Voici une autre fanfiction mais sur l'univers d'un jeux du nom de world of warcraft.
Les nouveaux noms du jeux qui apparaîtront, appartienne au membre de la guilde pendézium sur kirin tor
Merci à sujini-sama qui a corrigé les fautes, surtout pour avoir recopié ce chapitre et de l'avoir rendu aussi bien.
Chapitre 2 : Rencontre et apprentissage
Les bruits lointain d'une cuisine me réveillent. Sur mes jambes et mon torse pèse une épaisse couverture de laine et le moelleux d'un oreiller soutient ma tête. Un doux parfum d'encens embaume l'air. J'ouvre des paupières lourdes et une vive lumière agresse mes pupilles. Je referme les yeux.
- Angélios ?! Tu es enfin réveillé !
La voix tonitruante de Matraque m'arrache une grimace.
- Salut… tenté-je d'articuler mais seul un croassement s'échappe de ma gorge sèche.
- Attend attend, bois ça, répond-il en remplissant un verre.
Le contact froid du verre sur ma bouche me surprend légèrement et j'entrouvre les lèvres. J'avale une petite gorgée d'abord, l'eau est si fraîche que je la sens couler jusque dans mon estomac, puis pris d'une soif terrible, j'engloutis le reste du verre en quelques secondes.
- Ça a l'air d'aller mieux à ce que je vois. Bon sang, faut pas me faire des frayeurs comme ça. Tu te souviens de ce qu'il s'est passé ?
- Euh …. Oui, je me souviens de notre arrivée à Dalaran, tu étais salement blessé. Tu aurais dû me le dire plus tôt, tu as failli mourir.
- Et toi, imbécile, tu n'aurais pas dû forcer autant sur ta force mental.
Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire.
- On fait une belle paire d'idiots.
L'orc répond d'un rire chaleureux et d'une tape sur l'épaule. La violence du coup me fait vaciller et je perds l'équilibre. Matraque me rattrape de justesse.
- Va falloir y aller mollo. T'es encore faiblard. Les elfes sont de sacrés petites natures.
- Et les orcs, de sacrés gros bourrins.
Bon aller, je vais te chercher de la becquetance, tu fais trop peine à voir. Dit-il finalement en se levant de chaise dans le fracas métallique de son armure.
Sur le pas de la porte, il me lance un dernier sourire sincère. Et aussitôt les yeux clos, je me rendors.
Matraque
« J'espère que cet idiot ne va pas se relever pendant mon absence ». Je descends les escaliers qui mènent à la réception. Là, une femme affichant un large sourire me demande :
- Alors comment va votre ami elfe ?
Hein ? Qu'est-ce qu'elle a à m'agresser celle-là ? Et qu'est-ce que ça peut lui faire ?
- Il va bien, merci de vous en soucier. Pouvez-vous lui préparer de quoi reprendre des forces, un truc costaud qui tient au corps ?
Pas un de vos trucs de lavette qu'on avale en deux bouchées et qui coûte la peau des...
- Oui, tout à fait ! s'exclame-t-elle. Faut-il aussi préparer une table pour Monsieur ?
Bah ouais tiens, déjà qu'il tient pas debout, il peut bien se casser une patte dans l'escalier, on est plus à ça près. T'es une maline, toi.
- Non, montez lui plutôt son déjeuner, il est encore trop faible. Quant à moi, j'ai besoin de prendre l'air. A plus tard peut être, dis-je en me dirigeant vers la sortie de l'auberge.
- Très bien, répond la jeune femme, passez une bonne journée.
C'est ça, ouais.
Angélios
Je me réveille de nouveau, mais péniblement, quand j'entends la porte de la chambre s'ouvrir. Je me redresse sur le lit. Une femme – le visage compatissant et souriant, de longs cheveux blonds et les yeux verts, vêtue d'une simple robe grenat et d'un tablier blanc – franchit la porte, un plateau dans les mains.
- Je vous apporte votre repas, Monsieur, commence-t-elle.
- Merci beaucoup, dis-je. Dans une ville imprégnée de magie telle que Dalaran, j'aurai imaginé que même les plateaux repas étaient téléportés.
- Je préférai vous l'apporter en personne, jeune prêtre ! s'amuse-t-elle. Depuis que le Cataclysme à frapper Azeroth, les visiteurs se font rares à Dalaran.
Je prends le plateau qu'elle me tend et le dépose sur mes jambes.
- Savez-vous où est passé mon ami Matraque ?
- Votre compagnon est sorti prendre l'air, répond-elle d'une voie douce.
- Oh ! Je vois, dis-je en soulevant la cloche qui cachait un énorme steak de sèche accompagné d'une odorante soupe de palourdes. Cette superbe vision me met l'eau à la bouche et j'en oublie le fil de la conversation.
La jeune femme me souhaite finalement un bon appétit et quitte la chambre. A peine la porte fermée, je me jette sur mon repas et dévore tout avec délice.
Une fois restauré, je décide de me lever et de m'habiller. En glissant mon bâton dans son harnais dorsal, je remarque une déchirure dans ma robe. « Ah oui, le combat contre les morts vivants » Pas grave, le trou n'est pas trop grand, je sors comme ça.
(Au rez-de-chaussée, je retrouve la jeune femme et la remercie pour le délicieux repas avant de régler la note de séjour. Je la salue une dernière fois de la main avant de quitter l'auberge.)
A l'entrée, m'attend Matraque. Sous un soleil éclatant, son armure sombre fait ressortir le teint blafard caractéristique des membres du Fléau. L'orc a pourtant quitté l'armée des morts depuis bien longtemps mais il en conserve les stigmates à jamais. Tenant nonchalamment son casque sous le coude, je peux observer son crâne nu, ses yeux luisants d'un bleu opalin et sa barbe naissante. Le baiser de la mort a figé ses traits dans une apparente jeunesse et la caresse de la guerre a marqué sa peau d'empreintes éternelles.
- Hey ! Qu'est-ce que tu fais debout ? Lance-t-il en m'apercevant.
- Je n'allais pas rester au lit par une si belle journée, et puis je suis bien trop impatient de visiter la légendaire bibliothèque de Dalaran.
- Je comprendrai jamais ce que tu peux bien trouver d'intéressant à ces bouquins. C'est que des tas de papiers imbibés d'encre.
- Tu es désespérant. Fais ce que tu veux, je vais à la bibliothèque.
- Ça pue l'humain ici. Je te quitte pas d'une semelle.
- Tu es trop méfiant.
- On verra.
Pendant ce temps là, dans les tréfonds de Dalaran
Dis donc le nabot ! Qu'est-ce que c'est ce truc ? braille le premier orc, la main pleine de pierres précieuses.
La cargaison de rubis bleus parfaitement taillés, comme convenu, Messieurs.
Le second orc, en armure de Kor'Kron comme le premier, approche sa torche du petit coffre de bois pour en observer mieux le contenu. A la lueur des flammes, les rubis scintillent de reflets dorés.
- J'ai déjà vu des rubis une fois, et ils étaient rouges.
Je savais bien que c'était pas un bon plan. Ces demeurés ne sauraient pas reconnaître un lingot d'or dans un tas de fumier. J'affiche un sourire radieux, serre les poings et répond comme si de rien était.
- En général oui, mais certains sont bleus comme ceux-ci et vous pouvez constater qu'ils dont de la meilleure qua...
- Les rubis c'est rouge, tout le monde le sait, répond le second orc en terminant sa phrase d'un crachat au sol.
Je vais pas tarder à leur apprendre la politesse à ces deux là, une petite dague dans l'œil devrait les calmer.
- Tu essaierais pas de nous arnaquer nabot ?
- C'est un gobelin, on peut pas lui faire confiance.
Ces deux imbéciles me fatiguent. Je laisse tomber le masque.
- Écoutez, votre patron a commandé des rubis bleus. Les voilà. Maintenant, filez moi mon or.
- LA FERME ! On te filera rien du tout ! Mais on va quand même prendre ça.
- Hors de question !
- T'es pas en position de discuter, nabot !
Avant même qu'ils ne pensent à dégainer leurs armes, je fonce sur le premier orc, et lui grimpe dessus en deux sauts. J'enjambe sa large épaule et glisse dans son dos. L'orc a beau remué les bras et tenter de m'attraper, il est trop lent et son armure gène ses gestes. Un coup de dague bien placée et je détache la bourse qui pend lourdement à sa ceinture. A peine le pied posé au sol, je m'élance dans l'obscurité. Vous l'avez pas vu arriver celle là, hein les débiles. Les deux orcs ont beau se lancer à ma poursuite, j'ai déjà pris une belle avance et je connais ces égouts comme ma poche. Je m'engouffre avec malice dans une canalisation étroite et puante, alors que derrière moi, résonne l'écho de leurs cris.
Angélios et Matraque se dirigent vers la Bibliothèque
Comme prévu, nous nous mettons en route pour la bibliothèque. Avant cela, il nous faut toutefois obtenir l'accord du directeur. En pénétrant la grande tour de Dalaran, nous sommes accueillis par Rhonin, le chef du Kirin Tor, une association composée uniquement de mages. De stature massive, ses cheveux châtains tombent légèrement sur ses épaules. A ses cotés, une elfe. Je reconnais dans ses yeux cette lueur perdue par mes semblables avec la corruption du Puits du Soleil, la marque des Hauts Elfes. Vereesa Coursevent me répond d'un sourire poli. Une archimage les accompagne.
- Que nous vaut votre visite, voyageurs ? demande Vereesa d'une voix douce.
- Avec la permission du Kirin Tor, mon compagnon et moi-même souhaiterions visiter votre bibliothèque, dis-je en m'inclinant avec grâce.
- Je n'y vois là aucune objection, répond Rhonin
- J'ai ouï dire que Dalaran abritait la plus grande bibliothèque d'Azeroth.
- En effet, jeune prêtre, notre bibliothèque renferme parmi les plus anciens et les plus rares ouvrages connus en ce monde. J'en déduis donc que vos pas sont conduits par une certaine soif de connaissance ? demande-t-elle avec malice.
- Oui, Madame, l'Eglise de la Lumière nous enseigne que "La foi est la plus aiguisée des armes et le savoir le plus protecteur des boucliers".
- Vraiment… Le visage de Vereesa Coursevent s'assombrit imperceptiblement.
- Le Kirin Tor, nous coupe Rhonin avec un large sourire, accueille avec bienveillance tout visiteur désireux de s'ouvrir à la connaissance, j'espère que vos recherches seront des plus fructueuses.
- Merci Mon Seigneur et bonne journée, réponds-je en m'inclinant une dernière fois alors que l'archimage nous invite d'un signe à la suivre.
Dans la bibliothèque, un conservateur prend le relais et m'indique l'allée de la magie de la Lumière pour débuter.
Excité comme un enfant, je parcours les rayons remplis d'ouvrages anciens. Certains montrent des traces d'usure, d'autres ont l'air d'avoir pris part au combat tant leur cuir est abîmé. Mais tous démontrent un grand soin des conservateurs et la poussière semble bannie de ce lieu. Je sélectionne plusieurs épais livres que je dépose sur l'une des longues tables qui occupent la large allée centrale. Je m'installe - sors carnet, encrier et plume comme un bon élève - et commence immédiatement ma lecture, oubliant complètement un Matraque un peu perdu.
Plusieurs heures se sont écoulées et je n'ai rien lu que je ne sache déjà. Un peu démotivé, je prends le dernier livre de la pile, et la chance me sourit enfin, dès les premières pages, je découvre des sorts inconnus. J'ouvre sur le champ mon carnet de notes, encre ma plume et me plonge avec un intérêt nouveau dans cette lecture. Matraque profite de l'occasion pour rompre son silence :
- Tu y comprends quelque chose ?
- Oui c'est pas compliqué mais il reste encore quelques points dans ce livre qu'il me reste à éclaircir.
J'entends un "chut" à droite. Un homme nous dévisage, une broche du Kirin Tor sur son pourpoint brille faiblement à la lueur des lampes.
Je fais signe à Matraque de se taire et me replonge dans me recherches. J'entends la voix de Matraque s'élever à nouveau dans mon dos.
- Angélios, je peux te poser une question ?
- Humm... un soupir d'indignation nous parvient de la gauche.
- Je me suis toujours demandé d'où vous venait cette capacité à contrôler la lumière ? C'est pareil que pour la magie ? Et d'où ça vient ?
- Ça fait plus d'une question.
Autour de nous, les soupirs font place à des chuchotements empreints de colère. Les quelques mots qui me parviennent sont des plus explicites. La honte me chauffe les oreilles. Je quitte mon livre et regarde Matraque dans les yeux.
- Je vais te répondre, mais baisse le ton ou ils nous jetteront dehors et j'aurais fait tout ça pour rien !
Pour une fois, et devant ma réaction, Matraque prend conscience de son comportement déplacé et acquiesce en silence. Il est sincèrement désolé. J'inspire profondément et reprend mon calme.
- Je ne sais pas trop d'où me vient cette capacité à contrôler la Lumière, je l'ai depuis ma naissance. Pour contrôler la Lumière, il faut avoir la foi. La foi, c'est la base de la Lumière. Plus la foi est grande plus la Lumière répond facilement à notre appel. Et je puise dans ma force mental, mais ça tu le savais déjà.
- Oui, répond-il.
- En ce qui concerne la magie, je ne suis pas le plus expérimenté pour expliquer ça. Un mage te répondra mieux que moi, mais je vais essayer de t'expliquer ce que j'en sais. La magie est présente partout dans Azéroth, et… comment expliquer sans t'embrouiller l'esprit...
Tout en parlant, mon regard se perd dans une rangée de livres parfaitement alignés, espérant trouver de l'aide dans leurs titres évocateurs. Alors, une voix douce et chaleureuse s'élève derrière moi.
Dans les égouts de Dalaran
Ces deux orcs sont tellement abrutis qu'ils ne laisseront pas tomber si facilement, s'ils ne faisaient pas autant de raffut qu'un troupeau d'elekks, ils pourraient presque me surprendre. A pas de loup et dans le noir, je me dirige à tâtons vers la sortie des égouts. Malgré la distance qui nous sépare, j'entends clairement leurs voix.
Les bruits de leurs pas cessent soudainement, de même que leurs voix, laissant place à un silence froid. Auraient-ils abandonné ? Méfiant, je cesse aussi mon avancée, les sens en éveil, à l'écoute du moindre son. Plusieurs minutes s'écoulent. Ils sont moins débiles que je le pensais finalement, me dis-je en reprenant mon chemin avec prudence.
Encore quelques bifurcations et j'aperçois enfin la sortie. La lumière froide des lampadaires me brûle les yeux et je reste encore quelques minutes à l'abri, le temps de m'accoutumer.
Une fois prêt, je quitte ma cachette odorante et rejoins nonchalamment une ruelle du quartier marchand de Dalaran. Les passants que je croise ne peuvent refréner une grimace de dégoût. Au moins cette fois, ils ont une bonne raison.
Alors que je m'engouffre dans la grande allée de la ville, un coup de feu retentit. Dans un réflexe, je saute en arrière. Je n'ai pas été assez rapide, une sensation de brûlure se répand dans mon bras.
- Bouge plus, vermine ! Lance l'orc en braquant son fusil vers moi.
- Tu vas mourir ici, demi-portion ! Crache l'autre à son tour.
- Peut-être… mais pas aujourd'hui. Dis-je en jetant une bombe fumigène.
Angélios et Matraque sortent de la bibliothèque.
On descend les marches de la tour.
- J'ai la dalle ! Gémit Matraque.
- C'est vrai qu'il est tard, dis-je en jetant un œil au ciel étoilé. Allez, je t'invite au resto.
- Sérieux, tu vas vraiment payer le resto ?
- Disons que c'est ma façon à moi de te remercier pour avoir été à peu près calme.
- Merci Angé, tu es le meilleur ! Dit-il en me donnant une frappe amicale dans l'épaule.
On se dirige vers le restaurant en discutant de tout et de rien. Cette ville est magnifique, je crois que c'est l'une des plus belles qui m'ait été donné de voir. J'évite de justesse un livre volant. Dans une ruelle, un balai s'anime sur le pavé. Toute la ville est imprégnée de magie, c'est vraiment fascinant. Matraque s'exaspère dans mon dos mais je profite autant que je peux du spectacle.
On arrive enfin au restaurant.
- Une table pour deux s'il vous plaît, dis-je à la serveuse qui nous accueille avec sourire.
- Suivez moi messieurs !
Elle nous conduit à une table et nous apporte la carte pendant que l'on s'installe.
Notre commande ne tarde pas à arriver et on commence à manger. Le restaurant richement décoré arbore les couleurs chaudes des Saccage-Soleil. L'ambiance y est assez chaleureuse.
- Alors Angé, tu as toutes les réponses que tu cherchais ? Demanda Matraque.
- Oui, pour le coup elle m'a vraiment aidé à voir plus clair, mais je me demande si ...
Un violent coup de feu suivi de cris me coupent la parole. Immédiatement, je croise le regard de Matraque, et sans un mot, nous quittons le restaurant au pas de course, laissant quelques pièces d'argent sur la table.
A peine la porte franchie, nous découvrons deux kor'kron tenant un gobelin blessé en joug.
J'espère que ce chapitre vous aura plus. Je prendrais part de tout les avis.
