2] Dieu que cette mission va être longue

Harry ne desserra pas les dents jusqu'à ce que Draco s'arrête devant un immeuble chic du centre de Londres. Il haussa un sourcil surpris lorsqu'il coupa le contact et défit sa ceinture.

-Qu'est-ce que tu fous ?

- Je rentre chez moi, Potter, et toi aussi. A moins que tu comptes prendre racine dans ma voiture, peut-être ?

- Tu n'habites pas au Manoir ?

Draco se crispa presque imperceptiblement.

- Non. Maintenant, tu vas descendre de là et me suivre à l'intérieur, si tu ne veux pas que je te porte une nouvelle fois, d'accord Potty Bear ?

Harry se figea et lui lança un regard rempli d'horreur. Potty Bear ? Qu'est-ce que c'était encore que ce surnom débile ? (note aux incultes : en anglais, "nounours" se dit Teddy Bear xD) Mais Draco vint lui ouvrir la portière et resta immobile. Visiblement, le Survivant ne s'échapperait pas aussi facilement… Il poussa un lourd soupir et se leva en grommelant. Son tortionnaire claqua la portière avant de verrouiller l'engin et entra dans l'immeuble en lançant un allègre :

- Oh, une dernière précision… Inutile de voir t'enfuir en courant (comme tu n'as pas ta baguette), je suis l'Auror le plus rapide de ma division. Et j'ai des jambes plus grandes que les tiennes.

Harry résista à la tentation de lui tirer la langue comme un enfant et se renfrogna un peu plus. Comment Malfoy pouvait-il avoir lu dans ses pensées ? Il était si prévisible que ça ? Il fallait absolument qu'il change de sujet. Hors de question de se laisser trimballer par le bout du nez par cet imbécile. Il observa un instant le dos de l'homme devant lui ; un dos large, malgré la stature mince du Serpentard, musclé, qui lui donnait étrangement envie d'enfouir son visage entre ses omoplates. Un dos rassurant… Il se secoua. Mauvaise idée de fixer son attention sur son dos. Presque malgré lui, une question s'échappa de ses lèvres :

- Malfoy, pourquoi tes cheveux disparaissent dans le col de ta chemise ?

Celui-ci s'arrêta, surpris, et un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. Sans rien dire, il glissa un bras derrière sa nuque et sortit ses cheveux de son vêtement. Harry sentit sa mâchoire se décrocher pour la énième fois de la journée (à force, ça allait devenir lassant…). Les cheveux de Draco étaient comme dans son souvenir, d'un blond très pâle aux reflets d'argent, aussi lisses que de la soie, mais à présent ils atteignaient le milieu de son dos. L'ancien Serpentard se retourna à moitié pour observer son expression stupéfaite et pouffa légèrement.

- Je cache leur longueur quand je travaille. Ça me donne un air plus sérieux. Mais j'aime les avoir longs, alors il est hors de question que je les coupe…

Le brun acquiesça et déglutit. Non Harry non, tu ne touches pas ses cheveux, j'ai dit NON… Et toi ma main reste où tu es ! Il expira profondément pour se calmer. Draco sortit ses clés de sa poche et retint une malédiction lorsqu'elles tombèrent sur le sol. Il se pencha pour les ramasser. Un mouvement perçu du coin de l'œil le fit jurer à voix haute : Harry était en train de prendre ses jambes à son cou. Laissant tomber son problème de clés, il se redressa et se mit à courir. Il avait confiance en ses capacités, il était réellement l'un des Aurors les plus rapides de tout le bureau et il ne doutait pas de pouvoir mettre la main sur ce maudit fuyard. Mais comme on dit, la peur donne des ailes, et Harry avait déjà atteint la voiture lorsqu'il réussit à le rattraper. Il l'agrippa brusquement par le bras et le lui tordit dans le dos, avant de le plaquer sur le sol, un genou coincé entre ses épaules pour l'empêcher de se relever. Le brun poussa un cri de rage, la cage d'Edwige volant sur le côté. Draco poussa un soupir exaspéré et le releva brutalement, le coinçant sous son bras.

- Bon ça suffit Potter ! Tu ne vas pas te comporter comme un gamin quand même ?

- Je me comporte comme je veux !!! LÂCHE-MWAAAAAAA !!!

- Pas question ! Mon boulot, c'est de te garder à l'œil 24h sur 24 alors n'espère même pas te faire la malle !

- Mais je veux PAAAAAS !!!

L'Auror leva les yeux au ciel, ramassa tant bien que mal la chouette et repartit vers son appartement, Harry gigotant comme un poisson sous son bras. Arrivé devant sa porte, il marmonna un vague sort et celle-ci s'ouvrit toute seule. Sans ménagement, il y jeta son "protégé" à l'intérieur, récupéra son trousseau de clés et referma l'appartement dans son dos. Puis, il passa son index sur son front, lentement, d'une tempe à l'autre, pour se calmer.

- Ecoute-moi bien Potter. Tu ne veux pas être ici, ça je l'avais bien compris, et crois-moi je ne suis pas forcément ravi non plus de t'avoir dans les pattes. Mais vu que ça risque de durer un petit moment, on ferait aussi bien de ne pas s'étrangler et d'essayer de cohabiter pacifiquement, non ?

- Nan !

- Potter… Ne fais pas l'imbécile, tu veux ? Ecoute-moi juste deux minutes. Tu n'es pas emprisonné. Tu as le droit de sortir quand tu veux, à la seule condition que j'y aille avec toi. Tu as ta propre chambre et ta salle de bain. Tu ne paies aucun loyer. Tu as le droit de te servir de ta magie. Tu peux écrire à qui tu veux. Tu peux même utiliser ma cheminée pour discuter avec quelqu'un. Est-ce que ta condition est si terrible que ça ?

Harry pinça les lèvres dans une moue ridiculement enfantine, quelques mèches noires en batailles retombant devant son regard vert (béni soit l'inventeur des sorts correcteurs de vue^^).

- De toute façon, j'en ai rien à faire, je sortirai au moins dans deux semaines !

Draco hocha la tête.

- Le mariage de Ron et Hermione, oui je sais. Je suis aussi invité.

- Quoi ???

Toujours assis par terre, le Survivant levait vers son tortionnaire un regard à la fois éberlué et choqué. Draco pouffa. Il est… mignon quand il fait cette tête. Potty Bear, c'est vraiment une bonne trouvaille celui-ci !

- Voyons, Potter, tu n'écoutes jamais ta meilleure amie lorsqu'elle te parle de ses cours ?

Harry le fusilla du regard.

- Hermione va rentrer en troisième année de Médicomagie. Je sais pas si tu l'as déjà entendue parler des cours de Poudlard, mais quand elle commence à te parler des sorts de transplantation qui sont teeeeellement passionnants, moi je décroche. Alors non, quand elle parle boulot j'écoute pas toujours !

- Quel dommage, si tu avais été un peu plus attentif tu aurais pu avoir le détail de nos nombreuses rencontres dans les couloirs de Ste Mangouste. Et puis, tu sais pertinemment que depuis mon entrée dans l'Ordre c'est l'amour fou entre miss-je-sais tout et moi. Ce cher Ron a été obligé de suivre le mouvement. Donc oui, ils m'ont invité à leur mariage, Potty.

La pire des trahisons. D'abord Hedwige, et maintenant Ron et Hermione ? Le monde tournait à l'envers. Ou alors il dormait encore et tante Pétunia n'allait pas tarder à venir le tirer hors du lit pour qu'il s'occupe du petit déjeuner de Duddley. Draco s'accroupit pour se mettre à sa hauteur et, doucement, attrapa son menton dans une main pour observer le côté droit de son visage, les sourcils froncés. Harry ne put s'empêcher de frémir au contact de sa peau douce et étonnamment chaude. Le Serpentard fit mine de n'avoir rien remarqué et effleura une bosse qui commençait à gonfler sur sa tempe, ainsi que quelques égratignures.

- J'aurais dû transformer ton cousin en porc…

- Il va finir par avoir l'habitude… (La voix de Harry était un peu trop rauque à son goût. Vous, foutues hormones, c'est pas le moment ! On parle de Malfoy là !) Et puis, tu y es aussi pour quelque chose, sale serpent.

- Pour les éraflures, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Si tu ne t'étais pas enfui, je ne t'aurais pas plaqué. Et que veux-tu dire, par "il va finir par avoir l'habitude" ?

- Hagrid avait voulu le transformer en cochon, la première fois qu'il l'a vu. Il ne lui a fait pousser qu'une queue en tire-bouchon, mais ça l'a traumatisé. Et puis, les jumeaux Weasley avaient voulu tester l'une de leurs inventions sur lui un jour et il s'est retrouvé avec un groin à la place du nez. Il a passé trois jours à pousser des couinements atroces.

Draco éclata de rire, faisait sursauter le brun.

- Ça ne devait pas changer beaucoup, étant donné le bruit qu'il a fait lorsque j'ai fait irruption dans sa chambre pour lui demander de m'indiquer la tienne ! Mais en attendant, Potter, si tu ne veux pas avoir un méchant mal de tête toute la journée, il va falloir s'occuper de ça.

- Malfoy, tu es en train de me proposer de me soigner… ?

- Si tu as vraiment envie de te trimballer une migraine atroce, comme tu veux. Mais ne te venge pas sur moi.

Face à son regard éberlué, il leva les yeux au ciel.

- Bon sang, Potter, j'ai grandi ! C'est mon travail que d'aider les gens, en plus de poursuivre les Mangemorts. Je n'ai pas envie de me prendre la tête avec toi. J'ai changé. Sinon, tu crois vraiment que Weasley sixième du nom me laisserait venir au plus beau jour de sa vie ?

- Mais… mais… Tu ne peux PAS changer !

- Faut croire que si, Potty Bear.

- NE M'APELLE PAS COMME ÇA !!!

- Pourquoi ? C'est mignon, non ?

On lui a fait un lavage de cerveau. Malfoy a été kidnappé par des extraterrestres. J'ai été propulsé dans la 4e dimension. Malfoy vient de dire "mignon" ??

- Non c'est pas mignon. J'ai l'impression d'avoir dix ans quand tu m'appelles comme ça.

- Excuse-moi, mais depuis que je t'ai vu ce matin ce matin tu te comportes comme un gamin de cet âge-là. Si tu ne veux pas que je te prenne pour un nounours, montre-toi un peu plus mature. Quoique, je ne dirai pas non à un nounours pour dormir avec moi…

Harry se recula brusquement, le contact des doigts de Draco sur sa peau devenant brûlant. Je rêve ou Malfoy est en train de me faire des avances ? Celui-ci rit doucement et se leva. Il sortit sa baguette de sa poche, la brandit vers le brun toujours assis par terre et murmura un sort. La bosse et les marques disparurent aussitôt. Il ôta sa veste et la posa sur un porte-manteau dans l'entrée, avant de s'étirer longuement. Harry déglutit et se força à se reprendre. S'il continue comme ça, je vais vraiment finir par lui sauter dessus ! Je vais tuer Dumby ! Il se leva à son tour et épousseta son pantalon. Il jeta un regard noir à Draco qui l'observait faire avec amusement.

- Mes affaires sont où ?

- Dans ma poche. Pressé de t'installer, finalement ?

- Ferme-la et montre-moi où est ma chambre.

L'Auror haussa les épaules et s'avança dans le couloir. Harry hésita une seconde, puis il suivit et marmonna un faible :

- Merci… Pour ma tête.

- Je t'en prie. Et bienvenue chez moi.

Le jeune homme s'immobilisa sur le seuil du salon. Il s'était attendu à trouver du vert et de l'argent partout, avec une ambiance aristocratique et des œuvres d'art luxueuses. Mais la pièce était incroyablement chaleureuse, avec des couleurs claires et de confortables fauteuils en cuir. Quelques photos étaient accrochées aux murs, représentant pour la plupart des forêts monumentales, ou encore quelques souvenirs de Poudlard. Depuis quand Malfoy a-t-il si bon goût ? Il jeta un rapide coup d'œil au Serpentard en se mordant la lèvre inférieure. Celui-ci sourit.

- Fais comme chez toi.

Alors, sans pouvoir s'en empêcher, Harry se jeta sur le canapé avec un cri de joie. Draco haussa les sourcils, stupéfait, avant d'éclater de rire.

- Hermione m'avait dit que depuis la mort de Voldemort, tu retombais en enfance, mais je ne pensais pas que ça allait aussi loin ! Non seulement tu as l'apparence d'un gamin, mais en plus tu en as la mentalité !

- Oh, la ferme. J'ai toujours rêvé de pouvoir faire ça.

Un miaulement rauque lui fit relever la tête. Un chat d'une blancheur immaculée le fixait avec surprise, ses grands yeux bleus écarquillés. Harry s'aplatit aussitôt sur le canapé et tendit une main vers lui.

- Il est trooooop mignon ! Viens me voir, toi…

- Alors moi je n'ai pas le droit de faire du charme à ton oiseau, mais tu te crois permis d'appâter mon chat comme ça ?

- Fais pas l'innocent, Hedwige t'a déjà adopté, cette traîtresse. J'ai le droit de te rendre la pareille. Comment il s'appelle ?

- Laean. Ça veut dire "fidèle" en celtique.

- C'est un joli nom. Mais je crois que ton chat va te faire des infidélités avec moi ! ajouta-t-il avec un sourire victorieux lorsque le petit animal se frotta contre la paume de sa main.

Il ne vit pas le petit sourire un peu triste de Draco, trop occupé à grattouiller Laean entre les oreilles. Les miaulements de plaisir du chat semblaient le ravir. Il saisit le corps du félin, s'installa sur le dos et le posa sur son ventre, où il se roula aussitôt en boule. Les vibrations de son ronronnement qui se répercutèrent dans sa poitrine lui procurèrent une agréable sensation de sérénité et il sentit ses paupières s'alourdir. Il lutta vaguement contre le sommeil qui l'envahissait lorsqu'il sentit Draco se rapprocher.

- Touche-moi et je t'éclate…

- Tu as mal dormi, Potter ? Je n'avais pas vu tes cernes tout à l'heure.

- … cauchemars…

- Repose-toi un peu. Je vais ranger tes affaires.

- T'es… bizarre… quand t'es gentil…

- Vraiment ?

- Ouais… mais… j'aime bien…

Il s'endormit sur ces mots. Draco sourit. Un vrai gamin… Il se pencha un peu vers lui et repoussa ses mèches noires. Son index suivit doucement le tracé en éclair de la fine cicatrice sur son front. Harry ne bougea pas. L'Auror pouffa et se releva. Sortant les valises de sa poche, il leur redonna leur taille réelle d'un coup de baguette magique et les envoya dans la chambre d'amis située juste à côté de la sienne. Histoire de le garder un peu à l'œil, au cas il voudrait à nouveau s'enfuir. Un craquement dans la cheminée le fit sursauter. Il se retourna brusquement, la main crispée sur sa baguette… Le visage d'Hermione haussa un sourcil.

- Tu es drôlement nerveux, Draco !

- Bon sang Hermione ne me fais plus jamais une peur pareille !

- Arrête, tu sais parfaitement que ta cheminée est sécurisée. Alors ? Il est arrivé ?

- Il vient juste de s'endormir. Il n'a pas l'air en grande forme… Trop maigre, et trop fatigué. Et sinon, comment va la future Mrs Weasley ?

- Très bien, merci. Je voulais simplement savoir si je pouvais passer cet après-midi avec Ron, disons à l'heure du thé ?

Draco sourit.

- Laisse-moi deviner : tu m'appelles entre deux cours et tes professeurs ne sont pas au courant de cette petite discussion, n'est-ce pas ?

- Exactement, alors dépêche-toi de me donner une réponse !

- Ne t'énerve pas comme ça, tu ferais presque peur. C'est bon, je vous attends.

A ce moment-là, Hermione dut apercevoir Harry, couché sur le canapé, car son sourire ravi se fit plus tendre.

- Tu dois être content qu'il soit là, après tout les efforts que tu as faits pour décrocher cette mission…

- Oh, Hermione, à ce propos. Ne t'avise pas de répéter ça face à lui, ok ? Je lui ai dit que j'avais été forcé d'accepter ce boulot, et je n'ai pas envie qu'il pense autre chose. C'est clair ?

- Pffff… Tu es ridicule. Mais après tout, ajouta-t-elle devant son regard menaçant, tu fais comme tu veux. On ne lui dira rien, si ça peut te rassurer. Bon, je file moi, sinon je vais finir par être en retard !

En sans plus de cérémonie elle disparut de la cheminée. Draco rit tout seul. Décidément, Hermione ne changerait jamais… Il n'avait pas mentit à Harry, il s'était vraiment rapproché de la jeune femme durant le temps qu'il avait passé à l'Ordre. Une fois qu'il avait rangé ses préjugés et son orgueil (enfin, un tout petit peu…) il avait découvert qu'elle possédait un esprit stupéfiant. Quant à Ron, ça avait été un peu plus compliqué mais ils avaient fini par enterrer la hache de guerre.

Laean descendit de la poitrine de Harry et se frotta contre les jambes de son maître avec un ronronnement presque amoureux. Draco le caressa, amusé et jeta un coup d'œil à sa montre. 8h passées. Il avait encore quelques affaires à régler avant que son nouveau colocataire ne se réveille. Après un dernier regard à Harry pour s'assurer qu'il dormait toujours, il se dirigea vers la cuisine et ouvrit le frigo. Une grimace lui échappa : il était désespérément vide. Comme les placards, d'ailleurs. Il leva les yeux au ciel.

- Dobby !

Pop !

- Draco Malfoy, monsieur ?

- Je sais que la rentrée de Poudlard arrive, mais j'ai vraiment besoin que tu me sauves la vie… Tu aurais le temps d'aller faire quelques courses ?

- Bien sûr monsieur ! Dobby doit-il faire autre chose ?

- Si tu pouvais t'occuper de la chambre de Harry aussi, ça m'aiderait.

- Tout de suite monsieur !

L'elfe de maison disparut aussitôt. Le jeune homme blond passa une main dans ses longs cheveux en soupirant. Il ne cuisinait jamais (la dernière fois qu'il avait essayé, la casserole avait pris feu) et il n'avait pas prévu que le Gryffondor pouvait aimer préparer lui-même ses repas ! Mais bon, le fait que Dobby accepte de travailler pour lui à mi-temps était une vraie bénédiction. Il allait pourvoir éviter de se ridiculiser. Il revint au salon et s'installa dans son fauteuil préféré, juste en face du canapé et fit venir d'un geste négligent de la main une pile de dossier. Il avait du travail, mais ce n'était pas une raison pour lâcher du regard son protégé ! Draco ouvrit le premier dossier avec un rictus de mépris. Encore un imbécile qui avait voulu faire voler sa voiture et qui avait oublié le sort d'invisibilité… L'invention de Weasley père était une bonne idée, mais les gens qui l'utilisaient n'étaient pas forcément des plus malins. Il feuilleta distraitement le dossier, puis le referma avec un soupir agacé. Devant lui, Laean s'était à nouveau blotti sur le ventre de Harry et ronronnait avec satisfaction.

- Tu n'as pas pu t'en empêcher hein, sale matou ? Il faut toujours que tu me fasses tourner en bourrique (Merlin faîtes que Harry n'entende jamais cette expression sortir de ma bouche). Mais bon, tu ne portes pas ton nom pour rien… Dieu que cette mission va être longue !