Marinette fut fébrile toute la journée du samedi en aidant ses parents à la boulangerie. Elle avait hâte à sa rencontre avec ChatNoir ce soir-là. Elle avait envie que ce soit un vrai rendez-vous amoureux mais ayant repoussé ChatNoir et l'ayant même avertie du contraire le jeudi de l'avant-veille, elle ne savait pas comment faire pour qu'il accepte son changement de point de vue.
Au moins, Tikki trouvait qu'une relation de jeune couple très simple entre eux avec des sorties sur les toits était une bonne chose. Elle n'avait donc pas à se préoccuper de cela. Mais elle essayait de composer un discours pour lui expliquer ses sentiments.
Lorsqu'elle posa le pied sur le toit du Louvre, tout son discours s'envola. Il était de côté, les bras croisés et sur de lui-même avec ce doux et superbe sourire éclairé par une lumière dorée près de lui. Les lumières de la ville derrière lui découpaient sa silhouette et elle s'approcha sans parler.
Elle glissa ses mains sur ses bras et les croisa derrière son cou. À quoi bon parler? Muet lui aussi, mais à cause de la surprise, il plaça simplement le bout des doigts sur sa taille et il pencha la tête pour un baiser. Lorsqu'elle ferma les yeux et tendit les lèvres, il compléta la distance les séparant et goûta avec merveille le contact de ces lèvres qu'il avait toujours désiré.
Ils approfondirent le baiser au même moment tant avec les lèvres qui s'entrouvraient qu'avec les bras qui les serrèrent l'un contre l'autre.
Lorsqu'ils ralentirent doucement la cadence des baisers jusqu'à s'écarter, Ladybug proposa : «On pourrait peut-être aller marcher dans les jardins d'un palais pour notre rendez-vous de ce soir?»
«Tout ce qui te fera plaisir, ma Lady!» susurra-t-il toujours perdu dans le moment.
Ils déambulèrent par les sentiers en se tenant par la main ou en se caressant des lèvres. Ladybug tentait bien de faire un peu de conversation mais contrairement à ses habitudes, ChatNoir, même s'il répondait à ses questions, ne faisait que lui sourire et la contempler avec adoration.
Il s'assura par contre très sérieusement auprès d'elle que cette soirée paradisiaque ne serait pas la dernière et ils mirent les choses au clair concernant leur relation pour la rendre officielle.
«Je préfère tout de même que ça ne se sache pas dans le public. On sera plus tranquille. Ce qui veut dire qu'en partant d'ici tu ne pourras pas hurler ta joie sur les toits en réveillant tout le monde.»
«Je ne peux même pas faire la peur de sa vie au gardien du musée? Bon, d'accord.» rigola-t-il «Je crierai dans mon oreiller chez moi!»
Ils se séparèrent sur un dernier langoureux baiser et ensuite le baisemain de ChatNoir.
Adrien était toujours euphorique en arrivant en cours le lundi matin. Et aussi fébrile, il ne tenait pas en place. Entre les baisers du samedi soir et leur discussion sur leur nouvelle messagerie anonyme la veille en fin de soirée, Adrien flottait sur un nuage. Il ne pensait qu'à sauter partout et à chahuter.
Nino remarqua tout de suite son changement de comportement bien que personne n'eut remarqué quoique se soit chez lui. Les adultes le trouvaient déjà trop dissipé en temps normal.
«Ben alors, qu'est-ce qui t'arrive, vieux?» fit le meilleur ami lorsqu'Adrien arriva dans la cours d'école. Les deux garçons se dirigèrent vers leur classe.
«Je suis amoureux, 'vieux' a-mou-reux. Mais non seulement je suis amoureux mais elle m'a enfin dit OUI. Enfin! J'ai passé la plus belle soirée de ma vie samedi. On s'est embrassé très longtemps et c'était le paradis.»
«Pour sur.» répondit Nino. «Si Chloé apprend ça, elle va te tuer et tu vas y monter direct!»
«Mais non, Chloé se fiche de moi tant qu'elle a sa publicité. Je n'ai pas l'intention de démentir ma relation avec elle. Mais Nino, sérieusement, si mon bonheur te tape sur les nerfs, t'as le droit de me le dire. Je ne voudrais pas être une épine dans tes côtes.»
«Mais non, t'en fait pas. Tu as le droit d'être heureux aussi et Alya reviendra bientôt… un jour… pas assez tôt pour moi. Mais bon, lorsqu'elle sera là, on aura tous les deux des copines. Alors, raconte : c'est qui?»
«An-an» refusa Adrien «Je le dis pas, c'est un secret!»
«Oh! Allez! Juste pour moi?» En marchant, les garçons étaient arrivés à la classe de chimie et en voyant entrer Mme Mendeleiev, une minute avant l'heure, il s'exclama : «Mon livre!» et s'enfuit vers les vestiaires pour le récupérer.
Heureusement pour ses nerfs, le professeur d'art leur accorda la dernière heure pour se promener à leur convenance et rassembler des frottis les plus variés possibles pour un projet sur les textures.
Adrien choisit de ne pas rester à l'école et prévint qu'il recontacterait son chauffeur lorsqu'il aurait besoin d'être raccompagner. Enfilant l'uniforme de ChatNoir, il partit sur les toits avec son paquet de feuilles blanches et ses craies.
De son côté, Marinette était aussi très heureuse de sa décision d'être avec ChatNoir. Elle ne cessait d'imaginer les mains du garçon sur son corps et ses lèvres dans son cou. Ce qui avait pour effet visible de colorer violemment ses joues et de la faire flotter sur un nuage.
Ce n'est donc qu'au bout de trois appels que le garçon aux cheveux châtain un peu longs réussit à attirer son attention pour lui demander s'il pouvait partager sa table de travail.
Elle était à la bibliothèque avec son groupe d'anglais pour travailler sur un devoir de traduction avec les dictionnaires papiers. L'un des rares garçons de cette école nouvellement mixte s'installa près d'elle et aborda la conversation à voix basse pour faire connaissance avec elle.
Marinette en était contente, c'était la première personne qu'elle rencontrait dans cette école avec qui elle avait vraiment envie de sympathiser. Même si elle parlait avec les autres, elle avait l'impression de devoir changer de personnalité pour être acceptée par la plupart des filles.
Tikki lui avait fait remarquer qu'en changeant d'école, elle avait adopté une attitude plus posée, confiante, joueuse. Mais que lorsqu'elle devait aller vers les autres filles, elle se forçait à reprendre l'attitude de l'ancienne et maladroite Marinette.
Le garçon, Bruno, semblait l'accepter pour elle-même et la conversation coulait facilement entre eux.
«Excuse-moi» l'interpella tout à coup une fille debout devant une table près d'eux. Tu pourrais arrêter de flirter avec mon petit ami?» La jeune fille avait les cheveux blonds tombant très droit sous les épaules et Marinette croyait se rappeler qu'elle s'appelait Amanda.
«Je suis désolée si mon attitude ressemblait à du flirt» s'excusa Marinette «Mais je peux te dire que ça n'en était pas. Je sais de quoi je parle, mon petit ami est le roi du flirt!»
«Ah! Tu as un copain?» fit Bruno intéressé. «Qui est-ce?»
«Il ne vient pas à cette école.» répondit simplement Marinette. «C'est quelqu'un avec qui je travaille.»
«Ah oui?» attaqua l'autre qui c'était rapprochée mais qui parlait plus fort tout de même. «Et tu as une photo de vous deux qui prouverait ton histoire?»
Marinette ne pouvait pas leur montrer une photo de ChatNoir et elle et la seule photo où elle était avec un garçon parmi celles qu'elle avait dans son téléphone la présentait avec Adrien. Elle conservait les photos avec ses amis sur les murs de sa chambre et utilisait son téléphone pour ce qui l'inspirait en design. Et les photos avec Adrien étaient aussi hors de question, elles connaissaient toutes son visage.
«Non, en fait, même s'il me fait des avances depuis le début de la troisième année, mon copain et moi, on est ensemble que depuis samedi.»
«Oh! Alors c'est tout récent.» commenta Bruno «C'est pour ça les yeux tout brillants?»
Marinette rigola en se rappelant de bons souvenirs avec ChatNoir. Bruno et elle s'entendaient déjà comme des meilleurs amis.
«Tu sais ce que je crois?» fit la jalouse. «Peut-être que ton histoire de mec est fausse mais peut-être aussi qu'elle est vraie. Peut-être qu'elle est vraie et que ton mec est tellement moche que tu t'en cherche un mieux et peut-être aussi que tu as changé d'école parce que personne ne s'intéressait à toi là-bas.»
«Si c'était le cas, je ne crois pas qu'elle serait venue dans cette école de filles en manque.»
La remarque de Bruno lui avait attiré une quantité phénoménale de regards noirs de la part de presque toute l'école. Marinette l'attendit à la sortie des classes simplement pour le protéger un peu.
ChatNoir posté sur le toit d'une église toute proche, les regarda discuté quelques instants. Il était heureux de voir que Marinette allait bien. Elle souriait et apparemment, elle c'était trouvée une mission dans le fait d'aider le garçon près d'elle.
Il était déjà deux toits plus loin lorsqu'il l'entendit hurler d'une peur paniquée. Rebroussant chemin, il la vie s'engouffrer par une ruelle à toute vitesse et son ami la suivait avec plus d'hésitation mais l'appelait avec la même panique. «Revient Marinette, il a un couteau!»
«Reste là!» lui ordonna ChatNoir en prenant de l'élan près de lui pour foncer dans la ruelle. Il chercha frénétiquement Marinette dans ce labyrinthe de ruelles. Elle avait coincé le voleur de sac à main dans une impasse.
Lorsqu'il les trouva, le criminel brandissait son arme et elle n'avait qu'un couvercle de poubelle pour se protéger.
«Ouh là! C'est qu'on est téméraire!» fit le délinquant dans les vingt-cinq ans, le visage caché par un foulard triangulaire comme un cow-boy.
«Il n'y a rien de valeur pour toi dans ce sac. Seulement ma peluche. Je te donnerai le billet de 20 euros que j'ai dans ma poche si tu la dépose par terre.» fit la voix hachée de Marinette.
«Je suis sur que tu peux faire mieux.»
«Oh oui!» intervint ChatNoir en s'avançant près de Marinette. «Elle pourrait te frapper pendant que je te retins.»
Le type se savait alors vraiment coincé. Il avança d'un pas et ChatNoir plaça un bras devant Marinette. Elle-même plaça sa main sur celle de son partenaire. Ils étaient maintenant en contact et pouvait communiquer sans parole. Elle lui transmit : Attention, il va faire quelque chose.
«Laisse le sac et je te laisse partir.» proposa ChatNoir mais le type n'avait pas l'air de le croire. Il avança doucement de quelques pas très nerveux puis lança la bourse rose au visage de ChatNoir et les bouscula pour passer.
Marinette fonça vers son sac qui était passé derrière eux après avoir heurté la tête du héros.
«Tikki! Ça va?» appela-t-elle en ouvrant la bourse.
ChatNoir la regarda stupéfait. Elle n'avait ni prit le temps de vérifier qu'il allait bien ou que le criminel était vraiment partie. Elle n'avait d'yeux que pour son sac. Et maintenant qu'elle l'avait en main, elle souriait à quelques choses à l'intérieur.
«Marinette?» appela-t-il curieux.
«Ça va, ChatNoir.» lui assura-t-elle puis elle s'enquit de son bien être à lui alors qu'il s'approchait d'elle et s'agenouillait à son niveau. Lorsqu'il répondit qu'il n'avait pas été blessé, elle reporta son attention sur elle-même et s'inquiéta seulement à ce moment-là de sa propre sauvegarde. Il en profita pour regarder dans le sac.
Elle le ramena d'instinct vers elle pour lui cacher le contenu mais il avait eu le temps de voir une petite créature tourner la tête pour le regarder dans les yeux. Une petite créature rouge a pois noirs.
Il trouva les yeux bleus de Marinette mais son amie détourna le regard. Alors, il plaça la paume sur sa joue pour qu'elle se tourne vers lui. Elle avait les plus beaux yeux du monde et ce qu'il y lisait, c'était de l'amour pour lui.
Il se pencha vers elle et s'arrêta juste avant ses lèvres. «Est-ce que je peux… est-ce que tu es celle que j'ai le droit d'embrasser?» souffla-t-il.
C'est elle qui compléta la distance dans une étreinte amoureuse qui leur fit une fois de plus voir des feux d'artifice.
ChatNoir, bien conscient qu'il devait retrouver son chauffeur bientôt s'il ne voulait pas devoir fournir un mensonge, mit fin au baiser rapidement se promettant de la retrouver ce soir-là.
Lorsqu'ils sortirent de la ruelle ensemble pour s'assurer que le type ne traînait plus autour, ils furent accueillit par Bruno qui les attendait assis sur un banc. «Marinette, tient j'ai gardé ton sac d'école. Est-ce que c'est lui ton copain? Je vois pourquoi tu l'appelles le roi du flirt!»
«Euh, non! ChatNoir et moi, c'est vrai qu'on est amis mais on se connait surtout parce qu'il y a eu beaucoup d'akumas à mon ancienne école.»
«C'est ton ami, tu lui fais confiance?» questionna ChatNoir.
«Ou-i.» tenta Marinette. Elle ne le connaissait que depuis quelques heures. «Mais attention à ce que tu vas dire!» le menaça-t-elle joueusement.
«Je suis avec Ladybug mais c'est encore un secret.» assura calmement ChatNoir semblant heureux de pouvoir le dire à haute voix. «J'imagine que si Marinette ne t'a pas révélé le nom de son copain, c'est à cause de sa célébrité.»
«Ah euh, ok?» répondit Bruno un peu perdu. ChatNoir lui-même n'était-il pas une célébrité et Marinette le lui avait pourtant présenté? «Au fait, Marinette pendant que je t'attendais, ton téléphone a sonné. J'ai répondu parce que j'ai vu que ça venait de ta mère et je ne voulais pas qu'elle s'inquiète. Mais elle a dit que tu devais la rappeler de toute urgence.»
«D'accord, merci Bruno. Je vais aussi rentré chez moi en plus d'appeler. À demain.»
Le garçon partie, ChatNoir se tourna vers Marinette. «Je vais y aller, amour. Je dois faire acte de présence, mais est-ce que je peux aller te voir ce soir, si je peux me libérer?»
«Tu as intérêt à au moins m'appeler.» le menaça-t-elle amoureusement.
Il la salua d'un baisemain avant de s'enfuir par les toits. Il reprit son apparence d'étudiant dans les vestiaires de l'école et sortie sur les marches pour attendre son chauffeur.
Mais en regardant vers la maison de sa douce, il aperçu deux voitures de police qui partaient précipitamment et Madame Dupain-Cheng, la mère de Marinette qui sautait dans un taxi en laissant un tas d'instructions à sa fille. Courant la rejoindre au milieu des curieux qui se dispersaient, il la suivit à l'intérieur.
La pièce avait été saccagée. Il y avait de la nourriture et des morceaux de présentoirs en vitre cassés partout sur le sol et les comptoirs. En moins de deux, il avait texté une alerte pour faire venir sur place leurs amis communs.
Déjà, il avait la main sur son épaule et l'attirait doucement vers lui. «Qu'est-ce qui est arrivé?» demanda-t-il délicatement. Dire qu'il venait tout juste de la quitter!
«Ma mère m'a dit que trois hommes avec des bâtons de base-ball sont entrés et ont demandé l'argent de la caisse. Mes parents ont acceptés au début mais l'un d'eux a commencé à détruire. Mon père a eu le bras cassé»
«Je te promet de faire tout ce que je peux pour t'aider. Marinette. Il faut que je te dise quelque chose…» Il voulait qu'elle sache. Savoir son partenaire et petit copain près d'elle dans ce moment d'insécurité pourrait l'aider.
«Ouh là, y'a du grabuge, ici!» s'exclama Nino en entrant suivit d'Ivan et Mylène.
«Je vais chercher un balai.» annonça Adrien. Le ménage avançait bien lorsque le reste de leurs amis, y comprit Luka, arrivèrent pour tenir une réunion d'urgence.
«On ne peut pas se permettre de fermer une journée. On a trop de problèmes financiers.» expliqua Marinette.
«J'ai plutôt bien réussit les macarons que j'ai fait depuis que ton père nous a montré la recette. Je peux peut-être en refaire.» proposa Rose.
«Oui» approuva Alix «Ton père nous à apprit à faire des macarons, des croissants et du pain. On peut déjà faire ça pour les vendre.»
«Alors, chef Marinette.» fit Adrien appuyés nonchalamment sur le cadre de porte «Prête à guider ton équipe de marmitons? » Il la savait capable de merveilles avec un peu d'encouragement.
Malheureusement, il dû quitter pour aller souper sous l'œil vigilant de Nathalie mais prétexta des devoirs et vouloir se coucher tôt pour s'élancer par la fenêtre de sa chambre et retourner aider.
Adrien ne savait pas faire la cuisine. C'était très loin de son champs de compétences. Mais il se débrouilla pour construire des présentoirs avec ce qu'il trouva dans la réserve. Camouflant le tout sous des nappes en plastiques.
Vers les 21h, les amis quittaient après une bonne soirée de travail et Adrien fermait les grilles de sécurité pour la nuit lorsque le portable de Marinette sonna. Ses parents lui annonçaient qu'ils venaient de voir un médecin mais que Tom resterait en observation pour la nuit.
Adrien lui glissa qu'il pouvait rester sur place avec elle. Elle en fut très surprise mais encouragea sa mère à rester avec son mari.
En réponse à sa question muette, il la prit par la main avec un sourire étrange et ils s'installèrent sur le divan du séjour pour discuter.
«D'abord, une question. Est-ce qu'on t'a transmit le message qu'en fait, je ne suis pas réellement avec Chloé?»
«Le jour de la rentrée, je suis allée à l'école pour réintégrer notre ancienne classe. Et là j'ai entendu Chloé dire que vous étiez ensemble depuis le début de l'été. Et ensuite, Nino t'a demandé si c'était vrai et tu as répondu oui.»
Il serra sa main dans la sienne. «C'est vrai que j'ai passé l'été avec elle mais on n'était pas en couple. Je ne l'ai même jamais embrassé. Mais, il y a autre chose que tu dois savoir, j'ai une petite amie depuis quelques jours. Je l'aime comme un fou, c'est la femme de ma vie et son nom est…» il c'était penché pour soufflé à son oreille comme si c'était un secret «Ladybug»
Surprise, elle s'écarta de lui comme si elle avait reçue un choc électrique mais il se pencha vers elle, ses lèvres tout près des siennes. «Est-ce que j'ai le droit de t'embrasser?»
Encore une fois, c'est elle qui compléta la distance entre eux.
Une demi-heure plus tard, ils étaient étendus sur le lit de Marinette. Ils avaient préparés un lit pour Adrien sur sa banquette rose mais il avait voulu la garder dans ses bras pour l'aider à s'endormir.
Ils parlaient doucement ensemble et la conversation, entrecoupé de baiser, leur permettait d'évacuer la nervosité de la journée. Ils parlèrent de petits noms d'amour, de la tête que ferait Alya et Nino en apprenant qu'ils seraient ensemble, du supposé couple Chlodrien et il lui expliqua qu'avant la fin de la première saison de l'émission, cette histoire se réglerait d'elle-même.
L'auteure et lui s'entendaient très bien mais, elle détestait travailler avec Chloé. Son propre personnage se révélerait bientôt être un criminel au grand cœur dont les buts étaient de dérober les plus riches pour redistribuer l'argent et de régler les injustices. Chloé ne le savait pas encore mais son rôle se terminerait bientôt. Lui par contre, serait en tournage jusqu'en février et ensuite seulement, son horaire de cours supplémentaires reprendraient. Il lui proposa même de jouer le rôle de sa mystérieuse amoureuse dont on entendait seulement la voix au téléphone.
Elle parla de son changement d'école et lui expliqua que ce changement lui faisait du bien mais qu'elle aimerait bien retourner dans leur classe après Noël.
Elle parlait de la drôle de coïncidence des deux attaques que sa famille avait subit le même jour, mais en se tournant vers lui, elle remarqua qu'il dormait déjà et descendit rejoindre elle-même la banquette pour la nuit.
Son romantique petit ami la réveilla d'un baiser vers les quatre heures du matin mais elle n'ouvrit pas les yeux pour autant.
«Allez, allez! Au boulot ma Lady. J'ai commencé ce que je pouvais faire mais là j'ai besoin de toi.» pressa-t-il.
«Hum, encore cinq minutes, stp.» réclama-t-elle.
«D'accord» concéda-t-il et il l'attrapa pour l'installer sur son épaule et la descendit à la boulangerie. «Mais qu'est-ce que tu fais, Adrien?»
«Ben on est un couple maintenant, non? Alors, on doit faire des compromis. Moi, j'ai besoin de toi en bas et toi tu veux encore cinq minutes avant de bouger. Alors, ne bouge pas, je m'occupes de toi.»
«Idiot de chat…» Elle rigola et se réveilla pour lui donner des instructions sur le travail à faire. Elle lui expliqua comment faire la cuisson de ses tartes et lui sortie des brioches à tartiner du fromage que Juleka avait préparé la veille.
Elle remonta se doucher et trouva des habits préparés par Adrien et son déjeuner aussi. Adrien lui avait fait gagner du temps.
En retournant en bas, elle le trouva à préparer une quiche lorraine, le seul truc qu'il avait apprit à faire parce qu'il adorait.
Mais malheureusement, il dû partir un peu avant 7h pour être à l'heure à son propre petit-déjeuner. Elle ouvrit donc la boulangerie seule pour accueillir les curieux venus voir le lieu de l'attaque de la veille.
Adrien était dans sa voiture à 7h30 et échangeait des textos avec Alya et Nino lorsqu'il entendit le flash-info de Nadja Chamack sur le nombre élevé des crimes mineurs s'étant produits depuis l'heure du dîner la veille. Adrien avait en effet entendu beaucoup de sirènes durant la nuit. Le vol du sac de Marinette et le braquage de la boulangerie devait faire partie de cette vague.
«La police à d'abord pensé à une guerre des gangs puisque les premiers actes criminels ont été causés par des membres actifs connus de leur services pour leur appartenances à ces groupes. Mais depuis la nuit dernière, plusieurs personnes sans casiers judiciaires ont aussi rejoint la liste des malfaiteurs ayant sévit ses dernières heures.»
Alix et Nathaniel étaient déjà à la boulangerie à servir les clients pour aider Marinette qui essayait d'éviter les gaffes à l'arrière lorsqu'il revint en se glissant à l'extérieur de l'école.
«J'étais venu te demander si tu avais besoin que je manque les cours pour t'aider mais j'ai entendu les infos et je me demande si ce ne serait pas un akuma.»
«Ma mère va revenir vers les neuf heures. En attendant, je ne peux pas vraiment partir sans fermer la boutique. Alix et Nathaniel vont aller en cours et je pensais attendre l'arrivé de ma mère pour partir aussi mais si je dois fermer la boulangerie alors que tout le monde s'est donné tant de mal…»
«Non, reste ici. Je vais partir devant et aller faire du repérage. On ne sait même pas encore si j'ai vu juste. Je vais te tenir au courant de mon enquête. Mais je suis surtout passé pour te voir.»
«Et m'embrasser j'espère, chaton.» rigola-t-elle.
La mère de Marinette fut ravie de tout ce qu'ils avaient accomplit et elle prit le relais de sa fille qui, au lieu de partir pour l'école, s'envola pour rejoindre son partenaire.
Ils trouvèrent finalement, un type à vélo habillé d'un costume de prisonnier à l'ancienne avec des rayures noires et blanches. Il parcourrait les rues et incitait les gens qui riaient de lui à commettre des délits.
Malheureusement, comme ils le constatèrent une fois de plus, les méfaits commis par les gens contrôlés par l'akumatisé ne se réparèrent pas avec les coccinelles, seuls ceux faits par les vilains eux-mêmes l'étaient.
La boulangerie resterait donc tout de même dans l'état où elle l'était maintenant et Tom resterait blessé.
Mais lorsque les super-héros se félicitèrent de leur geste et de leur 'bien joué' habituels, il l'attira contre lui pour la serrer dans ses bras.
Lorsque la porte de la petite salle s'ouvrit sur les convives criant «Joyeux Noël!» plutôt que surprise, les deux amoureux cessèrent leurs baisers.
Alya et Nino n'avaient pu arrêter de ses coller l'un l'autre depuis qu'ils s'étaient retrouvés deux heures plus tôt.
Marinette se jeta dans les bras de son amie pour la serrer sur son cœur. Elles s'étaient tant manquer l'une à l'autre.
Alors que la fête battait son plein et que tous les autres dansaient ou mangeaient de la pizza du restaurant où ils étaient, Marinette et Adrien, eux, restaient à l'écart et ne faisaient que s'embrasser sans s'arrêter. Alya en était bouche bée.
Bien sûr, Marinette lui avait dit qu'ils étaient ensemble mais entre savoir pour la formation du couple et voir la séance de baisers intenses, il y avait un monde.
«Hé! Les amoureux» les interrompit-elle «On croirait que c'est vous qui avez été séparés plutôt que mon copain et moi.»
«Oui» répondit Marinette qu'Adrien tenait toujours entre ses bras. «Heureusement, que je serai de retour à l'école après les vacances. On ne passe pas assez de temps ensemble.»
«Et sinon, qu'est-ce que j'ai manqué?»
«Tu as devant toi la star montante du petit écran.» présenta fièrement Marinette «Adrien fait un malheur avec les nouveaux développement de son personnage. Oh! Et on t'a gardé le meilleur des scoops! Tiens-toi bien, Ladybug et ChatNoir sont ensembles et ont acceptés que tu sois la première à les présenter en tant que couple sur le ladyblog!»
Alya était trop contente mais en même temps, muette devant le spectacle sous ses yeux. Avant son départ, Marinette n'arrivait pas à saluer Adrien sans le traiter de Sallo (Elle ne savait jamais si elle devait dire Salut ou Allo!) Et Adrien lui répondait gentiment mais sans émotions notables. Et là, juste devant elle, Adrien couvrait de baisers les épaules et le cou de Marinette avec une ardeur indécente et Marinette arrivait à s'exprimer avec des phrases complètes, ne tapotant que distraitement le côté de la tête d'Adrien.
Celui-ci ne la laissa que pour lui répondre : « Merci du compliment, princesse. Tu te débrouilles aussi très bien avec ton personnage. »
« Comment tu m'as appelé? » s'émue Marinette.
« Ben quoi? Je t'ai appelé, princesse. Ce n'est pas la première fois que je t'appelle comme ça, pourtant. Je suis même certain qu'il est sur la liste des surnoms que j'ai officiellement le droit d'utiliser. »
« Mais, tu disais que tu ne t'en souvenais pas! » fit Marinette éberluée.
« Je n'ai oublié absolument aucun moment avec toi. Et maintenant que le chat est sorti du sac, j'imagine que je peux te révéler un autre secret et te dire pourquoi je n'ai jamais cherché à sortir avec toi plus tôt. »
« Nous sommes tout ouïes » stipula Alya qui se rappelait tous les efforts que Marinette et elle avait fait en se sens.
« Et bien, disons que tu m'as toujours inspiré certaines pensées un peu déplacées, comme par exemple… » Et Adrien se pencha pour souffler la suite à l'oreille de Marinette qui devint toute rouge et qui bafouilla pour le reste de la soirée.
