Et voilà la première partie de cette nouvelle fiction ! :D En la relisant je me rends compte qu'elle me tient à coeur, mais j'ai du mal avec les deux autres parties... N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! :)

Teen wolf n'est pas à moi, blablabla...

Bonne lecture !


Partie 1 : D'un geste à une belle amitié

Nous avions 5 ans.

Derek fut réveillé en sursaut par un oreiller qui entra en collision avec son visage.
- Allez ! Debout Derek, réveille-toi, allez ! Tu m'as promis qu'on irait...
Derek sourit en entendant les paroles du Roi Lion. Il se redressa, se frotta les yeux en baillant.
- C'est déjà l'heure ?
La réponse à sa question lui parvint d'en bas.
- Les enfants ! Debout, il faut aller à l'école ! appela Claudia.
Stiles sourit et quitta son lit deux places, abandonnant là son meilleur ami. Stiles aimait aller à l'école, Stiles abordait chaque journée avec une énergie débordante. Tout le contraire de son meilleur ami, que Claudia dut venir chercher. Elle sourit en voyant le louveteau allongé à plat ventre, la tête sous l'oreiller. Elle s'assit au bord du lit, le sortit de sous sa cachette, et frictionna ses cheveux avec affection.
- Derek, allez, lève-toi.
L'enfant grogna mais finit par quitter le lit de l'hyperactif en traînant des pieds. Lorsqu'il arriva dans la cuisine, Stiles était déjà à table, dévorant ses céréales.
- Je préfère le cerf, marmonna Derek en s'asseyant en face de son ami.
Claudia posa un chocolat chaud devant Derek, embrassa son front, puis alla déposer un baiser sur la joue de son fils.
- Dépêchez vous, c'est moi qui vous emmène à l'école.
La moue contrariée de Stiles n'échappa pas au loup garou. Il savait bien que son ami voulait que ce soit son papa qui les emmène. Il n'était jamais là.
Quand ils eurent fini de manger, Claudia les guida jusqu'à la salle de bain - qu'ils avaient tendance à fuir - pour qu'ils puissent se débarbouillèrent s'habiller. Enfin, ils mirent leurs vestes, attrapèrent leurs cartables, et grimpèrent dans la voiture. Claudia émit un gémissement agacé alors qu'il pleuvait à l'extérieur.
- Foutu moins d'octobre...
- Maman, on dit pas ça, c'est un gros mot.
La jeune femme sourit et bougea son rétroviseur pour voir les enfants.
- Claudia, Stiles peut venir dormir à la maison, ce soir ?
Elle lui répondit d'un regard faussement sévère.
- Tu essayes de me faire croire que tu ne te souviens plus de ce que ta maman a dit ? C'est bientôt la pleine lune, Derek.
Talia avait estimé que pour le bien être de Stiles et le bonheur de son fils qui s'épanouissait aux côtés des Stilinski, qu'il etait plus judicieux de les mettre au courant de leur nature : Claudia avait toujours cru aux forces surnaturelles, pour Stiles, un enfant de cinq ans, ce genre de choses était extraordinaire et il partageait un grand secret avec son ami, quant au shérif, il n'aimait pas beaucoup l'inconnu mais il estimait qu'ils ne devaient rien avoir à se reprocher s'ils leur avaient fait part du secret des Hale. Peter, lui, le frère de Talia, de 8 ans l'aîné de Derek, trouvait stupide d'être ami avec un humain, mais en tant qu'adolescent, il n'avait rien à dire. Talia s'occupait de lui comme de son propre fils depuis que leurs parents avaient été tués par des chasseurs, au Canada. Ils étaient ensuite revenus au manoir familial à Beacon hills.
- La pleine lune approche, et Talia aimerait que tu sois sagement à la maison pendant quelques jours.
Derek se rassit correctement, une moue barrant son joli visage. Bien sûr qu'il s'en souvenait, mais il avait espéré que pour une fois, Stiles pourrait voir quand il se transformait en grand méchant louveteau ! Stiles posa sa main sur la sienne.
- C'est pas grave ! On est ami pour la vie ! Je verrais plus tard tes grandes dents !
Claudia observa le sourire complice qu'ils s'échangèrent, et se gara devant l'école maternelle de Beacon Hills.
- Bonne journée les enfants !
Stiles sortit en trombe, Derek le suivant d'un pas moins motivé. Claudia resta là, jusqu'à être sûre qu'ils soient en sécurité. Elle les aimait, ces enfants, elle les aimait tellement.

000

Peter repoussa l'adolescent qui venait de lui poser une question avec violence. Le ton montait, et dans ce collège, à partir du moment où ils avaient passé le portail, plus personne ne se souciait d'eux. Peter avait le souffle court, il cligna des yeux espérant faire disparaître leur couleur or. Il tenta de résister mais lorsque l'adolescent le poussa en retour, il fit un pas en avant, menaçant.
- Peter !
Le loup sursauta et se tourna vers la voiture non loin de là.
- Peter, viens ici tout de suite !
L'adolescent reconnut la voix de Claudia. Il ignorait pourquoi sa voix avait une telle force sur lui. Son loup s'apaisa, et il rejoignit la voiture sans accorder un regard de plus à l'autre garçon. Il s'assit à l'avant et claqua la porte sans saluer la conductrice. Claudia fronça les sourcils, inquiète, et repartit.
- Cette fichue pleine lune, hum ? Elle te pose toujours autant de problèmes ?
- Ça ne vous regarde pas, et ça n'a rien à voir.
- Bien sûr que si, Peter, ça a tout à voir. C'est un cercle vicieux. La force de ton loup t'empêche de te concentrer, alors ton année de quatrième se passe mal, ce qui te rend nerveux et colérique. Ce qui n'est pas bon pour ton contrôle.
- Qu'est-ce que vous savez de nous ?
- Pourquoi est-ce que tu continues de me vouvoyer ? soupira Claudia en s'arrêtant à un feu rouge.
- Vous n'êtes que la maman du meilleur copain de Derek, je n'ai rien à voir avec vous.
- Peut être, répondit l'adulte fermement. Mais tant que j'aurais cette emprise sur toi, le pouvoir de t'empêcher de faire des choses que tu pourrais regretter. que tu ne sauras pas te contrôler et que ta sœur voudra que je sois présente, attends-toi à me voir souvent.
- Si Talia ne te demandait pas de m'aider, tu ne serais pas là ? lança Peter avec défi.
Claudia repartit lorsque le feu passa au vert, puis posa sa main sur celle de l'enfant.
- Bien sûr que si, Peter. Je m'inquiète pour toi.
Le jeune loup soupira et se tourna vers la fenêtre. Doucement, il laissa sa tête pencher sur l'épaule de la jeune femme. Il était difficile pour lui de résister à l'apaisement qu'elle lui apportait.

000

Laura couru jusqu'à la forêt et leva la tête vers l'arbre cabane, où elle entendit les gloussements des deux garçons.
- Derek ! Je peux monter ?
L'enfant sortit la tête par la fenêtre.
- Non, on veut pas jouer avec toi !
Elle fronça les sourcils en colère.
- Elle est pas qu'à toi la cabane, je veux monter !
Stiles, qui aimait bien Laura, essaya de convaincre Derek. Mais ce dernier n'aimait pas partager son ami.
- Non ! Va jouer aux poupées !
Les yeux de Laura se remplirent de larmes.
- T'es méchant, Derek ! Je vais le dire à maman !
Stiles et Derek sursautèrent tous les deux. L'évocation du nom de l'Alpha faisait changer d'avis bon nombre de personnes, et particulièrement ses enfants, la petite fille le savait. Derek ouvrit la porte de la cabane en soupirant.
- C'est bon, monte...
Derek se pencha vers Stiles.
- Elle est plus grande que nous mais c'est un vrai bébé ! chuchota-t-il.
Stiles pouffa de rire.

000

Nous avions 7 ans.

Stiles éclata de rire lorsque Laura se jeta instinctivement sur la balle, lancée par un des loups garous. Il passait beaucoup de temps chez les Hale, mais rarement dans les pièces communes à la meute. Derek trouvait cela ennuyeux, mais l'hyperactif était fasciné pour tous ces yeux jaunes, ces êtres surnaturels. Il avait l'impression d'être dans un film. Or, ce jour-là, la réalité le frappa de plein fouet. Un vent frais pénétra dans le salon lorsque quelqu'un ouvrit la porte d'entrée. La tempête faisait rage à l'extérieur. Talia se leva, suivie de deux bêtas. Derek fit signe à Stiles de se lever, pour qu'ils puissent voir eux aussi ce qu'il se passait. Le jeune loup s'arrêta, sous le choc. Claudia et le shérif, leurs vêtements gorgés d'eau, tenaient Peter dans leurs bras. Le jeune garçon de 15 ans avait le torse et le dos lacérés, recouverts de sang.

- Oncle Peter !

Derek ne l'appelait jamais comme ça, l'adolescent le refusait. Mais à ce moment-là, il était effrayé. Une louve attrapa sa taille pour le retenir. Stiles s'approcha prudemment, restant tout de même derrière les adultes. Il vit Talia attraper son frère alors que Claudia perdait l'équilibre.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Une voiture l'a percuté alors qu'il perdait le contrôle. Il s'est griffé de toute part pour s'affaiblir, et il m'a appelé, sanglota Claudia en caressant le front de l'adolescent, à moitié inconscient.

Stiles cligna plusieurs fois des yeux. Il n'avait jamais vu sa maman comme ça, aussi inquiète. Talia prit son frère dans ses bras et se dirigea vers les escaliers. Stiles attrapa le bras de Laura pour la retenir, alors qu'il ne lâchait plus sa mère du regard.

- Lisa, Matteo, emmenez Derek et Laura dans leurs chambres.

Ils obéirent, malgré les protestations des deux enfants Hale. Derek se tourna comme il le pouvait, pour essayer de voir Stiles. L'hyperactif lui adressa un regard rassurant, mais dès que Derek ne put plus le voir, il fronça les sourcils d'inquiétude. Il pâlit et tout se troubla autour de lui.

- Stiles ! entendit-il son père crier.

000

Stiles rouvrit les yeux. Il était emmitouflé dans une couverture, la tête reposant contre la poitrine de sa mère. Elle le serrait contre elle, le berçait.

- Maman ?

Claudia arrêta son mouvement balancier et regard son fils.

- Stiles, ça va ? Tu as mal quelque part ?

Il secoua la tête.

- Peter, il va mourir ? murmura-t-il.

Claudia sourit et secoua la tête elle aussi en caressant ses cheveux.

- Non, ne t'inquiète pas, il va s'en sortir.

- Il y avait tellement, tellement de sang.

Ses yeux se remplirent de larmes.

- Tu as eu très peur, hein, maman ? Tu pleurais…

Claudia se redressa et regarda son fils.

- Tout va bien, Stiles. C'est un loup très fort, il va s'en sortir. Tu sais, je l'aime beaucoup Peter, c'est comme ton grand frère, tu vois-

Stiles se redressa, retrouvant toute son énergie.

- Ah ben non, alors ! Derek, c'est mon frère !

Claudia se mit à rire et serra son fils contre elle.

- Tu veux aller le voir ?

000

John ouvrit la porte de la chambre de Derek pour laisser entrer Stiles. Le louveteau était assis en tailleur sur son lit et jouait avec ses couvertures. Il releva la tête et sourit en voyant son ami. Stiles grimpa sur le lit, en face de lui, et prit ses mains.

- Ça va, Derek ?

- J'ai peur pour Peter, répondit le loup.

- Maman m'a dit que tout allait bien se passer. Tu n'as pas à t'inquiéter.

Derek haussa les épaules, sans conviction. Stiles fit la moue, bien décidé à faire sourire son ami. Il se laissa lourdement tombé sur les jambes de Derek pour voir son visage baissé.

- Eh, Derek, je suis là, d'accord ? Tout va bien se passer et puis c'est tout !

Derek finit par sourire franchement, et il se jeta sur les côtes de son ami, prêt à les réduire en bouilli. Vu les éclats de rire qui résonnait dans la chambre, ils semblaient tous deux se débrouiller à merveille.

000

En effet, deux jours suffirent à Peter pour entièrement récupérer de ses blessures. A partir de ce jour-là, Talia prit personnellement en charge l'évolution de son frère, et il évolua rapidement, changea. Malgré que Talia ait insisté, il n'avait pas réellement remercié Claudia. Elle l'avait cherché une fois après les cours. Il s'était montré poli, un simple sourire avait suffi entre eux. Tout cela n'atteignait pas Stiles, il considérait que c'était des histoires de grands, et de toute manière, il était bien trop excité pour se soucier du moindre problème, à ce moment précis.

Assis à la table de la cuisine, le shérif lui avait demandé de faire la liste des copains qu'il voulait inviter à son anniversaire. Derek était en face de lui, le menton appuyé sur les mains.

- Je vais inviter Lydia Martin, sourit l'enfant, les joues rosies.

Derek lui adressa un sourire complice.

- T'es amoureuuux, chantonna le loup garou.

Stiles fronça les sourcils.

- C'est pas vrai, d'abord !

Il se pencha à nouveau sur sa feuille, pendant que Derek ricanait.

- Je vais aussi inviter Scott et Theo.

Derek arrêta de rire et se laissa glisser sur la table.

- Ah oui ?

- C'est mon copain, Scott, et il aime bien Theo.

- C'est pas parce qu'il aime Theo que tu dois l'inviter, maugréa Derek.

- Je l'aime bien aussi, ajouta Stiles, sans remarquer la moue boudeuse de son meilleur ami.

Derek haussa les épaules et se leva pour aller se servir un verre d'eau. Talia lui avait dit que ce n'était pas bien d'être jaloux, Peter avait même dit « possessif », mais il ne voulait pas perdre son copain. Et Stiles jouait souvent avec Scott pendant les récréations.

000

L'anniversaire de Stiles arriva pendant les vacances d'avril. C'est Talia qui conduisit Derek. Le petit garçon était assis à l'arrière et regardait le paysage, nerveux.

- Derek, qu'est-ce qui t'arrive ?

- J'aime pas être avec les autres enfants, maugréa-t-il.

Talia soupira.

- Derek, c'est normal que Stiles invite ses autres copains.

- Mais moi, je n'ai pas d'autre copain que lui.

- Stiles est bien ton copain, vous êtes devenus amis.

- Mais c'est lui qui est venu me voir. Les autres enfants ne me parlent jamais.

Talia se mordit la lèvre, soucieuse pour son fils. Son plus grand bonheur avait été de rencontrer Stiles, le sourire de son petit garçon lorsqu'il lui avait présenté. Il espérait vraiment que Derek allait bien se comporter et n'allait pas décevoir l'amitié que lui vouait l'hyperactif. Elle se gara devant la maison des Stilinski et l'accompagna jusqu'à la porte. C'est Stiles qui leur ouvrit, un chapeau coloré sur la tête.

- Derek !

Il serra son ami dans les bras et le tira à l'intérieur.

- Viens, dépêche-toi, on joue à un, deux, trois, soleil !

Talia déposa le cadeau avec les autres dans le salon et se dirigea vers Claudia qui surveillait les enfants, l'air inquiète pour son salon. Talia fit la bise à la maman de Stiles et s'assit à ses côtés.

- John rentre quand ?

- Tout ce que j'espère c'est que j'aurais rangé ce bazar quand il rentrera, plaisanta Claudia en secouant la tête.

Elle se tourna vers Talia pour dire quelque chose, mais fut prise d'un vertige. Talia posa ses mains autour de ses épaules.

- Hey, Claudia. Tout va bien ?

La jeune femme lui sourit.

- Oui, ça va, juste un vertige. Je dois être en manque de sucre. Je vais chercher du soda, tu veux quelque chose ?

Alors qu'elle voulait se lever, Talia lui saisit le poignet.

- Claudia, tout va bien ? Hey, Claudia. Tout va bien ?

Et fronça les sourcils.

- Claudia-

- Tais-toi, coupa-t-elle d'un ton sec alors que Stiles s'approchait d'elles.

- Maman, on prend le gâteau ?

Claudia lui sourit et se leva.

- J'arrive mon cœur.

Elle se leva en ignorant le regard inquiet de Talia et chercha le magnifique gâteau, décoré d'une bougie en forme de 8. Les amis de Stiles se mirent à chanter, particulièrement la petite Lydia qui chantait aussi fort que possible pour se faire remarquer.

- Fais un vœu, lui dit Claudia, un sourire aux lèvres.

Stiles murmura son souhait si bas, que seul Derek et Talia l'entendirent.

- Je souhaite que Derek et moi, on ne soit jamais séparé…

000

- Alors tu ne veux pas me dire ce qui se passe ? insista Talia en essuyant un verre.

Claudia soupira.

- Il n'y a rien, je te dis, j'ai simplement passé une mauvaise nuit.

- Tu fais des insomnies ?

- Stiles est particulièrement hyperactif en ce moment, je me couche agacée, ce n'est rien de grave.

Talia se concentra sur la vaisselle, soucieuse malgré tout.

- Au revoir Melissa ! Salut Scott !

Quelques secondes plus tard, Derek et Stiles les rejoignirent dans la cuisine en courant.

- Maman, Derek peut rester dormir ?

Talia s'apprêtait à s'y opposer, mais Claudia ne lui en laissa pas le temps.

- Bien sûr, aucun problème ! Je suis sûr que vous aviez tout prévu et que tu as tes affaires, Derek, hmm ?

Les enfants rosirent de plaisir.

- Si tu veux, Stiles peut venir à la maison, tu as eu des enfants tout l'après-midi, à la maison…

- C'est son anniversaire, il n'y a pas de problème, Talia. Mais d'abord, vous rangez le salon, c'est d'accord ?

Les enfants étaient repartis avant que Talia n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit.

000

Peter sauta de l'arbre lorsqu'il vit la voiture des Stilinski tourner pour venir au manoir. Ils étaient invités chez les Hale, chose rare, car la meute était nombreuses. Seuls les Hale et les Stilinski profiteraient de ce repas. Laura et Derek sortirent en courant lorsqu'ils sentirent l'odeur de Stiles. Il fut le premier à sortir de la voiture, se faisant disputer par son père car il n'était pas encore tout à fait à l'arrêt. Talia les accueilli et remercia John pour le bouquet de fleurs. Ils s'installèrent autour de la table, les enfants d'un côté, et les adultes de l'autre. Peter s'intéressait bien plus à ce que racontait le shérif, qu'à ce que disaient son neveu et sa nièce à Stiles. Soudain, Claudia poussa une exclamation de peur. Peter se tourna vers elle, les sourcils froncés.

- Claudia, ça va ?

Elle secoua la tête, affolée, fixant quelque chose derrière l'adolescent.

- Claudia, répéta le shérif en posant sa main sur son bras.

Elle sursauta et se leva en pointant quelque chose du doigt.

- Là ! Mais regarde !

Elle cria, et Peter et Talia se retournèrent brusquement. Il n'y avait rien, sinon la forêt.

- Claudia, il n'y a rien, murmura Talia.

Stiles se leva, inquiet. Sa mère trébucha mais le shérif la rattrapa.

- Chérie, qu'est-ce qui se passe ?

Claudia cligna plusieurs fois des yeux et essaya tant bien que mal de retrouver une respiration normale.

- Je ne sais pas, j'ai… j'ai cru qu'il y avait…

Elle secoua la tête, semblant retrouver ses esprits.

- Désolée, ce devait être mon imagination.

- Maman ?

Elle adressa un sourire rassurant à son fils.

- Tout va bien, Stiles, ne t'inquiète pas.

Derek posa sa main sur celle de son ami, sentant la nervosité de sa propre mère.

000

Le shérif fut réveillé par le hurlement de sa femme. Il alluma la lumière et se tourna vers elle, alors qu'elle se débattait avec les couvertures.

- Claudia ! Claudia, réveille-toi !

Elle ouvrit brusquement les yeux, trempée de sueur, et se jeta dans les bras de son mari.

- Oh mon Dieu, c'était un rêve horrible, horrible…

John remercia Talia intérieurement d'avoir invité Stiles à dormir chez eux. Ainsi, il n'avait pas été témoin d'une nouvelle crise de sa mère.

000

Pendant ce temps…

Talia tourna la tête lorsqu'elle entendit la porte de sa chambre grincer.

- Tu ne dors pas, Stiles ?

L'enfant jouait avec ses doigts. Il s'approcha, jusqu'à poser ses mains sur le lit de l'Alpha.

- Derek s'est endormi, alors je suis venu…

Il prit une profonde inspiration.

- Tu crois qu'elle est malade, maman ?

Talia ne savait que répondre. Il était difficile de préserver ses propres enfants, c'était des êtres surnaturels, témoins de beaucoup de choses, pourvu d'un instinct supérieur à la moyenne, particulièrement Laura, qui deviendrait à coup sûre une Alpha combative, mais Stiles était un enfant de huit ans, humain, sentant sa maman confrontée à un danger aussi courant que la maladie. Elle ne pouvait lui faire part de ses inquiétudes, et ce n'était pas à elle de le faire.

- Ne t'inquiète pas, Stiles, ton papa prend soin d'elle, elle est juste fatiguée.

- Tu n'as pas vraiment répondu à ma question.

Elle était toujours surprise de l'intelligence de cet enfant.

- Je ne sais pas, Stiles.

- Mais si tu sais, les loups garous, ça sait tout, non ?

Derek entra dans la chambre.

- Stiles ?

L'enfant se tourna vers son ami, puis adressa un dernier regard à Talia, avant de rejoindre Derek.

- Bonne nuit les enfants, dit Talia.

Derek passa une main autour des épaules de l'hyperactif pour le réconforter.

000

Mais Claudia n'allait pas bien, vraiment pas bien. Ce qui au départ n'était que des insomnies semblait se transformer en mauvaise humeur constante. Elle n'arrivait pas à récupérer de son manque de sommeil. Stiles n'avait jamais vu son père autant à la maison. Il était néanmoins triste qu'ils ne l'aient pas été avant que sa maman ait des problèmes. Stiles s'était fait disputer alors qu'il était simplement au téléphone avec Derek, tranquillement assis dans le salon. Claudia lui avait pris le téléphone des mains et l'avait envoyé dans sa chambre. Derek essayait d'avoir des réponses de sa mère, mais Talia ne disait rien, et même si Peter était inquiet lui aussi, il n'était pas au courant de ce qui se passait. Un soir, Talia était venue à la maison. C'était la première fois que Stiles voyait ce que Derek appelait prendre la douleur. Les veines de Talia étaient devenues noires. Mais alors… sa maman souffrait ? Elle avait mal ? Pourquoi, à cause de quoi ?

Heureusement, du moins c'était ce que pensaient les parents de Stiles, l'école reprit et Stiles put se concentrer sur autre chose. Il était content de retrouver ses amis, de quitter la maison dont l'atmosphère était étouffante, même les enfants sentaient ce genre de choses, de revoir la belle Lydia Martin. Mais un jour, au plein milieu du cours de maths, les enfants relevèrent la tête lorsqu'ils entendirent une dispute dans le couloir.

- Madame Stilinski, vous ne pouvez pas- protesta la voix de la concierge.

- Bien sûr que je peux, je suis sa mère !

La porte s'ouvrit sur Claudia, un sourire aux lèvres. La maîtresse se leva.

- Madame Stilinski, qu'est-ce qui se passe ?

Claudia ne lui accorda pas la moindre importance et tendit la main vers Stiles.

- Viens mon chéri ! On va faire un tour !

Stiles se leva avec hésitation.

- Maman…

- Oh, mais qu'est-ce que vous êtes rabat-joie, vous tous ! coupa Claudia, agacée. Viens, je te dis !

Stiles échangea un regard inquiet avec Derek, puis suivit sa mère, sous les regards impuissants de la maîtresse et de la concierge.

- Vous pouvez garder, les enfants, je vais appeler le shérif, murmura le professeur en sortant.

Lydia et Scott se tournèrent vers Derek.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Lydia.

Derek secoua la tête.

- Je sais pas, murmura Derek.

Si seulement il pouvait hurler, il pourrait envoyer un signal de détresse à sa maman.

000

Mais Derek n'eut pas besoin de faire quoi que ce soit. John avait appelé Talia pour savoir si elle avait une idée d'où elle avait pu aller, et Talia s'était proposée de partir à sa recherche en pistant son odeur. Elle avait également contacté Melissa qui avait insisté pour venir avec elle.

- Comment savez-vous où ils sont allés ? demanda Melissa en fronçant les sourcils.

- Je le sais, c'est tout, répliqué Talia. Là !

Elle freina alors qu'ils approchaient de la côté. Claudia s'était garée sur une bande d'arrêt d'urgence, et montrait l'océan brillant sous le soleil à son fils. Talia se gara imprudemment derrière la Jeep de Claudia et sortit de la voiture, suivie de Melissa. Stiles semblait apeuré, bien plus qu'heureux. Les voitures roulaient à très grande vitesse et la route longeait une falaise.

- Claudia, qu'est-ce que tu fais ? demanda prudemment la mère de Scott.

La jeune femme se retourna brusquement et se plaça devant son fils, comme si elle cherchait à le protéger.

- Qu'est-ce que vous faites là ? Laissez-nous tranquilles !

- Claudia, sois raisonnable, c'est dangereux ici, tenta Talia.

Stiles poussa un cri de surprise lorsque sa mère enroula ses bras autour de ses épaules.

- C'est juste un rêve, c'est… Je veux juste passer un peu de temps avec mon fils, laissez-moi tranquille !

- Maman, tu me fais mal, gémit l'enfant en essayant de se dégager.

Melissa attrapa fermement les mains de Claudia pour l'éloigner. Elle se mit à suffoquer, prise d'une crise de larmes.

- Non ! Ce n'est pas réel, c'est un rêve, je le sais ! Lâche-moi Melissa ! Talia, Talia ! Me prends pas Stiles !

L'enfant s'était réfugié dans les bras de la louve et s'accrochait à ses vêtements, tremblant.

- Qu'est-ce qui se passe, sanglotait-il, maman, qu'est-ce qui arrive à maman ?

Melissa réussit à immobiliser Claudia et lui administra un calmant, le regard soucieux et chagriné.

- Il faut l'emmener à l'hôpital.

000

Le shérif entra dans le hall de l'hôpital en courant. Il remercia Melissa et Talia d'avoir retrouvé sa femme.

- Talia, je vais certainement rester au près de Claudia cette nuit, est-ce que tu pourrais-

- Garder Stiles à la maison ? Evidemment, John. Tu me préviens si tu as du nouveau, hein ?

Le shérif lui adressa un sourire triste et embrassa le front de son fils, qui ne disait rien. Stiles suivit Talia à contrecœur, mais bien trop tourmenté pour résister.

En arrivant au manoir des Hale, Talia le conduisit au petit salon du haut, celui où seuls les Hale se retrouvait. Talia le regarda se diriger vers le canapé, s'y assoir et serrer ses genoux contre lui. Derek arriva en courant dans le couloir.

- Maman, qu'est-ce qui se passe ?

Elle se baissa à son niveau et chuchota.

- La maman de Stiles est un petit peu malade, et Stiles est très triste. Tu es gentil avec lui, tu ne le brusques pas s'il ne veut rien te dire, d'accord ? Il va rester dormir ici, je vais chercher des affaires chez lui. Si tu as le moindre problème, tu appelles Jenna ou Peter, c'est d'accord ?

Derek acquiesça docilement et entra prudemment dans le salon. Stiles ne se tourna même pas lorsqu'il s'assit à côté de lui.

- Stiles ? demanda Derek d'une voix enrouée.

L'hyperactif pivota légèrement la tête pour lui signifier qu'il l'écoutait.

- Est-ce que ça va ?

Stiles secoua la tête et déglutit.

- Ma maman est malade, je le sens.

Derek posa une main sur son bras.

- Mais ça va s'arranger, hein ? Ça va s'arranger…

Stiles laissa retomber sa tête contre l'épaule de Derek.

000

Démence fronto-temporale, son père avait dit. Cela ne ressemblait pas à quelque chose qui s'arrangeait. Stiles était assis sur sa balançoire et donnait des petits coups sur le sol pour se balancer. Son père était en train de se préparer pour aller à l'hôpital, et comme sa maman était encore trop faible, lui irait chez Scott. La pleine lune approchait et Talia ne pouvait pas s'occuper de lui, alors c'était Raphaël qui allait le faire. Même si son papa n'aimait pas beaucoup Raphaël McCall. Stiles essayait de penser à toute sorte de choses divertissantes comme celle-là pour ne pas penser à sa maman. Il espérait pouvoir bientôt la voir, son papa lui avait promis que ce week-end, il irait avec.

- Maman, t'es une super-héroïne, hein ? Tu me l'as dit, murmura Stiles, donnant des coups de pied plus fort pour se balancer.

000

- Oh, merci mon cœur, s'exclama Claudia en prenant le bouquet que tenait Stiles.

Il n'attendit pas qu'elle l'ait posé pour se jeter dans ses bras. Claudia le serra de toutes se forces et caressa ses cheveux.

- Mon cœur, mon petit cœur… Alors, l'école, ça se passe bien ?

- Moi oui, mais Scott il fait que des bêtises, rit Stiles, les joues rosissant de bonheur.

Claudia acquiesça en souriant.

- Et comment va Derek ? Et ton amoureuse ? ajouta-t-elle en lui faisant un clin d'œil.

Stiles rougit.

- Derek est en super forme ! On fait pleins de courses ensemble ! Moi, je sais bien qu'il fait doucement pour que je gagne un peu, parce que c'est un loup garou, donc c'est pas normal qu'il perde, mais si ça peut lui faire plaisir…

Ces enfants sont adorables, pensa Claudia. Ils faisaient tout pour rendre l'autre heureux.

- Et Lydia, c'est pas mon amoureuse. Pas encore, dit-il sur un ton complice en adressant un clin d'œil à sa maman.

Elle éclata de rire et ouvrit les bras.

- Viens par là, toi…

Il se réfugia une nouvelle fois dans ses bras, les yeux fermés, respirant son parfum et écoutant sa douce voix le berçant.

000

- Mais non de non, Claudia, pourquoi ?!

Le shérif n'arrivait pas à comprendre. Talia lui proposait la morsure, la seule chose qui pouvait la sauver ! Mais elle refusait catégoriquement. Talia s'était appuyée contre le mur, les bras croisés, les yeux fermés. Elle refusait de prendre part à la dispute, même de s'énerver.

- Je ne veux pas, John. C'est trop facile. Tant de personnes meurent dans le Monde, de maladies bien plus courantes, bien plus injuste. Si je pars, c'est qu'il y a une raison, les choses n'arrivent pas au hasard.

- Epargne-moi ce genre de discours, Claudia, ce n'est pas toi, rétorqua le shérif, la voix brisée. On parle de toi, là, peu importe les autres ! Tu as pensé à Stiles, à moi ? Je t'aime, je ne veux pas te perdre !

- Je compte accepter ce qui m'arrive, c'est ainsi. Tu sauras veiller sur Stiles, John.

Il la saisit par les épaules, plongeant son regard dans le sien.

- Bon sang, mais qu'est-ce qui t'arrive, murmura-t-il, les yeux embués de larmes. Tu ne rêves pas, ma puce, c'est réel, tu en es consciente ? Réfléchis, je t'en supplie…

Claudia sourit tristement et passa une main sur sa joue. John se tourna vers l'Alpha.

- Talia, dis quelque chose !

Mais la femme secoua la tête.

- Je ne peux la forcer, je refuse de la mordre sans son accord. Il existe un risque, elle pourrait rejeter la morsure… et mourir.

- Tu vois, mon cœur, il n'y a plus d'issue possible.

Claudia l'embrassa affectueusement et John pressa ses lèvres contre les siennes. Le plus douloureux étaient ces discours dignes des adieux avant le départ de son ange.

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Talia regardait les garçons de sa chambre. Ils jouaient devant le manoir, se courant après. Elle sourit. Derek était un enfant si fermé sur lui-même quand Stiles n'était pas là, mais depuis que Claudia était tombée malade et qu'elle avait catégoriquement refusé la morsure, le louveteau se montrait très présent, plus motivé que jamais à redonner le sourire à celui qu'il considérait comme un frère.
- Talia.
L'Alpha se tourna vers le loup garou qui se trouvait à l'entrée de sa chambre, un téléphone à la main.
- C'est le shérif Stilinski.
Talia rejoignit rapidement son bêta et prit le téléphone en le remerciant.
- John ?
- Claudia... C'est la fin.

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Stiles et Derek entrèrent dans la chambre, accompagnés de John. Claudia tourna son visage pâle vers eux et sourit. Elle tendit sa main.
- Approchez-vous...
Stiles se mit au plus près de sa maman et prit sa main, Derek à ses côtés. Elle caressa doucement le visage de son fils.
- Tu es si beau, mon chéri. Vous vous amusez bien ? demanda-t-elle en se tournant vers l'autre enfant.
Derek fit oui de la tête.
- On a vu des biches dans la forêt. Des écureuils aussi.
Stiles baissa les yeux, désorienté par la conversation. Claudia releva son menton.
- Vous prendrez soin de vous, hein, les enfants ?
- Oui, répondirent Stiles et Derek.
Ses paupières se fermaient toutes seules.
- Je vous aime mes chéris. Vous serez sages les garçons, je sais que vous saurez être sages et courageux.
Claudia regarda les deux enfants avec un sourire, avant de fermer les yeux.
Pour la dernière fois
Une larme roula sur la joue de Stiles et vint s'écraser sur la main de sa mère. Le shérif prit son fils et Derek par les épaules avec un calme nourri par le chagrin et tenta de les éloigner de sa femme.
Mais Derek s'y opposa.
- Non ! Je ne veux pas !
- Derek, c'est fini, murmura le shérif
L'enfant secoua la tête en tentant de retenir ses larmes. Il s'approcha de Claudia et prit sa main.
- Pourquoi j'y arrive pas ? Pourquoi je n'arrive pas à prendre sa douleur ?!
Alors que le shérif emmenait Stiles qui pleurait à présent à chaudes larmes, Talia entra et s'approcha de son fils.
- Derek, viens.
- Pourquoi je n'y arrive pas ? répéta-t-il en serrant sa main plus fort, Claudia !
C'était douloureux. Et sa propre douleur ne le quittait pas. Talia l'emmena de force alors que Derek se débattait encore et encore voulant sauver la mère de son seul ami.

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Malgré que Claudia n'ait jamais eu d'importance aux yeux de Peter, du moins c'était ce qu'il prétendait, il prit soin de son neveu. Derek, lui, ne pleurait plus. Il se contentait de regarder la forêt, appuyé sur le rebord de la fenêtre, le menton sur les mains. Peter passait et repassait dans la pièce, venant frictionner de temps en temps la chevelure du jeune loup. Lui et Stiles ne se verraient plus avant l'enterrement. Talia lui avait expliqué que c'était important que Stiles soit avec son papa, et il comprenait. Comment allait-il aider son copain à se faire à l'absence de l'un de ses parents, alors que lui vivait cela depuis toujours ?
- Derek ?
Il se tourna vers sa maman qui était enveloppée dans une couverture, rentrant tout juste de sa ronde dans la forêt. Il couru jusqu'à elle et elle le serra dans ses bras, caressant ses cheveux pour le consoler.

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Derek s'avançait lentement jusqu'au cercueil, Laura à ses côtés. Il effectua le signe de croix sur le cercueil, regardant brièvement la photo de Claudia posée dessus, puis alla jusqu'au banc où se trouvait son ami. Stiles leva les yeux quand il sentit sa présence, et tendit les bras pour l'étreindre. Derek le serra contre lui, caressant son dos. Il s'était fait la promesse de rester fort pour soutenir Stiles. Ce n'était pas parce qu'ils étaient des enfants qu'ils ne comprenaient pas lorsque quelque chose était grave. Pendant toute la durée de la cérémonie, Stiles ne lâcha pas sa main, la serrant lorsqu'il sentait le chagrin l'envahir. Le shérif, de l'autre côté, avait une posée sur l'épaule de son fils et la caressait.

Arrivés au cimetière, Derek prit la rose que Talia lui tendit et se plaça au près d'elle observant son ami. Stiles avait le visage baissé vers le cercueil. Des larmes roulaient sur ses joues et Derek remarqua qu'un mot était accroché à sa rose : Je t'aime. De la part de ton Petit Cœur. Stiles jeta la rose, puis rejoignit son père qui se tenait sur le côté, la tête droite, le regard vide. Derek jeta lui aussi sa rose, murmurant « au revoir Claudia », puis rejoignit l'hyperactif. Il passa un bras autour de ses épaules.

- Ça va aller, je suis là, murmura-t-il.

Il serait toujours là pour lui, quoi qu'il arrive.

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La douleur céda la place à la tristesse, la tristesse à la nostalgie. Le moi de mai à juin, et l'anniversaire de Derek arriva. Stiles écarquilla les yeux. Une grande table était dressée dehors. Il ne savait pas que Derek avait autant de copains. Pourtant, lorsqu'il regard autour de lui, les seuls enfants qu'il vit étaient Laura, Peter et un autre loup garou qu'il voyait de temps en temps courir dans le manoir. Tous les autres invités étaient des membres de la meute, et Stiles se sentit triste pour Derek : il n'avait aucun autre ami que lui. Derek sortit de la maison en courant vers lui, un grand sourire aux lèvres.

- Stiles ! s'écria-t-il en se jetant dans ses bras.

L'hyperactif faillit tomber en arrière, mais se rattrapa de justesse, riant aux éclats.

- Joyeux anniversaire Derek.

Et il lui offrit son cadeau. Derek aimait beaucoup les arts martiaux, il était désireux d'apprendre par lui-même et non pas simplement se laisser guider par ses pouvoirs surnaturels. Stiles lui avait donc acheté un livre sur Kung-fu.

- Merci, dit Derek, un fin sourire aux lèvres.

Pendant le repas, Stiles se sentit légèrement intimidé. Ce n'était pas un goûter d'enfant comme il avait l'habitude de fêter ses anniversaires, mais un vrai repas, où Stiles voyait pour la première fois la totalité de la meute des Hale. En y réfléchissant, c'était normal : Derek était le fils de l'Alpha, celui qui deviendrait peut-être leur chef plus tard, à moins que ce ne soit Laura qui prenne la place de Talia. Lorsque celle-ci amena le gâteau, tous applaudirent, à commencer par Peter qui siffla bruyamment. Stiles l'observa. Depuis que c'était un grand, comme disait Laura – elle-même entrait au collège l'année prochaine – Peter semblait plus épanoui et ouvert aux autres, libéré de ses tourments d'enfants et de ses souffrances. Stiles sourit en pensant que sa maman y était pour quelque chose. Il prit une inspiration, fier d'être son fils.

- Allez, souffle ! cria Jenna.

Stiles se tourna vers Derek qui était allé s'assoir sur les genoux de Talia pour souffler ses huit bougies. Stiles applaudit lorsqu'il réussit à les souffler toutes du premier coup, après avoir fait un vœu.

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Cette nuit-là, Derek fut réveillé par des reniflements à ses côtés. Il se redressa, ensommeillé.

- Stiles ?

L'enfant sursauta et Derek le vit s'essuyer les yeux.

- Quoi ? dit-il d'une voix enrouée.

- Tu pleures ? Pourquoi ? dit Derek en se penchant pour voir son visage.

Stiles se retourna doucement, les yeux baissés.

- Maman ne me prendra plus en photo à mon anniversaire, murmura-t-il en reniflant. J'aurais… j'aurais peut-être dû faire le vœu qu'il ne lui arrive rien…

Derek tendit les bras et Stiles se réfugia immédiatement.

- C'est pas ta faute, Stiles, c'est pas ta faute. Si tu veux, je peux partager maman, Laura sera d'accord, j'en suis sûr.

Stiles sourit et se serra davantage contre Derek.

- Merci Roucky.

Le loup garou grogna.

- Je ne suis pas un chien. Mais merci Rox.

Ils rirent ensemble, puis le sommeil les emporta à nouveau, alors qu'ils étaient enlacés.