Pov Remus.
J'ai ouvert les yeux, et une lumière vive blanche m'a ébloui. Après quelques secondes d'adaptation, je l'ai vu, la, à moitié allongé sur mon lit. Mon cœur s'est serré à sa vue et mes yeux se sont remplis de larme, j'ai repensé à son corps nu, sur cette fille, dans cette fille. Les larmes ont coulés, de façon discrète, puis de moins en moins. Sa tête s'est redressé et son regard à croisé le mien, de grandes cernes accompagnent la pâleur de son teint, il a ouvert la bouche pour parler mais n'a rien dit, il a préféré me plaquer dans ses bras et me serrer contre lui. J'ai sentis sa respiration s'accélérer contre mon cou, j'ai glissé mes bras autour de lui et l'ai serré contre moi. Nous sommes restés la, sans rien dire, sans rien faire d'autres, humant l'odeur de l'autre et profitant de la chaleur corporelle dégagée. Le poids se faisant sentir peu à peu me laissa supposé qu'il s'était endormi dans cette position, je suis donc resté la, sans bouger au début, puis j'ai glissé ma main dans ses cheveux, que j'ai caressé, profitant de leur douceur.
Sa voix dans ma tête me dit de fuir. De le laisser la et de partir, ou de mourir, dans un lieux ou il ne pourrait pas me trouver. Me disant qu'il allait me refaire du mal, qu'il allait à nouveau jouer avec d'autres filles. Cette pensée me donna envie de vomir, mais son corps chaud dans mes bras me calma. Je me suis allongé l'entraînant avec moi, essayant de le caler pour ne pas lui faire mal au dos. J'ai continué à caresser ses cheveux, jusqu'à ce que l'infirmière rentre dans la pièce. Elle m'a fait boire plusieurs potion, et m'a dit que je pouvais partir quand mon ami sera réveillé.
Elle ne m'a posé aucune question, elle n'a rien demandé sur les circonstances de l'incident, et sur ce qui m'y a conduit. Peut être qu'il lui a déjà parlé ? Je ne pense pas. Il n'aurait rien dit qui puisse me nuire, qui puisse lui nuire. Il essaie de me préserver, et en l'occurrence, de se préserver aussi.
Son sommeil est agité, il remue, se crispe et murmure des phrases que je ne comprends pas. Je caresse ses cheveux et sa joue pour essayer de l'apaiser mais cela n'a pas l'air de fonctionner, je n'ai pas envie de le réveiller pour autant, il a l'air d'avoir besoin de se reposer. Son teint si frais en temps normal fait cadavérique, combien de temps s'est écoulé depuis ce soir la ? Qu'a t-il fait depuis ? A quoi a t-il penser ? Trop de questions sans réponses. Et est ce que je veux une réponse ? Je n'en suis pas sûr. Ses murmures se font de plus en plus clair et distinct, je l'entends murmurer mon prénom.
J'aimerai être dans sa tête actuellement, pour savoir à quoi il pense. Pour savoir pourquoi il murmure mon prénom. Et pour savoir ce qu'il pense de moi. Pas que cela m'importe, mais un peu quand même. Seul son avis compte pour moi, celui des autres, je m'en moque tout bonnement. Il est le seul à qui je veux plaire, le seul qui m'ait jamais plu. C'est stupide, tomber amoureux de son meilleur ami. Aimer un homme, alors qu'on en est un sois même. C'est ce que je pense à chaque fois que je le croise, mais lorsque ses yeux se posent sur moi, je ne peux plus penser ça. Ils me font fondre, ils me rendent dingue. Ils sont beau, et d'une rare intensité, surtout quand il me regarde lorsqu'on parle. Ils pétillent, ils sont rieurs, et constamment heureux.
- Moony, tu comptes me regarder encore longtemps ?
Pov Sirius.
Je n'ai pas voulu leur parler, j'avais besoin d'aller le retrouver, de quitter cette pièce pour aller voir comment il allait. Prongs n'a pas insisté et m'a laissé passé, il n'a pas bronché non plus lorsque je leur ai demandé de ne pas me suivre, et de ne pas aller le voir. Je ne voulais pas qu'ils le voit, et qu'ils me voient.
Je n'ai pas couru pour y aller, mes jambes trop douloureuses m'en ont empêchés lorsque l'infirmière m'a vue, elle a paru hésitante sur le fait de me laisser passer. Une bouffée d'angoisse m'a pris. Si elle refuse de me laisser passer, c'est qu'il ne va pas bien, ou pire. Mes mains ont commencés à trembler et ma vue à se troubler.
- Il a besoin de repos, ne l'embêtez pas trop.
Et elle est partit, me laissant seul dans l'infirmerie, seul avec lui, allongé au fond de l'infirmerie. Le teint pâle mais le visage reposé. J'ai passé ma main dans ses cheveux avant de glisser ma main dans la sienne.
- Moony ? Je ne sais pas si tu m'entends. J'espère, mais en même temps je n'espère pas.
Je ris nerveusement, sa main dans la mienne est froide.
- A quoi tu pensais quand tu es rentré la dedans ? Qu'est ce qui t'as pris de faire ça ? Tu comptais mourir la dedans ?
Les larmes me montent aux yeux, je les essuies en soupirant et essais de me caler sur ton matelas, ta main dans la mienne.
- Ne me fait plus jamais ça Moony, je ne le supporterai pas une fois de plus, l'idée de te perdre, ou serrer ton petit corps inanimé contre moi.
Je suis resté la toute la journée du Samedi, sans bouger, et refusant tout aliment proposé par l'infirmière. Comment pourrais-je avaler quelque chose dans un moment comme celui la ? Tu vas bien qu'elle m'a dit, que tu n'as rien à craindre, à part peut être une bronchite mais ça se soigne bien dans le monde sorcier comme elle me l'a précisé. Mais je n'ai pas faim, et pas l'envie de manger, la seule chose que je souhaite, c'est revenir près de toi, et attendre que tu te réveilles.
J'ai demandé la permissions de te veiller cette nuit, elle ne voulait pas, j'ai essayé, jouant du plus d'argument possible mais rien n'y a fait. C'est donc au plein milieu de la nuit que je suis revenue, avec la cape d'invisibilité de James sur les épaules. Il me l'a laissé sans poser de question, il m'a juste dit de veiller sur toi comme il le faut, et je le ferrai.
Je t'ai veillé toute la nuit, caressant tes cheveux lorsque ton sommeil s'agitait. Murmurant des âneries à propos des rides que tu allais avoir à force de froncer les sourcils ainsi. Et lorsque cela ne fonctionnait pas, je passais un dois sur ce plis entre tes sourcils et l'air serin revenait sur ton visage.
Des sanglots étouffés ont troublé mon sommeil, j'allais tenter de me rendormir lorsque mon cerveau à réagit, j'ai ouvert les yeux, et mon regard s'est accroché au tien, baigné de larmes. Je me suis redressé et j'ai ouvert la bouche pour parler. Mais aucun mot n'aurait pu être assez fort pour d'écrire le soulagement ressentis, alors je t'ai attiré contre moi, et t'ai serré le plus fort que je pouvais. Une envie irrépressible de pleurer m'a prit, et je l'ai laissé me submerger. Tes bras m'ont entouré de part en part et m'ont serrés contre toi. Mon nez, dans ton cou, ton odeur embrumant mes sens, ta chaleur se déversant dans chaque porc de ma peau, il n'en fallu pas plus pour que le sommeil me gagne.
Je cours, avec son petit corps dans mes bras, petit corps inanimé, sans vie. Ma mère est la, me disant que c'était de ma faute, qu'il était mort par ma faute. Elle se rapproche de moi, et me l'enlève, mon cœur se brise, et je cris, j'hurle son nom, lui demandant d'ouvrir les yeux. Elle me fixe en riant, tandis que Regulus approche, il s'approche du corps sans vie de mon Moony, et il le prend, l'embrassant dans un baisé passionné, et c'est avec surprise que je vois Moony lui rendre son baiser.
C'est avec cette image que je me réveille, Moony embrassant Regulus avidement. C'est écœurant, je préférerai embrasser Wortmail plutôt que de voir ça à nouveau. Et seul Merlin sait à quel point je n'ai pas envie de le faire.
Le regard de Monny est posé sur moi sans réellement me regarder, il est vide, il est comme à son habitude perdu dans ses pensées. Sa main caresse mes cheveux et ma joue, son regard me gêne, j'ai l'impression qu'il me transperce de part en part.
- Moony, tu comptes me regarder encore longtemps ?
