Titre: A quoi bon résister ?
Auteur: Marysol Cx
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf peut-être Lucius qui doit avoir un très beau cul, mais ça c'est une autre histoire, et ils appartiennent à JK Rowling
Rating: M (automutilations, troubles alimentaires, tentative de suicide, lemons)
Chapitre 2
— Eh bien, Mr Grayson, vous me semblez totalement fait pour ce poste. Surtout, je ne vous cache pas que notre professeur actuel n'a pas les compétences nécessaires pour les 6èmes et 7èmes années. Bien évidemment vous logerez à Poudlard, sauf si vous y voyez un inconvénient ?
— Non, loin de là, cela me convient parfaitement.
— Parfait ! Dans ce cas, vous pensez pouvoir commencer la semaine prochaine ? Le temps que vous vous fassiez au château, qu'il se fasse à vous, et que je prévienne mon équipe de professeurs. Je vais laisser Dobby vous montrer vos appartements. Si vous avez besoin de quoique ce soit, n'hésitez pas à l'appeler, lui ou un des Elfes de maison, ils se feront un plaisir de vous aider.
Il dut retenir un rictus en entendant le nom de son elfe. Ainsi Dobby travaillait à Poudlard maintenant. Il devrait se retenir de lui donner un coup quand il le verrait. Il ne s'était toujours pas remis du coup de Potter qui lui avait fait perdre son serviteur.
Dans un pop sonore l'Elfe apparut et se pencha tellement qu'il aurait pu se cogner la tête au sol.
— Dobby, peux-tu montrer à notre nouveau professeur de Défense ses appartements ? Il ne loge pas dans les appartements habituels comme l'autre professeur reste, donc il logera près de ceux du professeur Snape, tu vois lesquels c'est ?
— Oui Mr le Directeur ! Dobby voit très bien !
— Parfait. Mr Grayson, nous nous reverrons vite, et si vous avez besoin de venir me voir, le mot de passe est « Bonbons au citron ».
Vieux fou excentrique. Severus lui racontait souvent les frasques du Directeur et ses mots de passes farfelus, mais maintenant qu'il le découvrait de lui-même il comprenait l'exaspération de son amant à chaque fois qu'il sortait du bureau directorial.
— Je m'en souviendrai, répondit-il avec un sourire à l'attention du Directeur.
Il sortit du bureau en suivant l'elfe, qui ne cessait de jacasser sur le château, ses habitants : élèves, professeurs, fantômes. Il arrêta bien vite d'écouter, jusqu'à ce qu'il entende le nom d'Harry.
— Harry Potter est un grand sorcier, c'est lui qui a libéré Dobby. Mais Dobby voit qu'Harry Potter ne va pas bien en ce moment : il le voit souvent dans la salle commune en pleine nuit, ou dans le château après le couvre-feu, Dobby a essayé de l'aider, mais Harry Potter n'a rien voulu entendre.
Pauvre elfe inconscient à lui raconter cela. En une phrase il offrait à n'importe l'opportunité de le coller pour les 3 mois à venir comme il violait régulièrement le couvre-feu. L'elfe continua de jacasser sur tout et rien, jusqu'à ce qu'il arrive dans le couloir qui menait aux appartements de Severus, mais ils s'arrêtèrent 20m avant sa porte.
— Pour ouvrir le professeur doit s'approcher du mur, et attendre quelques instants que la porte apparaissent.
Dobby s'écarta et il prit place devant le mur, et en effet une porte apparue.
— Monsieur veut-il que Dobby lui montre ses appartements ?
— Non, c'est bon, tu peux partir.
L'elfe disparut et il rentra dans ses appartements. Ils lui semblaient un peu plus grands que ceux de Severus. De toute façon, il ne serait sûrement jamais étant donné qu'il comptait vivre dans les appartements de Severus. Il visita rapidement l'endroit, et rejoignit ensuite Severus qui était dans son bureau en train de corriger des copies.
— Je peux vous… Ah oui, c'est toi Lucius. Je vais avoir du mal à me faire à ton physique… Comment ça s'est passé ?
— Il a accepté, évidemment. Je commence lundi pour les 6èmes et 7èmes années. Mes appartements sont justes à côté des tiens, mais je ne compte pas…
— Si, le coupa Severus. Tu dois y vivre : si on veut qu'Harry se confie à toi, tu dois y être aussi souvent que possible. Mais je peux déménager dans les tiens. Mes Serpentards ne viennent quasiment jamais me voir, et la plupart du temps ils viennent à la fin des cours de potions. On va d'ailleurs faire ça de suite, tant que c'est les vacances. Il n'y a quasiment personne à Poudlard, et personne ne vient jamais dans mon couloir, donc on sera tranquille. Quant à Harry, il n'y venait que très rarement, et je lui dirai de venir me voir dans mon bureau à présent.
— Pourquoi ne veux-tu pas y rester ? Autrement que pour moi, bien sûr.
— Je pense que je vais lui proposer de vivre dans les miens. Il ne me semble plus trop le bienvenu dans son dortoir.
Ils passèrent ainsi l'après-midi à déplacer les potions et livres de Severus dans les appartements de Lucius, ainsi que les rares objets personnels auquel il tenait. Ils se rendirent ensuite pas la Cheminette au Manoir Malfoy, où Lucius récupéra de nombreux vêtements, faisant ainsi rechigner Severus qui ne comprenait pas comment son amant pouvait en avoir autant des livres, et également des affaires personnelles. Il était tout juste 19h quand ils eurent finir, et ils se rendirent ensemble dans la Grande Salle. Il n'y avait presque personne : trois Serpentards, deux Poufsouffles et deux Serdaigles, et cinq Gryffondors. Mais le seul de 7ème année manquait à l'appel. Il était retourné vivre dans son dortoir pour la fin des vacances, après qu'il ait été suffisamment en forme pour quitter les appartements de Severus, mais il lui avait clairement dit qu'il devait manger pour reprendre des forces. Son ordre était bien évidement pas appliqué. Discrètement il sortit la Carte du Maraudeur entre lui et Lucius, et demanda à voir Harry Potter. Cette fois-ci, aucun des Maraudeurs ne lui interdits peut-être avaient-ils enfin compris que Severus ne voulait pas de mal à Harry. Il était dans le parc, et vu la vitesse à laquelle il se déplaçait, il devait être en train de voler. Au moins il faisait quelque chose, pensa tristement Severus en rangeant la carte dans sa robe.
Lucius, de son côté, ne pouvait ignorer les regards des douze élèves présents : ils n'arrêtaient pas de le reluquer. En effet, la présence d'un inconnu à la table des professeurs n'étaient pas quelque chose de courant en cours d'année. Mais ils finirent par arrêter, comprenant qu'ils n'auraient pas de réponse, et qu'ils s'auraient sûrement comme tout le monde pendant le repas du dimanche soir.
Les jours qui suivirent, Lucius voyait avec Severus comment il pouvait structurer ses cours à venir, et ce qu'il allait pouvoir enseigner aux élèves. Heureusement, à ce stade, la pratique primait sur la théorie, donc il s'en faisait pas trop il connaissait suffisamment de sortilèges de défense et d'attaques pour pouvoir en lancer pendant plusieurs heures sans utiliser deux fois le même.
Le dimanche soir arriva, la Grande Salle était pleine, les discussions allaient de très bon train : chacun racontant ses vacances aux autres. Jusqu'à ce que Dumbledore demande le silence. Severus profita de ce silence et non mouvement dans les rangs pour observer la table des Gryffondors, où il ne le trouva pas évidemment pas. Il en fit part à Lucius qui était à ses côtés, s'attirant les regards de quelques élèves, mais Dumbledore eut vite fait de les rappeler à l'ordre.
— Je vous souhaite à tous un bon retour et bon courage pour la reprise des cours demain. Je tenais également à faire part d'une nouvelle aux plus âgés. Vous avez sûrement du remarquer la présence d'un nouveau professeur à notre table. Il s'agit du Professeur Grayson, qui enseignera la Défense contre les Forces du Mal aux 6èmes et 7èmes années.
De légers applaudissements s'élevèrent dans la salle quand Lucius se leva pour saluer, et des murmures parmi les 6èmes et 7èmes années qui se réjouissaient d'avoir un nouveau professeur, qui ne pourrait pas être pire. Et à la table des Serpentards, Draco avait un petit air sombre : avoir son père en professeur n'allait pas être quelque chose de très agréable.
Le repas reprit son cour alors que Severus se penchait à nouveau vers Lucius.
— Potter n'est pas là, je viens de vérifier à nouveau. Etant donné qu'il est seul dans l'école, et que je ne suis pas dans mon bureau, ça ne me plait pas du tout. Et je ne peux pas sortir la carte il y a trop de monde.
Lucius allait lui répondre quand les portes de la Grande Salle s'ouvrirent sur un Rusard apparemment très en colère, qui tenait un balai dans une main, et trainait un élève par le bras de l'autre.
— Mr le Directeur, je vous ramène Mr Potter qui semble se sentir tellement important que la présence aux repas ne le concerne pas, ainsi que le couvre-feu, et également l'interdiction d'aller dans la Forêt Interdite. Mr Potter s'amusait à voler au-dessus de la forêt, et j'ai pu l'intercepter quand il est allé s'asseoir près du Lac. Je compte sur vous Mr le Directeur pour le punir dignement. En attendant, je vais garder son balai.
Harry qui était resté stoïque tout le long du discours, n'en ayant rien à faire de Rusard qui l'accusait devant toute l'école de frauder le règlement, se réveilla quand il comprit que Rusard comptait garder son balai.
— Non, c'est mon balai. Vous n'avez pas le droit de le garder !
— Il fallait y penser avec d'enfreindre le règlement Potter !
Mais Harry ne comptait pas en rester là, et il sortit sa baguette et la pointa sur le concierge.
— Rendez-le-moi !
— Harry.
La voix douce mais forte de Dumbledore s'éleva dans la Grande Salle, faisant taire toutes les discussions qui s'étaient lancées par rapport à ce duel, et calma également Harry.
— Mr Rusard, veuillez accompagner Harry à mon bureau, et le laisser m'attendre là-bas, avec son balai. Je l'y rejoindrai dès que le repas sera fini.
— Je refuse de rester seul avec un élève qui m'a menacé ! S'exclama Rusard qui s'était sensiblement éloigné d'Harry.
Le Directeur n'eut même pas le temps de répondre que Severus se levait et traversait la Grande Salle sous le regard médusé des élèves et professeurs. Il s'empara du balai d'un geste brusque, mais plus étonnant encore, si c'était possible, il posa doucement la main sur l'épaule d'Harry, l'incitant à le suivre, ce qu'il fit sans la moindre difficulté. Ils marchèrent tranquillement jusqu'au bureau directorial.
— Bonbons au citron, lança Severus une fois devant la gargouille. Souhaitez-vous que je monte avec vous Harry ? Le temps que le Directeur arrive.
— Je veux bien…
Le jeune homme entra dans le bureau la tête basse, et attendit que Severus l'invite à s'asseoir pour le faire.
— Je suis passé à votre bureau, et à vos appartements, mais vous n'étiez pas là. Alors je suis allé voler pour ne plus penser à rien. Et je n'ai pas vu qu'il était aussi tard et que j'aurais dû être au banquet.
— Harry, nous savons tous les deux que vous n'avez mis les pieds dans la Grande Salle pour un repas depuis déjà plusieurs semaines. Quant à mon absence dans mon bureau et mes appartements, je suis désolé. Puis-je voir ?
Harry retira sa cape ainsi que son pull, dévoilant sa chemise dont la manche gauche était couverte de sang.
— Vous n'avez pas protégé ?
— Si, mais Rusard m'a trainé dans tout le château.
Il se leva en retenant un soupir et s'empara de son bras. Il avait toujours une fiole de la potion qu'il utilisait pour ses scarifications sur lui, si jamais un moment comme celui-ci venait à arriver.
— Vous comptez dormir dans votre dortoir cette nuit ? Demanda doucement Severus.
— Pourquoi ?
— Ca fait 2 semaines que vous dormez seul, et je ne suis pas sans savoir que les rapports avec votre maison ne sont plus très bons.
— Parce que vous avez une solution peut-être ?
Le ton était froid, mais Severus ne releva pas. Il devait aller dans le sens du garçon s'il voulait qu'il s'en sorte.
— Etant donné que j'ai changé d'appartements, mais anciens ne sont plus utilisés. Le Directeur ignore ce changement, et quand bien même il le saurait il n'en a que faire. Je vous propose donc de les utiliser, le temps que les rapports avec votre maison se stabilisent, et que vous aillez mieux. Je suppose que vous faites toujours des cauchemars ?
— Oui.
— Et vous ne voulez toujours pas de potion de sommeil sans rêves ?
— Non.
— Très bien…
Il relâcha le bras de Harry qui avait à présent ne saignait plus, mais dont les cicatrices étaient totalement visibles.
— Vous pouvez y dormir dès ce soir. Je vous demande juste de ne pas laisser d'affaires personnelles en évidence, pour éviter que quelqu'un découvre votre présence dans mes anciens appartements. Mais vous pouvez retirer votre valise de votre dortoir si vous le souhaitez. Si vos camarades vous posent des questions, ignorez-les je pense que vous êtes bon à ça.
Il se leva pour sortir, mais juste avant de passer la porte il se retourna vers Harry.
— Vous avez un nouveau professeur de Défense. Que vous ne soyez pas surpris en le voyant demain.
— Merci Professeur. Bonne soirée.
— Vous aussi Harry.
Il quitta le bureau, laissant Harry attendre le Directeur. Mais pas totalement seul, son balai était resté à côté du fauteuil du Maitre des Potions.
Harry quitta le bureau directorial à peine 5 minutes après le retour de son locataire. Ce dernier lui avait juste demandé d'être plus vigilent la prochaine fois qu'il sortirait hors des horaires autorisés, et d'essayer de faire acte de présence au moins aux repas les plus importants. Il ne chercha pas à comprendre pourquoi le Directeur était aussi laxiste, mais il n'allait pas s'en plaindre. Il rejoignit son dortoir en volant, n'ayant pas le courage de marcher. De toute façon il était déjà tard, et tout le monde était dans son dortoir. En arrivant devant la Grosse Dame, il se lança un sort de désillusion, afin de pouvoir rentrer plus tranquillement dans son dortoir. Il allait monter l'escalier quand il entendit son prénom, prononcé par celui qu'il avait considéré à une époque comme son meilleur ami.
— Je suis sûr que Potter va même pas être puni pour ce qu'il a fait. Même Snape semble être de son côté. De toute façon c'est le chouchou de Dumby, personne ne peut rien lui dire.
— Mais, Ron, je comprends pas tout, intervint Dean. Vous étiez amis tous les deux, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Il a voulu nous faire croire qu'il était intelligent, qu'il savait comment faire pour nous sauver, et au final il a failli tous nous faire tuer. Si cette fois c'est son chien de parrain qui est mort, la prochaine fois ça aurait pu être l'un d'entre nous et je ne veux pas courir ce risque !
Il refusa d'en écouter d'avantage et monta en courant dans son dortoir, où, d'un coup de baguette, il fit rentrer toutes ses affaires dans sa valise, et la rétrécie d'un autre coup. Il prit sa cape d'invisibilité qu'il mit sur ses épaules et retourna dans la Salle Commune, ou Ron parlait toujours de lui. En tant que sorcier il aurait pu lancer un Doloris ou un Impero les ayant vécu il savait parfaitement ce que cela faisait. Mais il opta pour la solution moldue, qui ne permettrait pas de remonter à lui. Il s'approcha de Ron, et avec toute la force de sa haine envers lui, frappa aussi fort qu'il put dans son entre-jambe. Sortir de la salle commune fut ensuite un jeu d'enfant, étant donné que Ron hurlait comme un porc qu'on égorgeait, et que tout le monde paniquait en essayant de comprendre ce qu'il s'était passé alors qui aurait pu remarquer que le portrait de la Grosse Dame avait pivoté ? Il se rendit rapidement dans le couloir des anciens appartements de Severus, ayant besoin d'être seul pour se calmer. Quand il s'arrêta devant le mur pour y poser sa main comme à son habitude, la porte apparue sans qu'il n'ait besoin de faire quoique ce soit. Il pénétra dans cet endroit où il était venu tant de fois depuis la rentrée, mais qu'il ne reconnaissait plus : les étagères étaient vides, le bureau dénudé de tout papier, les fauteuils près du feu partis. Il ne put retenir un frisson en voyant que cet endroit n'était plus ce qu'il avait connu. Mais c'était normal après tout : Severus ne vivait plus ici. Pour la première il put rentrer dans la chambre, qui ne comprenait qu'un lit baldaquin et une table de nuit, et où on ne pouvait pas mettre grand-chose de plus vu la taille de la pièce. La salle de bain, il la connaissait déjà au nombre de fois où Severus avait nettoyé ses bras à l'eau avant de le soigner. Et le laboratoire des potions qui était complètement vide à présent.
Il retourna dans le salon et rendit à sa valise sa taille normale pour pouvoir ranger ses vêtements dans une des étagères. Il rangea ensuite ses livres de classes, et posa ses affaires de cours sur la table. Son balai prit place au-dessus de la cheminée avec une photo de ses parents et une de lui et Sirius. Il s'assit devant la cheminé, ou il alluma un feu d'un coup de baguette. Il resta longtemps ainsi à fixer les flammes, s'imaginer disparaitre avec elles. Combien de temps après, peut-être des heures, quelqu'un frappa à la porte. Pendant un instant, il eut peur que ce soit un Serpentard qui venait voir son Directeur de Maison, mais quand il entendu la voix de Severus il fut rassurer. Il se leva lentement pour aller ouvrir au Maitre des Potions.
— Professeur ?
— Je viens voir si tout va bien.
Il regarda rapidement autour de lui.
— Dobby.
L'elfe apparut immédiatement ?
— Oui Monsieur ?
— Peux-tu apporter deux fauteuils, un canapé et une table basse ici s'il te plait, ainsi que du thé.
— Oui Monsieur, tout de suite Monsieur.
Il réapparut une petite minute plus tard, à chaque fois un meuble avec lui qu'il plaçait devant la cheminé. Quand il eut tout apporté, Severus et Harry prirent place avec une tasse de thé dans les mains.
— J'ai entendu parler d'un incident dans la tour de Gryffondor, et d'un des rouquins à l'infirmerie avec ses parties en mauvais état. Vous étiez au courant ?
— Si vous m'en parlez c'est que vous connaissez la réponse. Il a insulté Sirius. C'est tout.
— Et vous avez pensé que le castrer était la solution ?
Il n'y avait pas de reproches dans sa voix, c'était une simple question. Et c'était bien la raison pour laquelle Harry continuait lui parlait à lui : il cherchait à comprendre, il ne jugeait pas.
— C'était ça, ou le Doloris. Mais on aurait pu remonter à ma baguette avec un Doloris. Donc la méthode moldue m'a paru plus efficace. Au pire qu'est-ce qu'il va se passer si on apprend que c'est moi ? Je ne serai pas renvoyé comme je dois rester ici pour échapper à Voldemort, on ne m'enverra pas en retenue avec Rusard parce que serait dans la forêt interdite ou quel part seul dans le château donc se serait trop dangereux, et plus aucun professeur à part vous me parle. Ce qui pose problème pour me mettre en détention vous ne pensez pas ?
— Rien ne m'empêche de vous coller, Harry. Les rapports que nous entretenons ne changent en rien le fait que je suis votre professeur avant tout.
— Vous avez une raison de me coller ? Alors le problème est résolu. Maintenant si ça vous embête pas je vais aller dormir, parce que j'ai volé toute la journée et que j'aimerais me reposer, histoire d'être frai et dispo pour la reprise demain.
— C'est incroyable toute l'ironie que votre voix laisse transparaitre.
— N'est-ce pas.
— Je suppose que ce n'est pas encore cette fois ci où vous rendrez votre devoir de potion ?
— En effet. Mais ne le prenez pas pour vous, je n'en ai pas fait un seul de toutes mes vacances. Et comme personne ne semble vouloir me faire de remarques, je ne vais pas me forcer à les faire. Déjà que j'aille en cours ce n'est pas rien pour moi.
— Tant que vous êtes présents à mes cours et que vous n'atteignez pas le niveau de Londubat, je ne peux rien vous reprochez. Et essayez d'être présent en Défense demain : c'est le nouveau professeur, et il hait la théorie et est un très bon praticien. Vous devriez bien vous entendre.
Il reposa sa tasse sur la table devant lui et se leva.
— Nous nous verrons demain Harry. Essayez de dormir, et si vous finissez par accepter de prendre une potion de sommeil sans rêves, venez me voir.
— Bonne soirée Professeur.
— A vous aussi Harry.
Il se laissa à nouveau tomber sur le canapé. Il était tellement confortable, et ses muscles endoloris eurent raison de lui, et il s'endormit dessus.
J'espère que le chapitre vous a plu n'hésitez pas à me laisser votre avis et on se retrouve dans 2 semaines !
Marysol xx
