Hello ! Je remercie tous ceux qui m'ont ajouter dans leurs favoris, qui suivent cette fiction et qui ont laissé un commentaire. ça me touche énormément ! J'espère que mon histoire vous plaira encore. Les trois chapitres mettent un peu en place l'histoire (qui est bien différente de la série). Les choses "sérieuses" commencent dans le chapitre 4 (va falloir patienter un peu :p )

Merci à Séverine d'avoir pris de son temps pour corriger mon chapitre ! (si je ne donne pas de date ou seulement approximativement, c'est parce que je lui laisse le temps qui lui faut pour corriger, c'est déjà super cool de sa part !)

Donc voilà le chapitre que Neko demandait, merci aussi pour ton commentaire ^^


Chapitre 2 : Brother My Brother – BuoS

Thème : Taxus, il représente le chagrin, la tristesse, l'affliction.

Je ne savais pas quoi penser. Aujourd'hui, il se passait vraiment des choses... Étonnantes ? Devant le rideau blanc qui entourait mon lit se trouvait Tweek Tweak. Concrètement, je n'avais rien contre lui, même s'il faisait partit du groupe qui m'avait « attaqué », il n'avait rien fait et j'avais moi-même quelque chose à me reprocher par rapport à lorsque nous étions plus jeunes.

En effet, pendant un petit moment, il avait fait partie de notre bande pour remplacer Kenny qui était soi-disant mort. Pendant cette période, de ce que je me souviens, nous n'avions pas été des plus tendres avec lui. Surtout Cartman à vrai dire, mais Stan et moi n'avions pas fait grand-chose pour le défendre face à ça. Je m'en étais toujours un peu voulu de ne pas l'avoir défendu et d'avoir été aussi égoïste. Je pouvais me défendre en disant que j'étais jeune, mais je savais très bien que j'étais juste quelqu'un de peu fréquentable à l'époque. Je ne sais pas si j'ai changé depuis, mais je n'étais certainement plus le même.

Tweek se tortillait nerveusement les doigts, au point que je crus qu'il allait se faire mal. Il était plus pâle que tout à l'heure et semblait vraiment préoccupé. Il fit un pas. Doucement. Comme si mon lit allait le manger. Puis recula vivement, l'air soudainement effrayé.

« Tweek ? Ça va ? »

« Tu me demandes si ça va ? » Bafouilla-t-il, visiblement choqué par ma question.

« Et bien... Oui ? Tu n'as pas l'air bien et tu sembles effrayé ? Il s'est passé quelque chose ? »

« T.. Tu dois me haïr »

« Hein ? »

« J'ai laissé Clyde te frapper sans rien faire. » Il regardait partout, visiblement ses nerfs n'allaient pas tarder à lâcher.

« Ah oui ça, ce n'est pas grave, tu n'as rien fait. » Je lui souris gentiment.

« Tu es sérieux ? » Il semblait incrédule. Était-ce si bizarre pour moi de ne pas lui en vouloir ?

« Oui, je suis sérieux. »

Il s'approcha alors timidement de moi et s'assit sur la chaise qu'occupait précédemment Kenny. Il se tortillait toujours les doigts, mais un peu moins fort et se faisait sans doute beaucoup moins mal.

« C..Comment vas-tu ? » Me demanda-t-il d'un ton hésitant.

« J'ai connu pire, je pense... »

« Clyde a vraiment pété un câble... »

« J'ai vu ça, j'ai remarqué que depuis quelque temps, il était plus violent qu'avant, je me trompe ? »

« En réalité... Clyde a toujours été violent. » Ce que m'annonçait Tweek m'étonnait un peu, mais il le connaissait plus que moi. « Il avait juste l'habitude de se défouler en faisant du sport. »

« Et il n'en fait plus ? »

« Si, si... Mais depuis un certain événement, ça a empiré. » Il détournait le regard et observait avec attention ses doigts de pied.

« Un événement ? » Il sembla s'affoler violemment. « Tu n'es pas obligé d'en parler si tu ne veux pas hein. » J'essayai de le calmer, ce qui sembla faire effet.

« Tu es trop gentil. » Dit-il au bout de quelque seconde. « Tu ne devrais pas. Tu te fais du mal. » Il avait dit tout ça sur un ton assez affirmatif, il semblait sûr de ce qu'il disait et me regardait à présent sérieusement. Je le regardai surpris, mes yeux clignotants.

« Hein ? »

Il soupira.

« Si Craig a décidé de venir te faire chier aujourd'hui, c'est parce qu'il savait que tu ne dirais même pas à Cartman que nous t'avions fait ça. J'étais contre, mais je n'ai pas beaucoup d'autorité sur le groupe. Habituellement, Tokken me soutient, mais aujourd'hui, il était sur le terrain de sport. »

« Je ne comprends pas, tu me conseilles de le dire à Cartman ? »

« Je n'ai pas dit ça... » Il sembla mal à l'aise. « Mais tu ne devrais pas t'isoler comme ça. »

« Je ne m'isole pas ! »

« Bien sûr que si. Ça fait un moment que c'est le cas. Et Craig l'a visiblement bien remarqué. Tu devrais te méfier.. »

« Tweek... Pourquoi tu me dis ça ? »

« Parce que je t'aime bien. » Il avait dit ça comme si c'était l'évidence même.

« Tu m'aimes bien ? » Demandais-je, n'en croyant pas mon ouïe.

« Ben ouais, t'es cool comme type. Dans la bande que vous formez ou plutôt formiez, t'es le plus sain d'esprit. Cartman n'est clairement pas comme toi, vous êtes opposé. Kenny a une mentalité un peu bizarre, il n'hésite pas à tomber dans l'illégalité et avant que tu dises quoi que ce soit, c'est vrai qu'il n'a pas eu une vie facile, mais pour moi, c'est important. Et Stan... Je n'ai rien contre lui, même si je n'aime pas sa façon de se comporter en ce moment. » Il balançait son corps de droite à gauche tout en disant ça. « Toi, tu es normal, et même sympa, donc je t'aime bien. »

Je n'avais pas grand-chose à redire ou à demander, son argumentation étant assez complète et plutôt bien justifiée, je ne voyais pas ce que je pouvais redire dessus. J'étais néanmoins assez touché par ce qu'il venait de dire. Dernièrement, mon estime de moi s'étant considérablement ramassée, ça ne faisait pas de mal d'entendre quelqu'un dire qu'il nous appréciait. Il y avait au fond de moi, quelque chose qui était content d'être plus apprécié que Stan. Habituellement, les gens qui venaient me parler, à part mes amis d'enfance, étaient des amis de Stan ou des personnes qui cherchaient les faveurs de mon meilleur ami.

« Merci beaucoup.» Dis-je timidement, mal à l'aise.

Il m'avait répondu par un simple sourire.

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Plus le temps passait, plus je discutais avec Tweek, plus je me rendis compte que cela faisait longtemps que je n'avais pas réellement parlé à quelqu'un de mon âge. Bien sûr, il y avait Kenny, mais il était toujours le même et avait toujours plus ou moins les mêmes sujets de conversation qui n'étaient généralement pas très élevés intellectuellement parlant. Je ne reprochais rien à Kenny, je l'adorais comme il était. Mais parler de sujets plus sérieux était une des choses que j'appréciais le plus. J'aimais mettre en avant mes opinions et mes connaissances dans une conversation argumentée.

Tweek était quelqu'un de cultivé, plus que ce que j'avais imaginé. Je ne sais plus trop comment, mais au fil de la conversation, nous en étions venus à parler politique et économie. Ce n'était pas vraiment un sujet de conversation que je maîtrisais, mais Tweek en parlait avec tant d'enthousiasme que la conversation était réellement captivante. Lorsque la dernière sonnerie des cours nous indiqua qu'il était temps de rentrer, je me rendis compte que je n'avais pas vu le temps passé et que je n'avais plus fait attention à mes blessures. Honnêtement, je me sentais mieux, mais je n'eus pas le courage, sans doute à cause de mon orgueil, de le remercier.

Alors que nous allions passer le pas de la porte, il me demanda de lui passer mon numéro de téléphone. À vrai dire, j'étais assez surpris, je pensais qu'après cette après-midi, nous allions retourner dans nos « camps » respectifs et oublier cet événement. Mais Tweek ne semblait pas d'accord avec cela. Il me demanda même si je voulais déjeuner avec lui jeudi. Bien sûr, sans même y réfléchir à deux fois, j'acceptai. Il rajouta même « ne t'inquiète pas, ni Craig, ni Clyde ne mangeront avec nous. » Ce qui me rassura. J'avais l'impression de pouvoir faire confiance à quelqu'un. Ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti ce sentiment.

Je me séparai de Tweek en sortant du lycée, il partait dans une direction radicalement opposée. J'allais mettre mes écouteurs quand une main se posa sur mon épaule. Surpris, je me retournai vivement et croisai le regard de mon meilleur ami.

« S..Stan ? »

Il me fixait silencieusement et cela me fit frissonner. Il avait sérieusement l'air de m'en vouloir. Avait-il remarqué que je n'étais pas venu à son match ? Sans doute. Je ne voulais surtout pas me fâcher avec lui, c'est pourquoi je pris timidement la parole.

« J..Je suis désolé de ne pas avoir été là pour le match ! »

Il retira sa main, visiblement il ne s'attendait pas à ce que je venais de lui dire. Il fronça les sourcils et sembla agacé.

« T'es vraiment stupide, tu sais ? »

Son ton était agressif, par conséquent, je ne pu m'empêcher de me tendre.

« Q..Quoi ? »

Mais il ne répondit pas et tourna les talons, me laissant là, seul. Je n'avais pas vraiment tout compris là ? Je veux bien qu'il m'en veuille de ne pas avoir été présent. Mais en quoi étais-je idiot ? Pourquoi ne me disait-il pas simplement que j'aurais dû être là. N'avait-il pas envie de me pardonner ? Mon estomac se tordit violemment et j'eus envie de vomir.

Je rentrai chez moi assez rapidement, je ne voulais plus tomber sur qui que ce soit et je montai directement dans ma chambre sans même répondre à ma mère qui me demandait ce que je voulais manger. Je me mis directement au lit et me repliai sur moi, ignorant mon portable qui sonna plusieurs fois ou mon frère qui voulait que je l'aide pour les devoirs. Je finis par m'endormir, espérant que le monde autour de moi disparaisse.

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Je fis un cauchemar.

Je m'y attendais, ça m'arrivait à chaque fois que je m'endormais en étant mal. Je m'attendais aussi à me sentir toujours aussi mal malgré le temps qui était passé. J'avais la tête qui tournait légèrement lorsque je me redressai et regardai mon portable. Il y avait quatorze messages non lus et sept appels manqués. Je n'eus pas tellement de surprises à savoir de qui venaient les appelles et les messages. J'avais vaguement espéré qu'il y en ait un de Stan, mais non. Les messages provenaient en majeure partie de Cartman et Butters et les appels de Kenny. Il faut dire que j'étais parti du lycée sans prévenir personne, occupé à parler avec Tweek.

Je n'avais pas spécialement envie de parler avec eux. Je m'enroulai dans la couverture, espérant pouvoir y rester des heures, des jours, des années. Mais ces prières eurent vite fait d'être balayées par l'entrée fracassante de quelqu'un dans ma chambre. Je savais très bien que c'était mon frère qui venait me parler de sa nouvelle petite amie. Il faisait toujours ça le samedi matin pour une raison obscure. Mais grâce à cela, je savais qu'il était à peu près dix heures du matin et que mes parents étaient partis chez mes grands-parents. Pourtant, je ne fis même pas l'effort de sortir ma tête pour le regarder. J'espérais qu'il comprenne le message, même si c'était peu probable qu'il abandonne aussi facilement.

« Kyle ! »

La subtilité n'était pas un point fort chez mon frère, il venait littéralement de m'exploser les oreilles et le ventre vu qu'il s'était, a priori, élancé sur moi sans gène, ni retenue.

« Putain Ike » grognais-je difficilement, tentant de me dégager de son emprise.

« Maiiiis, ma vie est fichue ! Elle ne m'aime paaas ! » Chouina pitoyablement l'être qu'était mon petit frère.

« Ne dis pas n'importe quoi, tu vivais très bien avant de l'aimer, tu vivras toujours aussi bien sans son amour. » J'étais peut-être un peu dur, mais j'avais du mal à supporter le fait qu'il me réveille pour si peu.

« Kyyyyle, il faut que tu m'aides ! » Voilà qu'il me secouait comme un prunier, comme si je n'avais pas d'os et que je n'étais qu'une peluche sur laquelle il passait ses nerfs.

« Moi ? T'aider ? Que veux-tu que je fasse ? J'comprends rien aux filles. » La seule et unique fille avec laquelle j'avais eu une relation m'avait presque dégoûté d'être en couple.

« Ne pas comprendre Bebe montre juste que tu es sain d'esprit. » Ricana mon petit frère.

Il retira brutalement ma couverture, celle-ci tombant piteusement par terre et je me recroquevillai, cherchant à me réchauffer. Il fronça les sourcils et pris un air supérieur qui lui était propre quand il allait faire quelque chose qui allait me déplaire. Je n'aimais pas cet air, la dernière fois, c'est à cause de ça que Stan a su que j'avais un album photo de garçon nu. Je m'étais pitoyablement justifié en disant que c'était un cadeau de Cartman pour m'ennuyer. Mon meilleur ami ne s'était pas posé plus de questions. Je m'étais demandé s'il s'y intéressait vraiment, il avait eu l'air tellement indifférent. Mais je commençais à m'y habituer, ça faisait quelque temps qu'il agissait ainsi avec moi et je dois avouer que cela me prenait la tête. Avais-je fais quelque chose de mal ?

Je finis par me relever, histoire de faire comprendre à Ike que me tordre le bras n'était pas la meilleure manière de me réveiller, ni de rester en vie et m'étirai doucement. À vrai dire, j'avais dormi plus que d'habitude et malgré le sommeil un peu agité que j'avais eu, j'avais néanmoins repris quelques forces. Je regardai l'heure et me dirigeai vers mon armoire, devant bien évidemment m'habiller pour ne pas que ma mère me prenne la tête, ça n'était pas vraiment le moment. Ike était juste derrière moi, absolument pas gêné d'être présent quand je m'habillais. Il me racontait en détail ce qui s'était passé avec sa petite amie, mais je n'écoutais pas vraiment.

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La journée se passa tranquillement, comme tous les samedis à vrai dire. Je jetais de temps en temps des coups d'œil à mon téléphone qui s'éclairait parfois, signe que l'on cherchait à me joindre. Plus le temps passait, plus les appels manqués se cumulaient, plus j'appréhendais le fait de devoir à un moment ou un autre y répondre. Je savais quand même que certains appels n'étaient pas si importants. Ce soir, il y avait la fête pour la fin de la journée sportive. Je pense que les élèves cherchent juste un prétexte pour faire la fête tous les mois, car il n'y avait rien de spécial dans cette journée sportive.

Kenny était souvent invité à cette fête. À ma grande surprise, il avait gardé contact avec pas mal de monde après avoir arrêté les cours. Je n'étais pas égoïste au point de penser qu'il ne parlait qu'à moi, mais il n'avait jamais été tellement bavard et je ne l'avais pas tellement vu traîner avec d'autres personnes que nous. Mon ami cherchait toujours à me faire venir à ces fêtes, même s'il n'y arrivait presque jamais. Il disait qu'elles pourraient me remonter le moral et me faire rencontrer du monde. Mais je n'aimais pas ça et si je disais que je ne voulais pas y aller, ce n'était pas lui qui me ferait changer d'avis.

Je savais aussi que certains SMS étaient de Butters, il était toujours très inquiet pour tout le monde et prenait régulièrement des nouvelles, même si ces personnes n'étaient pas gentilles avec lui. C'était une des raisons qui faisait que j'appréciais énormément le blondinet. Il n'était pas égoïste et n'était pas ami avec toi parce que tu pouvais lui apporter quelque chose. Je me dis alors que peut être, j'allais accepter de participer à son club étrange, histoire d'avoir quelque chose à faire autre qu'écrire dans mon carnet.

En parlant de celui-ci, je n'avais pas écrit quoi que ce soit depuis hier malgré tout ce qui s'était passé. Il était vrai que tout, c'était enchaîné très rapidement et que je n'avais pas pu prendre le temps d'écrire n'ayant pas très envie de bouger lorsque j'étais allongé à l'infirmerie. Je me dirigeai vers le sac alors que Ike hurlait que sa chère et tendre lui avait répondu. Je me surpris à sourire en entendant mon frère si heureux. Ça me faisait toujours chaud au cœur de le voir si réjoui et j'espérais qu'elle n'allait pas lui briser le cœur trop vite.

Je commençai à chercher dans mon sac, mais rapidement, je me rendis compte que quelque chose clochait. Premièrement, la poche où je mettais habituellement mes carnets, était grande ouverte. Bon, il était possible que j'ai oublié de la fermer lorsque j'étais parti un peu précipitamment hier. Deuxièmement, mon carnet n'était pas dans la poche. Mon cœur se mit à battre plus fort.

Avec une certaine hâte, je me mis à chercher un peu partout où j'aurais pu ranger mon carnet. Qui sait, dans la précipitation, j'avais pu le glisser dans une autre poche de mon sac. Mais plus je cherchais, plus mon appréhension se solidifiait. Il n'y avait rien. Je finis même pas retourner mon sac par terre. Mon trieur si joliment classé se vida de son contenu sur le sol, mais je m'en fichais pas mal. N'ayant rien trouvé, je me rendis rapidement dans le salon pour récupérer mon manteau, mais ce fut après l'avoir pris que je me souvins qu'il n'avait pas de poche. Je me sentis assez stupide.

Alors que mon petit cœur battait la chamade, j'envisageai de retournai au lycée pour le chercher là bas dans les moindres recoins, mais la grille était fermée et j'étais loin d'être le premier en sport pour ce qui était de l'escalade. Mon regard se glissa alors sur Ike qui mangeait une glace l'air heureux, comme s'il avait atteint le nirvana.

« Ike, t'aurais pas trouvé un de mes carnets ? »

Son regard se posa sur moi, comme s'il était pris en flagrant délit (je sais plus comment on dit). Je fronçai les sourcils.

« J..J'ai rien fait ! »

Je me précipitai sur lui.

« Rends-le-moi connard ! »

Il se leva précipitamment et nous commençâmes à tourner autour de la table, lui pour me fuir, moi pour l'attraper.
« T..Tu te mets encore à insulter ! Si maman l'entend elle va reconsidérer ton entrée dans une école plus stricte. »

« Maman n'est pas là ! Ne joue pas avec ça, qu'est-ce qu'elle dirait si elle apprenait que tu prends en photo des filles sans leur demander la permission. »

« J'ai le droit de prendre des photos ! »

« Pas lorsqu'elles sont sous la douche ! Rends-moi mon carnet maintenant. »

Mais il m'échappa de peu et s'enfuit jusque dans sa chambre. J'arrivai à l'empêcher de fermer la porte et m'introduis dans le capharnaüm qu'était sa pièce. Ça puait en plus. Il se jeta sur un petit carnet qui trônait sur son oreiller. Mes soucis lui faisaient office de bouquin du soir ? Mon frère a nettement plus de problèmes que moi. Je lui sautai dessus et après lui avoir retourné le bras, je récupérai mon bien.

Pourtant, le soulagement ne fut pas au rendez-vous. Je me rendis vite compte que ce qu'il m'avait pris n'était pas ce que je cherchais. Il faut savoir que mes carnets n'étaient pas bien épais, c'était plus pratique à transporter. J'avais commencé cette méthode d'apaisement depuis maintenant trois ans. Un carnet durait trois mois. J'avais ainsi une sacrée collection de carnet où toutes mes pensées y étaient confiées. Ce carnet datait de la même date, seulement l'année n'était pas la bonne. Honnêtement, si j'avais été une fille(1), je serais sans doute tombé dans les pommes à cause du trop-plein d'émotions.

Ike était suspendu en l'air, attaché par les pieds. Ça faisait à peu près dix minutes qu'il était ainsi et cinq qu'il avait arrêté de hurler. Pour être franc, South Park n'était pas un lieu où la sécurité régnait et où les voisins étaient prévenants et inquiets pour autrui. Mes voisins, de droite, de gauche, et même ceux de devant, avaient dû nous entendre. Pourtant, ils n'avaient absolument pas réagi. Miss Thomson qui bronzait tous les jours bien en face de la fenêtre de Ike, pour son plus grand plaisir, n'avait même pas bougé d'un pouce. Les autres avaient dû être soulagés que les cris stridents de mon petit frère s'arrêtent et les laissent en paix.

« Tu devrais peut-être appeler Butters ? Vu que c'est lui qui a transporté tes affaires à l'infirmerie non ? »

N'ayant pas d'idées pour retrouver mon carnet et manquant la crise d'angoisse, mon frère n'ayant rien d'autre à faire vu son état actuel et espérant sans doute que j'ai pitié de lui s'il m'aidait, cherchait des solutions à mon problème. Chose qui m'était utile étant donné que j'avais du mal à réfléchir correctement lorsqu'une situation me faisait paniquer. Je n'avais pas envie d'appeler Butters, mais il était vrai que c'était une des rares solutions potables.

« Je reviens, je vais passer quelques coups de fil. »

« Et tu me détaches après ? »

Il me fit un grand sourire, mais étant à l'envers, ce fut tout le contraire et l'impact qu'avait sa grimace faciale sur moi fut moindre.

« On verra ~ »

Il fallait qu'il comprenne et ne refasse plus jamais ça, sans avoir besoin d'en parler à nos parents. Je retournai dans ma chambre et appelai Butters. Après beaucoup d'excuse pour pas avoir donné de nouvelle et quelques sanglots du blond qui s'en faisait beaucoup trop, je lui demandai pour mon problème. Mais il me dit qu'il n'avait rien trouvé et je lui faisais confiance. De plus s'il m'avait menti, je l'aurais su, il se mettait toujours à parler bizarrement dans ces moments-là.

Butters m'avait passé le numéro d'un des élèves chargés de récupérer les objets perdus. J'avais remarqué, un soir où j'étais resté plus tard, qu'ils étaient particulièrement attentifs avec cela. Mais malheureusement, ils n'avaient rien trouvé. Il m'avait même dit qu'ils avaient cherché vers les bancs, dans les couloirs, vers les casiers et à l'infirmerie. Je ne voyais pas du tout où mon carnet aurait pu être perdu.

Fallait-il que je me rende à l'évidence et comprenne que quelqu'un m'avait pris mon précieux carnet ? Mais qui ? Et pourquoi ?


Voilà ! Alors, qu'en pensez vous ? Un petit commentaire est toujours le bienvenue !

Le chapitre 3 sera plus long, un peu différent et mettra plus de temps à arriver car j'ai jusqu'à dimanche soir pour rendre un dossier sur l'anorexie. Il doit faire 10 pages (word) minimum (là j'en suis à 6 et je m'embrouille dans la biologie xx ) donc j'ai pas tellement pu prendre de temps pour rédiger autre chose.

Bye ~