Hullo, hullo les gens ! :3

Ouais ça fait un moment que j'ai pas écris mais… entre les cours, les amis, la flemme et pleins d'autres choses, et surtout LA GROSSE PANNE D'INSPI! (j'espère que ça passe comme excuse)… J'ai un peu mis de côté l'écriture de fanfic ^^' désolée.

Mais en tout cas, je reviens avec le 2ème chap. « De l'autre côté » (beh oui je crois que vous l'aviez vu). J'espère que ça vous plaira, il y aura probablement moins de références historiques et plus de pure imagination (j'aime moyen faire des recherches réalistes mais bon pour être cohérent… Faut ce qu'il faut).

Sur ce, je vous laisse, à tout à l'heure en fin de chapitre. ^^

Disclaimer : Je l'avais oublié dans le chapitre précédent, mais vous vous doutez bien que je ne suis pas Hima-papa (j'adore ce surnom), et non je ne gagne pas d'argent dessus, non plus.


3 Septembre 1535

Après environ 4 mois de navigation sur l'Océan Atlantique à braver la tempête, la maladie et la fatigue, les marins retrouvaient l'espoir en apercevant la terre à l'horizon. Comme tous ces marins, Francis n'avait pas pu s'empêcher de courir à la proue du navire pour admirer enfin les premières étendues du Nouveau Monde. Le spectacle était tout simplement époustouflant, le soleil matinal éclairait l'eau d'une lueur dorée on aurait juré qu'il s'agissait d'or. Dans cette même eau, passaient près du navire, d'étranges poissons blancs gros comme des dauphins et rond comme des baleines. Dans le ciel, de grands aigles aux têtes blanches se pourchassaient, effectuant un ballet aérien des plus beaux. Mais le plus beau restait tout de même la côte elle-même, De grands arbres aux troncs élancés, même à cette distance on pouvait voir les longues qui fournissaient leur feuillage. Environ un milliers de ces arbres faisaient ainsi face à l'océan depuis leur promontoire, d'immenses falaises abruptes dont le nez pointé vers l'horizon comme pour essayer de l'atteindre. On aurait dit que le monde s'habillait d'un nouveau visage.

Tel un enfant devant un sapin de Noël découvrant ses cadeaux, France, bouche bée, ne ratait aucune miettes de ce spectacle de la Nature. Alors qu'il contemplait le paysage, il sentit une main sur épaule.

-Alors? Comment vous trouvez l'endroit? Ria Jacques Cartier.

-M-magnifique... Répondit Francis encore sous le choc. Je n'ai jamais rien vu de tel... C'est stupéfiant!

-Oui, ça fait toujours cet effet la première fois. J'aime bien comparer ce paysage à une femme qui se revêtirai d'une nouvelle robe. Dit Cartier en regardant l'eau, l'air pensif.

-Vous avez raison! S'écria la nation. D'ailleurs ça me donne une idée. Je vais appeler cet endroit La Terre-Neuve!

-C'est un très joli nom. Fit une voix dans son dos.

En se retournant, France pu voir que son interlocuteur n'était autre que Taignoagny. Il portait des habits semblables à ceux qu'il portait quand il était à la cour, mais dans des tons rouges et oranges.

-Vraiment? Vous trouvez? Ça m'est venu comme ça...

-Enfin c'est un nom bien... de la part d'un étranger. Dit une voix plus grave.

Domagoya se tenait en retrait, regardant Francis de son éternel regard austère. Contrairement au cadet, qui s'était plus ou moins habitué aux vêtements européens, l'aîné lui portait les vêtements traditionnels de sa tribu. Il était méfiant à tout ce que les colons pouvaient proposés, cependant il avait été obligé de se faire à l'idée d'apprendre le français, qu'il avait vite maîtrisé.

-D'ailleurs, si pouviez garder cette terre "neuve"... Je ne voudrais pas la voir salir par des étrangers. Envoya Domagoya à la nation, sans même la regarder.

-Nous n'accostons pas ici, votre terre sera protégée. Intervena Cartier pour essayer de détendre l'atmosphère.

-Ah bon? Se tourna France, un peu inquiet de ne pas pouvoir découvrir ces terres.

-Non nous accosterons un peu plus loin, dans les terres grâce à un fleuve, à Stadacona où nous rencontrerons Donnacona.

Sur ces paroles Cartier et les frères amérindiens laissèrent le blond seul, sur la proue perdu dans ses pensées. Francis était un peu déçu de ne pas visiter un peu plus en profondeur cette terre nouvelle, cette Terre-Neuve. Il réussi tout de même à se remonter le moral, en se disant qu'il avait déjà parcouru un long chemin pour venir ici et que son voyage ne s'arrêtait pas là et pas encore. Il resta là laissant le vent souffler dans ses cheveux blonds, attachés en une queue de cheval, et son long manteau bleu ciel, les yeux dans le vague, rêvant des plus belles découvertes qu'il ferait sur ce Nouveau Monde.


7 Septembre 1535

Après environ une semaine à voguer près des côtes, le navire atteignit Stadacona. On aurait pu s'attendre à un camp indien un peu pauvre, sans adaptation adéquate à l'arrivée de bateaux. Bien au contraire. Des colons étaient restés sur place, lors du premier voyage, et avaient construit des bâtiments d'un style européen. Des chalet en bois se trouvaient en premier plan de vue, des maisons, des scieries, des entrepôts de marchandises et même une petite estrade faisant office de quai. Bien que la vue d'une architecture plus moderne est impressionnant sur ce continent, le camp indien l'était plus encore. Plus éloigné du fleuve que les colons, le campement autochtone se distinguait avec un immense tipi principal dont le haut côtoyait la cime des arbres, entouré de tipis plus petits. Mais le plus incroyable restait tout de même l'entrée, d'immenses troncs larges d'au moins 4 grands gaillards et haut d'au moins 20 mètres, décorés d'animaux totems sculptés et peints.

Tout en descendant de la planche de bois menant à la terre ferme, Francis ne put s'empêcher de regarder, époustouflé, ce mélange architectural et la porte d'entrée du peuple amérindien. Alors que son regard se portait vers les arbres, il ne regardait pas où il marchait et se cogna contre quelqu'un. Le quelqu'un en question s'avérait être une fillette de 13 ans pas plus, transportant un panier de victuaille, elle était apparement un peu pressée. En se percutant au blond, elle renversa son panier dont le contenu se répendit sur le sol.

-Pardon, je ne regardais pas où j'allais je suis désolé. S'excusa Francis en se penchant pour ramasser la nourriture tombée. Laissez moi faire, je vais vous aider.

Cependant la réaction de la jeune fille le surpris énormément, elle se mit à parler très vite dans sa langue natale, paniquée, s'empressa de ramasser les victuailles et de les donner au français. Puis elle recula précipitamment, essayant apparement de se faire pardonner et partit en courant, laissant France ahuri, essayant de comprendre ce qu'il s'était passé. En suivant du regard la direction de la fillette, il remarqua que tout les autochtones le regardaient, d'un air plutôt méfiant et hostile, le même que Domagoya.

À ce moment là, la réalité brutale frappa Francis, une réalité dont il ne s'était pas rendu compte jusqu'à maintenant. Les indiens se méfiaient des colons. Ils avaient l'air, en apparence, de vivre en harmonie avec eux. Mais que ce cachait-il vraiment derrière tout ça? Les visages pâles avaient-ils utilisé la violence envers les indigènes? Ou les indiens se méfiaient tout simplement de leur modernité? Difficile à dire, entre le vrai et le faux, la généralisation et le cas-par-cas, qui s'entremêlent... Ce qui est sûr c'est que la négociation ne serait pas aussi facile que la nation le pensait, d'autant plus qu'il était parti en laissant son roi malade. Espérons qu'il ne s'agit que d'un simple rhume sans importance...

-Francis! Appela Tomagaya, tirant le blond de ses pensées. J'aimerais te présenter le chef de la tribu Stadacona, Donnacona, mon père.

Le français rejoignit son ami qui se trouvait à côté d'un homme de petite taille, tassé par la vieillesse, aux cheveux grisonnants presque blancs. Il portait des vêtements traditionnels très décorés, et une grande coiffe à plume rouges et noires qui lui descendait jusqu'au cuisses. Tomagaya expliqua à son père quelque chose dans sa langue maternelle, que le blond ne comprit pas. Une fois que le jeune homme eut finit de parler, France voulu saluer comme il se doit le chef, c'est à dire en lui serrant la main. Excépté que Francis portait toujours les victuailles de la jeune fille dans les bras, et il ne savait vraiment pas où les mettre. Se retrouvant un peu idiot de ne pas pouvoir serrer la main et d'être encombré avec tout ceci, il demanda de l'aide du regard au chef. Ce dernier comprenant son malaise demanda à son fils aîné, qui était derrière lui, de débarrasser Francis. Une fois soulagé du poids qui lui pesait sur les bras, il tendit la main vers le chef mais le veil homme se retourna sans voir la main tendue du français.

Tomagaya suivit son père, très vite Francis l'imita. Ce dernier les conduisit vers le camp indien, et plus précisément dans le grand tipi central. Cartier les rejoignit sur le chemin au tipi, au moins comme ça Francis ne serait le seul visage pâle dévisagé. Ils entrèrent dans le tipi, ingénieusement éclairé par une ouverture au sommet, des tapis indiens représentant des combats entre les hommes et les animaux occupés l'espace, des vases et autres poteries autochtones étaient rangés soigneusement dans les coins du tipis. Une maison tout à fait normal... sur le Nouveau Continent.

Le chef s'assit près d'un foyer éteint et initima à ses invités de faire de même. Le regard allant de haut en bas et de droite à gauche, la nation française s'assit en face du chef avec Jacques Cartier, quant aux fils du chef ils s'assirent à ses côtés. Donnacona se mit à parler d'une voix grave et calme, bien sûr les deux européens ne comprirent pas un traitre mot de ce qu'il disait mais Tomagaya leur fit la traduction.

-Bienvenue au Kanada, étrangers.

-Kanada? Demanda France. Qu'est ce que c'est?

-Cela signifie "terre". Nous vous souhaitons la bienvenue sur notre terre.

-Oh... je vois...

-Par ailleurs, heureux de vous revoir M. Cartier.

-Moi de même, respectable Donnacona. Dit le concerné d'un signe de tête.

-Qu'est ce qui vous amène ici?

-Eh bien... Nous souhaitons s'arranger sur un accord, tant économique que social, à propos de nos échanges. Répondit France, essayant de paraître sûr de lui.

-Quelles conditions proposez vous?

-Nous voulons une entente cordiale entre nos deux peuples, en commençant d'abord par des échanges équitables. Nous vous apporterons des marchandises de France, et nous les échangerons contre de la nourriture, du bois, de l'or ou tout autre biens essentiels aux colons. Les natives devront surveiller leur comportement, aucun geste ou parole menaçant ne sera tolérés et des mesures seront alors si un quelconque incident se produit. Dans le cas contraire, les colons seront bien évidemment aimables avec les natives.

France ressortait à peu près mot pour mot ce que lui avait dit François Ier, avant son départ. En somme, il servait de messager, ou de lettre à envoyer. Cette façon de pensée le rendait à la fois utile et inutile. Le message à délivrer était important, mais une fois fait... il était inutile et le savait bien. Il avait alors un peu peur de se qu'il adviendrait de lui sur le Nouveau Continent. La jeune nation ne voulait pas rentrer chez elle tout de suite, elle voulait découvrir toutes ces merveilles. La voix grave de Donnacona le tira de ses pensées, tandis que Tomagaya s'empressa de faire la traduction.

-Après concertation, le Grand Chef accorde sa dévotion pour la mise en place de cet accord.

-Alors vous acceptez?

-Oui. Donnacona voudrait savoir combien temps allez vous restez ici, afin de bien préparer votre séjour parmi nous.

Voilà que le moment délicat approchait, Francis ne savait absolument pas quoi répondre. Heureusement Cartier le devança, et repris très vite la parole.

-Je compte repartir dès demain sur le fleuve. J'aimerais faire commerce avec d'autres natives, plus au Sud et dans les terres. Je pense que cela serai très enrichissant.

-Partir dans les terres? Cette fois, Tomagaya répondit de lui-même. En cette saison? Mais vous n'y pensez! La neige sera bientôt là, et le froid ici n'est pas le même qu'en Europe. Vous feriez mieux de songez à rentrer chez vous, plutôt que de continuer votre voyage. Beaucoup d'hommes en seraient sauvés.

-Vous vous faites trop de soucis. Mes hommes sont biens préparés aux hivers rudes, et puis nous avons de lourds vêtements chauds et si le besoin s'en ressent nous pourrons toujours nous en procurer auprès des autres tribus.

-...Si vous le dites...

À contre coeur, le jeune amérindien fit la traduction à son père qui afficha une mine inquiète lui aussi mais hocha la tête, respectant le choix du navigateur.

Donnacona se leva puis sorti du tipi, indiquant que l'entretien était terminé, sans autre forme de procès. Ses fils le rejoignèrent très vite, suivit de Cartier, France fût le dernier à sortir, un peu surpris de ce que venait d'annoncer son acolyte. Il n'avait pas particulièrement envie de se risquer dans un aussi long voyage, très probablement dangereux. D'accord, il était une nation et donc ne pouvait pas mourrir de faim ou de froid, mais il n'avait pas envie de voir des humains subirent cet horrible sort. Le français préfèrait de loin rester à Stadacona, le village lui semblait très chaleureux.

Francis sorti précipitamment du tipi, et alla voir Cartier qui semblait l'attendre près de la demeure du chef.

-Est-il vraiment nécessaire de poursuivre ce voyage en cette saison. Commença Francis, un peu inquiet. Je veux dire... Apparemment, Tomagaya connaît la région mieux que nous et je pense qu'il serai sage de suivre son conseil.

-Où est donc passé votre sens de l'aventure et votre envie de découvertes, M. Bonnefoy? On ne devient pas explorateur en restant planté à un même endroit.

Ces mots le frappèrent. Sous cet angle de vue, France apparaissait comme un lâche. Son rival de toujours aurait peut-être une raison de plus à rire de lui, mais il préfèrait se considèrer comme prudent que lâche, en faisant les bons choix, les choix sûrs. Le blond tenta alors une autre approche.

-Si tout les ambassadeurs français désertent le village, qui pourra faire en sorte que l'accord tienne debout? Qui pourra s'assurer que la promesse des indigènes soi tenue? Et je doute fort que les colons déjà installés aient assez d'autorité pour maintenir l'ordre.

-Vous voulez rester, n'est ce pas?

-Oui.

-Très bien. À une condition. Je vous laisse un bateau qui repartira dans une semaine pour les côtes françaises, vous rentrerez avec lui. Je n'aime pas vous savoir sans une surveillance sûre.

-Merci, Jacques.

Le navigateur s'éloigna en direction des bateaux, laissa la nation avec un grand sourire aux lèvres. Son voyage vers le Nouveau Monde, se révèlait bien plus enrichissant que le blond ne l'avait imaginé. Une semaine s'était court, mais c'était mieux que rien. L'espoir fait vivre comme on dit.

Francis avait hâte de découvrir le village et ses alentours pendant la semaine à suivre. Malgré son imagination débordante, il ne s'attendait pas à rencontrer la plus belle surprise de sa vie...


Eeeeeeeeeeeeeeeet, je m'arrête là pour ce chapitre! Oui je sais, j'ai fait monter le suspense juste à la toute fin.

En fait, à la base, je voulais séparer cette fanfic en 3 chapitres avec des événements bien précis. Mais vu que j'ai pris pas mal de temps, et surtout que ça commençait à faire long pour celui là... Je me suis dit que finalement je ferais 4 chapitres. En plus de ça y a la rentrée, et donc j'aurais pas internet à l'internat donc pour continuer le chapitre ça allait être compliqué (je l'écrivais sur le site).

Voilà alors effectivement, y'a ÉNORMÉMENT moins de références historiques. Le trois quart des descriptions (voire carrément toutes), je les ai inventés. Et ça va pas s'arranger au fur et à mesure des chapitres... désolé pour ceux qui voulaient voir beaucoup d'Histoire ^^' .

D'ailleurs entre temps, j'ai plein d'idées de fanfics qui ont popées dans ma tête. Dont 2 songfic et 1 projet spécial (qui sera probablement aussi sur deviantart). Voilà, je préfère annoncer les projets maintenant, comme ça si je laisse de côté une fanfic ça veut dire que je suis sur une autre.

Voilà voilà... quoi dire de plus... Si! Comme d'hab, une petite (ou une grande comme vous voulez x3) review ça fait toujours plaisir. Ça réconforte le cœur, la tête et l'esprit. :3 Et bonne rentrée aussi! ^^