NDL : Je vous mets directement le chapitre suivant... car oui je l'avoue mon introduction est trèèèès courte... elles le sont toutes chez moi!

Bonne lecture à tous,

Poune, pour vous servir!

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Je ne sais pas si le plus difficile dans mon métier est de devoir faire face à tellement d'horreur ou de me rendre compte tous les jours un peu plus à quel point l'homme est capable de se détruire lui même!
Qu'est-ce qui les poussent à faire ça?
Qu'est-ce qui l'a poussé à faire ça?
Je me trouvais debout, face à ce petit corps d'enfant, l'appareil photo en main. La petit fille, allongée sans vie à mes pieds, ne devait pas avoir plus de 6 ou 7 ans. Son visage était si paisible qu'elle donnait l'impression de ne pas avoir souffert dans la mort, ce que j'espérais pour elle du plus profond de moi.
Couchée sur le sol verdoyant de Central Park, l'enfant était allongée sur le dos, jambes tendues, les bras croisés sur son torse. Sa tête reposait sur son épaisse chevelure brune et bouclée...lui offrant ainsi un coussin de fortune dans le dernier instant de sa courte vie.
Encore une image qui allait rester en moi pendant bien des années. Une image, allant rejoindre les autres, celles de toutes les autres victimes. Une image qui reviendra à la surface à chaque nouvelle affaire de ce type, à chaque événement de ma vie pouvant me le rappeler.
Je me suis toujours demandé pourquoi c'était ainsi. J'aurais aussi bien voulu poser la question à Mac qui a toujours eu l'impression de maîtriser de ses vieux démons qui le poursuivent depuis bien des années. Mais étrangement, j'ai moi même toujours préféré le silence. Et dans ce silence, je me suis fait ma propre réponse à cette lugubre question : peut-être était-il de notre devoir de nous souvenir d'eux, pour être sûr que cela ne recommence plus.
En me disant cela, j'ai souvent eu la sensation de me retrouver lors de mes cours d'histoire du collège où notre professeur nous demandait de toujours nous souvenirs, pour en apprendre les leçons et ainsi avancer plus sereinement vers le futur.
Est-ce vraiment possible?
Aujourd'hui encore j'en doute.
Ce jour là, face à cette enfant, j'en ai encore douté.

Je pris une profonde inspiration et porta l'appareil à mes yeux pour enfin prendre les premiers clichés. Devant moi, Stella avait commencé à relever les indices. J'avais remarqué dans son regard la même expression. Nous étions tous dans le même lot, nous sommes tous dans le même lot. Notre job est de faire face à tout ceci, laissant dans l'ombre tout le reste, toutes les autres victimes, tous les autres fantômes du passé.

-Aucun signe apparent de lutte. Annonça Stella, avec calme. Aucune trace au niveau des poignets qui pourrait laisser apparaître qu'elle était ligotée, pareil au niveau les chevilles.

Elle analysa de plus près la nuque de l'enfant.

-Marque de strangulation par contre.

Cette dernière remarque, avait été prononcé dans un léger soupire.
Les meurtres d'enfants étaient sans aucun doute les pires qu'on pouvait avoir à résoudre.

-Est-ce que ça va aller? Lui demandais-je après avoir photographié les marques qui entouraient le cou de la jeune fille.
- Oui. Elle a l'air si calme.
- Elle l'est maintenant. Lui dis-je

Elle se leva subitement comme si le mouvement pouvait éviter les émotions de l'atteindre, puis elle reprit son inspection. Lorsque j'eus fini avec le corps, et que tous les éléments avaient été relevés dessus : à savoir dans ce cas, aucun; je fis un signe rapide à l'équipe du légiste pour qu'il transporte le corps à la morgue, auprès de Syd.
J'ai préféré tourner le dos et aider Stella dans l'inspection du périmètre pendant que les assistants du légiste enfermaient ce pauvre petit corps dans l'immonde sac noir.