Forks High School Intrigues
Hey à vous ! Tout d'abord, merci pour vos gentilles reviews ! Vos encouragements m'ont fait très plaisir ! C'était mieux qu'une fondue aux chamallows avec du chocolat ! (hyper calorique, mais tellement bon !). Bref, voici donc le second chapitre qui dévoilera vraiment l'intrigue ...
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Chapitre 2: Optimistic
Optimistic – Radiohead
Je me levais juste après le départ de Charlie. Je l'avais averti de mon excursion. A dix heures, j'étais prête. Un autre jour pluvieux, banal. Je montais dans ma Chevrolet et me dirigeais – si l'on peut appeler cela ainsi – le centre-ville de Forks. Une librairie-papeterie pourrait peut-être répondre à mes attentes.
Le trajet fût court. Je me garais sur le parking et descendis précautionneusement de ma voiture. Il faut dire que la maladresse me hante depuis ma naissance. J'entrais dans la boutique par les portes coulissantes. L'intérieur était spacieux, clair mais assez chaleureux avec ses grands rayonnages de livres. Il n'y avait qu'une quinzaine de clients. J'eus à peine le temps de faire trois pas qu'un garçon aux cheveux aussi noirs qu'une nappe de pétrole me sauta littéralement dessus. Je faillis tomber.
– Tu dois être Isabella Swan, la nouvelle, la fille du chef de Police, non ? Je peux t'aider ? De quoi as-tu besoin ? Livres, crayons, papiers, cahiers ? Nous avons reçu un nouvel arrivage de livres de Science-fiction ! Tu as de la chance : aujourd'hui, c'est vingt-cinq pourcents de réduction sur tous les cahiers ! Ah, au fait, je ne me suis pas présenté. Je suis Eric Yorkie, vendeur à ton service ! ajouta-t-il en me tendant la main.
Il avait débité son discours à une telle vitesse qu'il me fallut quelques instants avant que je ne m'arrache de la contemplation de sa main et la lui sert.
– Alors, en quoi puis-je t'aider ? continua-t-il.
– Euh ... Je crois que je vais réussir à me débrouiller.
– Tu es sûre ? Vu que tu es nouvelle, je pourrais peut-être ...
– D'accord, dis-moi juste où je peux trouver des cahiers ? demandais-je, pressée de me débarrasser de lui.
– Suis-moi ! dit-il en partant devant
Mon dieu, qu'est-ce que ce garçon pouvait-être lourd ! Il m'emmena jusqu'au rayon de ces foutues fournitures et continua son monologue, auquel j'acquiesçais par des « Oh » et des « Ah », pendant que j'essayais de choisir entre les différents formats de cahiers. Alors qu'Eric me racontait une sordide histoire de tricherie durant un concours d'échecs entre deux écoles, une jeune fille aux cheveux bruns foncés arriva et l'interrompit, à mon plus grand bonheur.
– Eric, ce n'est pas le moment de taper la causette aux clients en les embêtant avec tes histoires. D'autres personnes ont besoin de toi au rayon bandes dessinées. Oh, j'oubliais, ta mère demande où tu as mis les bons de commande de la semaine dernière.
Eric s'éclipsa rapidement en m'adressant avec un grand sourire un « A bientôt » auquel je répondis par une grimace – qu'il ne remarqua pas. La fille me dévisagea avec sympathie.
– Tu aurais dû l'envoyer balader ; si je n'étais pas intervenue, il ne t'aurait pas lâchée avant une heure ! Je suis Angela Webber. Tu es Isabella, c'est ça ?
– Juste Bella.
– Oh d'accord. Ce sont les parents d'Eric qui tiennent la librairie. C'est pour ça qu'il pense avoir le droit de discuter avec tout le monde ! se moqua-t-elle. Je ne suis qu'une simple vendeuse. Alors comme ça, tu entres à Forks High School. Inscrite à l'internat ?
– Non, ce n'est pas trop mon truc, éludais-je, peu désireuse de m'étendre sur le sujet. Et toi ?
– Ca n'entrait pas dans les moyens de mes parents, les places sont chères, fit-elle avec une moue. Je vais te laisser, des clients m'attendent. Viens me voir quand tu veux au lycée pour discuter. On pourra peut-être manger ensemble.
Je la remerciais. Angela semblait vraiment être quelqu'un de gentil. Après avoir pris mes fournitures, je me dirigeais vers les livres. J'aimais énormément lire. Je n'avais emporté dans ma valise que quelques ouvrages classiques : Hamlet, Les Hauts de Hurlevents, mais aussi une petite collection des œuvres de Jane Austen. Je n'avais aucune idée du roman dont j'avais envie. La fameuse collection de livres de Science-fiction d'Eric ne me tentait pas plus que ça. Alors que j'errais entre les rayonnages à la recherche de l'ouvrage idéal, une fille, assez menue, aux cheveux noirs coiffés en pointes et à l'allure de lutin, se dirigea vers moi d'un pas vif et d'une démarche dansante.
– Tiens, lis-ça, j'ai adoré, me glissa-t-elle en me mettant quelque chose entre les mains. Puis, elle sortit par les portes coulissantes, aussi vite qu'elle était venue.
Je demeurais muette, immobile, pendant quelques instants, ne réalisant pas trop ce qui venait de se passer. Essayant de retrouver des idées plus claires, je me décidais enfin à regarder ce que la fille m'avait donné. Le Diable s'habille en Prada*. J'haussais les sourcils. Il n'était pas dans mes habitudes de lire ce genre de littérature. Pourquoi moi ? Pourquoi était-elle allée me voir ? J'ouvrais le livre, poussé par la curiosité. Peut-être recelait-il une quelconque information sur cette fille. Rien. Aucun mot. J'étais dépitée, Je devais trop lire les bouquins d'Agatha Christie. Je devenais furieuse contre moi-même de ne pas avoir répondu. Je me dirigeais tout de même vers la caisse, toujours un peu étonnée, où Eric m'attendait avec un large sourire. Mon instinct me poussa au dernier moment à ajouter Le Diable s'habille en Prada.
– A très bientôt j'espère ! me glissa Eric en me tendant mon sac.
– C'est ça, marmonnais-je pour moi.
Puis je sortis. En allant à ma voiture, j'espérais trouver cette mystérieuse fille. Personne. Je démarrais à regret, découragée. Mes achats ne m'avaient pas pris plus de deux heures. Arrivée chez moi, je déposais mes affaires dans ma chambre. Je me préparais un rapide sandwich que je mangeais devant la télévision tout en regardant un feuilleton complètement débile. Puis, j'expédiais un mail à ma mère pour lui relater mes courses – en passant sous silence bien sûr le livre et sa donatrice. Sur un soudain coup de tête, je regardais mon portable que je n'avais pas allumé depuis mon arrivée à Forks. Aucun message, aucun appel. Résultat d'une vie sociale peu remplie
Malgré tout, l'incident – si l'on peut appeler cela ainsi – ne cessait de me revenir à l'esprit. Comme une cloche, un mot tintait dans ma tête, à répétition : Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Cela pouvait paraître futile, mais bouleversait un peu ma morne existence. Je secouais la tête, tentant de faire le vide dans mes pensées.
Les autres jours suivants, une triste routine commença à s'installer. Je ne sortais de la maison que pour traîner le long de la plage de la réserve Quileute, la Push. Charlie était facile à vivre et ne posait pas de questions. Je savourais pleinement ma solitude au lieu d'en souffrir. Deux jours après avoir acheté mes fournitures, Billy Black, le meilleur ami de Charlie qui habitait la réserve, vint dîner à la maison. C'était lui qui avait vendu la camionnette à mon père. Avec sa grosse voix et sa peau cuivrée, j'avais l'impression de redevenir une gamine à côté de lui. Sa présence n'était toutefois pas dérangeante. Je me souvenais maintenant de son fils, Jacob, avec qui j'avais quelques fois joué quand nous étions petits. Je le croisais souvent lorsque je me promenais au bord de la mer.
Je n'avais pas ouvert le livre de la mystérieuse jeune fille. Je trouvais maintenant complètement puérile d'avoir espéré trouver un indice sur son identité à l'intérieur. Donc, pour me changer les idées, j'avais décidé de relire Hamlet. Une lecture classique.
La rentrée approchait de plus en plus, m'inquiétant de jour en jour. Alors la date fatidique arriva.
Le jour J.
Je m'éjectais littéralement de mon lit dès que le réveil retentit – non sans avoir balancé celui-ci par terre – et descendis les marches de l'escalier quatre à quatre en pyjama. Inutile de tâcher ma tenue en mangeant. Charlie me souhaita bonne chance et partit pour le poste. Je remontais pour m'habiller. Je mis une petite chemise en lin aux manches courtes légèrement bouffantes, avec un col qui se finissait par deux petits liens que je nouais. Juste en dessous étaient brodés de délicats motifs floraux bleu azur et bleu nuit. Cela ressemblait à quelque chose que j'aurais porté habituellement à Phoenix. Mais climat de Forks oblige, je dû rajouter un long gilet bleu marine. Je rentrais ensuite mon jean dans mes bottes marron et filais dans la salle de bains. Je ne me maquillais que très légèrement – pas besoin d'avoir l'air d'un pot de peinture le premier jour – et laissais mes cheveux détachés.
J'attrapais mon sac et montais dans ma voiture en courant à moitié. Le trajet pour aller au lycée fût court. Le stress eut toutefois le temps de me tenailler l'estomac.
J'arrivais parmi les premiers – enfin dans les premiers qui venaient par leurs propres moyens. J'attendis que la cloche sonne pour entrer dans l'enceinte. Forks High School était un lycée assez grand, entouré de verdure. Ses locaux – modernes bien sûr – se dressaient presque majesteusement sur le campus, avec leurs briques rouges apparentes et ses grandes fenêtres blanches. Je me décidais enfin – et à regrets – à sortir de ma camionnette et allais dans la cour. Plusieurs longues tables y avaient été installées et de longues files s'étaient déjà formées devant. Je pris alors place et attendis mon tour.
– Ton nom ? me demanda une femme aux cheveux rouges, derrière un des bureaux.
– Isabella Swan.
– Ah, oui, je vois, fit-elle en fouillant dans ses papiers.
Visiblement, on lui avait déjà parlé de moi.
– Tiens, voici ton emploi du temps, dit-elle en me le tendant. Bonne journée.
Je la remerciais vaguement. Je jetais un coup d'œil au papier que l'on m'avait remis. Première heure : mathématiques. Super, fis-je ironiquement. A contrecœur, j'entrais dans le bâtiment.
Wow.
Si l'aspect extérieur paraissait neuf et impresionnant, l'intérieur était tout autre. Ou pareil, plus exactement. Le sol était dallé et un escalier de marbre blanc plus qu'imposant se dressait dans le hall. Même une petite fontaine se trouvait au milieu. Pour peu, il y aurait eu des lustres de cristal. Tant d'argent dépensé pour des choses aussi futiles m'affligea.
A ma grande surprise, je trouvais assez facilement ma salle. Le cours commença. Ennuyeux, tel est le mot juste. , le professeur m'interrogea alors que j'étais en train de rêver, et je me trompais. Je n'avais pas l'habitude de cataloguer les gens, mais je sentis tout de suite que lui et moi n'allions vraiment, mais vraiment pas nous entendre.
A part ce petit incident, la matinée se passa relativement bien. Ayant aperçu Eric au détour d'un couloir alors que je déposais des affaires dans mon casier, je réussi – à ma grande joie – à le semer en m'engouffrant dans les toilettes, qui rivalisaient avec le hall en matière de luxe. Je me dirigeais ensuite vers la cafétéria pour manger. N'ayant personne avec qui déjeuner, je n'achetais qu'un sandwich et allais m'asseoir sur un banc, sous un des très nombreux arbres du parc. On pouvait apercevoir l'internat en retrait. Le lycée ne paraissait avoir aucune limite géographique définie. Etonnant.
Je me décidais ensuite à lire en attendant que la cloche sonne. J'avis emporté Le Diable s'habille en Prada au cas où. Je n'étais qu'à la troisième page quand une voix me sortit de ma lecture.
– Alors, comment tu trouves ?
Je relevais la tête. Je reconnus tout de suite ce visage fin, ces cheveux noirs coiffés en pointes et cette mince silhouette.
– Oh, … euh, ça me paraît être un bon début.
– Evidemment ! La suite est toute aussi géniale ! dit-elle avec force d'enthousiasme dans la voix. Je ne me suis pas présentée : je suis Alice ! s'exclama mon interlocutrice. Et toi tu es …
– Isabella. Enfin juste Bella.
– Tu es nouvelle ici ? demanda-t-elle en s'asseyant auprès de moi.
J'hochais la tête d'un signe affirmatif.
– D'où viens-tu ?
– D'Arizona, de Phoenix plus précisément. Je n'ai pas du tout le type d'une fille vivant là-bas, je sais, ajoutais-je rapidement en voyant Alice loucher sur ma peau ivoire. Et toi, je suppose que tu n'es pas nouvelle …
– Non, répliqua-t-elle avec un rire. Je suis à l'internat. Pas comme toi, j'imagine. Je ne me souviens pas avoir vu ton nom sur ses listes ….
La cloche interrompit notre conversation.
–J'ai été heureuse de faire ta connaissance Bella, me dit Alice en se levant. Qu'as-tu comme cours maintenant ?
- Euh … Biologie, répondis-je en sortant mon emploi du temps de mon sac.
– Bon, eh bien, on se voit demain si tu veux ! ajouta-t-elle en s'éloignant de sa démarche gracieuse.
J'acquiesçais et partais de mon côté. Mais je me ravisais quelques secondes plus tard.
– Alice, m'exclamais-je, pourquoi m'as-tu donné ce livre à la librairie ?
– Aucune idée ! Tu paraissais sympathique, et comment dire, … un peu perdue ! J'ai voulu t'aider ! répondit-elle en riant.
Je riais à mon tour et allais en courant vers le labo de biologie. J'arrivais malgré tout dans les premiers et pu alors choisir ma place. La salle se remplit peu à peu, les élèves entrant par petits groupes. Le professeur, M. Banner vint avec dix minutes de retard. Il commença par distribuer les livres de cours puis réclama l'attention de la classe, un peu dissipée.
– Tout d'abord, bonjour à tous. Cette année est une année cruciale, comme chacun d'entre le vous le sait. Donc je voudrais avant tout insister sur …
Un coup fût frappé à la porte.
– Excusez-moi, M. Banner. J'ai été retenu par le proviseur.
Il se tourna vers la classe. Et je le vis.
Mince mais bien bâti, le nouveau venu avait la mâchoire dure, un nez droit, et un grand front à moitié obscurci par une mèche de ses cheveux d'une teinte cuivrée. Ses yeux verts – magnifiques, de vraies émeraudes – me transpercèrent. Je restais subjuguée par sa beauté, même assise au fond de la salle.
– Oui, oui, asseyez-vous, répondit le professeur, un peu énervé par cette interruption.
L'Adonis se dirigea avec souplesse tout en passant une main dans sa chevelure extraordinaire vers une blonde à décolleté – un peu trop profond à mon goût – et s'assit à côté d'elle. Toutes les filles présentes dans un rayon de cinq chaises se tournèrent dans sa direction en lui souriant. Pathétique, pensais-je. Il se mit alors à discuter avec plusieurs d'entre elles, se balançant négligemment sur sa chaise. M. Banner essayait tant bien que mal de faire son cours mais on le devinait de plus en plus irrité par l'attitude du retardataire.
– Edward Cullen ! tonna-t-il alors que la blonde gloussait à une des paroles de l'intéressé. Vous vous permettez d'arriver en retard en cours et en plus vous vous croyez dans un salon de thé ! Votre convocation chez le proviseur ne vous a-t-elle pas suffi ?
Le dénommé Edward ne broncha pas, haussa les épaules, peu perturbé par cette réflexion et se mit à faire tourner son crayon entre ses longs doigts.
– Et si les chaises ont quatre pieds, ce n'est pas pour rien, M. Cullen ! reprit-il.
Edward laissa lourdement tombé sa chaise mais continua à jouer avec son stylo. Son attitude m'énervait prodigieusement, malgré moi.
La fin du cours fût constituée du récapitulatif du programme de biologie de cette année scolaire. Je sortais de la classe avec soulagement en me rendis à ma voiture. En passant par mon casier, je pus apercevoir Edward Cullen adossé contre un mur en grande conversation avec un groupe de filles et de garçons. Enfin, plutôt avec les garçons – les filles ne faisant que baver devant lui. Sa désinvolture réussit encore une fois à m'agacer, sans aucune raison. A pas lourds, je montais dans ma camionnette et retournais à la maison.
Aujourd'hui, j'avais eu de la chance. Je n'avais pas attiré l'attention, tout le monde ayant été préoccupé par la rentrée. Mais demain, je n'y manquerais pas, j'en étais sûre.
Arrivée, je filais dans ma chambre pour faire mes devoirs et n'en ressortis que pour préparer le dîner. Charlie m'interrogea sur ma journée et me demanda comment celle-ci s'était passée.
– Bien, répondis-je en lui servant à manger.
– Tu as rencontré du monde ?
– Une fille. Très sympa.
– Peut-être que je la connais. Comment s'appelle-t-elle ?
– Aucune idée, éludais-je. J'ai oublié. Et toi, ta journée ? répliquais-je, pressée d'échapper à cet interrogatoire.
Nous ne parlâmes pas vraiment plus, Charlie n'étant pas très bavard. Je dormis bien cette nuit-là, alors que la pluie n'avait cessé de tomber depuis la fin de l'après-midi.
Je me réveillais en pleine forme le lendemain matin. Je me préparais rapidement et filais au lycée, peu désireuse d'arriver en retard. En allant à mon casier, je croisais Angela.
– Alors, ce premier jour ? s'enquit-elle. Pas trop impressionnée ?
– Non, ça va, je m'y fais, ajoutais-je avec un pauvre sourire tout en rangeant mes affaires.
– Et encore, tu n'as pas tout vu, marmonna-t-elle en plissant les yeux devant une fille qui passait dans le couloir.
C'était la blonde du cours de biologie.
– Qui est-ce ? demandais-je, intriguée par la réaction d'Angela.
– Lauren Mallory. C'est la chef des pom-pom girls. Plus bête et méchante qu'elle, tu meures. Elle fait une fixette sur Edward et pense qu'il est amoureux d'elle. Tu vois qui c'est, Edward ?
J'hochais la tête, comprenant parfaitement de qui elle parlait.
– Bon, bref, c'est pour cela qu'elle le suit partout en bavant et gloussant. En fait, ajouta-elle après un moment de réflexion, tous les deux sont des personnes superficielles. Un conseil : évite à tout prix de te mettre en travers de ton chemin, elle pourrait te le faire payer très cher, me prévint Angela, sérieuse.
– Je n'ai pas l'intention d'avoir des ennuis avec cette fille, dis-je avec un sourire timide. J'avais plutôt l'impression que s'il m'arrivait quelque chose, les ennuis, ce serait plutôt elle qui les aurait cherchés, pas moi.
– Elle a fait virer Jenny du club. Leur meilleur élément. Simplement parce que Lauren trouvait qu'elle traînait trop autour de « son » Edward.
– C'est pitoyable, marmonnais-je.
– Et le pire, c'est que même avec toutes les embrouilles qu'elle a causées, Lauren ne peut pas se faire expulser. Son père est un riche industriel et finance diverses associations de l'école.
J'haussais les sourcils, consternée.
– Viens manger avec nous. On a littérature ensembles en dernière heure. Nous partirons après pour aller déjeuner.
– D'accord, à toute à l'heure, répondis-je alors qu'Angela s'éloignait vers son prochain cours.
Je m'assis à côté de ma nouvelle amie lors de notre cours commun. Le prof nous remit la liste des ouvrages à se procurer pour cette année : Shakespeare, et Brontë entre autre. Rien de bien intéressant, pensais-je en soupirant. J'avais déjà tout lu. L'heure passa vite. Puis nous allâmes à la cafétéria. La salle était pleine d'étudiants venus se restaurer. A la suite de mon amie, je chargeais un plateau de nourriture et payais mon repas. Alors que nous nous dirigions vers une table où d'autres amis d'Angela nous attendaient, je levais la tête et observais le plafond. Incroyable. Une fresque représentait un repas antique des dieux de l'Olympe. Une peinture d'un rare raffinement. J'étais en train d'examiner un dieu qui me faisait penser vaguement à quelqu'un quand j'heurtais une personne de plein fouet et tombais par terre.
– T'aurais pas pu faire attention ! Regarde un peu où tu mets tes sales pieds !
Je levais la tête et le vis. Edward Cullen était furibond, ses yeux lançant, me lançant des éclairs. Son regard noir me déstabilisa. Il faisait presque peur.
– Ecarte-toi, fit-il simplement.
Je le fixais tellement que je ne me rendis pas compte tout de suite que ce n'était pas lui qui avait parlé en premier lieu, mais Lauren qui époussetait avec empressement la chemise de celui-ci tout en continuant de m'insulter. Les paroles d'Edward m'avaient autant touchées que celles de Lauren.
– Les personnes comme toi, ça n'a rien à faire ici ! Je me demande d'ailleurs comment tu as réussi à te faire accepter au lycée ! me cracha-t-elle à la figure.
J'accusais le coup. Je m'étais attendue à ce qu'on me fasse des remarques de ce genre, mais pas de sitôt, je dois l'avouer. Voyant que je ne bougeais toujours pas, Angela accourut et me releva. Je gagnais la table, encore choquée par ce qui venait de se passer. Les murmures et les conversations reprirent peu à peu dans la cafétéria. Plusieurs personnes ne cessaient de me jeter des regards. Je me tournais discrètement vers Edward et son « club » qui avaient pris place. Lauren était assise sur ses genoux et lui semblait en pleine conversation avec un garçon blond et un autre brun. Je ne voyais ce dernier que de dos mais il me rappelait étrangement quelque chose. J'avais encore du mal à croire qu'il y avait bien eu une altercation. Le deuxième jour en plus ... Bien joué Bella, me serinais-je. Je chipotais et soupirais devant mon assiette. Angela m'adressa un sourire plein de sympathie. J'avais envie de m'enterrer six pieds sous terre. Puis mon amie me présenta aux différentes personnes assises autour de la table.
– Jenny … Mike ... Jessica ... Eric … – je grimaçais – Tyler et Ben.
En mentionnant son nom, Angela rougit et Ben baissa la tête. J'en déduisis qu'ils sortaient ensembles. Le reste du retard fut plutôt agréable, si ce n'est que Mike ne cessait de fulminer contre Lauren, voulant à tout prix me défendre contre d'éventuels auteurs de remarques peu intelligentes sur l'incident de ce midi. Je le remerciais, souhaitant cependant qu'il ne fasse rien.
L'après-midi se passa plutôt « normalement » malgré des regards et des murmures qui me suivaient un peu partout. J'essayais vainement de garder profil bas et de me fondre dans la masse. Peine perdue. J'eus quand même le droit à quelques ricanements derrières mon dos mais qui cessaient dès que Mike Newton les regardait en face avec un drôle d'air.
A la fin des cours, Angela m'accompagna à ma Chevrolet et je vis Edward Cullen avec une autre fille.
– Je passe te prendre ce soir, lui dit-il en l'embrassant sur la joue avant de s'éloigner vers l'internat.
Je demeurais perplexe.
– Il ne sort pas avec Lauren ? demandais-je. Inutile de préciser le nom de l'intéressé.
– Non. Disons simplement que dans la cour du roi Edward, Lauren est sa première demoiselle. Il aime être entouré, adulé, et que toute l'attention tourne autour de lui. Très superficiel et arrogant. Il joue avec l'amour et l'admiration que lui portent la plupart des filles du lycée et obtient ainsi ce qu'il veut d'elles. Mais il n'est sorti avec aucune d'elles, ce qui a brisé plusieurs cœurs. Une sortie par-ci, un rendez-vous par-là, un baiser sur la joue mais jamais sur la bouche. Edward doit avoir trop peur de perdre une de ses « fans », ajouta-t-elle avec une moue ironique.
J'étais estomaquée.
– Et les filles trouvent cela normal, elles ne disent rien ? m'interrogeais-je.
– Et bien … non. Elles sont bien trop contentes qu'Edward leur porte un peu d'attention et leur consacre du temps.
La pluie interrompit notre conversation et je dus monter précipitamment dans ma voiture. Je rentrais à la maison, fis mes devoirs et descendis à la cuisine pour préparer le dîner quand Charlie rentra du poste. Nous mangeâmes en silence. Mon père parcourait d'un œil attentif le journal. J'ouvris à nouveau le roman qu'Alice m'avait conseillé et le posai à côté de mon assiette. Charlie s'éclaircit la gorge en me regardant faire.
– Tu lis ça toi, maintenant ? fit-il d'un air soupçonneux.
Mais qu'y avait-il de glauque là-dedans ?
– Euh … oui. C'est une fille qui me l'a conseillé.
– Ah bon. D'accord.
Et il retourna à ses articles. J'haussais les sourcils mais je le comprenais un peu. Il n'était pas dans mes habitudes de lire de la « Chick-Lit ».
Vint l'heure du coucher. Et là, tout me tomba dessus. Enroulée dans mes couvertures, je me mis à pleurer. L'incident de ce midi à la cafétéria ne cessait de passer en boucle dans ma tête. Bon sang, qu'avais-je donc fais pour mériter la colère de Lauren et d'Edward ? Je lui étais juste rentrée dedans, pas la peine d'en faire tout un drame et de m'humilier ainsi ! Je ne lui avais même pas renversé le plateau dessus ! Enfin, la réaction de Lauren me paraissait négligeable, j'avais en effet l'impression de ne pas être la seule à subir ses foudres. Par contre, pour ce qui était d'Edward …
Alors la honte fit place à la colère. Il m'avait méprisée et cela me mettait hors de moi. Je détestais que l'on me rabaisse et en plus, devant la plupart des élèves du lycée …. Mais pour qui se prenait-il ? Aurait-il voulu que je me mette à genoux, le suppliant de me pardonner en lui baisant les pieds ? Et cette habitude qu'il avait de se servir des filles me révoltait. S'il attendait que je tombe dans ses filets à cause de sa beauté – à cette pensée, mon cœur se sera un peu – il se trompait complètement. Je ne me laisserai pas avoir. Et je ne me laisserai pas marcher dessus.
La fin de la semaine se passa selon cette nouvelle routine – éviter Lauren et Edward, ne pas attirer l'attention et être prudente quant à l'endroit où je mettais mes pieds. Un jour pluvieux où je me dirigeais vers la bibliothèque, quelqu'un m'apostropha et me donna une tape dans le dos.
– Bella ! Bah alors, on ne me dit pas bonjour ? Espèce de petite associable !
Je me retournais vivement, ayant envie de frapper mon interlocuteur. Je demeurais stupéfaite et surprise. La colère laissa place à la joie quand je me retournais.
– Emmett ! m'écriais-je alors que celui-ci me prenait dans ses bras et me faisait tournoyer. Qu'est-ce que tu fabriques ici ?
– La même chose que toi Bella : j'étudie !
– Toi ? Etudier ? C'est la meilleur ! m'exclamais dans un grand éclat de rire. Comment se fait-il que tu sois ici et pas en Floride ?
– Les parents ont pensé il y a deux ans que l'éloignement favoriserait mon développement intellectuel ! Ma mère rêve de me voir devenir un grand ingénieur en aéronautique comme mon père ! Tu parles ! fit-il en roulant des yeux.
Je pouffais. Emmett était impossible ! Il avait un an de plus que moi et demeurait le meilleur cousin que l'on puisse rêver d'avoir. Ma mère et la sienne étaient cousines. Nous nous voyions souvent lorsque nous habitions encore en Floride avant de partir pour l'Arizona, puis nous nous étions perdus de vue.
– Et toi, que fiches-tu là ? Tes parents ne sont pas ministres ou milliardaires à ce que je sache ! se moqua-t-il.
Je perdis ma gaieté instantanément.
– Je blague Bella !
– Je sais, ce n'est pas de ta faute. Ca me rappelle juste que je suis différente des autres d'ici. Phil et maman voulait voyager alors je me suis dit qu'il serait peut-être bien que j'aille passer du temps avec mon père.
– Je suis désolé cousine, dit-il d'un ton grave.
– Non, non, c'est rien, je t'assure ! C'est juste que Phoenix me manque.
– Le mal du pays ?
– Un peu, admis-je avec un faible sourire.
– Bah ! C'est rien, tu t'y feras ! On s'habitue à la pluie, t'inquiète pas ! s'exclama-t-il en me prenant dans ses énormes bras de grizzly humain. Tu t'es fais des amies ?
– Quelques unes.
– Sûrement pas avec Edward et Lauren !
– Attend, ne me dis pas que tu…
– Si, j'étais là ! s'exclama-t-il dans un grand éclat de rire.
Je rougis d'embarras.
– Tu ne discutais pas avec Edward par hasard ?
– Tu m'as vu ?
– Oui, mais pas reconnu. Ca faisait tellement de temps que je ne t'avais pas vu, murmurais-je en l'enlaçant.
– Toi aussi tu m'as manquée … répondit-il en raffermissant sa prise autour de moi.
Nous restâmes ainsi quelques instants, savourant ces retrouvailles jusqu'à ce que la cloche sonne.
– Si tu as besoin d'un ours pour te prêter main forte, appelle-moi ! me dit-il en s'éloignant vers son prochain cours.
– Pas de problème, je penserai à toi ! répliquais-je en lui faisant un signe de la main.
Je filais en biologie et arrivais juste avant que le prof n'entre. Je m'assis rapidement à ma place. Sans voisin bien sûr. Associable comme dirait Emmett. M. Banner commença son cours.
– Voilà maintenant presque une semaine que vous avez repris le chemin de l'école. Il est donc temps de mettre le programme scolaire en application.
Oula ! Je le sentais mal tout à coup !
– Et donc, selon ce programme, vous serez appelez en classe de biologie à rendre des travaux de binôme, avec votre partenaire …
Partenaire que je n'avais pas.
– Vu les problèmes les années précédentes pour former ces « duos », j'ai trouvé plus judicieux d'imposer ces groupes…
Et merde ! Je détestais ça ! Tout autour de moi, des murmures de protestations commençaient à s'élever.
– Groupes que vous conserverez jusqu'à la fin de l'année, ajouta M. Banner.
Toute la classe se mit alors à crier, grogner, contester en frappant sur les tables. M. Banner rappela les élèves à l'ordre.
– Je tiens à dire que ces « duos » mixtes ont été constitués par tirage au sort. Donc, aucun favoritisme de ma part.
Pour le coup, je le sentais plus que mal ce tirage. Je n'avais jamais eu de chance avec ça. Le destin n'est pas vraiment été avec moi. Quand je dis que la poisse me tient …. La plupart des filles – dont Lauren qui se détachait du reste – fixaient avec insistance et espoir Edward Cullen. Ce dernier demeurait figé sur sa chaise.
– Bon alors, voici les groupes, annonça le professeur, imperturbable. Cassidy et Ben, Christina et Alan, June et Mark, …
M. Banner continua d'énoncer les noms par ordre alphabétique. J'attendais mon tour avec anxiété. Tout le monde était tendu. Le seul bruit qui rompit ce silence fut le sifflement rageur de Lauren quand elle apprit qu'elle aurait comme partenaire Tyler. J'avais pitié pour ce dernier qui allait devoir la supporter. Les autres filles regardaient Edward qui n'avait toujours pas été nommé. J'étais éberlué de l'emprise qu'il pouvait avoir sur elles ! Il envoya un sourire charmeur et serein à ses « fans », comme pour les détendre – ce qui ne marcha pas puisqu'il les affola davantage. Il le faisait exprès ou quoi ? Tout simplement insupportable !
Vint alors mon tour.
– Isabella et …
J'entendais déjà les roulements de tambour. Pitié, pitié, pitié, faites que ce ne soit pas lui …
– Edward.
Et re-merde ! Qu'est-ce que j'avais donc fait pour mériter ça ? Tout autour de moi s'offraient des mines dépitées de filles. Edward avait perdu son sourire calme et confiant, ne bougeait plus. Pourquoi lui ? Pourquoi devoir travailler avec le garçon que je détestais le plus au monde dans ce fichu lycée ? J'irai voir le prof à la fin du cours. Il fallait que je change de partenaire, coûte que coûte.
M. Banner avait enfin fini d'énoncer sa liste.
– Alors, alors, heureux ? demanda-t-il avec un grand sourire.
Je ne doutais pas une seule seconde que certaines personnes rêvaient de meurtres à cet instant précis à son égard. Tous les élèves arboraient des mines renfrognées. Seulement quatre élèves avaient l'air réjoui, ayant eu la chance de se retrouver en couple.
– Allez donc vous installer auprès de votre partenaire maintenant, ajouta-t-il.
Quoi ? Et puis quoi encore ? Coucher ensemble tant qu'on y est ? Voyant qu'Edward ne daignait pas de changer de place, je soufflais un grand coup, attrapais mon sac et me dirigeait vers sa table. Je posais bruyamment mes affaires sur le bureau et m'assis lourdement, en essayant de me tenir le plus loin possible de lui.
– Tu aurais pu faire encore plus de bruit, ça ne m'aurait pas gêné, marmonna Edward sans me regarder.
– Et toi, tu ne crois pas que tu me gênes ? lui répliquais-je, piquée au vif. Je fus moi-même étonnée de ma repartie.
Il tourna alors la tête avec un air stupéfait, me regarda, puis revint à sa bouderie. Le cours se poursuivit sans que l'un de nous ne parle.
– Il est hors de question que je travaille avec toi, souffla-t-il soudainement.
– J'allais justement te dire la même chose. De toute façon, je vais voir M. Banner à la fin du cours pour changer de groupe.
– Je te suis, grogna-t-il, toujours sans m'adresser un regard.
Au moins, nous avions des sentiments similaires l'un envers l'autre. L'heure s'acheva enfin, trop longue à mon goût. Edward se leva prestement et se dirigea vers le bureau de M. Banner.
– Monsieur, nous avons un problème quant au choix des partenaires.
– Je t'écoute Edward.
– Bella et moi ne pouvons pas …
Nous sentir ? Nous supporter ? Nous voir sans que tu me méprises ou m'humilies ?
– … travailler ensemble.
– Et pourquoi donc ?
– Euh … c'est assez compliqué, intervins-je.
– Je vois, fis M. Banner en rangeant ses affaires. Mais je suis désolé, les groupes sont faits : vous allez devoir travailler tous les deux en équipe cette année.
Et il partit, nous laissant plantés là, seuls, dans la classe.
– Je te préviens tout de suite, siffla Edward après un moment. Ca ne va pas être la grande joie.
–T'inquiète pas pour ça: aucune chance que je devienne une de tes groupies et te suive partout où tu vas en bavant par terre, répliquais-je sur le même ton.
– Mauvais caractère ?
– Ca dépend de qui me donne la réplique.
Et je quittais à mon tour la salle. Je filais directement au parking, ayant fini ma journée de cours. Je trouvais Emmett adossé à ma camionnette.
– T'es pas à l'internat toi ? demandais-je surprise, tout en déverrouiller ma portière.
– Si ! répondit-il avec un grand sourire avant de m'ouvrir la porte galamment. Je voulais juste te parler d'un truc.
– Vas-y, je t'écoute, dis-je un peu inquiète. Quand Emmett prenais un ton sérieux, – ce qui n'arrivait que très rarement – c'est qu'il se passait vraiment quelque chose de grave.
– C'est quoi cette histoire de binôme avec Cullen en biologie ?
Damned ! Même Emmett était au courant ! Je me frappais le front contre le volant.
– Tout le lycée jase ! Lauren a fait une crise de jalousie dans le couloir de la bibliothèque : c'était énorme ! s'exclama-t-il, aussi excité qu'un gosse venant d'ouvrir ses cadeaux de Noël.
– Depuis quand tu vas à la bibliothèque toi ?
– Euh … J'avais un travail à faire avec Rosalie, m'avoua-t-il, un peu gêné.
– Du travail, mais bien sûr ! répliquais-je, moqueuse. Et c'est qui Rosalie d'abord ? fis-je pour changer de sujet.
– Ma copine, je te la présenterai. Mais, t'as pas répondu à ma question, dit-il en pointant un doigt accusateur sur moi.
– Edward Cullen est mon partenaire et voisin de biologie pour le restant de l'année. Voilà, t'es content ? m'exclamais-je, énervée.
– Bah, et alors ? C'est quoi le problème ?
– Quel problème ?
– Bella ! soupira-t-il en secouant le tête. Pourquoi est-ce que tu es en colère ? Toutes les filles de ce lycée feraient n'importe quoi pour bosser avec Cullen et se retrouver en tête à tête avec lui ! C'est un des gars les plus populaires de Forks High School ! Avec moi peut-être, marmonna Emmett, songeur, tout en se frottant le menton.
– Mais je ne suis pas comme toutes ces filles qui tombent sous son charme et qui en sont à manger dans sa main. Il est arrogant, manipulateur et superficiel ! crachais-je, rageuse.
– Wow ! murmura Emmett, étonné de ma réaction.
– Il m'insupporte, il m'énerve ! Edward m'a humiliée et il faudrait maintenant que je travaille avec lui une année entière ! Je ne vais pas supporter ça sans protester !
– T'es bizarre quand même ! répliqua Emmett. Moi qui pensais qu'il t'aurait plu …
– Hein ? Quoi ? C'est quoi cette histoire ? m'énervais-je.
– Bah oui, Ed a l'habitude d'avoir tout le monde dans sa poche. Tu dois être une des premières à rester insensible à lui et en plus à le rejeter. Il n'a pas dû beaucoup apprécier ! ajouta-t-il avec un clin d'œil.
– Emmett, c'est quand même pas de ma faute s'il a été plus qu'odieux avec moi dans la cafétéria l'autre jour ! Il l'a cherché ! Il voudrait quoi ? Que j'aie le même comportement que toutes les autres filles à son égard ?
– Peut-être que oui, parce que là, tu l'as sacrément déstabilisé ! Tu as remis son assurance en question, ma chère !
– Ca ne lui fera pas de mal … marmonnais-je pour moi-même.
– Bon, j'y vais, ma Rose m'attend ! On se voit plus tard !
– A lundi !
Je démarrais la Chevrolet quand Emmett revint vers moi en courant.
– Bella ! Juste un truc : fais vraiment attention à Lauren. Elle t'en veut à mort, même si tu n'as rien fait !
Manquait plus que ça !
– Merci du conseil Emmett, grognais-je.
– Je dis ça juste pour ton propre bien ! Je tiens à ta sécurité ! Je ne voudrais pas que tu te retrouves avec les deux jambes après ce week-end !
– Quoi ? Ca peut aller jusque là avec Lauren ? m'exclamais-je, choquée.
– Fais attention Bella ! me répéta-t-il en partant.
Je me refrappais le front contre le volant. Prions pour qu'il ne m'arrive rien à la maison ! J'avais eu mon compte de mauvaises surprises pour la journée. Charlie n'était pas encore arrivé lorsque je rentrais. Normal. Je montais mon sac dans ma chambre et m'affalais sur mon lit étroit. Je restais ainsi, sans bouger pendant plusieurs minutes, observant les ombres des arbres que le soleil projetait sur le plafond. Tout était calme, pas un bruit. Mon regard dévia sur ma table de chevet. Je me redressais et me mis à contempler mon petit cactus.
– Qu'est-ce qu'on fait ici, tous les deux, hein ? On était mieux à Phoenix, non ?
Je pris la minuscule plante dans ma main et continuai notre « conversation ».
– Moi aussi, le soleil et la chaleur me manquent. Maman me manque …
Je secouais la tête, tentant de chasser les pensées noires qui commençaient à affluer.
– Mais bizarrement, je n'ai pas envie de partir. Et je ne sais pas pourquoi. Peut-être à cause d'Emmett …
Oui, Emmett devait avoir changé ma vision de Forks. Pourtant, cette réponse ne me satisfaisait pas totalement …
* Je ne sais pas si vous l'avez lu, mais moi aussi, je l'ai adoré, tout comme le film d'ailleurs.
Voili voilou, second chapitre ! Vous savez ce qu'il vous reste à faire, hein ? (mais bien sûr que si, je sais que vous êtes trop fort(e)s !) Bon ben là, on voit clairement que l'histoire commence.
Je tenais tout de même à préciser que je ne peux pas poster de nouveaux chapitres toutes les semaines. Là, c'était vraiment exceptionnel parce que c'est le début. Etant encore dans le cursus « scolaire », mes cours m'occupent pas mal (ce qui est bien dommage). De plus, cette année, ayant pris plein d'options, j'ai des cours supplémentaires par correspondance (Cned) qui me prennent énormément de temps. Je ne pourrais vous demander que de la patience. Désolée d'avance si je vous fais trop attendre.
Le petit bouton vert ne demande qu'à être cliqué ! Allez-y, martyrisez-le !
