Merci à Jeel, Jes Cullen-Malfoy, Serdra, Neo-Mirage (qui a accepté gentiment de me laisser traduire la fic qu'elle avait elle-même déjà commencé à traduire), Cerise, Sweet-girly-eclipse, Narcissa Potter, Mayura-8 et saetia017 pour les reviews. C'est très apprécié! ^^ Sans plus attendre, voilà le prochain chapitre.
Dix étapes
Chapitre 2: Magasiner pour des saucisses
Harry se réveilla au son d'un léger tapotement à sa fenêtre. On était dimanche et il avait prévu de faire la grasse matinée, mais apparemment le hibou qui attendait devant sa fenêtre avait d'autres plans pour lui. À contrecœur, il quitta la chaleur réconfortante de ses draps et tituba jusqu'à la fenêtre. La gracieuse chouette hulotte vola dans la chambre à l'instant où elle put entrer et alla se percher sur le dossier d'une chaise, dans le coin de la pièce.
Précautionneusement, Harry s'approcha et caressa l'oiseau derrière sa tête – on n'était jamais assez prudent avec les oiseaux publiques, ils étaient parfois beaucoup plus méchants que les oiseaux privés – ce qui lui valut un doux hululement en guise de bonjour. L'oiseau tendit la patte pour qu'Harry le libère du parchemin qui le gênait. Dès qu'il fut allégé, il prit son envol.
Harry jeta un regard d'envie à son lit défait, mais rejeta l'idée d'aller se recoucher afin de gruger quelques heures de sommeil supplémentaires. Il était déjà sept heures et s'il retournait dormir, il ne se réveillerait probablement pas avant midi, ce qui était beaucoup trop tard. Sans mentionner le fait qu'il ne serait sûrement même pas capable de se rendormir. Il prit son nouveau courrier et descendit
Harry regarda son lit défait avec envie, mais rejeta à contrecœur l'idée de retourner sous les couvertures afin de dormir encore un peu. Il était déjà sept heures et s'il se rendormait, il ne se réveillerait probablement pas avant midi, et c'était trop tard à son goût. De toute façon, il était maintenant suffisamment réveillé pour ne pas être en mesure de se rendormir. Il prit alors son courrier et descendit à la cuisine pour mettre sa petite théière sur le feu. Son sifflement sonna comme une musique à ses oreilles et après quelques minutes, Harry s'attabla à la table du petit-déjeuner pour siroter un thé tout en consultant les parchemins qu'il avait descendus.
Son courrier consistait d'abord en une publicité pour un nouveau balai, le Graphite 2.0, qui était supposément le modèle le plus léger et le plus rapide jamais fabriqué, et qui l'informait qu'il pouvait le précommander dès maintenant à la boutique de Quidditch. Il avait aussi reçu une lettre de Ron, lui disant que ce dernier avait parlé à son ami et qu'il serait présent à la petite fête de vendredi, qui aurait lieu chez Ron et Luna. Enfin, le dernier courrier n'était rien d'autre que la dernière édition du Sorcière Hebdo.
Harry n'était pas abonné à ce magazine, aussi se demanda-t-il pourquoi on lui avait envoyé… jusqu'à ce qu'il remarque une note manuscrite sur laquelle on pouvait lire « Page treize ». Harry fronça les sourcils lorsqu'il tomba sur une photo de Drago Malefoy accompagnant un article le concernant. Le titre de l'article était « Idole Philanthropique » parlant des plus récents projets de Malefoy, dont la majorité consistait en la restauration d'immeubles historiques et magiques détruits durant la guerre. Son premier projet avait été de restaurer Poudlard, et apparemment il avait dépensé beaucoup de temps et d'argent afin de rendre l'école identique à ce qu'elle était avant que Voldemort n'attaque. Harry lui-même avait fait don de temps et d'argent, mais il avait arrêté avant la fin des travaux, où il semblait que Malefoy, lui, avait été suffisamment inspiré pour continuer le travail.
Il trouva une seconde note dans le coin inférieur droit de la photo accompagnant – photo représentant un Malefoy souriant alors qu'il étudiait les nouveaux plans de l'orphelinat Sainte-Madeleine. Harry roula des yeux après l'avoir lue, reconnaissant après coup l'écriture de Ginny.
Harry,
J'ai remarqué que tu avais passé ta soirée à l'observer à notre petite fête, vendredi dernier. J'ai pensé que tu voudrais afficher l'article dans ton bureau.
Je t'adore,
Ginny.
« Très drôle, Gin, » murmura Harry pour lui-même alors qu'il roulait le magazine et le jetait dans la poubelle. Il se demandait si Malefoy leur avait parlé à elle et à Clive de leur baiser dans la cave à vin. Il l'avait sûrement fait, sinon Ginny ne lui aurait pas envoyé le magazine pour se moquer de lui.
« Ce n'était même pas un vrai baiser. Malefoy jouait simplement au petit con, comme d'habitude, » grogna Harry, avant de décider qu'il n'aurait plus jamais de conversation avec lui-même.
Lorsqu'il entendit la cheminée crépiter depuis la cuisine, Harry se leva pour accueillir le visiteur. C'était encore Luna, et elle affichait une mine à la fois confuse et amusée, contrairement à son air rêveur qu'elle arborait ordinairement.
« Est-ce que Ron est encore malade ? » demanda-t-il. « Je viens de recevoir sa lettre, me disant que tout était OK pour vendredi. »
« T'a-t-il dit de qui il s'agissait ? » demanda Luna, souriant.
« Non, » répondit Harry, fronçant les sourcils. « Devrais-je le savoir ? Est-ce que c'est une mauvaise personne ? »
« Pas mauvaise, non, » répliqua-t-elle en s'asseyant sur un petit tabouret près de la cheminée. « Et Ron va bien, » ajouta-t-elle après un moment. « En fait, cette visite a un rapport avec mon travail. »
« Oh. » émit évasivement Harry. Il ne comprenait pas comment il pouvait être utile à Luna en ce qui concernait le travail. Il lui avait accordé plusieurs entrevues au cours des dernières années parce qu'elle était son amie, mais récemment, il n'était rien arrivé qui mérite d'être couché sur papier.
« As-tu écrit au Professeur Amore? » demanda-t-elle simplement.
Harry rougit violemment avant d'acquiescer. « Oui. C'est elle qui m'a suggéré de demander à des amis pour m'aider à trouver quelqu'un. »
« Pourquoi ne m'as-tu pas demandé? J'aurais pu vous arranger un dîner, ou un truc du genre, » répliqua-t-elle, comme si elle grondait un de ses fils. « Le professeur m'a demandé de retrouver la personne qui avait écrit la lettre. »
« Pourquoi? » demanda Harry, plus confus que jamais. « Elle a déjà été publiée, avec sa réponse. »
« Parce que le professeur est en train de préparer des études de cas et voudrait te rencontrer; le professeur est intéressé par ce que tu as écrit, apparemment parce que tu as mentionné vivre sous les projecteurs, » nota-t-elle.
« Je ne crois pas que ça soit une bonne idée, » répliqua Harry, nauséeux. « Je n'ai pas envie qu'on se foute de ma gueule. »
« Mais c'est un grand honneur, Harry, » corrigea Luna abruptement, clairement du côté du Professeur Amore. « Tu as été sélectionné pour prendre ses leçons Dix étapes. » Elle agissait comme si Harry venait de recevoir l'Ordre de Merlin, mais il en avait déjà reçu une médaille juste après la guerre et elle était enfermée quelque part dans une armoire. Il ne tenait pas particulièrement à ce qu'on lui fasse des traitements de faveurs, spécialement quand il ne savait pas pourquoi on lui en accordait.
« Qu'est-ce que c'est? »
« Il s'agit d'une série de leçons privées dans lesquelles le Professeur Amore t'enseigneras les dix étapes garantissant une relation amoureuse longue et saine. Le professeur charge normalement un prix faramineux pour ces leçons, mais te l'offre gratuitement, étant donné qui tu es, » expliqua Luna, l'esprit ailleurs.
« Le professeur sait qui je suis? » demanda Harry, hésitant. Il n'avait absolument pas voulu ça; en fait, c'est l'aspect anonyme de la chose qui l'avait décidé à écrire au Professeur Amore. La dernière chose dont il avait besoin, c'était bien que les journalistes fassent les choux gras à propos de la pauvre vie sentimentale de Harry Potter.
« Non, mais quand le professeur a posé des questions sur toi, je l'ai informé que tu étais bel et bien une figure proéminente, tel que tu le mentionnais dans ta lettre, » répliqua-t-elle, l'air quelque peu embarrassé, mais absolument sans remords.
« Je ne lui ai pas dit ça. J'ai seulement écrit que c'était difficile de trouver quelqu'un qui accepte d'avoir une vie publique sans m'exploiter personnellement, » réprimanda-t-il.
« Peu importe ce que tu as écrit, tu as l'attention du professeur, » répliqua Luna. « C'est une bonne chose.
« Et alors, tu crois que je devrais participer? Je ne fréquente même pas quelqu'un, » argumenta Harry. Il ne se sentait pas capable d'aller trouver cette femme afin d'avoir quelques leçons de séduction, l'écriture de la lettre ayant été suffisamment difficile, mais peut-être était-ce exactement ce dont il avait besoin. Après tout, l'opinion de Luna était importante pour lui.
« Je ne sortais pas avec Ron quand le Professeur Amore a décidé de nous aider. Nous nous étions tous les deux inscrits au programme, » dit-elle à Harry dans un sourire.
« Ron s'est inscrit à des cours de drague? » demanda Harry, incrédule. Il ne pouvait se l'imaginer.
« Nous sommes allés voir le professeur séparément, et après quelques leçons, il a trouvé que nous formerions un bon match. Nous sommes inséparables depuis, et le programme Dix Étapes a fait en sorte que ça dure. » Son visage illuminait de bonheur lorsqu'elle racontait cette partie de sa vie. Elle et Ron formaient un des couples les plus heureux qu'Harry connaissait. Peut-être que le Professeur Amore avait un client avec qui il pourrait être en relation.
« Je vais le faire, » répondit enfin Harry, décidant de jouer la prudence plus tard.
« Très bien. Je vais prendre ton rendez-vous pour samedi, » dit Luna. « Ainsi, tu auras rencontré l'ami de Ron; après tout, c'était une idée du Professeur Amore, » railla-t-elle avant de se mettre à glousser. Harry ne comprenait absolument pas ce qu'il y avait de drôle, mais Luna retrouvait toujours son calme et finissait toujours par partir, ce qui lui plaisait étant donné qu'il devait démarrer sa journée. Il avait un million de trucs à faire aujourd'hui, incluant l'épicerie, ce qui lui prenait tout le temps une éternité parce qu'il achetait toujours plus que ce qu'il avait inscrit sur sa liste.
Harry n'arrivait pas à décider s'il préférait un cantaloup ou un melon-miel pour son petit-déjeuner du lendemain et les tenait chacun dans ses mains, comme s'il pesait ses possibilités. « Jolis melons, Potter, » commenta une voix beaucoup trop familière dans son dos.
Harry roula des yeux et les tint de façon suggestive, essayant de battre le Serpentard à son propre jeu. « Les aimes-tu vraiment, Malefoy? » demanda-t-il, battant des cils démesurément. « Je crois qu'ils sont trop gros pour la largeur de mon corps, tu ne crois pas? »
« Et bien, ne dit-on pas que c'est la taille qui importe? » railla Malefoy, « mais je ne suis pas un grand fan de melons. Je préfère une belle grosse saucisse bien juteuse pour le petit-déjeuner. »
Harry rougit et se tourna vers les présentoirs de fruits afin de replacer les melons à leurs places respectives. Une fois recomposé, Harry fit face à son invité non voulu puis sourit. « J'avais déjà deviné ça à ton sujet, » répliqua-t-il enfin. « Je suis certain que la mince et flasque saucisse de Francfort côtoie à merveille la bratwurst. »
Drago ricana sombrement et secoua la tête. « Qui aurait pensé que le plus Gryffondor des Gryffondors avait un tel sens de l'humour? »
« Qui t'as dit que je blaguais? » répliqua Harry, ses sourcils arqué par la joute.
« Touché, » répondit Drago en empiétant un peu plus dans l'espace personnel d'Harry. « Cependant, je t'assure qu'il n'y a rien qui soit mince ou flasque sur ce corps, » ajouta-t-il, gesticulant la magnificence qu'était Drago Malefoy. Si ce dernier ne l'avait pas regardé aussi attentivement, Harry aurait probablement laissé courir son regard pour évaluer l'homme blond, mais il s'y refusa.
« Deux rencontres en une semaine, on pourrait croire que tu me suis, Malefoy, » releva Harry.
« Tu pourrais tout aussi bien être en train de me suivre, Potter, » nota Malefoy.
« Excepté que je viens toujours faire mon marché ici le dimanche après-midi, » expliqua-t-il, comme s'il s'agissait de la preuve irréfutable qu'il ne pouvait pas être en train de suivre Malefoy partout où il allait.
« C'est noté, » répondit le blond dans un clin d'œil, puis il se dirigea vers les produits réfrigérés, laissant Harry le suivre des yeux. Une fois, Harry aimerait bien avoir le dernier mot. Juste une fois.
Il regarda suspicieusement Drago mettre une grenadine, une tomate et une courge spaghetti dans son panier. Harry pensa à lui faire remarquer qu'il n'avait pris que des couleurs correspondant à Gryffondor, mais cela ne le mènerait qu'à discuter encore avec lui et il ne voulait vraiment pas faire ça. Sans doute une autre conversation le ferait encore rougir alors que Malefoy le regarderait avec son petit sourire moqueur. Le con.
Harry termina son épicerie plus rapidement qu'à l'habitude puisqu'il essayait d'éviter de croiser Drago dans les allées, ce qui n'était pas facile puisqu'il semblait toujours tomber sur lui à chaque détour, mais heureusement pour lui, le Serpentard demeurait silencieux, se contentant occasionnellement de sourire moqueusement dans la direction d'Harry. Lorsqu'il rentra à la maison, il fit léviter ses sacs dans la cuisine et commença à ranger le tout dans ses armoires. Ce n'est que lorsqu'il déballa le contenu du troisième sac qu'il la vit.
Une saucisse de bœuf géante trônait glorieusement dans son emballage, qu'Harry ne se rappelait pas avoir achetée. Il se mit à rire de la blague – la saucisse était vraiment comique : presque aussi longue que son avant-bras et deux fois plus épaisse que la normale – elle avait dû être glissée dans ses achats alors qu'il regardait ailleurs. Malefoy devait vraiment être imbu de lui-même, mais en dépit de son dédain pour le blond, Harry se surprit à rire de la blague plusieurs fois cette journée-là.
Au cours de la semaine, Harry était aussi inquiet qu'excité en pensant au vendredi qui s'en venait. La semaine passa lentement au Ministère, ce qui lui donna suffisamment de temps pour s'imaginer la future rencontre, et s'il y aurait suffisamment de chimie entre eux. Il avait confiance en Ron et Luna, et comme ils étaient convaincus qu'Harry aimerait son rencard, il tenta de se calmer en gardant toujours ce fait à l'esprit.
« De toute façon, ce n'est pas comme s'ils me voulaient avec Malefoy, » murmura souvent Harry, dès qu'il se mettait à y penser.
Lorsque vendredi arriva enfin, Harry débattit pendant presque une heure sur ce qu'il allait porter. Il choisit finalement une robe foncée qui lui allait à ravir, un pantalon simple mais qui tombait bien, et une chemise violet foncé. Une fois qu'il fut certain qu'il ne pourrait pas mieux coiffer ses cheveux, il tranplana chez Ron et Luna.
Son cœur battait furieusement dans sa poitrine alors qu'il approchait seulement de la porte. Il cogna simplement et attendit, le souffle lui coupant au moment où la porte s'ouvrit sur Malefoy.
« Potter, c'est bon de te voir, » salua-t-il, bien qu'Harry était certain qu'il usait de sarcasme.
Il allait rétorquer lorsqu'une terrible pensée lui vint : après tout, Ron et Luna voulaient qu'il sorte avec Malefoy. Mentalement, il raya leurs noms de sa liste de cadeaux de Noël alors qu'il restait sur le seuil en train de se demander comment procéder. « Que fais-tu ici? » demanda-t-il.
« On m'a invité, » répliqua Malefoy. « Comme toi, j'imagine. »
Harry aurait voulu s'insérer un objet tranchant dans la tête alors que la réalité lui échappait. Comment ses amis osaient-ils lui faire ça? « Alors, ils t'ont recruté pour être mon rencard? » grogna Harry, se frottant les temps alors qu'il sentait un vilain mal de tête pointer son nez.
« Merlin, non, » rit Drago. « Ton rencard est à l'intérieur. Quoique je suis certain que tu aurais préféré que ça soit moi, une fois que tu l'auras vu, » ajouta le blond avec un clin d'œil, puis il ouvrit la porte pour laisser passer un Harry mortifié.
Il s'échappa rapidement du Serpentard, qui lui souriait toujours moqueusement, et se dirigea vers Ron, qui était en grande conversation avec un homme qui lui était familier. Harry ne l'avait pas vu depuis des années, mais il aurait pu reconnaître la passion animant ces yeux bleus parmi tant d'autres.
« Olivier! » s'écria Harry en tendant sa main vers l'homme. Il avait assisté à quelques matchs de son équipe, les Puddlemere United, mais n'avait pas vraiment revu Olivier Dubois depuis la guerre. « Ça fait longtemps! ».
« Je vois que le temps t'a été profitable, Harry, » répliqua l'écossais alors qu'il prenait la main de Harry en le regardant d'un air appréciateur.
« Toi aussi, » nota Harry, et il ne mentait pas. L'homme gardait ses cheveux brun-roux coupés assez courts et son corps était encore plus ferme et musclé qu'il n'avait été à l'école, mais autrement, il restait toujours le même. Il était déjà canon du temps de Poudlard, et le demeurait toujours malgré les nombreuses années.
« Alors, comment va mon Attrapeur de Gryffondor préféré? » demanda-t-il, son sourire chaleureux et invitant.
« Ça va plutôt bien, » répondit facilement Harry. Il se sentait confortable avec lui. Il connaissait suffisamment Olivier pour savoir qu'il n'était pas stupide, mais surtout qu'il était diablement attirant. En fait, la chaleur qui se diffusait dans son bas ventre témoignait bien à quel point il trouvait Olivier Dubois sexy après toutes ces années. « Je suis devenu Auror après la guerre, je suis tellement près d'être à la tête du service que je peux presque y goûter, » rigola-t-il. « Je vois que ton talent a fait du bien à Puddlemere. »
« Nous allons nous rendre à la Coupe du monde, cette année, » affirma-t-il dans un sourire. « On nous a confirmé la nouvelle hier soir. Ça sera notre septième victoire d'affilée. »
« Super. C'est certain, vous allez la gagner. » encouragea Harry. Il était tellement absorbé par sa conversation avec Dubois qu'il n'avait pas remarqué Ron se retirer, ou encore ses amis former un groupe afin d'analyser le moindre geste tout en gesticulant comme s'ils parlaient entre eux. En fait, leur conversation était tellement naturelle et fluide qu'il ne voyait pas Drago Malefoy rester dans son coin en buvant toutes leurs paroles. Il ne remarqua pas non plus le léger froncement de sourcils du blond lorsqu'Harry se penchait et prenait le bras de Dubois ou encore riait à gorge déployée à ses blagues
Avant même qu'Harry ne le réalise, il leva les yeux vers Hermione qui baillait à s'en décrocher la mâchoire et remarqua qu'il était presque deux heures du matin. Il avait tellement été prit dans sa conversation qu'il n'avait pas vu le temps passer à une vitesse folle. « Alors, » commença Harry d'un air timide. « Tu voudrais qu'on sorte dîner, un de ces soirs ? Enfin, seulement si tes pratiques de Quidditch te le permettent, et si tu le veux bien… Tu veux ? »
Olivier rit doucement puis s'approcha imperceptiblement, caressant de son pouce la joue d'Harry avant d'acquiescer. « J'aimerais bien, » répondit-il. « Peut-être le week-end prochain ? »
Harry approuva puis sourit, incapable de s'en empêcher même s'il avait l'air d'un idiot. Finalement, il avait peut-être trouvé quelqu'un avec qui pourrait-il peut-être entretenir l'idée d'une vie longue et heureuse. Il avait de nombreux points communs avec Dubois, il y avait définitivement une sorte de chimie entre eux, et Harry savait déjà que c'était un mec décent, même s'il était un peu trop obsédé par le Quidditch. « Très bien. Envoie-moi un hibou dès que tu seras libre. »
« Je suis vraiment content de t'avoir revu, Harry, » répliqua Olivier, son sourire réchauffant profondément Harry, avant de se tourner afin de dire au revoir au reste du groupe et partir.
Harry fixait la porte qu'Olivier venait juste de fermer derrière lui lorsqu'il sentit un bras chaud s'enrouler autour de sa taille. « Alors? Ça m'a semblé être un vrai succès, » taquina Ginny.
« Tu crois? » demanda Harry, son sourire stupide toujours en place.
« Définitivement, » répondit Hermione, son regard passant d'Harry à un point derrière lui. Harry se tourna afin de trouver un Malefoy à l'air renfrogné, appuyé élégamment au mûr.
« On dirait que t'as un nouvel admirateur, Potter, » aiguilla-t-il. « Je suis certain que ça t'excite. »
« Jaloux, Malefoy? » répliqua Harry, son ton acide malgré sa bonne humeur.
« De toi? » répondit Drago, et Harry sourit triomphalement. « Difficilement, » répondit le blond. « Dubois n'est pas vraiment génial. »
« Non, certainement pas, » s'écria Harry sarcastiquement. « Il est seulement le meilleur Gardien pour l'équipe de Quidditch ayant le plus de succès au monde. Il n'a vraiment rien de spécial. »
« J'imagine que c'est super pour quelqu'un qui aime le Quidditch, » remarqua-t-il.
« J'aime le Quidditch, » répliqua Harry d'un ton complaisant.
« Vraiment beaucoup, » ajouta Drago d'un froncement de sourcils.
« J'adore le Quidditch, » répéta Harry, heureux d'avoir enfin le dernier mot avec Malefoy. Il se tourna vers ses amis et leur dit au revoir, recevant maints « bonne chance » et bisous sur la joue. Lorsqu'il arriva à la fin de la ligne qu'ils avaient formée, il trouva Malefoy, lui souriant d'un air narquois.
« Qu'y a-t-il, Potter, tu n'embrasses pas ton cher ami Drago? » demanda-t-il, sa bouche prenant un air amusé à cause de l'inconfort d'Harry.
« Désolé, je n'ai aucun ami répondant à ce nom, » répliqua Harry, puis il quitta promptement la petite fête. Il était soulagé de ne plus être en compagnie de Malefoy, pourtant le sourire du blond continuait à hanter ses pensées alors qu'il grimpait dans son lit. Il le bannit en se mettant à penser à Olivier Dubois et à ce que ressemblerait peut-être leur prochain rendez-vous. Comme d'habitude, le Professeur Amore s'était montrée une femme brillante, ayant des idées excellentes. Peut-être lui devrait-il son bonheur aussi sûrement que Ron et Luna lui devait le leur.
