Salut! ^^ Me revoilà donc pour le deuxième chapitre. Je juge inutile de remettre le disclamer et tout le bazar, c'est déjà précisé au premier chapitre.
Donc, a présent, après le chapitre un: La Faille, j'ai l'honneur (ou pas) de vous présenter le chapitre deux: Les Origines du Mal. (Non non, ce n'est pas Hannibal Lecter).
Read & Reviews! ;)
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Je pensais pas un traître mot de ce que j'ai dit..
Le jeune homme ne comprenait pas sa réaction. Enfin si, il la comprenait. Mais il la maudissait. Il maudissait également l'empathie de Yoh, car ce dernier, ayant compris la source de ses hantises, ne laisserait plus en paix.
Et pourtant... Il avait attendu avec tellement d'espoir l'aide qu'il venait de refuser...
Parce qu'il arrive un moment où l'on ne sait plus ce que les autres attendent de nous. En fait, on ne sait même plus si quelqu'un attend vraiment quelque chose de nous.
...Et si ces crétins qui pouvaient pas la fermer des fois...
Il s'arrêta d'un coup.
C'est moi l'abruti.
C'est moi qui ferais mieux de la fermer. A cause de mes conneries, j'ai encore tout foutu par terre. J'aurais pu rester cool. J'aurai pu réussir à lui en parler. Ça aurait peut-être suffi...
Il se remit en marche, et erra longtemps, songeur, songeur, et songeur.
C'est faux. Ça n'aurait pas suffi.
Les cauchemars ne cesseraient jamais de le torturer.
Peu importe ce qu'il faisait. Il avait tué des gens, et ça le hanterait toute sa vie, malgré sa rédemption.
Et chaque nuit, tout recommençait. Dès que les ténèbres l'enveloppaient de nouveau, sans même une étoile pour veiller sur lui, dès que la présence de ses amis s'estompait un peu, dès qu'il s'abandonnait à contrecœur aux méandres du sommeil, il revenait.
Ren le sentait, il le voyait. Il sentait son haleine fétide et puante de haine sur son visage, il voyait sa monstrueuse figure penchée sur lui. Qui se rapprochait, se rapprochait, et qui lui parlait.
« Reviens Ren, reviens. Tu sais que ta place est avec moi, et nulle part ailleurs. Avec personne d'autre, encore moi avec eux. Eux, ils ne sont rien Ren. Et ils ne sont pas tes amis. Tu n'as pas d'amis. Les monstres n'ont pas d'amis... »
Ou alors, c'était les menaces.
« Reviens Ren. Tu sais que tu ne peux pas échapper à ton destin. Allons, tu ne voudrais pas m'obliger à sévir. Tu ne voudrais pas qu'il leur arrive quelque chose de regrettable. C'est détruire ou être détruit Ren Tu es un monstre et tu le resteras toute ta vie. Quoi que tu fasses. Il n'y a pas de pardon pour toi. »
Ou alors, c'était les voix. Les voix de ses victimes qui l'avaient pourtant supplié...
« Abomination... Tu es une abomination Ren. Retiens le. Allez, répète. Tu es mauvais. Tu es une abomination qui salit tout ce qu'elle touche... »
Alors Ren répétait.
« Je suis une abomination... », bégayait-t-il dans son sommeil.
Alors chaque nuit, il se réveillait, brusquement, en sueur, en larmes, et tachait de refroidir son esprit défaillant, en s'introduisant dans la chambre de Yoh pour le regarder dormir. Quelques minutes lui suffisaient. La seule vue de son amie l'aidait à reconstruire son masque de calme et de glace, dans lequel il se cachait constamment. Et personne ne se doutait de rien. Et c'était très bien comme ça.
Jusqu'à aujourd'hui.
Mais il ne se plaindrait pas.
Tout était de sa faute. Il avait pris des vies. Brisé des existences, des rêves, des amitiés, des familles. Des cœurs. Et en même temps son cœur à lui. Et il l'avait fait avec le sourire. Avec cet abominable grimace cruelle qu'il tenait de son père et qu'il appelait « sourire ». Il avait méprisé, torturé, il avait sali des noms, il avait trainé dans la poussière des êtres qui avaient droit au même respect que lui. Mais ça, à la limite, il s'en fichait. Il avait engendré la haine, et il avait écrasé ce qui était moins fort que lui. Et ça, c'était digne de la plus vile espèce d'humain qui puisse exister. Et il avait failli tuer Yoh...
Voilà ce qu'il valait, lui, Ren Tao. Pas grand chose.
Et il n'avait que la monnaie de sa pièce.
Alors il ne se plaindrait pas.
Il s'assit sur un banc, près d'une boutique de souvenirs, lorsqu'il fut arrivé au centre du village. A l'autre bout du siège, un jeune homme coiffé d'un chapeau rouge se cachait derrière un journal qu'il semblait lire attentivement. Un jeune homme ou une jeune fille, étant donnée la longueur de ses cheveux et la finesse de sa silhouette.
Ren soupira et cacha son visage dans ses mains. Il rumina longtemps tout ce qu'il venait de penser. Maintenant qu'il était assis, et dans un état passif, seul, tout l'épuisement accumulé au cours de ces derniers temps s'écroula sur lui sans crier gare. Et qui dit épuisement dit abattement.
Quel abruti. Non mais regarde toi, franchement... pensa-t-il amèrement. Yoh n'a pas besoin de loques dans ton genre pour le ralentir. Il mérite quelqu'un de bien mieux que toi. Quelqu'un de fort.
« - Quelqu'un comme moi par exemple? Demanda une voix narquoise près de lui.
Le Chinois se redressa brusquement. A l'autre bout du banc, l'inconnu avait replié son journal et retiré son chapeau, révélant son visage, et ses grands yeux noirs le fixaient.
- Hao!.. dit-il intelligemment.
Mais une fois l'effet de surprise passé, il sentit monter en lui une colère sans nom. L'Asakura avait lisait dans ses pensées depuis qu'il était arrivé!
L'intéressé sourit, et se leva, imité par un Ren sur le qui-vive qui se plaça face à lui.
- Bonjour Ren, le salua le pyromane avec un ton atrocement mélodieux. Tu sais, déclara-t-il avec un air désolé, je donnerai cher pour que mon précieux petit jumeaux soit aussi sage que toi.
Le shaman aux cheveux noirs fut tellement dérouté qu'il ne répondit même pas.
- Il devrait prendre exemple sur toi, reprit-il. S'il continue à ignorer mes paroles, je vais me voir dans l'obligation d'avoir recours à des moyens...regrettables.
Un sourire mauvais étirait ses lèvres. Mais Ren ne l'écoutait pas. Il tremblait de rage, humilié qu'on ai pu lire dans ses pensées comme dans un simple livre, et par dessus tout de ce qu'Hao avait entendu.
- Enfoiré! Hurla-t-il soudain.
Il matérialisa son oversoul, et se mit en position de combat, le visage tendu.
Mais le Japonais se contenta de sourire un peu plus.
- Je t'aime bien, tu sais. Je te répète que ça m'ennuierai vraiment de devoir te tuer.
Il fit trois pas en avant.
Ren en fit cinq en arrière.
Le sourire d'Hao eu quelque chose de crispé. Soudain, le pyromane disparut. Ren sentit aussitôt une présence dans son dos, à quelques millimètres de lui.
Et une voix lui souffla à l'oreille:
- Mais tu sais pertinemment que ma porte te reste ouverte, Ren? Je peux te rendre encore plus grand. »
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Voilà!
Le chapitre deux est enfin clos!
J'espère que les personnages ne sont pas trop Ooc, mais il y aura surement plus d'actions dans le trois. :)
J'espère que ça plaira.
