Guest : Non ! Neila'L n'est pas Harry ! Essaye encore XD Merci beaucoup pour ta review en tout cas.

Guest : Merce pour ta review et... voici la suite ! XD

Bonne lecture !


Alors c'était donc ça la fameuse Forêt du Démon ? Elle n'était pas aussi effrayante que ça. Du moins après avoir passé les murailles de ronces géantes entremêlées. Il avait eu du mal à les traverser mais lorsqu'il y était parvenu, il s'était retrouvé dans une forêt magnifique, digne des contes de fées. Le jeune homme respira un bon coup et s'avança résolument, déterminé à mettre son plan à exécution. Il devait en finir au plus vite. Alors qu'il s'enfonçait de plus en plus, passant devant des arbres et des plantes de tous genres et de toutes couleurs, la plupart censés avoir disparue depuis des siècles, un bruit le fit s'arrêter net. On aurait dit le bruit d'un troupeau de chevaux au galop. Sauf que c'était bien plus lourd que des chevaux puisque ça faisait trembler le sol. Un petit sourire étira les lèvres du jeune homme.

Mais qu'est-ce que ça pouvait bien être ?

Surement quelque chose de bien dangereux.

Soudain une ombre gigantesque surgit de derrière une arbre pour se placer à quelques mètres de lui. Le nouveau venu faisait au moins deux mètres et était très bien monté, une véritable montagne de muscles en fait. Des sabots et des pattes bovines, un corps très poilu et une énorme hache à double tranchant dans une de ses grosses mains. Il releva finalement la tête pour se retrouver nez à mufle avec un minotaure gigantesque.

Mais ils ont disparu depuis au moins cinq siècle ! S'étonna le jeune aventurier sans pour autant montrer son trouble aux créatures. Parce que oui, ils étaient plusieurs. Le reste du troupeau les avait rejoint. Il était désormais encerclé par une quinzaine de minotaures. Rassurant pensa-t-il en se reconcentrant sur celui en face de lui qui semblait être le chef.

- Qui es-tu ? Demanda-t-il d'une voix rauque qui ressemblait légèrement à un grognement.

- Qu'est-ce que ça peut vous faire ? Cracha le jeune homme avec hargne.

Il y eut un mouvement du reste du troupeau dans sa direction mais d'un geste du chef, tous se stoppèrent. Ils se contentèrent donc de le fusiller du regard.

- Que viens-tu faire ici ?

- Ça ne vous regarde pas. Siffla l'humain, la tête haute, les provoquant du regard.

Les minotaures étaient connus pour êtres des créatures au sang chaud qu'il ne fallait surtout pas provoquer si l'on tenait à la vie. Il le savait pertinemment mais il était content d'être tombé sur eux. Un petit sourire triste traversa son visage pendant une micro-seconde avant que son masque de froideur ne se remette en place. Mais ce changement d'expression n'avait pas échappé aux regards entraînés des bêtes devant lui.

Le chef avait compris ce qu'il n'allait pas chez ce petit humain et avait décidé de l'épargner. Et même plus...

- Comment oses-tu ? Grogna un des plus jeune du troupeau.

- Yaxal, ça suffit. L'arrêta le chef d'une voix forte.

Le jeune minotaure obéit mais foudroya le jeune homme du regard alors que ce dernier l'observait, pas le moins du monde effrayé. Yaxal s'apprêtait à écorcher vif ce jeune impudent lorsqu'il décela une lueur dans le regard de celui-ci. Et il comprit.

L'humain fut surpris du changement de comportement du minotaure mais se tût. Pourquoi ne lui avait-il pas foncé dessus ? Pourquoi n'avait-il pas tenté de le tuer alors qu'il en mourrait d'envie ? Mais son esprit fut détourné de ses questions lorsqu'une fusée rousse fonça sur le chef du troupeau. Un petit renard venait de sauter sur les épaules de l'énorme créature qui le laissa faire, pas étonné pour un sou. Le petit mammifère poussa un jappement avant de faire apparaître un rouleau de parchemin dans un petit nuage de fumée. Oui, oui, il l'a fait apparaître. Le jeune homme haussa les épaules et décida de ne pas chercher à comprendre. Après avoir lu le contenu du parchemin, le minotaure le rendit au renard qui le remercia d'un nouveau jappement avant de disparaître à travers les buissons lumineux. Le chef se retourna vers lui et après l'avoir observé pendant quelques minutes, il demanda :

- Pourquoi vouloir mourir jeune humain ? Le susnommé écarquilla les yeux. Comment savait-il cela ? Tu es un guerrier, je l'ai senti. Quelles raisons pousseraient un guerrier à désirer la mort ?

- Je... Le jeune homme soupira. À quoi bon se cacher désormais ? À quoi sert-il de vivre dans un monde où tout nous est interdit ? Tous nos gestes et nos actions sont contrôlés. Je n'appelle pas cela vivre.

Maintenant que son masque était tombé, tous purent voir l'immense tristesse qui l'habitait.

- À moins d'avoir une raison de vivre particulièrement forte.

Un éclair de douleur traversa ses magnifiques yeux clairs.

- Et j'ai perdu ma raison de vivre...

Plus rien ne le retenait à ce monde.

Une vague de tristesse et de magie s'échappa du jeune homme brisé, destabilisant quelque peu l'assistance.

- Tu es un sorcier. Souffla l'un des minotaures

L'humain ne fit qu'hocher la tête. La voix grave du chef s'éleva de nouveau.

- Je te propose de recommencer une vie. Le jeune homme releva brusquement la tête, plongeant ses yeux bleus saphirs dans ceux noirs de son interlocuteur. Redeviens un guerrier, rejoins-nous. Tu trouveras surement une nouvelle raison de vivre en chemin. Finit-il en lui tendant sa main poilue.

Il observa cette main tendue, sceptique, mais finit par la serrer et accepter la proposition. Qu'avait-il à perdre de toutes façons ?

Et puis au pire, il se donnera la mort lui-même...

- Je suis Xenalf. Quel est ton nom ?

- Tom Marvolo Riddle.


- Oï ! Tu m'écoutes abruti !?

- Urusaï ! Il est juste là !

- Est-ce que tu n'as ne serait-ce qu'écouté ce qu'on t'a dit ?

Un peu plus loin dans la forêt, une silhouette filait à toute allure entre les plantes et les créatures qui y vivaient. Derrière elle, deux autres silhouettes lui courraient après. L'une d'entres elles poussa un grondement menaçant avant de s'élancer et de la rattraper pour la plaquer au sol avec force.

- Laisse-moi y aller ! Siffla le jeune homme qui venait de se faire plaquer.

Il n'était pas très grand, doté d'une fine musculature et d'une peau très blanche, des yeux rouge sang, des cheveux bruns aux reflets bleu nuit coiffés en cul de canard avec deux mèches qui encadraient son visage aux traits fins et aristocratiques. Il montra les crocs et siffla de colère au visage de son ami blond au-dessus de lui tout en tentant de se dégager avec sa force surhumaine. Mais la poigne du blond ux yeux rouge rubis se reserra et un grondement sourd et animal sortit du plus profond de la gorge de celui-ci. Le brun comprit alors qu'il avait devant lui, non plus son ami, mais son Roi et qu'il ferait mieux d'obéir sous peine d'être puni. Même s'il était haut gradé, il y avait des limites à ne pas franchir. Et son roi avait beau être devenu patient avec le temps, il ne devait en aucun cas les dépasser. Aussi il arrêta de se débattre et baissa les yeux en signe de soumission. Cela sembla suffire à celui qui le surplombait puisqu'il le lâcha au bout de quelques secondes.

- Si tu fais ne serait-ce qu'essayer de repartir, je ne me retiendrais plus Sasuke. Gronda le blond mécontent.

Toutes les créatures qui étaient présentes autour d'eux se tendirent en ressentant la colère de leur Souverain. Ses colères étaient assez connues pour être rares mais dévastatrices. Tous aimaient leur Roi qui les protégeait depuis des années, certains même des siècles. Il était d'un naturel calme et joyeux; il ne s'énervait que rarement mais quand s'était le cas, il était vraiment flippant. Très peu pouvaient se vanter de l'avoir vu en colère. Vraiment en colère. D'ailleurs aucun ne s'en vantait.

Il était d'autant plus rare, si ce n'est plus, de le voir gronder sur Sasuke qui était comme son frère.

D'ailleurs celui-ci prit la parole pour calmer son supérieur et ami :

- Désolé...

Cela sembla marcher puisque le corps du blond se détendit un peu et ses yeux reprirent leur magnifique couleur bleue. À cet instant la troisième silhouette sortit de l'ombre et s'approcha, une lueur amusée dans les yeux. Il faisait à peu près la même taille que le blond (c'est-à-dire très grand) et avait un corps musclé et un peau de porcelaine. Ses cheveux étaient rouge sang et ses yeux vert-d'eau qu'il avait souligné de noir rendant son regard plus perçant. Il était très beau tout comme les deux autres éphèbes qu'il considérait comme ses frères. Ils l'avaient après tout sauvé et accueilli alors que tous le rejetaient et le traitaient de monstre.

Un petit rictus moqueur prit place sur son visage.

- Ben alors Sasuke, tu ne parviens plus à te contrôler ? Ricana-t-il, faisant bouder le plus jeune. Pourtant il me semblait que tu étais assez vieux pour ça.

- Tu peux pas comprendre Gaara. Grommela-t-il. Je le sens, il est là, juste là. je...

- Sasuke. Gronda de nouveau le blond comme un avertissement.

- Mais Naruto ! Pourquoi ? Gémit le brun de manière théâtrale avec une grimace.

- Je te l'ai déjà dit.

- Et je te l'ai répété deux fois. Rajouta le roux.

- Comment penses-tu qu'il réagira si un vampire fou lui sautait dessus pour l'embrasser alors qu'il est en pleine phase déprime ?

Sasuke ne répondit pas et se renfrogna en grommelant dans sa barbe inexistante. Les deux plus vieux entendirent seulement le chaleureux qualificatif de "tortionnaires".

Ses deux grand frères échangèrent un regard amusé alors qu'il boudait dans son coin. Les entendant ricaner, il se retourna pour les fusiller du regard. Malheureusement (ou heureusement selon le point de vue) un regard ne pouvait pas tuer aussi puissant fut-il. Enfin si, Naruto y arriverait surement en se concentrant un peu mais bon... Mais avant qu'il ne puisse pousser sa réflexion plus loin, Gaara ouvrit les bras dans sa direction tout en soutenant son regard assassin avec un petit sourire. Sasuke tenta de résister à la tentation en vain. Il se jeta dans les bras de son ainé (par pur réflexe bien sûr) qui l'enferma dans une douce étreinte. Naruto observa la scène attendri avant d'ébouriffer les cheveux de son cadet qui grogna.

- Courage Sas'ke. L'encouragea-t-il. Tu dois juste attendre qu'il s'adapte à son nouvel environnement et qu'il recommence une nouvelle vie.

- Tu pourras ensuite le rejoindre.

- Et je dois attendre encore longtemps ?

Un même sourire sardonique étira les lèvres des deux jeunes hommes alors qu'ils disaient d'une même voix :

- Un an.

Un long gémissement plaintif échappa au brun alors qu'il cachait sa tête dans le cou du roux, insultant ses frères de tous es noms d'oiseaux qu'il connaissait. Autant vous dire qu'il y en avait pas mal.

- C'est beaucoup trop long...


Verdict jeunes gens ?