Chapitre 2 : Réflexions
LENDEMAIN
John se trouvait au mess en compagnie de Rodney. Ils prenaient tous deux leur petit déjeuner. Le canadien lui racontai ses mésaventures avec Kavanagh mais John ne l'écoutait pas. Il se repassait sans cesse la scène d'hier soir. Il se sentait coupable, il avait laissé ses sentiments prendre le dessus. Il soupira. Il savait qu'une relation amoureuse avec Elisabeth n'était pas possible car ils dirigeaient tous les deux la Cité. Il soupira une seconde fois. Rodney n'avait pas remarqué l'état du militaire et John jugea que c'était mieux comme ça, il ne voulait pas affronter les questions du canadien. Ce dernier pouvait se montrer terrible lorsqu'il voulait savoir une chose à tout prix. Il était pire que les filles en ce qui concernait les potins ! John sourit à cette pensée, mais ce sourire disparut aussi rapidement qu'il était arrivé et il replongea dans ses mornes pensées. Rodney continuait à déblatérer sur Kavanagh lorsque John l'interrompit.
John : Quel imbécile !
Rodney acquiesça et reprit son discours sans se rendre compte qu'en fait John parlait pour lui-même. Le canadien posa une question mais le militaire ne lui répondit pas. Rodney se rendit compte que le militaire ne l'écoutait pas depuis le début.
Rodney : Colonel ? Colonel ? JOHN !
Il haussa un peu la voix et tapa sur la table ce qui fit sursauter John.
John : Quoi ?
Rodney : Pouvez vous me dire de quoi j'ai parlé durant les dix dernières minutes ?
John : Euh...
Il fit un immense effort de concentration puis se souvint que Rodney avait mentionné plusieurs fois le nom de Kavanagh.
John : Kavanagh ?
Rodney : Mouais, pas étonnant que vous ayez trouvé...
Le scientifique regarda le militaire suspicieusement et remarqua que John n'avait pas touché à son café.
Rodney : Tout va bien colonel ?
John : Oui ça va Rodney. Vous m'excuserez mais j'ai des rapports qui m'attendent.
Rodney : De toute manière je dois aller au labo aider Zelenka à réparer l'erreur de Kavanagh.
Le militaire se força à sourire.
John : Bonne chance.
Il se leva et quitta la pièce. Rodney le regarda partir, inquiet. Le scientifique voyait bien que John n'allait pas bien, mais il avait préféré ne pas lui en demander plus. Il se dépêcha de finir son petit déjeuner et partit en direction du labo du scientifique tchèque. Pendant ce temps là, John marchait en direction du bureau d'Elisabeth. Il allait s'excuser pour sa conduite d'hier soir. Il expliquerait son geste par le stress et la fatigue et lui dirait qu'elle n'était qu'une amie pour lui, rien de plus.
BUREAU D'ELISABETH
Elisabeth se trouvait à son bureau, tentant vainement de se concentrer sur un rapport de mission mais le cœur n'y était pas. En effet, la diplomate n'arrivait pas à chasser de son esprit les évènements de la veille et surtout elle ne cessait de penser à la réaction de John après qu'ils se soient embrassés. C'était bien la première fois qu'elle le voyait comme ça. On aurait dit un adolescent prit en faute, comme si ce qu'il avait fait était mal...au contraire, ce baiser avait fait beaucoup de bien à Elisabeth, beaucoup plus qu'elle ne voulait l'admettre. John l'avait charmée dès leur rencontre en Antarctique. Elle l'avait trouvé attirant et cette attirance n'avait pas cessée de grandir avec l'impossibilité de revenir sur Terre. Durant cette période, Elisabeth avait été déchirée entre deux sentiments : son amour pour Simon et la naissance de nouveaux sentiments pour John...Puis l'arrivée du Deadelus (et donc d'un possible retour sur Terre) et leur « victoire » sur les Wraiths avaient enterré ces sentiments...pour mieux ressurgir après avoir apprit la « trahison » de Simon. La diplomate sourit à cette pensée : la « trahison », elle avait longtemps détesté Simon pour enfin se rendre compte que la seule fautive dans l'histoire c'était elle. Peut être n'aurait elle pas du partir mais Atlantis et tous les trésors qu'elle pouvait receler étaient tellement tentants qu'elle avait prit la décision de partir. Depuis leur arrivée du Deadelus, les sentiments de la diplomate envers John avaient prit de l'ampleur et elle devait bien avouer qu'ils avaient dépassés le stade de la simple attirance...et jusqu'à hier soir, elle pensait que ce n'était pas réciproque mais ce baiser était peut être la preuve du contraire...Elle fut sortie de ses pensées par des coups frappés à la porte.
Elisabeth : Entrez.
Son cœur manqua un battement lorsqu'elle vit que c'était le colonel Sheppard.
John : J'ai quelque chose à vous dire.
