La vie à Azkaban était dure. Les détraqueurs rendaient tout encore plus difficiles. Mais Harry s'accrochait envers et malgré tout.

En une semaine Harry n'avait parlé à personne, les aurors lui donnaient son repas et repartaient calmement.

Il avait performé les runes et les avait lié avec son sang. Il pouvait sentir le pouvoir qui en decoulait, c'était puissant comme magie.

Il continait d'etudier les livres et avait commencé à y integrer du fourchelangue. Cela les rendrait plus difficile à comprendre et à contourner.

Cette routine n'était rompue que lors du passage des détraqueurs. A chaque fois, Harry souffrait le martyre en revoyant la scène du meurtre de ses parents. Cependant il voyait aussi certains souvenirs qui ne lui appartenaient pas. Harry avait un doute sur l'identité du propriétaire, mais n'avait pas voulu y repenser. Inutile de se torturer l'esprit pour cela, les réponses viendront tôt ou tard.

Ce n'est que vers son sixième mois d'emprisonnement qu'un événement particulier vint troubler sa tranquillité.

Ce matin la Harry lisait tranquillement une lettre de sa seule correspondante. Hermione lui racontait sa vie à Beaux-Batons, les cours qu'elle qualifiait de meilleurs qu'à Poudlard suffisait à le rassurer sur le fait que sa meilleure amie etait heureuse d'avoir pu changer d'ecole.

En effet Harry après avoir appris qu'Hermione se faisait harceler par les gryffondors dirigé depuis son depart par Ron, avait pu convaincre son amie de changer d'ecole.

Elle en avait discuté avec ses parents qui etait plus que partant étant donné qu'ils avaient toujours voulu s'installer en France.

C'est ainsi qu'Hermione put contacter l'école française et après quelques formalités, elle pu s'y inscrire et y poursuive sa scolarité.

D'ailleurs dans sa lettre, elle lui racontait que Ron avait essayé de reprendre contact avec elle et qu'elle l'avait envoyé se faire voir.

Harry rigolait en imaginant la tête de son meilleur ami au moment ou un froid intense suivi d'un violent maux de tête s'inséra en lui. Il se tourna vers les barreaux pour y distinguer quatre détraqueurs.

Sa vision devint floue et il se dépêcha de s'allonger sur le matelas avant de se rouler en boule. Sa bonne humeur avait attiré les détraqueurs et maintenant ils s'acharnaient à s'en nourrir.

Son supplice dura encore quelques minutes puis son corps fut enveloppé d'une aura blanche qui le couvrit entièrement avant d'exploser en direction des détraqueurs.

Quand le souffle retomba, les détraqueurs n'étaient plus là. Ils avaient été réduits à néant.

Harry quand à lui était paisiblement allongé. Son visage était désormais serein. Rien ne bougeait dans la cellulle. Il semblait même que le temps était figé.

Son corps par contre était toujours enveloppé dans cette brillante aura blanche. Sa cicature était maintenant si fine qu'on pouvait ne pas s'en apercevoir.

Quand il ouvrit les yeux, il était déjà sûr d'une chose : il n'était plus à Azkaban.

Il s'aperçut qu'il était assis sur une chaise à bascule installée sur un balcon. Il se leva, s'avança et ce qu'il vit lui coupa le souffle.

Un chateau, il était dans un château. Plus petit que Poudlard mais immensément plus beau et plus fonctionnel. La couleur dominante était le blanc mais on avait l'impression que la couleur en elle même était magique. Elle semblait briller et reflétait tout ce qui lui été opposé.

De là ou il se trouvait, il surplombait la cour ou un magnifique drapeau flottait fièrement. Le blason lui était étranger mais il ne pût s'empêcher de le regarder sous toutes les coutures. Un B stylisé était dessiné au milieu, un dragon dont il ne connaissait pas l'espèce lui tournait le dos. On avait l'impression qu'il se soutenait mutuellement. Un grand serpent etait enroulé dans l'une des boucles, d'ailleurs en y repensant il ressembait au basilic qu'il avait rencontré quelques mois plutôt. Mais le plus bizarre se trouvait dans la deuxième boucle, un lion ailé etait assis sur ses pattes arrières, ses ailes largement déployées.

Ce blason etait certes magnifique mais il ne lui disait rien du tout.

Harry continua d'observer le parc, perdu dans ses pensées jusqu'à ce qu'un bruit le ramena sur terre. Faisant volte-face, il découvrit une femme debout dans l'entrée, l'observant tout en arborant un leger sourire.

La première impression qu'il eut fut que cette femme etait dangereuse. Elle etait d'une beauté froide. Une aura non pas de puissance mais de mort l'entourait.

Harry se reprit difficilement avant de s'avancer vers elle. Arrivé à quelques pas, il d'inclina et parla :

Bonjour madame. Je m'appelle Harry !

Le sourire de la femme s'élargit alors qu'elle lui montrait la chaise à bascule. Elle se dirigea et s'installa sur l'autre chaise alors que Harry en faisait de même.

Elle garda le silence un moment avant de parler :

Tout d'abord bonjour à toi aussi Harry Potter. Oui je sais qui tu es.

Saches avant que nous commençons que tu es toujours à Azkaban. Du moins ton corps et ton ame y sont. J'ai fait venir ton esprit ici car il s'est passé une chose qui n'aurait pas du avoir lieu.

Sais-tu pourquoi Voldemort n'est pas mort cette nuit là Harry ? Il n'est pas mort car il a créé ce qu'on appelle des horcruxes. C'est un objet quelconque qui a été perverti par magie afin d'y mettre un morceau d'âme.

Quand un sorcier arrive à en créer, il peut certes mourir mais son ame ne quitte pas le plan terrestre. Voldemort lui en a fait plusieurs, ce qui fait qu'il a pu continuer à vivre sous la forme que tu as vu lors de première année.

Le journal que tu as détruit en deuxième année était un horcruxe d'ailleurs.

Si je te parle de cela, c'est que tu as été toi aussi un horcruxe. Non laisse moi finir s'il te plaît. Donc comme je te l'ai dit, tu l'as été, mais ce qu'il s'est passé c'est que tu absorbé cette part d'âme.

L'absorption d'une ame est complexe lorsqu'elle n'est pas maîtrisé. Tu peux facilement sombrer dans la folie car tu avec l'ame viennent le potentiel magique, la connaissance, les souvenirs...

J'ai interrompu le processus d'assimilation en attirant ton esprit ici mais cela reprendra des que tu retourneras dans ton corps.

Tu as maintenant un lien particulier avec la mort, tu verras les âmes et tout ce qui est invisible aux autres sorciers. Ne fais pas cette tête, personne ne saura ce qu'il s'est passé et tu n'as rien à craindre des autres sorciers.

Pour finir, si j'ai choisi ce château pour notre rencontre, c'est parce que c'est désormais le tien.

Tu est désormais le Prince Harry Potter Baratheon, Seigneur de l'île des Morts. Tu verras aussi que ton corps a subi quelques améliorations. Je te laisse découvrir lesquelles. Ah une dernière chose : Tiens. Et elle fit apparaître une baguette entièrement blanche et la tendit à Harry.

Ce dernier était encore sous le choc du discours de la femme devant lui. Il se repris immédiatement et se hata à la rencontre de cette mysterieuse baguette.

Une fois en sa possession il n'eût absolument aucune sensation, malgré sa déception il garda un visage neutre et remercia son hôte.

Celle lui souri et lui dit :

Quand tu reprendras connaissance et que tu tiendras cette baguette tu verras son pouvoir. Cependant il est temps pour toi de rentrer. As-tu des questions ?

Harry tînt plus fortement sa nouvelle acquisition et acquiesça doucement avant de demander :

Pourrais-je savoir qui vous êtes ? Et est-ce que je pourrais vous revoir ?

Encore une fois la femme eût l'air satisfaite. Elle lui sourit et repondit en ces mots :

Je n'ai pas de nom, je n'en ai jamais eu. Mais les mortels m'ont nommé d'après mon pouvoir. Je te dirai donc que je suis la mort Harry.

Et pour me voir tu n'auras qu'a m'appeler et je viendrai. Elle sourit une dernière fois et ajouta doucement :

Au revoir jeune Hérault.