Disclamer : Harry Potter appartient à J.K Rowling, Harry Potter ne m'appartient pas, donc, je ne suis pas J.K Rowling. Cette fiction est centrée sur un pairing homosexuel. Si vous n'aimez pas, ne lisez pas.

Résumé : Une prophétie. Traversez le Voile pour retrouver Sirius. Un scintillement qui refuse de disparaître. Potter la marionette n'existe plus.


Ceci est une traduction de ma fiction du même nom qui est en anglais. La fiction originale est en anglais et ce n'est qu'une transposition en français donc rien de nouveau. Si mon style peut paraître différent par rapport à mes autres travaux c'est parce que j'essaie de rester le plus fidèle possible à l'anglais.

J'ai gardé les noms anglais des personnages simplement parce que je n'aime pas leur traduction française :

Prongs : Cornedrue | Moony : Lunard | Padfoot : Patmol | Wormtail : Queudver | Poppy Pomfrey : Pompom Pomfresh Draco Malfoy : Drago Malefoy | Severus Snape : Severus Rogue


Pétille, pétille, tant que tu peux

CHAPITRE 2 : Danse avec le loup.

Il courrait comme il n'avait jamais couru auparavant. L'herbe défilait sous son corps à la vitesse de l'éclair. Il pouvait sentir la douleur s'installer dans ses muscles mais l'adrénaline prit rapidement le dessus. Il ne savait pas comment ils avaient pu en arriver là. Quelques minutes plus tôt, à peine, ils jouaient joyeusement avec Moony dans la Forêt Interdite lorsque le loup s'était figé avant de renifler l'air et de s'enfuir au galop. Ça n'était jamais arrivé avant. Bien sûr, ce n'était pas la première fois qu'un élève enfreignait le couvre-feu mais jamais auparavant ils n'avaient pas été capables de contenir leur ami. Normalement, Rémus s'arrêterait pour remarquer l'odeur avant de continuer à jouer. Sirius n'aurait jamais pensé que cette fois aurait pu être différente. Et maintenant il devait courir. Il pouvait entendre Prongs courir à ses côtés et supposa que Wormtail devait être sur son dos. Il n'avait pas le nez de Moony mais il pouvait le sentir à présent. L'odeur étrangère. Elle était nouvelle quoique familière, peut-être quelqu'un qu'il avait croisé dans les couloirs et dont il avait inconsciemment mémorisé l'odeur. Il pouvait également sentir Moony. Les deux odeurs étaient proches. Trop proches.

Harry se figea. La prophétie avait dit qu'il ne mourrait pas en traversant le Voile mais comme d'habitude, le destin se foutait de lui et un loup-garou l'attendait de l'autre côté. Ce fut un grognement qui le sortit de ses pensées. Il reporta son attention sur le loup-garou, se giflant mentalement pour s'être laissé distraire. Le loup semblait en colère mais pas contre lui. Il reniflait l'air comme cherchant quelque chose. Les yeux de la créature n'étaient pas sur lui, ils scrutaient les alentours avec une lueur d'intelligence surprenante. Harry n'était pas effrayé et c'est ce qu'il l'effrayait le plus. Le loup avait beau avoir l'air familier et plutôt protecteur, ça ne voulait pas dire qu'il n'en était pas moins dangereux. Sa main alla doucement à sa poche pour attraper sa baguette. La baguette de sureau. Dumbledore avait été stupide. Il s'était laissé désarmé par Draco Malfoy en sixième année et à aucun moment il n'avait pensé à regagner son allégeance. L'homme, comme beaucoup d'autres, pensait que seul la mort du propriétaire de la baguette en changeait sa loyauté. Il avait tout faux et lorsque Harry avait désarmé le blond lors de sa petite visite à son manoir, la baguette avait changé d'allégeance une nouvelle fois. Pendant la bataille de Poudlard, elle était simplement apparue dans ses mains, prête à être utilisée par son vrai naître. Et il avait eu les trois reliques. Ce n'était pas une surprise que Dumbledore ait réussi à survivre sans sa baguette, le vieux sénile n'avait même pas pris part à la bataille. Bien sûr, le joueur ne risque jamais sa vie sur l'échiquier. Il avait été mis en lui sûr, clamant qu'il était trop vieux, avec l'ancien ministre Cornelius Fudge. Son âge. Minerva McGonagall s'était battue malgré son âge et même des quatrième-année avaient participé. Non ça n'avait rien à voir avec l'âge, l'homme était juste un lâche qui s'attendait à ce que tout le monde acclame le "Leader de la Lumière" pour ses talents de stratège. Seulement ça ne s'était pas passé comme prévu. Beaucoup de gens lui avaient reproché sa dérobade alors qu'il avait été le premier à blamer ceux qui ne participaient pas à l'effort de guerre. Et Cornelius Fudge, lui et Dumbledore devaient être les meilleurs amis-ennemis du monde. À comploter tous les deux pour gagner le pouvoir tout en se méfiant chacun de l'ambition l'un de l'autre et de celle de Harry. L'adolescent n'avait aucun désir de pouvoir mais la nature propre des deux hommes leur empêchait de concevoir que ce soit possible. Harry resserra sa prise sur sa baguette. Il ne se laisserait pas tuer parce qu'il avait baissé sa garde sous prétexte que le loup-garou "avait l'air gentil". Il s'apprêtait à tenter une échappée lorsqu'il entendit des bruits de course dans sa direction. Quelqu'un ou quelque chose venait vers lui, et ça venait vite. Pire encore, ils courraient droit sur un loup-garou. Ce dernier avait relevé la tête pour renifler l'air et s'était placé devant Harry comme s'il essayait de le protéger de quiconque approchait. Le brun ne pouvait que fixer le dos du loup, ahuri. Ce n'était pas un comportement normal. Les loup-garous ne protégeaient que les membres de leur meute. Et il n'avait jamais rencontré ce loup donc il ne pouvait pas en faire partie. Le seul lycanthrope qu'il connaissait c'était…"non, c'est impossible," il pensa "il est mort, ça ne peut pas être lui". Rémus était mort lors de la bataille de Poudlard aux côtés de sa femme, laissant son fils sous la garde de sa belle-mère. Harry avait été blessé de ne pas avoir obtenu la garde sous prétexte de son jeune âge mais Andromeda lui avait promis qu'il pourrait voir son filleul quand il voulait. Le loup-garou gronda, faisant sursauter l'adolescent, mais encore une fois, ça n'était pas dirigé contre lui. Il tenta de voir ce qui se passait mais son protecteur bloquait totalement la vue. Un aboiement déchira la nuit et Harry se figea. Un grognement s'échappa du loup avant de disparaître rapidement. Apparemment qui ou quoi que ce soit, ça ne représentait pas une menace aux yeux de la créature. Cette dernière finit finalement par bouger une fois avoir estimé que son humain était en sécurité et Harry ne put que fixer les individus face à lui sous le choc. Un cerf et un chien le fixaient en retour. "C'est pas possible, impossible, c'est impossible" il continua de se répéter mentalement. Bientôt il réalisa ce qui était en train de se passer et le choc prit le dessus. Sa vision se brouilla avant qu'il soit engloutit par l'obscurité et qu'il s'évanouisse.

Sirius ne put que regarder, impuissant, le garçon tomber au sol. Il n'avait pu que l'apercevoir que brièvement mais il pouvait dire qu'il ne l'avait jamais vu avant. Il leva prudemment son regard vers Rémus, qui avait recommencé à grogner, les jugeant responsables de la situation du garçon. Le loup donna un coup de museau à la main du sorcier et gémit. L'animagus fixa son ami sous le choc. Jamais Rémus n'avait agi comme ça avec personne. C'était la raison pour laquelle ils se transformaient tous pour soutenir leur ami. Même s'ils étaient les amis du loup-garou, une fois la lune levée, ça n'avait plus d'importance. Sous l'influence de l'astre, le jeune homme n'était plus qu'une bête sanguinaire. Il aimait à penser qu'une part du loup les reconnaissait mais c'était très peu probable. Si ils décidaient de reprendre apparence humaine, ils seraient attaqués sur le champ. Mais pour une raison qui lui était inconnue, cet humain en particulier était sous la protection de son ami. Quand ils, ses amis depuis six ans maintenant, n'étaient toujours pas acceptés dans leur forme humaine. C'était ahurissant de voir leur ami agir de cette façon. Il leur avait grogné dessus ! Le chien jeta un regard au cerf et pu le voir pris dans ses pensées, du jamais vu chez les cervidés en temps normal. Rémus essayait toujours d'obtenir une réaction de l'adolescent, faisant bouclier de son corps. Padfoot prit quelques pas prudents vers lui, s'arrêtant pour laisser le temps au loup de réagir. Quand aucun grognement ne se fit entendre, il réduit la distance entre eux et donna un coup de museau au bras du loup-garou. Il jeta un oeil au garçon sur le sol et sa respiration se coinça dans sa gorge. S'il ne pouvait pas voir son ami à bois à quelques mètres de lui, il aurait juré que c'était James. Il y avait quelques différences pour qui ça intéressait de chercher mais il aurait très bien pu être pris pour James par quelqu'un qui ne connaissait pas aussi bien le garçon que Sirius. L'animagus jeta un regard suppliant à Moony, essayant de lui faire comprendre qu'il voulait simplement aider. Il fut surpris lorsqu'il vit un éclair de compréhension traverser les yeux ambres et encore plus lorsque le loup recula de plusieurs mètres. Maintenant que son ami ne bavait plus sur son épaule, Sirius pouvait agir. Il sentit son Gryffondor intérieur se réveiller et il prit une grande inspiration ainsi que la décision la plus stupide qu'il n'ait jamais prise. Il se transforma. Il regarda le loup, attendant une réaction, mais rien ne vint. Il n'avait pas bougé, il se contentait de le fixer curieusement, la tête penchée sur le côté. Ne quittant jamais le loup du regard, il s'accroupit doucement. Doucement, il tendit un bras vers le brun et fut soulagé lorsque Moony le laissa faire. Il tira le jeune homme vers lui et le prit dans ses bras, ses yeux toujours dans ceux du loup avant de se relever, les genoux tremblant sous le poids additionnel.

-Prongs, j'apprécierais énormément si tu pouvais garder Moony occupé pendant que je retourne au chateau. Je ne suis pas vraiment d'humeur à tourner le dos à un loup-garou sur-protecteur ou à courir pour tout te dire, Sirius articula lentement, mais fermement.

Il vit du coin de l'oeil son ami hocher des bois avant de s'approcher doucement du loup qui ne réagit pas, les yeux toujours fixés sur son louveteau. Quand l'animagus jugea que James était en mesure de bloquer les attaques de la créature, il prit quelques pas en arrière. Son ami ne sembla pas en prendre rigueur, il aurait même jurer qu'il avait l'air reconnaissant. Convaincu qu'il ne ferait rien pour l'empêcher de partir avec le garçon, Sirius lui tourna le dos et marcha calmement jusqu'au château. Il grimaça en réalisant que l'adolescent dans ses bras devait aller à l'infirmerie et qu'il devrait donc trouver une explication pour avoir quitter son dortoir après le couvre-feu.

Finalement, après avoir gravis un nombre ridicule d'escalier et avoir réveillé tous les muscles de son corps, il était arrivé. Il s'arrêta devant la double-porte, tentant de rassembler son courage, lorsqu'à sa surprise, elle s'ouvrit en fracas. Poppy Pomfrey en émergea, l'air alerte. Il arqua un sourcil inquisiteur et elle renifla avant de répondre sèchement à sa question.

-Certaines personnes ne sont pas en état d'arriver jusque là et d'autres ont besoin que la décision d'entrer soit prise pour eux, Mr. Black.

Sirius hocha la tête, peu sûr de ce qu'il devait répondre. Il fixa bêtement l'infirmière pendant plusieurs secondes avant de sortir de sa transe.

-Et bien, Mr. Black, pourrais-je examiner mon patient maintenant ? demanda-t-elle brusquement.

-Hein ? Oh… euh oui, d-désolé, bégaya-t-il. Je l'ai trouvé près du lac, je n'ai aucune idée de qui c'est et je ne suis même pas sûr qu'il soit élève ici. Je crois qu'il s'est juste évanoui par contre, ajouta-il rapidement.

Elle huma pour toute réponse et le pressa d'aller déposer son patient sur l'un des nombreux lits vides.

-Et qu'est-ce que vous faisiez dehors à une heure pareille quand vous l'avez trouvé ?

Il savait qu'il ne pourrait pas s'en sortir avec une excuse bidon et décida de jouer le rôle du parfait adolescent stupide qu'il était censé être.

-Je me promenais, je n'arrivais pas à dormir. Au début je faisais les cent pas dans les dortoirs mais James m'a menacé de me jeter un sort si j'arrêtais pas. Je préfèrerai avoir une retenu plutôt que de me retrouver du mauvais côté de la baguette de James Potter, répondit-il, feignant de regretter.

Les meilleurs mensonges sont ceux qui utilisent la vérité. Faire les cent pas dans les dortoirs n'était pas rare pour lui et il était sincère en disant qu'il ne voulait pas se retrouver dans les mauvaises graces de son ami. Elle hocha la tête, semblant comprendre et il lui lança un sourire brillant auquel elle répondit avec un regard sévère.

-Ne pensez pas vous en sortir aussi facilement Mr. Black. Votre directrice de maison sera mise au courant, je vous pensais plus intelligent que ça.

Le sourire de Sirius disparut. Ses actions chevaleresques ne seraient pas récompensés même dans l'honorable maison de Godric Gryffondor. Il était tout de même content qu'elle ne l'ait pas envoyé se coucher. Il n'était pas tout à fait prêt à laisser tomber le mystère que représentait le garçon. Il observa silencieusement et presque avec révérence alors que la femme s'était lancée dans une examination magique de son patient. Elle murmurait des sorts incompréhensibles entre ses dents et ses mouvements de baguette étaient complexes et précis. Plusieurs fois, les yeux de l'infirmière s'écarquillèrent alors qu'elle continuait d'ausculter le jeune homme. Sirius était convaincu que ce n'était qu'un évanouissement—qui était après tout la réaction normale à avoir lorsque l'on tombait face à face avec un loup-garou—mais le visage de Poppy lui disait qu'il y avait plus dans cette histoire qu'une simple frayeur. De plus en plus nerveux devant les froncements de sourcils de l'infirmière, l'adolescent de put s'empêcher de poser ses questions.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Y'a un problème plus grave ? Il va aller bien ?

-Mr. Black, je crois qu'il serait mieux pour vous de retourner dans votre dortoir, vous avez encore une chance de dormir un peu avant vos classes. Comme vous n'êtes pas de la famille, je ne peux pas répondre à vos questions concernant sa santé donc il n'y aucune raison pour que vous restiez ici, répondit-elle fermement mais sans méchanceté.

Il ouvrit la bouche pour protester mais la referma rapidement en réalisant avec qui il essayait de négocier. Il se contenta de hocher la tête, de serrer la main du jeune homme avant de prendre congé. Avant qu'il n'atteigne la porte, l'infirmière l'interpella.

-Mr. Black ?

Il s'arrêta avant de se retourner pour lui faire face.

-J'aimerai que vous fassiez attention à lui, quand il ira mieux. Merlin sait ce que ce garçon a traversé mais je peux vous dire que ce n'était pas une partie de plaisir. J'ai pensé qu'il aurait besoin de quelqu'un qui puisse… comprendre, souffla-t-elle, un sourire triste sur les lèvres.

Sirius se figea, stupéfait. Poppy était celle qu'il fallait remercier pour son corps presque exempt de cicatrice. Depuis la première année, c'était elle qui veillait à effacer les reliques de l'amour de sa mère. Elle n'en avait peut-être pas l'air, mais il savait qu'elle tenait à lui. Et il savait qu'elle n'aborderait pas sa vie de famille si ce n'était pas important. Son coeur se serra pour le garçon, caméléon sur le lit blanc d'hôpital. S'il avait vécu ce que lui même avait vécu, il ne pouvait que sympathiser. Voyant qu'elle attendait, il hocha la tête pour toute réponse, un sourire triste bien à lui sur les lèvres.

Une fois dans son lit, il tira ses couettes jusqu'à son nez essayant de trouver une peu de chaleur et de réconfort mais son esprit ne cessait de s'égarer pour retourner au garçon à l'infirmerie.

Qui était-il ? D'où venait-il ? Que lui était-il arrivé ? Et plus important encore, comment cela se faisait-il qu'un loup-garou allait à l'encontre de ses instincts pour le protéger ?

Il ferma les yeux et doucement, ses pensées se muèrent en rêves.


Un commentaire siouplé ? *LÉCHOUILLE BAVEUSE DE SIRIUS*

Publication toutes les deux semaines, le samedi