Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency et aux parties associées.
Genre : One-shot posté en 7 parties, romance, humour. Yaoi.
Rating : T
C'est quoi ? Luna et moi sommes dans un lit, sur le point de dormir, en nous racontant quelques bêtises, des souvenirs... et ce monstre est né. C'était censé être court, l'intégralité fait 38 pages !
Résumé : Les Preventers ont besoin de décompresser. Et ils ont trouvé un moyen excellent de le faire. Aux dépends d'un certain pilote ?
Dédicace : Pour ma Lunanamoi :) Merci ma crevarde pour ton nonospitalité !
Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi et qui ont mis un petit mot.
PS : je poste bcp en ce moment. Mais c'est ce que je fais quand je suis contrariée ou inspirée, j'écris, ça peut s'arrêter du jour au lendemain. Je suis contente en tous cas de pouvoir partager :p
Avertissements : nos pilotes boivent quelques petits verres chez Quatre et surtout, ne bougent pas de chez Quatre. Les personnages ne subiront jamais les conséquences d'un abus, ceci est une fiction et vous êtes des êtres humains.
Les 7 baisers capitaux
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Appartement de Quatre Raberba Winner, Genève, 24 mai AC 202, 00h40
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Baiser n°2 : Un putain de conte de fées comme dirait l'autre. Ou La Belle et... euh le Crapaud
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Elle s'approcha de son garde du corps et lui décocha un sourire compréhensif en même temps qu'un regard entendu.
Oui, elle le comprenait. Et si elle l'avait vraiment compris, elle avait compris que dans les yeux bleus il y avait l'incompréhension la plus absolue.
Réléna tendit la main et caressa du bout des doigts les courts cheveux sur la nuque ainsi que les joues de Heero, qui se couvraient d'une légère barbe.
Puis elle rougit : elle réalisait son rêve d'adolescente… même si ce rêve était bien loin d'elle à présent.
Ce n'était pas parce qu'elle ne ressentait plus la même chose qu'elle ne pouvait pas en profiter un peu.
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- Heero a l'air tétanisé.
- Mais non, Dorothy, il a juste l'air…
- Tétanisé ? Si tu ne le vois pas, Quatre, change tes lunettes.
- Je n'en porte pas.
- Ceci explique cela.
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Indifférente aux prêchi-prêcha extérieurs, l'ex princesse de Sank regarda dans les yeux un Heero à présent inexpressif – ou résigné - avant de lui faire un petit sourire…
et lui administrer un bon gros baiser sur les lèvres.
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- Oh, par mes ancêtres…
- Remets-toi, Wu Fei.
- Je vais avoir du mal. Ta sœur est une redoutable combattante.
- Tu envies son baiser ?
- Non. Elle est en train de l'achever. C'est une arme de destruction massive.
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Un smooch bruyant et aspirant qui donna l'impression à Heero d'être une chambre à air dépressurisée au maximum. Et ce n'était pas le délicat coup de langue qui allait servir de rustine pour sa pauvre petite bouche torturée.
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- Wu Fei a raison, elle va le tuer !
- Enfin, Quatre…
- Il est tout rouge ! Tout blanc ! Tout bleu !
- Il aime peut-être ça ?
- Heero Yuy est un sadique, Trowa. Pas un masochiste.
- Ah, tu n'as pas tort.
- Je sais. A ce rythme, il lui faudra une pompe à vélo pour récupérer l'épaisseur de ses lèvres.
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Quand le ministre daigna quitter la bouche de son ex prince charmant, une pensée vint à celui-ci :
Poisson rouge. Et il était hors de l'eau. De l'air !!
C'était une question de survie…
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Réléna se releva, un sourire ému éclairant son visage de madone en slip-bustier chic.
Elle se servit un shot : elle l'avait bien mérité et l'avait embrassé avec fougue, avec panache.
Et il avait l'air à la fois impassible et sur une autre planète. La princesse avait révélé le prince à ses sens… dépuceleuse de baisers, dénicheuse de talent. Elle regrettait presque que Heero n'ait pas dit « je n'ai jamais connu d'orgasme » On avait beaucoup de certitudes quand on était parti au pays des pochetrons. Des certitudes dont on ne se rappelait heureusement pas le lendemain.
Elle demanda.
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- Alors ?
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Heero cligna des yeux, essayant de ne pas lorgner sur la bouteille.
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- Je crois que je resterais éternellement un crapaud, Réléna.
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Heero parlait comme s'il avait embrassé un ballon de baudruche.
Une voix d'extraterrestre.
Il racla alors que la douce princesse répondait, interloquée.
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- Un crapaud ?
- Un goujat si tu préfères. J'ai l'impression d'avoir été embrassé par un poulpe. C'était un baiser-ventouse. A vous déboucher… tout.
- …
- Je crois que tu as redressé ma scoliose tellement tu as mis la pression fort.
- Hmph. Un crapaud, assurément.
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Et sur cette dernière phrase Réléna lui vida le reste de son shot sur la tête avec un immense sourire.
Manque de pot pour elle, il ne restait que quelques gouttes, elle avait tout bu la goulue.
Heero n'avait pas l'air fâché, non. Il avait les yeux qui brillaient et un sourire étincelant.
Il devait être plus bourré qu'il ne l'était.
Sauf…
Sauf que ses yeux avaient pris un éclat surnaturel et le sourire était si étincelant qu'il en était plus que glacial. Et Réléna se trouva hypnotisée malgré elle, tout en donnant l'apparence de ne pas l'être du tout.
Tout le monde observait l'action en silence, notant mentalement et scrupuleusement les erreurs qu'il ne fallait pas commettre, n'osant pas respirer.
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- ¤ gros rot ¤ Hamdoulillah.
- Hmm Quatre… j'aime quand tu dis des mots doux.
- Il dit « j'ai soif », Tro.
- Tu as la bouteille Duo, ressers-nous !
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Oh puis si ils respirèrent : ils finirent leur shot de consolation sans la moindre considération pour Réléna, elle avait creusé sa propre tombe.
Ou alors elle savait y faire avec Heero puisque, depuis le temps, il n'avait jamais levé la main sur elle.
L'ex princesse attendit que la Terre cesse de tourner trop vite avant de se rassoire dans son fauteuil avec la sensation qu'elle n'avait jamais été si proche de mourir.
Si si, avec le revolver pointait sur lui et son air tout lobotomisé, Heero était moins effrayant et déterminé qu'avec un sourire.
Parce que oui, tout le monde avait vu clair dans son jeu et ses actions étaient sans équivoques : à la base il ne voulait pas la tuer, il le devait : à l'époque ce n'était pas personnel.
Et ce soir ça l'était en quelque sorte devenu.
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- Oulala ça va chier…
- Mais non, Duo.
- T'as pas peur, Quat ?
- Il n'a aucune raison de la tuer. Elle le paye. Et…
- Qu'est-ce que t'as ? Pourquoi tu la regardes comme ça ?
- Ok. Là j'ai peur.
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Elle avait les tétons qui en pointaient : elle était aussi sadique que masochiste, elle.
Elle se passa la langue sur les lèvres avec un frisson… et sur le coup Heero cessa de sourire, une énorme goutte de sueur sur la tempe, seule trace d'une quelconque nervosité.
Elle lui avait fait peut-être peur ?
En tous cas, ils hésitaient un peu plus à aller honorer ce pari fou, peut-être était-ce pour cela que Heero se montrait on ne peut plus dissuasif ?
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- C'est un fiasco. Peut-être devrions-nous lui offrir une chèvre ?
- Parce que tu crois qu'elle sera plus douée que toi, vile femelle ?
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L'un d'entre eux ne ferait pas dans son froc. Il irait se battre aussi et vaincrait.
Il but son shot cul sec et se leva, prenant appui sur l'épaule de Merquise.
Qui se redressa en lui tenant les hanches délicieusement – et malheureusement – recouvertes d'un pantalon.
Heero but le sien sans broncher.
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- Très bien, allons-y.
- « Allons-y », oui. Wu Fei et son ego s'en vont en guerre.
- Dorothy ne me fais pas rire. Je risque de tâcher la moquette de Quatre.
- Léna Chérie si tu fais ça je ne suis pas sûre que tu survives à cette soirée.
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En dehors de l'effet dissuasif de Yuy, Wu Fei en avait un peu marre que l'autre asiatique du groupe attire systématiquement toutes les attentions, tous les regards. Toute l'admiration.
Lui aussi était un beau gosse ! Lui aussi était brave, fier, altier, intelligent, gradé et même, il pouvait le dire sans fausse modestie, très beau. Encore plus depuis qu'il s'était laissé pousser les cheveux jusque sous ses omoplates, passant du statut de queue de rat à queue d'étalon nain ou de poney, dixit Duo. Sauf que là ils étaient lâchés.
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- Tu es prêt pour le baiser du dragon, Yuy ?
- Tu as une haleine de feu ? Je suis né pour survivre.
- Hmph. Tu en redemanderas, je te le garantis…
- Si tu le dis.
- Dommage qu'on ne filme pas. Ça va être magique.
- Duo ?
- Oui, Dot' ?
- Nous sommes chez Quatre Raberba Winner, tu penses sincèrement que rien n'est filmé ?
- Et meeeerde…
- Il conserve tout, éventuellement pour nous faire chanter. Tout est sous contrôle.
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Tzusuku
J'espère que ça vous aura plu – surtout à toi ma Lunanamoi ! Gros bisous !
Extrait du baiser n°3 :
- Il l'embrasse avec les yeux, on n'est pas sortis de l'auberge.
- Enfin, Trowa…
- Une vrai jeune fille.
- Trowa !
- Oui, Quatre ?
A pluch' tout le monde !
Mithy ¤ file ¤
