Chapitre 1: Police vs FBI (partie 1)
Hank Voight était à son bureau, il y avait passé la nuit après avoir été appelé sur les lieux d'un crime abominable. L'agent du FBI Tommy Flanagan avait apparemment été en contact avec ces femmes, puisque sa carte avait été retrouvée sur elles. Mais Voight n'était pas dupe. Et même si l'agent aurait été bien stupide de laisser un tel indice sur ses victimes, il n'en est pas moins plausible, qu'il ai commis là, une grossière erreur.
Cependant, le bureau fédéral ne l'entendait pas de cette oreille et ne semblait pas prêt a coopérer. Autrement dit, Voight devait se contenter de résoudre cette affaire en oubliant les fédéraux. Mais cela était mal le connaître. Si Flanagan avait tué ces femmes, il le retrouverait qu'il soit protégé ou pas. Dans le cas contraire, il avait certainement des informations intéressantes en sa possession pour faire avancer l'enquête.
A peine, ses agents furent-ils arrivés que Voight sortit de son bureau pour exposer cette nouvelle affaire. Il accrocha les photos des 3 victimes et celle du suspect sur le tableau.
- Hier soir, Amy Simmons, Becca Roberts et Maria Gonzales ont été retrouvés morte. Elles n'ont aucun point commun sauf la carte de l'agent du FBI Tommy Flanagan qu'elles avaient sur elle. Expliqua le chef de l'unité face à des visages décomposés qui fixaient les photos.
Personne ne dit rien pendant quelques secondes, avant que Voight ne reprenne ses explications. L'un des membres à réagi au nom du suspect, sans le faire savoir. Il ne pouvait croire que Tommy soit responsable de cela. En attendant, il décida de se taire, Voight pourrait le mettre sur la touche. Il voulait éviter cela.
- Amy Simmons était journaliste au Chicago Sun Times, Maria Gonzales était avocate pour le cabinet Spencer et Becca Roberts travaillait pour Harry Stevenson en tant que femme de ménage. Reprit Voight.
L'agent qui avait réagi au nom de Flanagan fut surpris d'entendre celui de Stevenson.
- Alvin et Ruzek iront voir au domicile ainsi qu'au lieu de travail de Becca Roberts. Antonio et moi prenons Amy Simmons, Halstead et Lindsay celle qui reste. On ne perd pas de temps.
- Sergent ! Interrompit Jay.
Celui-ci se retourna et le fixa, signe qu'il attendait qu'il parle.
- J'ai bien connu Harry Stevenson et je pense que c'est mieux si j'y vais. Déclara-t-il sous les regards ébahis des autres.
- D'où tu le connais ? Questionna le chef.
- C'était mon chef d'unité à l'armée.
- Et tu crois vraiment que c'est une bonne idée ? Dit-il, sarcastique.
- Oui chef, je le connais, je sais comment lui parler. Répondit-il sérieusement.
- Il te fait confiance ?
- Assurément. Répliqua Jay, confiant.
- OK, Erin et toi vous échangez avec Alvin et Ruzek.
Ils s'apprêtaient tous à sortir lorsque l'officier Atwater fit son apparition.
- Vous m'avez demandé Sergent ?
- Je veux que tu trouve absolument tout de la vie de l'agent Tommy Flanagan, tu vas tomber sur des fichiers cryptés par les fédéraux, quelqu'un va venir t'aider pour ça. Peu importe de quoi, il s'agit, je veux savoir. Tu as carte blanche. Compris ?
- Oui, Sergent !
Tout le monde est partit. Jay et Erin se dirigeaient vers la demeure de Stevenson.
- Est-ce que tout va bien ? S'enquit-elle.
- Bien sûr. Dit-il concentré sur la route.
- Il était sympa ton chef ?
- Très.
- Il a du changer de boulot pour avoir une femme de ménage chez lui.
- Sûrement.
- Je t'ais connu plus bavard...
- Tu veux bien rester dans la voiture. Coupa-t-il, alors qu'il garait la voiture.
- Quoi ! S'écria-t-elle. C'est hors de question. On est une équipe, t'as oublié ?
- Non, mais je le connais et il parlera plus facilement si je suis seul.
- Ça ne me plaît pas du tout. Tu sais très bien que ce ...
- Tu as confiance en moi ? L'a t'il stoppé à nouveau.
- Bien sur mais c'est contraire à la procédure.
- Je t'assure que tous va bien se passer. Dit-il en cherchant son approbation dans son regard.
Quelques secondes plus tard, elle soupira, signe qu'il avait eu gain de cause.
Il s'est dirigé vers la porte d'entrée. En effet, l'ancien major s'était soit reconverti dans un secteur porteur, soit il avait gagné au loto. Il a sonné et rapidement une femme est apparu devant lui.
- Bonjour, je souhaite parlé avec Harry Stevenson.
- Vous aviez rendez-vous ?
Il fut décontenancé par la question.
- Non, mais dites lui que Jay Halstead veut le voir.
- Je reviens Monsieur.
Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit mais son ancien mentor se trouvait face à lui.
- Jay ! J'ai eu du mal à le croire, ça me fait plaisir de te revoir.
- Moi aussi Harry. Dit-il en serrant la main qu'il lui tendait.
- On va marcher un peu. Dit-il en refermant derrière lui, empêchant Jay d'en voir plus.
- C'est ta secrétaire ? L'armée semble très loin quand on voit ta maison.
- Et bien, tu sais la guerre ça va un temps. Et puis, j'ai eu l'occasion de changer de voie, de vie aussi. Et toi ?
- Je suis dans l'unité des renseignements et c'est pour ça que je suis là.
- Moi qui croyais que tu venais par courtoisie. Je suis déçu. Affirma-t-il en rigolant.
- Harry, ta femme de ménage a été retrouvée morte.
- Quoi ! Mlle Roberts. Je n'arrive pas à le croire. Elle est en vacances, enfin était.
- Tu as revue Tommy depuis ?
- Tommy ! Flanagan ?
Jay hocha la tête de manière positive.
- Non, je crois qu'il est entré au FBI mais quel rapport avec ma femme de ménage ?
- Becca Roberts travaillait ici depuis longtemps ?
- Environ, 1 an. Elle était discrète, faisait bien son job. Et, tu me connais. Je ne suis pas du genre à me mêler de la vie privée des autres. Alors, si tu veux en savoir plus je te conseille de contacter sa famille. Je crois qu'elle venait de Californie.
- OK, c'était cool de se revoir même si d'autres conditions aurait été préférable.
- Tu fais ton boulot, je comprends. Repasse quand tu veux, là, j'ai un rendez-vous.
- Promis, je reviendrais. Rétorqua Jay en s'éloignant.
Lorsqu'il est arrivé à la voiture, il a ignoré le regard curieux de sa coéquipière.
Alors que Jay roulait beaucoup trop vite. Erin, agacé de ce silence, décida qu'il était temps de savoir ce qui s'était dit, là-bas.
- Jay ! Que s'est-il passé avec Stevenson.
- Il a menti.
- Comment ça ?
- Je n'ai pas pu rentrer dans la maison, il cache quelque chose. Et puis, il a dit qu'il n'avait pas vu Tommy depuis l'armée et je sais que c'est faux.
- Tommy ! Tu parles de Flanagan, nôtre suspect ? Tu le connais ? S'écria-t-elle.
- On était dans le même bataillon.
- Jay, tu aurais dû le dire à Voight.
- Pour qu'il m'enlève l'affaire. Je suis sûr que Tommy est innocent autant que Harry m'a menti tout à l'heure.
- Tu sais où il habite ?
- Non. Après l'Irak, chacun est parti de son côté.
- Alors, comment peux-tu être sur que ce n'est pas lui ?
- Je n'ai jamais rencontré un type aussi droit Erin.
- Les gens peuvent changer. Tu dis toi même que Stevenson...
- Ça n'a rien à voir Erin. J'ai dit qu'il me faisait confiance pas qu'il était clean.
- Et tu n'as jamais rien dit ?
- L'armée c'est pas un camp de vacances. Tu ne peux pas comprendre.
- En effet. Si tu savais qu'il trempait dans des trafics, tu aurais dû le dénoncer armée ou pas.
- Si j'avais ouvert ma gueule, je serais mort. Et puis, je n'avais que mes soupçons.
Le silence s'installa dans l'habitacle. Erin avait la sensation de découvrir une autre facette de son collègue. Celle d'un sombre passé, qu'elle ne pouvait pas comprendre.
- Il va falloir en parler à Voight. Et je suis désolé, tu as raison, je ne sais pas ce que tu as vécu. Mais la guerre est finie pour toi, si ton ami est innocent on le prouvera.
- Si tu en parle à Voight, il va m'envoyer en congé de force, tu le sais.
- De toute manière, il va le savoir. Atwater avait carte blanche, il a sans doute déjà fait le lien. Peut-être même qu'il lui a dit à présent.
- Je suis capable de faire mon boulot, Erin.
- Je sais, ce n'est pas moi que tu dois convaincre.
Le silence reprit place jusqu'à leurs arrivés au bureau. Tout le monde était déjà là et en vue de la tension qui régnait, Jay comprit qu'il allait passé un sale quart d'heure.
- Halstead dans mon bureau. Ordonna Voight de sa voix rocailleuse.
Le jeune homme s'y engouffra sans un regard en arrière. En revanche tous fixaient Erin, attendant d'elle des explications. Ce qu'elle ne fît pas, les ignorants royalement, elle est partie se prendre un café.
Dans le bureau de Voight.
- Tu sais que j'ai besoin que vous soyez tous honnête avec moi. Commença le chef.
- Je sais.
- C'est pour ça que tu n'as pas dit que tu connaissais Flanagan. Bon sang Halstead, ce type est notre suspect ! Tu comprends ça ?
- Je ne pense pas qu'il soit coupable. Plaida Jay.
- J'en ai rien à foutre de ce que tu penses, tu es là pour faire ton boulot. Est-ce que ça, c'est clair ! S'écria Voight.
- Parfaitement, chef. Assura le jeune agent, debout et droit comme un I.
- Est-ce que je dois t'envoyer faire un tour aux archives ou à la circulation, le temps que cette affaire soit terminé ? Demanda le chef, menaçant.
- Non.
- Bien dans ce cas, tu vas me dire tout ce que tu sais sur Flanagan et Stevenson.
- Pas de problème.
- Comment s'est passé ta rencontre avec lui ?
- Je l'ai trouvé étrange. Il a rapidement proposé qu'on aille faire un tour, de sorte que je n'entre pas dans la maison. Il m'a dit aussi qu'il n'avait pas revue Flanagan depuis l'armée, hors, je sais que c'est faux.
- Je suppose qu'Erin est restée dans la voiture. Affirma Voight.
- Il aurait été bien plus soupçonneux, ce type est très intelligent.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Là-bas, en Irak, sa principale activité était de pactisé avec l'ennemi.
- Tu as des preuves de ça ?
- Non mais Tommy en avait. Il a essayé de le faire tomber et au final on s'est fait virer tous les deux. Ce qui était un moindre mal.
- Ce n'est pas notifié dans ton dossier. Et pourquoi un moindre mal ?
- Harry n'a jamais su que j'étais celui qui avait aidé Tommy, c'est pour ça que j'ai simplement quitté l'armée. Il sait, que je savais ce qu'il faisait là-bas mais il est persuadé que je l'ai protégé. Pour Tommy, les conditions de son départ ne peuvent pas être mentionné. L'armée avait bien trop confiance en Stevenson pour l'emmener devant la cour. Mais ils savaient que si Tommy restait sur place, il n'en reviendrait pas et personne n'aurait jamais demandé quoique ce soit, simplement parce que ce qui se passe là-bas, y reste.
- Même avec des preuves ! S'offusqua-t-il.
- Je suppose qu'il y avait des taupes encore au-dessus de Stevenson. On nous a bien conseillé d'oublier cette histoire. De toute façon, il ne peut pas être jugé ici pour ses crimes de guerre, c'est l'armée qui règle ça.
- Tu crois que Stevenson a tué ces femmes pour faire accusé Flanagan ?
- Non, je pense que Stevenson trempe dans des affaires pas net, la drogue sans doute. Tommy a dû le découvrir d'une manière ou d'une autre.
- Ouais, mais il y a aucun rapport avec nos 3 victimes.
- Becca Roberts, la femme de ménage a peut-être mis ses oreilles au mauvais endroit au mauvais moment. Quant à Maria Gonzales, le cabinet Spencer appartient à l'ex-beau père de Stevenson.
- Tu as dit que Stevenson avait menti, mais toi et ton pote vous n'étiez pas censé vous tenir loin de lui après l'armée ?
- Tommy était du genre tenace, à l'époque il ne pensait qu'à ça. Il a continué à suivre Harry jusqu'à ce que celui-ci le découvre.
- Comment ça s'est terminé ?
- Harry a porté plainte dans le district où je me trouvais.
- Je vois et tu l'as perdu, c'est ça. Commenta ironiquement son chef.
- On peut dire ça. Ensuite Tommy et moi on a perdu le contact.
- Et Stevenson, n'a pas insisté, il n'a pas su que c'était toi.
- Je suppose qu'il avait trop de chose à cacher pour insister. Et non, il n'a pas fait le lien avec moi. Il ne savait pas que j'étais là.
- Dois-je encore savoir autre chose ?
Jay fit non de la tête, avant de sortir. Il avait eu chaud sur ce coup-là. Voight avait été prêt à lui retirer son statut, mais il bénéficiait d'une seconde chance. Il comptait bien savoir ce qui était arrivé à son ami et retrouvé les salauds qui l'ont fait disparaitre. Jay était persuadé que Stevenson avait un lien dans cette histoire, mais le passé, lui jouait-il des tours ?
