Bonsoir !

Comme je suis motivée, et en vacances, voici la suite !

Un énooooorme merci à celles qui ont eu la gentillesse de me laisser une review ! J'espère que ce chapitre vous plaira autant qu'à moi !

Disclaimer : Toujours le même, et n'a pas de raison de changer !

Sans plus attendre, la suite !


Infirmerie d'Atlantis, tôt, le lendemain matin.

Un rayon de soleil réveilla la jeune femme. Une douleur lancinante remontait le long de sa colonne vertébrale jusqu'à son crâne. Elle gémit et bougea légèrement. Sa main se posa alors sur quelque chose de doux et chaud. Elle sursauta légèrement en sentant que "ça" bougeait… Liz fronça les sourcils et entrouvrit les yeux. Sa main était posée sur la chevelure de… John ?

Mais que faisait son chef militaire endormi dans un fauteuil, la tête posée sur le rebord de son lit ?

Les événements de la veille lui revinrent en mémoire… P4X927, L'attaque des fanatiques, la course effrénée vers la porte, le major Lorne qui criait, le bruit d'un coup de feu, une violente douleur dans le dos et… Plus rien.

Et voilà qu'elle se réveillait maintenant à l'infirmerie, la main dans les cheveux du colonel Sheppard… Main qu'elle s'empressa de retirer sitôt cette constatation faite ! Il ne manquerait plus qu'on la surprenne dans cette position plutôt… embarrassante…

Avec un soupçon de culpabilité pour oser le tirer d'un sommeil aussi paisible, elle appela :

E : John !

Le pilote se redressa brusquement.

J : Sheppard au rapport ! s'écria-t-il par réflexe, encore à moitié ensommeillé en se frottant les yeux.

La jeune femme sourit, amusée de sa réaction.

E : Repos colonel !

J : Oh bonjour ! Comment vous sentez vous ce matin ? demanda-t-il en passant nerveusement sa main dans ses cheveux en bataille.

La dirigeante de la cité sourit. Son second était gêné d'avoir été surpris en plein sommeil, et il tentait d'éviter les questions embarrassantes en engageant la conversation.

E : A part la douleur, je crois que ça va…

J (soudain inquiet) : Vous voulez que j'appelle Carson ?

E : Non ça ira, il est tôt encore, il passera tout à l'heure…

J : Vous êtes sûre ?

La dirigeante sourit à nouveau, se perdant dans les superbes yeux verts de son collègue. Sans arriver à se l'expliquer, elle était confusément heureuse de le trouver là. Elle prit pourtant sur elle de cesser de sourire comme une adolescente énamourée… Hochant la tête, elle reprit son masque de leader pour dire fermement :

E : Ça ira oui. Par contre je ne dirais pas non à un café et quelque chose à grignoter…

J (se dirigeant immédiatement vers la porte) : Excellente idée ! Un café et quelque chose à manger ! Tout de suite madame !

Et il sortit, non sans avoir lancé un dernier clin d'œil charmeur à la dame de ses pensées.

Une fois seule, Elizabeth tenta de se redresser. Mais la douleur lancinante dans son dos l'en empêchant, elle renonça bien vite à ce projet et retomba sur les oreillers. John… L'avait-il vraiment veillé toute la nuit ? Ça en avait bien l'air en tout cas… Elle poussa un profond soupir. Pourquoi fallait-il toujours que penser à cet homme lui donne des frissons ? Il lui était de plus en plus difficile de garder son un visage neutre face à lui, et elle ne comprenait pas, ou plutôt, ne voulait pas comprendre pour quelle raison les yeux verts du colonel la mettaient dans tous ses états… Poussant un autre soupir, elle s'enjoignit à penser à autre chose.

Quel jour étions-nous… Mardi… Oh non ! Le Dédale ! Et Caldwell qui allait arriver d'une heure à l'autre ! S'il la voyait dans cet état, elle aurait encore droit à un sermon sur ses obligations et ses devoirs en tant que dirigeante de la cité ! Cela l'énervait au plus haut point, mais elle se força à se calmer. Elle verrait bien tout à l'heure si Carson pouvait faire quelque chose pour qu'elle n'ait pas l'air trop invalide…

Elle inspira un bon coup et décida de penser à ses vacances de la semaine suivante. Pourvu qu'elle puisse vraiment quitter la cité ! Même si elle détestait partir loin d'Atlantis, cette fois ci était légèrement différente…

Elle avait, en effet, été conviée en tant que docteur en science politique à un colloque international sur la diplomatie. Et celui-ci avait lieu à Rome, en Italie… LA ville qu'elle avait toujours rêvé de visiter ! Et ça faisait des semaines qu'elle avait préparé sa conférence sur le thème des traités d'échanges commerciaux entre nations alliées.

Avec l'expérience acquise sur Atlantis, elle maitrisait à fond son sujet… Le plus dur ayant été de changer les noms des peuples de Pégase et de trouver des parallèles convainquant avec des populations terriennes… Mais maintenant qu'elle était prête, elle n'avait qu'une hâte, y aller !

Elle s'y voyait déjà… Rome… La ville Eternelle… Ses rues animées dans la douceur du soir… Les places, les fontaines… Tous ces illustres monuments qu'elle avait tellement hâte d'explorer !

Surtout que cette fois ci, elle aurait vraiment tout le temps libre nécessaire pour faire du tourisme ! Il devait bien sûr intervenir au colloque, mais celui-ci ne durait que 3 jours et elle n'était pas obligée d'assister à toutes les conférences de ses collègues. Elle avait d'ailleurs, d'ores et déjà décidé de n'aller qu'à celles qui l'intéressaient vraiment, et de consacrer le reste de sa semaine de vacances à la visite de la ville !

Ce fut plongée dans ses pensées que la trouva le docteur Beckett, quelques minutes plus tard lorsqu'il vint prendre son service à l'infirmerie.

C (plutôt étonné) : Elizabeth ? Vous êtes réveillée ?

E : Oh ! Bonjour Carson ! Comment allez-vous ?

C : C'est plutôt à vous qu'il faut le demander ! Où est le colonel Sheppard ? Il était censé passer la nuit ici ! Si jamais il a quitté son poste, je…

E (l'interrompant) : Non, non ! Il était bien là à mon réveil ! Il vient juste de sortir pour nous chercher un petit déjeuner…

Elle avait évidemment passé sous silence le fait qu'elle avait retrouvé John endormi, qui plus est, à moitié sur son lit…

Le médecin chef hocha la tête. Si sa patiente avait faim, il ne pouvait que trouver ça bénéfique !

C : Bien. Je vais en profiter pour vous occulter. Dites-moi si vous avez mal quelque part…

Et dans le quart d'heure suivant, le docteur Beckett s'occupa de changer le pansement de la dirigeante et lui donna quelques comprimés contre la douleur. A priori, tout allait bien. Liz, de constitution robuste, serait vite sur pied.

Sur ces entrefaites, le colonel Sheppard revint avec de quoi nourrir un régiment ! Évidemment, comme à son habitude, il insista, (avec, pour une fois, le concours du docteur Beckett), pour qu'Elizabeth ne se contente pas de grignoter, mais mange véritablement quelque chose.

La cité s'éveillait doucement, et l'activité reprenait progressivement son cours. On informa d'ailleurs rapidement le colonel que le Dédale venait d'entrer dans l'orbite de la planète et demandait l'autorisation de se poser sur la base.

J : Ben qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Oui ! Evidemment qu'il a l'autorisation de se poser ! s'écria-t-il dans son oreillette.

Puis levant les yeux au ciel, il soupira :

J : Mais si ça ne tenait qu'à moi, Caldwell serait resté en orbite !

Elizabeth eut un rire léger, très vite remplacé par une inquiétude… Elle s'adressa au médecin.

E : Carson ? Vous croyez que je pourrais me lever et m'habiller pour accueillir le colonel Caldwell ? Je ne voudrais pas qu'il se fasse du souci pour moi…

C : C'est absolument hors de question ! Vous devez bouger le moins possible ! Alors sauf cas de force majeur, vous allez devoir rester allongée dans ce lit au moins 4 jours ! Le temps que vôtre blessure cicatrice un minimum…

La dirigeante baissa la tête. Il ne servait à rien d'insister. Ni suppliques, ni menaces, ne feraient changer d'avis le médecin.

Comprenant mieux que personne l'inquiétude de la jeune femme, John posa alors discrètement l'une de ses mains sur celle de Liz et la serra sur le lit.

J : Ne vous inquiétez pas Elizabeth. Je dirais à Caldwell que vous avez attrapé une horrible grippe intersidérale très contagieuse et que Carson vous maintient en quarantaine stricte !

E : Il ne vous croira pas ! En plus, si vous faites ça, je n'aurais plus droit à aucune visite !

J : Mais si vous verrez ! Je lui dirais que Rodney, Teyla, Ronon et moi l'avons déjà eu et que c'est comme la varicelle ! Ça ne s'attrape qu'une fois ! Comme ça nous pourrons venir vous voir sans problème !

Liz éclata de rire et fit une moue septique.

E : Bien ! Nous verrons bien ce qu'il en pensera !

oooooooOOOOOOOooooooo

Trois heures plus tard, passerelle de débarquement du Dédale.

J : Colonel Caldwell ! Quelle joie de vous revoir !

C (soupçonneux) : Sheppard… Où est le Docteur Weir ?

J : Oh ! C'est une longue histoire ! Venez, allons boire un café, je vais vous expliquer tout ça !

Et qui l'aurait cru ? Mais l'énorme mensonge de John passa comme une lettre à la poste. Le colonel Caldwell pu parler à Liz via l'intercom, et celle-ci acheva de la convaincre. Pourtant ils étaient tous parfaitement conscients que leur mensonge ne ferait pas long feu ! Le colonel Caldwell allait évidemment lire leurs rapports de missions sur le trajet du retour et découvrir la vérité. Il était donc certain qu'ils se feraient sonner les cloches la prochaine fois ! Mais qu'est-ce que c'était drôle de voir ce grand colonel sursauter peureusement à chaque fois qu'une personne toussait à côté de lui ! Était-ce par peur de la contagion, ou pour une autre raison plus sérieuse ; en tout cas, il décréta que le Dédale devait retourner sur Terre le plus vite possible. L'équipage repartit donc le surlendemain ! Ce qui ravit évidement toute l'équipe du Colonel Sheppard !

oooooooOOOOOOOooooooo

Le même jour, Liz obtenu l'autorisation de faire quelques pas dans l'infirmerie. L'essai fut concluant. Évidemment la jeune femme ressentait encore une douleur dans son dos. Mais elle pouvait au moins se déplacer, bien que lentement et avec une béquille. A condition donc de ne pas forcer et de repasser à l'infirmerie deux fois par jour pour changer son pansement, elle eut le droit de regagner ses quartiers.

Carson : Mais uniquement vos quartiers Elizabeth ! Hors de question de vous retrouver dans la salle de la porte, ni au poste de contrôle et encore moins dans votre bureau, c'est clair ? Et interdiction formelle de toucher au moindre dossier ! Vous devez vous reposer !

E (soupirant) : Bon, bon très bien… Mais au moins, par pitié Carson, dites-moi que je pourrais aller à Rome mardi prochain !

C : Quoi ? Vous comptez encore aller à ce colloque ?

E (d'une petite voix) : Eh bien… Oui… Ce n'est rien qu'une petite semaine… Après je rentrerais avec le Dédale…

C : Mais enfin vous n'y pensez pas ! Vous pouvez peut être vous déplacer sans trop de soucis mais je doute que vous soyez capable de changer seule le pansement placé dans votre dos ! En plus vous ne pouvez même pas vous baisser ! Imaginez la situation si un objet tombait par terre ! Non je regrette c'est trop…

Une fois de plus, le colonel Sheppard vola à son secours :

J : Et si quelqu'un l'accompagnait ?

C : Dans ce cas ça serait différent, bien sûr ! Si quelqu'un était près d'elle pour l'aider à se déplacer et changer son pansement, sans doute que…

E : Oh oui ! Carson, s'il vous plait ! Je vais trouver quelqu'un pour m'accompagner ! En plus ce n'est que mardi prochain ! D'ici là j'irais sans doute encore mieux !

C (soupirant) : Bon ! Très bien… Disons que nous en reparlerons samedi ou dimanche… A ce moment-là, SI la cicatrisation avance bien, et SI vous avez trouvé quelqu'un de confiance pour vous accompagner… Alors peut-être bien que vous aurez mon accord…

E (se redressant pour embrasser le médecin sur la joue) : Merci Carson ! Du fond du cœur ! Ce voyage est très important pour moi ! Je l'attends depuis tellement longtemps !

oooooooOOOOOOOooooooo

Un peu plus tard, la même journée. Liz marchait tranquillement vers ses appartements, John à ses côtés.

E (sur un ton ironique) : Colonel Sheppard ! Vous ne devriez pas être en train de faire diminuer la pile de rapports qui est sur mon bureau plutôt que de jouer les gardes-malade ?

J (l'air détaché) : Si probablement… Mais je trouve mon rôle de garde-malade tellement plus intéressant !

La dirigeante rougit et détourna les yeux. Le regard que John venait de poser sur elle provoquait décidément trop d'émotions pour qu'elle puisse les gérer… Elle reprit pourtant sur le même ton ironique :

E : C'est gentil de votre part ! Comme ça lorsque je reviendrais de Rome d'ici 1 mois, mon bureau sera définitivement envahit !

J : Lorsque NOUS reviendrons de Rome, vous voulez dire…

Le cœur de Liz fit un bond dans sa poitrine :

E : PARDON !

J (un sourire charmeur aux lèvres) : Ben oui ! Il est évident que je vous accompagne ! De toute façon, après ce qui vient de vous arriver, vous n'irez plus jamais nulle part en dehors de cette base sans moi ! En plus je connais Rome comme ma poche !

La dirigeante était bouchée bée. Ce qu'elle venait d'entendre l'avait littéralement scotché ! Il s'imposait, comme ça, le plus tranquillement du monde, et visiblement, elle n'avait en aucun cas son mot à dire sur la question !

J (continuant) : Et au fait, en ce qui concerne vos dossiers, ne vous faites pas de soucis ! J'ai engagé une secrétaire très qualifiée !

Puis il la planta là, en plein milieu du couloir, et se dirigea vers le mess, les mains dans les poches, sifflotant allègrement comme si le monde entier lui appartenait…


Hum hum... Vous savez quoi faire ! ;-) La suite sans crainte, très vite !

Bye !