Bonjour à tous !
Voilà donc le deuxième chapitre de ma fic !
J'ai été très surprise et très contente de l'acceuil que vous avez fait à ma fic, je suis contente de voir que le premier chapitre vous a donné envie de lire la suite !
Bonne lecture !
Aylala
oOoOoOoOoOoOoOo
Chapitre deux : Les dimanches en famille
Confortablement allongée dans mon lit, la tête enfouie sous mon oreiller je me sentais bien. J'ouvrais paresseusement un œil mais le refermais aussitôt. Il avait eu beaucoup trop de mal à s'ouvrir pour qu'il soit une heure
décente pour se lever. Je me retournais et reprenais une position très agréable pour continuer ma nuit tranquillement. Je m'étais couchée tard. Maelys et moi, nous avions discutés jusqu'à tard dans la nuit pour élaborer ce que nous avions appelé notre « plan d'action » pour que Papa ne soupçonne pas qu'elle avait un petit ami. Ca n'avait pas été une discussion facile, il avait d'abord fallut faire sortir Amy de ma chambre… Et ce n'était pas une
mince affaire. On en a été réduite à lui promettre de jouer une heure entière à la poupée avec elle avant la fin de la semaine prochaine… La barbe.
Je recommençais à me rendormir quand un bruit monstrueux se fit entendre. Un bruit qui me fit crisser les dents et dresser les cheveux sur ma nuque. C'était un bruit strident et horriblement disgracieux, on aurait dit un
orchestre de scies musicales. Il fallait être totalement inhumain pour supporter ça et encore pour produire un tel son. Soudain je réalisai clairement ce que c'était et me redressais à toute vitesse sur mon lit.
- « Amy ! » grognais-je entre mes dents avec hargne.
Cette petite peste allait me le payer. Depuis Noël, ma sœur s'était mise en tête d'apprendre à jouer de la musique. Pour lui faire plaisir, nos parents - mais où avaient-ils la tête ce jour là ? – ont décidés de lui offrir un luth et depuis ce jour maudit, elle s'exerce ! En général je m'arrangeais pour ne pas être là quand elle « jouait »… Moi je préfèrais dire quand elle tentait de nous crever nos pauvres tympans… D'habitude c'était plutôt dans l'après midi qu'elle faisait ça, jamais un dimanche matin, et a à peine 8h00 du matin ! Je quittais mon lit d'un pas brusque, bien décidé à lui faire bouffer son stupide luth. Je traversai ma chambre de ma démarche encore hésitante, signe que je n'étais pas encore réveillée ! Je quittai la pièce et traversai notre grande salle de jeu que Maelys et moi avions déserté depuis plusieurs années déjà… J'arrivai enfin dans le couloir, prête à m'élancer jusqu'à la chambre de ma sœur pour lui expliquer ma façon de penser quand je manquais de me faire assommer par une porte qui s'ouvrit à toute volée.
- « AMY BLACK ! »
Je sursautais violemment. La voix de Papa était toujours aussi puissante quand il crit, même au réveil !
- « PAR MERLIN, EST-CE-QUE TU SAIS l'HEURE QU'IL EST ?! »
Je me mis à ricaner doucement. Je n'aurais même pas besoin de crier sur ma sœur… Papa s'en chargeait lui-même.
- « Tu vas arrêter ça immédiatement et je ne veux plus entendre UN SEUL BRUIT ! C'est compris ?! » cria-t-il enfin.
A ce moment là, je me décidais à sortir de derrière la porte et je me trouvais face à lui. Il avait les yeux encore gonflés de sommeil et la trace de son drap sur la joue. Lorsqu'il me vit, il soupira.
- « Je l'attrape et toi tu va brûler son instrument de malheur, ok ? » proposais-je d'une voix endormie.
Il se mit à sourire largement et grogna d'un air amusé. Il me tendit alors la main et j'y posais la mienne. Il me tira à lui doucement et passa son bras autour de ma taille. Je posais ma tête sur lui et tous les deux on entra dans sa chambre. Je remarquais que le grand lit était vide. Maman était donc déjà levée. Une fois arrivés au bord du lit il se laissa tomber dessus comme une masse, m'entraînant dans sa chute. Le visage contre les couvertures je me mis à sourire. Je le sentis alors se glisser sous les draps, visiblement prêt à se rendormir. Je décidais de l'imiter et je me tortillais. J'arrivais finalement à me faire une petite place confortable tout près de Papa. En fait j'avais ma tête contre son épaule alors que son bras encerclait les miennes. J'étais très bien là, je sentais que je n'aurais aucun mal à finir ma nuit. Il tourna sa tête et déposa un baiser sur mon front. Je souriais largement et fermai les yeux. Je sentais que je
retombais au pays des rêves quand le grincement de la porte de la chambre m'arracha un grognement.
- « Papa, tu pourrais hurler un peu plus fort la prochaine fois ? J'ai eu un peu de mal à ne pas rester éveillée ! » lança alors la voix de Maelys d'un air grognon.
J'ouvris un œil et je la vis dans l'embrasure de la porte, les bras croisés, les cheveux ébouriffés et surtout le regard noir qu'elle savait si bien faire.
- « Pardon… » grogna Papa en ouvrant difficilement un œil « Je ne crierai plus ! Allez viens ! » ajouta-t-il en lui tendant la main qui ne m'enserrait pas.
Elle haussa un sourcil tout en continuant de faire sa mauvaise tête.
- « Allez Mae ! Me fait pas la tête et viens me faire un bisou ! » demanda-t-il d'une toute petite voix.
Je ne pouvais pas voir, mais j'étais sure qu'il était en train de lui faire son regard de chien battu. Maelys se mit à sourire et s'approcha du lit. D'un coup de hanche Papa me poussa un peu sur le côté pour faire un peu de place dans le lit pour ma sœur. Elle se glissa à son tour sous les couvertures et s'installa dans la même position que moi. Elle posa un baiser sur sa joue avant de bien caler sa tête et de soupirer de bien être. Je me mis à sourire et me blottissais encore un peu plus contre Papa.
- « Et maintenant on dort… » souffla-t-il en nous serrant un peu plus contre lui.
Maelys et moi nous nous mettions à rire doucement et je refermais les yeux avec délice. J'adore me rendormir dans le lit de mes parents. On le faisait très souvent quand on était plus petites. Papa venait nous chercher dans nos chambres et nous installaient avec Maman et lui le dimanche matin. En général ça se finissait en gigantesques bagarres de chatouilles et on riait bien. Mais ce matin l'heure n'était pas au chahutage ! L'heure était au sommeil. Je commence à peine à me rendormir quand je sentis le matelas s'affaisser au niveau de mes pieds.
- « Je voulais pas faire de bruit… » murmura alors la voix de Amy.
Je sentis Papa qui se redressait un peu, entraînant ma tête dans le mouvement. J'ouvris une nouvelle fois les yeux. Par Merlin, elle avait vraiment décidé de me ruiner ma grasse matinée ? Elle était assise en tailleur au bout du lit et regardait Papa d'un air tout triste. C'était déloyal ! Comment voulais-t-elle qu'on soit encore fâchés contre elle quand elle fait ça ?!
- « Mais j'avais demandé à Maman ce matin et elle m'avait dit d'attendre un peu… Je croyais que j'avais attendu assez… » continua-t-elle en tordant ses doigts entre eux.
- « Pas grave ! » murmura Papa en souriant doucement « Mais la prochaine fois, attend qu'on soit tous levés, princesse… »
- « Promis ! » s'exclama Amy en se mettant à genoux d'un seul bond.
Elle se mit alors à ramper sur Papa et finit par s'allonger sur son torse, nouant ses bras autour de sa nuque. Papa se rallongea et se mit à sourire.
- « Elle t'a dit où elle est partie ? » demanda-t-il à Amy
- « Chercher un truc en ville… » murmura ma petite sœur.
Papa hocha la tête.
- « On n' est pas bien là tous en ensemble… Moi et les trois plus belles demoiselles du monde sorcier… »murmura-t-il.
- « Et Maman, elle fait pas partie des plus belles ? » demanda Amy.
Papa se met à rire et ça fait bouger son torse doucement. Comment est-ce que je peux me rendormir dans de telles conditions ? Je crois que ma nuit est belle est bien finie…
- « Ta mère n'est plus une demoiselle, princesse… Elle est la plus belle de toutes les femmes… » répondit Papa d'un air très sérieux
Ca me fait sourire. J'ai toujours aimé la manière dont Papa parle de Maman…
- « Au final, je suis un homme très chanceux ! » décrèta Papa en souriant d'un air satisfait.
- « Je trouve aussi ! » lança alors la voix de Maman.
Je tournai ma tête dans la direction de la porte et je la vis. Elle nous regardait en souriant, les bras croisés sur sa poitrine et un sourire amusé aux lèvres.
- « Je n'en reviens pas Sirius ! Je pars à peine une heure de notre lit conjugal et voilà que je t'y retrouve avec pas moins de trois filles ! Tu ne penses pas qu'il y a un problème ?! » demanda-t-elle d'une voix faussement sévère mais ses yeux brillaient doucement.
Amy se mit à rire et glissa du ventre de Papa pour se blottir entre Maelys et lui.
- « Oh mais si je trouve qu'il y a un problème ! » répondit Papa avec son fameux petit sourire auquel Maman n'arrive jamais à résister « Il me manque une de mes femmes dans ce lit ! »
Les joues de Maman étaient devenues toutes roses et un grand sourire apparût sur ses lèvres. Elle s'approcha doucement de nous et se glissa sur Papa et les voilà qui se mirent à s'embrasser. Je m'éloigne un peu, Papa récupéra son bras pour le poser sur la hanche de Maman.
- « Beuuuuurk ! » s'écria Amy de l'autre côté du lit.
- « Je vous rappelle qu'on est là ! » lança alors Maelys.
Je remarquais que mes deux sœurs s'étaient aussi s'étaient éloignées. Maman décolla alors sa bouche de celle de Papa qui se mit alors à grogner doucement. Elle nous regarda à tour de rôle en souriant avant de répondre.
- « Vous avez deux parents qui sont très amoureux l'un de l'autre ! Vous devriez être contentes plutôt que de nous le reprocher ! » lança-t-elle avec amusement
- « Mais on est très contentes que vous soyez amoureux et tout et tout… » répondis-je alors « Mais on aimerait juste que vous soyez amoureux en privé, pas en public ! »
Ils se mirent alors à rire tous les deux et après avoir échangé un dernier petit baiser, beaucoup plus chaste celui-ci, Maman quitta le lit.
- « Bon mes gros paresseux, il est peut être temps de vous lever ?! lança-t-elle
- « Pourquoi ? » grogna alors Papa « On est dimanche, laisse nous dormir encore un peu ! Ou du moins continuer notre gros câlin ! »
- « Désolée… » reprit Maman en riant doucement « Mais ce midi on va chez Papa et Maman donc il faut que vous vous prépariez et comme je vous connais tous, si on ne s'y met pas maintenant, on n'ira jamais… »
- « Ce sera pas une grande perte… » marmonna Papa d'un air bougon.
Papa et Grand-Père ne s'entendaient pas très bien… Ils n'étaient jamais très contents de se voir et honnêtement, je savais que c'est uniquement pour faire plaisir à Maman que Papa y allait. Moi personnellement je m'en serais bien passé aussi de cette visite, mais je n'était pas sûre qu'on me laisse le choix.
- « Je t'ai entendu Sirius ! » lança Maman d'un air de reproche. « Allez maintenant hop hop hop, tous le monde se prépare ! Allez les filles, à la douche ! »
- « Et Papa ? » demanda Amy d'un air boudeur
- « Papa va rester encore un petit peu au lit histoire que je profite un peu de ses bras moi aussi et il se préparera après ! » déclara Maman en souriant.
Je regardais mes deux sœurs d'un air entendu. Je n'avais absolument pas envie d'assister à une nouvelle séance de bisous mouillés de mes parents. Je me levais d'un bond, elles m'imitèrent et toutes les trois ensembles nous nous ruèrent hors de la chambre parentale. Notre course se poursuivit tout le long du couloir car nous voulions toutes les trois être la première à utiliser la salle de bain. Je dû jouer des coudes mais je réussis à m'enfermer dans la salle de bain avant elles. Alors que je les entends toutes les deux discuter avec animation de qui sera la suivante, je me glissai sous la douche.
Une fois douchée, je m'enroulais dans une grande serviette de bain et quittais pied nu la salle de bain. Amy était assise dans le couloir à attendre. J'en déduisit donc que Maelys avait du céder sa place contre un service de la petite. Cela me fit sourire. Je regagnais ma chambre. En passant devant la chambre de mes parents, je jetais un coup d'œil par la porte ouverte. Ils étaient tous les deux allongés sur le lit, la tête de Maman sur le torse de Papa. Elle faisait glisser sa main sur son bras pendant que lui jouait dans ses cheveux. Ils parlaient à voix basse en souriant, je passais mon chemin, je me sentais de trop. Une fois de ma chambre je m'installais sur mon lit en me demandant quoi mettre. Mes grands parents étaient plutôt vieux jeu et je savais que pour ne pas avoir de remarque de leur part, je ferais mieux de mettre une petite robe bien sage. Mais comme de toutes façon dès que j'y allais j'avais droit à quelques petits commentaires souvent bien sentit, je décidais de me faire plaisir. J'enfilais donc un jean et un débardeur blanc. Mes cheveux resteraient lâches, voilà j'étais prête !
Je me rendis dans la cuisine histoire de me mettre quelque chose sous la dent. La table du petit déjeuner était dressée, sans doute par Kana notre elfe. Je me versai un grand bol de lait froid que je bus d'une traite avant de mordre dans un toast. Le toast encore dans la bouche je me rendis dans le salon et je me laissais tomber dans le canapé. Les bruits de pas de Amy dans l'escalier m'indiqua que mon moment de calme venait de se terminer.
- « Tu crois qu'elle va encore avait fait cuire son espèce de ragoût bizarre, Grand-mère ? » me demanda-t-elle en se penchant par-dessus le dossier du canapé.
Je me relevais et la regardait en grimaçant.
- « Y a des chances oui… » soufflais-je
Grand-mère était comme ça. Quand on venait manger chez elle, elle adorait nous préparer un horrible ragoût absolument infect qu'on était obligé de trouvé excellent…
- « On ferait bien de bien manger avant alors… » déclara-t-elle en se dirigeant vers la cuisine.
Réalisant que le maigre petit déjeuner que j'avais pris ne suffirait pas à me couper suffisamment l'appétit je la rejoignis.
- « Vous avez parlé jusqu'à tard hier soir Mae et toi » me lança-t-elle en se tartinant de la confiture sur une tartine.
J'haussais les épaules. Oui et après ?
- « Vous parliez de quoi ? » insista-t-elle
- « Rien qui te concerne Amy ! » répondis-je
- « Mais… »
- « N'insistes pas, tu es trop petite ! » tranchais-je d'une voix ferme, lui signifiant que je ne lui dirais rien de plus.
Elle me regarda d'un air boudeur, mais je ne m'en inquiétai pas. Amy ne restait jamais fâchée longtemps… Maelys ne tarda pas à venir nous rejoindre puis finalement Papa qui avait quand même l'air encore endormi. On resta un
long moment autour de la table à discuter tous ensemble. Papa n'était vraiment pas ravi d'aller chez les parents de Maman et il nous le montrait bien.
- « Avec un peu de chance » ironisa-t-il « Votre grand père nous montera une nouvelle fois sa fabuleuse collection de botrucs ! »
Nous nous mîmes toutes à soupirer. Grand-Père avait une passion pour les botrucs. Une drôle de passion d'ailleurs car ces bestioles comptent parmi les plus ennuyeuses qui puissent exister sur Terre ! Quoiqu'il en soit, lui les adorait et en prenait grand soin. Il les attrapait à l'aide de sorts spéciaux. Puis il les tuait et les accrochait sur de grands pans de mur à l'aide d'un nouveau sortilège. Bien sur tout cela était protégé par de grandes plaques de verre dans une pièce bien spéciale de la maison où personne n'avait le droit de pénétrer sans son autorisation. Il pouvait être
rassuré sur ce point, jamais Par Merlin, l'une de nous n'auraient été là dedans sans y être forcée…
- « Mais regardez… Celui-ci a les ailes arrières deux millimètres plus courtes que les ailes avant ! C'est un miracle de la Nature jeunes filles ! » lança Papa dans une imitation parfaite de Grand-Père « Et si vous regarder un peu mieux vous verrez que sa patte arrière droite à un décalage que quelques micromillimètres… »
- « Sirius ! » l'interrompit Maman en entrant dans la pièce
Pris sur le fait, Papa haussa les épaules et lui fit un grand sourire. Maman aussi trouvait la passion de Grand-Père totalement ennuyeuse, mais elle n'aimait pas que Papa se moque de lui.Ca lui faisait un peu de peine et aussi parce qu'elle disait que ce n'était pas parce qu'ils ne s'aimaient pas que Grand Père et lui devaient essayer de nous influencer toutes les trois. Mes soeurs et moi, après avoir échangé un regard entendu avions décidé de les laisser seuls. On se leva alors et nous rendîmes dans le salon. Maelys attrapa un magasine, Amy une de ses poupées. Je décidais de faire un petit tour dans le jardin, j'avais envie d'aller voir Buck. Je restais un moment devant son enclos à le regarder quand on m'appela.
- "Lalyh !!"
Je me retournais et je vis Papa devant la maison qui me disait de venir le rejoindre d'un geste de la main. Je m'approchais de lui et remarquai qu'il me fixait d'un air grave. J'étais pourtant bien certaine de n'avoir fait aucune bêtise...
- "On va y aller..." souffla-t-il tout aussi sérieux "Mais avant, j'aimerais que tu me dises ce que c'est que ça..."
Tout en parlant, il posa son index tout à côté de mon nombril. Je regardais son doigt un moment m'attendant à ce qui précise quelque chose mais comme rien ne venait je relevais mes yeux vers lui. Il haussa un sourcil et attendait visiblement une réponse.
- "Euh... Mon ventre..." répondis-je un peu incertaine, si ce n'étais pas la réponse qu'il attendait, il risquait de croire que je me moquais de lui.
- "Bonne réponse !" lança-t-il pourtant.
J'étais surprise mais soulagée... Jusqu'à ce qu'il reprenne la parole
- "Et tu peux m'expliquer pourquoi je réussis à le toucher sans avoir à soulever le moindre morceau de tissu ?" me demanda-t-il en plantant son regard dans le mien.
C'était donc ça ! Je soupirais et hochais la tête.
-" Tu ne trouve pas ce truc un peu trop court..."
- "Oh Papa, je t'en prie, on voit à peine le nombril !"
- "Oui, mais on le voit !"
- "C'est les vacances et on part chez Grand-Père ! Honnêtement, c'est pas grave ! J'ai passé toute l'année dans un uniforme, j'ai bien le droit d'être un peu à la mode quand je suis en famille !" rétorquais-je sans me démonter.
J'avais prévu cet argumentaire depuis le jour où je m'étais payée cette tenue !! Je connaissais trop bien mon père, je savais qu'il ne laisserait pas passer... Je voyais à son regard qu'il cherchait un contre argument mais au bout d'une minute comme il n'en trouvait pas, il me laissa passer.
- "Parce que c'est les vacances..." grogna-t-il néanmoins en me suivant jusqu'à la Cheminée.
- "Qui y va en premier ?" demanda Maman qui avait ses deux mains posées sur les épaules de Amy.
Elle était la plus petite et je savais que jamais mes parents ne la laisserait prendre la Cheminée la première.
- "Pourquoi pas toi ma belle ?" proposa Papa
- "Parce que je sais que si je ne pars pas après toi, tu ne partiras jamais..." rétorqua-t-elle d'un air sévère.
- "Ne comptes pas sur moi pour y aller en premier..." lui répondit-il d'un air assez agacé.
Voilà ! A chaque fois qu'on devait aller là bas c'était la même chose et comme à chaque fois je savais comment cela allait finir. Je décidai donc de prendre les devant.
- "C'est bon j'y vais !" grognais-je en prenant une grosse poignée de Poudre de Cheminette.
Je prononçais bien fort l'adresse de mes grands parents et bientôt je me retrouvai prise au beau milieu d'un tourbillon de flammes vertes avant d'atterrir à ma destination. Je me retrouvai donc juste devant ma grand-mère, couverte de cendre. Avant toute chose je libérais la place pour Maelys qui arrivait invariablement après moi.
- "Bonjour Lalyh" me lança ma grand mère
- "Bonjour" répondis-je poliment.
Puis je me tenais silencieuse à l'écart. Je savais bien que cela ne me ressemblais pas, mais c'était ainsi dès que j'étais chez eux, je me sentais terriblement pas sur de moi. Heureusement pour moi le reste de ma famille ne tarda pas à arriver et l'arrivée de Maman fit diversion. Grand-mère la prit dans ses bras. Puis elle nous embrassa mes sœurs et moi et même Papa y a droit. L'ambiance était plutôt détendue, mais l'arrivée de Grand-Père cassa tout cela. Dès qu'il entra dans la pièce, Papa cessa de sourire et devint tendu. Grand-Père et lui échangèrent un regard glacial.
- « Sirius… » salua Grand-Père d'un hochement de tête.
- « Leopoldus » répondit Papa
Je n'aimais absolument pas l'air que Papa prenait quand il était ici. Il avait ce regard terriblement froid, impassible. Comme si tout ce qui pouvait se passer autour de lui ne lui était d'aucune importance, comme si cela ne l'intéressait pas.
Le déjeuner était comme d'habitude mortellement ennuyeux. Grand-Mère nous avait effectivement servi son infâme ragoût que j'ai du faire semblant d'apprécier. Il y avait comme d'habitude peu de conversation et c'était surtout Maman qui discutait, Papa répondait uniquement quand on lui posait une question directe et répondait uniquement par monosyllabe. Je n'avais qu'une hâte, que tout cela se termine et que nous rentrions tous à la maison.
- « Dis moi Lalyh »
Je sursautai en entendant mon prénom et me tournai vers ma Grand-Mère qui me parlait.
- « Que comptes-tu faire maintenant que tu en as terminé avec Poudlard ? » me demanda-t-elle avec un sourire.
J'ai un peu de mal à avaler ma bouchée et je jetai un rapide coup d'œil à Papa. Ce que j'avais prévu de faire, je ne voulais pas encore en parler, parce que rien n'était sur. Pourtant, il fallait que je réponde. Je cherchai très vite une idée et finalement répondais dans un souffle.
- « Je comptais m'inscrire à la faculté de Magie Supérieur de Londres… »
J'espérais qu'on ne me demanderait pas plus de précision, et ce fut le cas. Je retins mon soupir de soulagement même si vraiment, j'étais contente. Le déjeuner se continua alors, interminable… Le dessert arriva enfin et nous fûmes autorisées les filles et moi à quitter la table. Il faisait beau et nous n'avions pas envie de rester enfermé. Nous craignions aussi évidemment que notre grand père se rende compte que nous nous ennuyions et qu'il entraîne une fois de plus pour nous montrer son dernier botruc…Une fois dans le jardin, Amy se précipita vers un grand arbre qui se trouvait dans le fond du jardin et entrepris de l'escalader. Maelys resta près de moi.
-« Tu comptes voir Jack aujourd'hui ? » demandais-je à ma petite sœur
- « Je ne sais pas… Ce ne sera pas facile »
- « Pourquoi tu dis ça ? Tu sais bien qu'on peut aller là-bas quand on
veut ! »
- « Je sais oui » me répondit-elle « Mais à l'inverse de toi qu'on a l'habitude de te voir t'enfermer des heures avec Harry dans sa chambre, moi on va finir par trouver ça bizarre que je passe tout d'un coup tant de temps avec Jack. »
Je me rendais compte alors qu'elle avait tout à fait raison. Pour qu'ils puissent se voir souvent, il fallait qu'ils puissent se voir loin de notre maison et de celle des Potter. Mais Jack et Maelys n'avaient pas pour habitude de sortir tous les deux sans Harry ou moi. L'idée me vint alors immédiatement à l'esprit.
- « Je sais ce que nous allons faire ! » lui lançai-je alors « On va aller faire une petite ballade, toi, Jack, Harry et moi… Et il se pourrait que Harry et moi on vous perde de vu pendant un moment avant de vous retrouver sur le chemin du retour »
Maelys me regarda alors avec de grands yeux ronds.
- « Tu crois que cela marchera ? » me demanda-t-elle, une lueur d'espoir dans les yeux.
- « Mais bien sur ! Ils n'y verront que du feu ! » lui assurais-je en souriant.
Le sourire qu'elle fit à ce moment là me fit vraiment chaud au cœur. Nous nous installâmes sous l'arbre dans lequel Amy avait fini par rester bloquée à force de monter beaucoup trop haut. Il fallut que je me dévoue pour aller
la chercher.
Le moment du départ arriva enfin. Les au revoirs furent brefs et sans effusions. Je repris la cheminée vraiment avec plaisir. Papa ne retrouva son sourire que lorsqu'il arriva dans notre salon. Comme à chaque fois, Maman était un peu déçue que cela ne se soit pas mieux passé que cela. Elle glissa sa main dans celle de Papa qui posa un baiser sur le dos de celle-ci.
- « J'irais bien faire une ballade ! » lançais-je alors d'un air innocent. « Mae, ça te tente de venir ? »
- « Je sais pas… » répondit-elle avec une hésitation mesurée absolument parfaite, j'étais fière d'elle « Ouais… Pourquoi pas ! »
- « On demande aux garçons de venir avec nous ? » demandais-je
- « Si tu veux… » murmura-t-elle comme si cela lui était égal.
- « Ne rentrez pas trop tard les filles » demanda Maman en nous fixant
- « Et vous pouvez dire à Will de venir jouer à la maison ? » demanda Amy
- « Ouais… » répondis-je en prenant la main de ma sœur. « A plus tard ! »
Nous prenions le chemin de la sortie quand un raclement de gorge nous rappela à l'ordre. En souriant toutes les deux, nous revenus sur nos pas et nous avons déposé un baiser chacune sur une des joues de Papa qui se mit à sourire. Nous avions maintenant le droit de sortir.
Maelys et moi avons traversé la rue rapidement et sommes entrées chez les Potter.
- « Bonjour Lily ! » lançai-je en allant l'embrasser
- « Bonjour les filles ! » nous répondit-elle en souriant
- « Je vais voir Harry ! » déclarais-je en laissant ma sœur avec ma marraine.
Je montais les escaliers quatre à quatre et constatant que la poignée de la porte était bleue, j'entrais sans aucun problème. Il était assis sur son lit, en train de bailler aux corneilles.
- « Fatigué ? » demandais-je en souriant
- « Tu n'as pas idée ! » répondit-il en souriant
- « Tu viens faire une ballade avec moi ? »
- « Ah non, j'ai rendez vous avec Ginny dans une demi-heure… » me lança-t-il en souriant
Oh non ! Tout mon plan tombait à l'eau. Il ne pouvait pas me faire ça !
- « Harry, tu peux pas reporter ? » demandais-je en me laissant tomber sur son lit
- « On en fera un autre jour une ballade ensemble ! » me répondit-il en se levant pour rejoindre son armoire
- « Je sais ! Mais c'est pas ça le problème ! Il faudrait qu'on sorte à quatre avec Jack et Mae comme ça on les sort de la maison pour qu'ils puissent être tranquille ! »
- « Oh ! » répondit-il simplement en se tournant vers moi.
Il me regarda d'un air grave, il donnait l'impression de réfléchir. Il changea alors rapidement son T-shirt et lança.
- « Tu préviens Jack, on part maintenant ! » déclara-t-il
Sans plus attendre je me levais de son lit et me précipitai dans la chambre de son frère. Je frappai à la porte et attendais qu'il m'invite à entrer pour le faire. Il était en train de s'occuper de son balai avec un soin maniaque.
- « Arrêtes ça tout de suite ! » lui lançai-je alors en souriant
- « Pourquoi ? »
- « Je me suis débrouillée pour que tu passes l'après midi avec Mae… » soufflai-je à voix basse.
- « Je suis dans le salon dans cinq minutes ! » assura-t-il en laissant tomber son balai.
Je quittai alors sa chambre et entrepris de me rendre dans la chambre du dernier fils Potter. La porte était ouverte et j'y passai ma tête.
- « Willy ! Amy voudrait que tu viennes jouer avec elle à la maison »
- « Ouais je viens… » me répondit-il en relevant sa tête de ses figurines.
Je repris donc le chemin du salon, les garçons n'étaient pas encore là.
- « Syrielle n'est pas là ? » demandais-je à Lily qui me regarda avec un grand sourire.
- « Elle est avec Greg » me répondit-elle
Je fut contente pour mon amie… A cet instant, les fils Potter arrivèrent dans le salon. Je remarquai que Jack s'était changé, et je ne pu m'empêcher de sourire.
- « On y va Maman ! » lança Harry en souriant
- « Tu dînes ici ce soir ? » demanda-t-elle
- « Pas sur, je vois ça avec Ginny et je te dis ça par Cheminée d'accord ? »
- « D'accord » répondit-elle alors qu'il posait un baiser sur sa joue.Nous quittâmes tous la maison Potter. Alors que Will prenait le chemin de notre maison, nous nous dirigeâmes vers les champs non loin. Hors de vu, des maisons, nous nous arrêtâmes.
- « On se retrouve ici à 18h00 d'accord ? » dis-je à ma sœur qui avait glissé sa main dans celle de Jack
- « Oui »
- « Ne soyez pas en retard » les prévins-je
- « Ne t'en fait pas ! » m'assura Jack d'un air grave.
Je leur faisais confiance, ils étaient sérieux tous les deux et je savais qu'ils ne me poseraient pas de problème. Jack transplana alors entraînant ma sœur qui n'avait pas encore l'âge de passer le permis, avec lui. Une fois qu'ils eurent disparut, Harry me regarda d'un air grave.
- « Tu vas faire quoi ? » me demanda-t-il avec sérieux
- « Je ne sais pas encore… Mais je vais trouver ne t'en fait pas pour moi » le rassurais-je
- « Tu es sure ? Je ne veux pas te laisser toute seule tu sais, tu pourrais… »
- « Non Harry ! » le coupais-je.
Il avait rendez vous avec Ginny et je ne voulais pas m'imposer. Ils avaient bien le droit de se retrouver un peu seuls tous les deux. Il était gentil de s'inquiéter pour moi, mais je saurais très bien me débrouiller toute seule. En plus, je doutais que Ginny apprécie que j'accompagne son amoureux à leur rendez-vous…
- « Je vais trouver quoi faire… Je t'assure… » lui dis-je
- « Bon... »
Il s'approcha de moi et déposa un baiser sur mon front et tapota un peu ma joue en riant.
- « A plus ! » souffla-t-il avant de partir en transplanant.
Je regardais alors autour de moi, j'étais seule au beau milieu d'un champ… Je soupirais et m'asseyais en tailleur sur le sol. Je me triturais les méninges pour savoir où je pouvais aller pour ne pas rester toute seule. J'avais envie de rire et je décidai de me rendre chez celle qui pour moi incarnait la bonne humeur. Je me levais et transplanait.J'arrivais immédiatement devant une petite mais très belle maison. Je poussais la grille du jardin et pénétra dans la propriété je frappais à la porte et j'attendis qu'elle s'ouvre.
- « Tiens ! Lalyh ! Qu'est-ce que tu fais là ? » me demanda Remus en souriant
- « Je m'ennuie ! » répondis-je en toute honnêteté « Tonks est là ? »
- « Oui ! » me répondit une voix dans le salon « Et moi aussi je m'ennuie ! Tu es la bienvenue ma belle ! »
En souriant, j'entrai et déposai un baiser sur la joue de mon oncle avant de me rendre dans le salon. Tonks était assise dans le sofa, et la vit entrer en souriant. Elle avait ses cheveux toujours court et merveilleusement rose. Je rêvais de se teindre les cheveux de ce même rose mais Papa s'y était violemment opposé, je n'avais pas insisté… Tonks affichait un ventre joliment rond… On savait depuis deux semaines que ce serait une petite Prunille qui viendrait bientôt agrandir la belle famille Lupin.
- « Bonjour Tonks ! » soufflais-je en me laissant tomber sur le sofa près d'elle et posa ma main sur son ventre.
- « Bonjour Lalyh ! Qu'est-ce qui t'amène à visiter une femme enceinte et son loup-garou de mari ? » me demanda-t-elle en souriant « Tu ne devrais pas traîner avec ta petite bande ? »
- « Non, il fallait que je sortes pour couvrir une bonne amie à moi qui voulait passer du temps avec son amoureux, mais ne me pose pas de question, je ne répondrai rien ! » répondis-je en souriant
- « Donc nous ne t'avons pas vu ici aujourd'hui » résuma très bien Remus en s'installant dans le fauteuil d'en face.
- « Ce serait gentil… » avouais-je dans un sourire.
D'un regard il m'assurèrent que mon secret était bien gardé, celui de Jack et Maelys aussi… Nous parlâmes un peu de tout et de rien. Au bout d'un moment, Remus nous laissa et Tonks et moi abordèrent des sujets typiquement plus féminins. C'était bien simple, Tonks était très curieuse et elle voulait tout connaître de ma vie amoureuse… Qui n'était pourtant rien d'autre qu'un désert…
- « Tu vas bien, tu ne regrettes pas trop Dan ? » me demanda-t-elle
C'était la seule adulte à qui j'avais parlé de cela. Parce qu'elle plus jeune que Lily, moins maternelle avec moi que Maman… et puis parce qu'elle était une auror redoutable et qu'il était impossible de lui caché longtemps quelque chose quand elle avait un soupçon. Je me demandais même si les sens développés de Remus n'avaient pas déteint sur elle, ou peut-être étais-ce sa grossesse, mais c'était pire ces derniers temps.
- « Bien sur que non ! Ce n'étais rien d'autre qu'un crétin » répliquais-je
- « Je suis contente de te l'entendre dire… » me répondit-elle en souriant « Tu as fait le bon choix tu sais… »
J'hochais la tête doucement. Je savais que j'avais fait le bon choix…
- « Et tu n'as personne en vu en ce moment ? » me demanda-t-elle pour me taquiner, elle connaissait bien la réponse.
- « Et non ! Je n'ai pas encore trouvé mon loup-garou à moi ! » déclarais-je en lui adressant un clin d'œil.
Cela la fit rire et nous passâmes un très bon moment toute les deux.
J'étais persuadée que c'était grâce à Tonks que Remus et lui avait retrouvés le sourire après tout ce qu'ils avaient vécu et je ne pouvais que m'en réjouir parce que je l'adorais ma cousine. Bien sur, Papa avait eu un peu de mal a accepter que celle qu'il voyait encore comme son petit crapaud puisse être une femme d'une part, amoureuse d'un de ses meilleurs amis d'autre part… Mais ça n'avait rien été en comparaison des efforts que Tonks avait dû fournir pour convaincre Remus de la laisser être la femme de sa vie… Mon oncle était sans doute l'homme le plus têtu que j'avais jamais connu.
Enfin, c'était bien loin de nous tout ça. Je m'arrachais vite de mes pensées et passais une excellente fin d'après-midi avant de rejoindre comme convenu Maelys et Jack qui étaient pile à l'heure.
