il tapota son genou de son pouce.
- Je pense que je vais rester dans la Salle sur Demande ce soir.
- La quoi ?
- La Salle sur Demande. C'est une salle qui se transforme en ce dont tu as besoin.
Elle hocha vaguement de la tête.
- Je ferais mieux de me dépêcher, je ne veux pas me faire choper hors du lit.
Il se leva, mais elle le retint par la main.
- Attend, Remus.
Il fit volte-face.
- Emmène moi avec toi.
Il fronça les sourcils et fit « non » de la tête, mais elle l'arrêta.
- Je ne suis pas vraiment Miss Populaire là non plus, je ne peux pas retourner à mon dortoir.
Il se mordilla la lèvre et baissa les yeux vers sa main, que Lily tenait toujours dans la sienne. Elle la relacha.
- S'il te plaît ? dit-elle, avec une moue de chiot.
Il déglutit, mais acquiesça.
NdT : Alors, ça avance, même si doucement, non ? Qui n'a pas envie de frapper James ?
Cette fois çi, le titre du chapitre " irrational conclusions" fait référence à réponse de Remus face aux accusations de James, où il lui dit de ne pas sauter sur "des conclusions absurdes".
Une p'tite review juste pour avoir votre avis ? Allez, la bonne raison du chapitre : laisser une review ne donne pas la gale. Une autre bonne raison au prochain chapitre .
