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Disclaimer : Tout à JKR
Supports musicaux : La Ruda en concert, B.O des Choristes (non, je ne lâche pas), Babylon Circus - Dances of Resistance
Bonne lecture !
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Chapitre 2 où on s'interroge sur la vie et son sens
Aaaaaah que j'aime les samedis matins, où on peut se reposer tranquillement dans son lit douillet parmi tonne de peluches et tonne de coussins, où on peut enfin oublier le stress de la semaine avec ses cours et ses devoirs, où on peut penser tranquillement aux rêves qu'on vient de faire, où on peut se rendormir pour les continuer… et où on n'est pas réveillée à 7 heures du matin par une folle furieuse en plein essayage de robes !
- Ellyn ! je hurle d'une voix matinale qui reste coincée au fond de mon gosier. Qu'est-ce que tu fais ?
- Je me prépare pour le bal ! me dit-elle rêveusement. Et pour Mark !
- Le bal de Noël, c'est dans trois semaines ! D'ici là, il aura le temps de changer de cavalière.
- Pff tu dis ça parce que tu es jalouse !
J'ai un mal de tête affreux. J'ai mal dormi, je me sens lourde, pataude. Et pour ne rien arranger, l'autre qui chante, faux, à pleine voix qu'un jour son prince viendra. Ma tête va exploser. Je me lève, je chancèle. Becky et Lily dorment d'un profond sommeil. Ellyn change pour la 4ème fois de robe. J'erre sans but dans les couloirs. Mon estomac décide soudain qu'il a faim. Personne dans la Grande Salle. Silence complet. Finalement, j'ai l'appétit coupé. Ca me met mal à l'aise ce vide, et si je m'appelais Trelawney, je dirais que c'est de mauvais augure. Je vois un hibou fondre sur moi. Ce n'est pas le mien. Je viens de me souvenir que je n'ai pas de hibou. Je débloque. On a refusé de m'acheter un animal de compagnie. Pourtant j'en ai pleuré des nuits durant, j'en ai exposé des théories et des arguments. On m'a rétorqué que je n'étais pas assez responsable et on m'a rapidement pointé du doigt ce qui était arrivé à Moustik. Moustik, c'était mon chat. Il a fugué, parce que je ne m'en occupais pas assez paraît-il selon les rumeurs. Je m'oppose furieusement à cette théorie. Le hibou s'impatiente. Il est très mignon, je l'adopterai bien mais je préfère les chouettes. Je ne sais pas ce qui les différencie, le hibou a des oreilles je crois, ou le contraire. En fait, les deux espèces ont des oreilles, je présume. Comment feraient ces pauvres bêtes pour entendre les mots doux que je leur sussure ? J'essaie de chercher les oreilles du hibou. Il me répond par un claquement de bec agacé je suppose. Je m'en fiche, j'ai toujours eu un faible pour les chouettes. La chouette est chouette, elle danse des claquettes et fait la fête. Je raconte vraiment n'importe quoi. Le hibou est parti. Il a réussi à lui-même extraire la lettre qui m'est destinée. Une lettre de mes parents.
Je vais me recoucher.
°°°°°°°°°°°°°°
- Tia, ça va ?
Je n'ouvre pas les yeux. Au contraire, je les ferme à m'en crever les paupières.
- Chuuuuuuuuuuuuut, tu vas la réveiller !
Merci, déjà fait.
- Regarde, elle plisse les yeux !
Je déplisse mes yeux.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé, au juste ?
- …
- Ellyn !
- Bah… en fait… euh, j'essayais mes robes et je l'ai juste vu rentrer en pleurant…
- Quoi ? Elle pleurait ? Et tu l'as laissée comme ça ?
- Mais… je..
Ellyn culpabilise. J'essaie de me réjouir, mais ça ne m'arrache même pas une once de sourire.
- Tia a toujours le sourire aux lèvres… Il a dû arriver quelque chose de grave pour qu'elle soit dans un état pareil…
Lily d'une voix ensommeillée :
- Il se passe quoi, là au juste ?
- Tia ne va pas bien, elle est rentrée en pleurant. Mais j'ignore pour quelle raison, car Miss Ellyn Clark était trop occupée à admirer son reflet dans la glace plutôt que de consoler une de ses amies d'enfance ! Et ça dit que ça a toujours été là pour Tia !
- Et toi alors, et toi ? hurle Ellyn
C'est pas vrai ! Je me lève brusquement, et sort du dortoir précipitamment.
Les cris de la dispute me parviennent encore aux oreilles lorsque je quitte la salle commune :
- Bravo ! Vraiment chapeau bas !
- Arrête de croire que tu as toujours raison ! Tia va encore plus mal à cause de toi !
- Non, à cause de toi !
- Non, à cause de toi !
Bon, on se calme, on respire calmement. Inspirez, expirez. Ma tête est lourde sous le poids du chagrin et de la douleur.
Retour à la case départ, me voilà à nouveau dans ces fichus couloirs vides, sombres et froids, à traîner mes pieds sans but. Pas si vide que ça finalement, un groupe de deuxièmes années que je connais vaguement me dévisage de ma tête douloureuse à mes pieds froids.
Quoi ? Jamais vu quelqu'un de perturbé ? j'ai envie de leur cracher. Inspirez, expirez, zen attitude.
Il faut que je m'arrête, que je réfléchisse, que je me pose pendant quelques temps. Il faut que je réfléchisse au pourquoi du comment. Pourquoi, pourquoi ça m'arrive à moi ?
- Pourquoi !
C'est sorti tout seul. D'un ton implorant, en plus.
- Est-ce que tout va bien ? me questionne une fille sortie de je ne sais où, sur un ton qui veut clairement dire : « Tu veux que je te donne l'adresse tdu plus proche asile psychiatrique ? »
Bon d'accord, je suis tombée à genou et j'ai levé les bras au ciel. Mais ce n'est pas une raison !
Je lui lance un regard mauvais et m'enfuis en courant. Depuis quand y a-t'il autant d'élèves dans les couloirs de l'école ? Ils s'écartent vivement sur mon passage. Finalement, je ne suis pas misanthrope ; je ne fuis pas les gens, ce sont les gens qui me fuient.
Il faut que je m'arrête. Il faut absolument que je m'arrête. Allez arrête-toi !
Stop. Où est-ce que je suis au juste ? Où est-ce que m'ont mené ces satanées pattes ? J'ai froid aux pieds.
Je m'engouffre dans la salle juste à gauche de moi, une ancienne salle de classe apparemment, et à vrai dire, je m'en fiche comme l'an 2. Une douce chaleur me réchauffe un peu, sans pour autant brûler tous mes soucis. Je me laisse glisser contre le mur et ma tête tombe lourdement dans mes mains.
Récapitulons. Oui récapitulons. D'abord, relire la lettre, pour être sûre que j'ai vraiment lu ce que j'ai lu.
Mais c'est pas vrai, où elle est cette lettre ? Je suis sûre que je l'ai oubliée dans ma chambre… Au moins, ça évitera des explications sans queue ni tête ni fin ni cohérence aux copines.
- Merde ! je tempête en frappant le sol du poing.
Aïe. Ca fait mal. Bien, félicitations Tia, en plus de la douleur morale, tu rajoutes de la douleur physique. Fantastique. J'appuie ma tête contre le mur froid, pour essayer d'atténuer mon mal.
- Qu'est-ce que tu fais là Verto ?
Il manquait plus que ça … Mauvais jour aujourd'hui. Même pas besoin de lever la tête pour reconnaître le propriétaire de cette fois narquoise.
- Cette pièce ne t'appartient pas, que je sache Snape !
Je me redresse de tout mon séant, en essayant de tenir sur mes pieds.
- Eh bien, justement, tu ne sais pas. Va voir comment se portent tes Nytraps !
Pourquoi est-ce qu'il me regarde de travers comme ça ?
- Ah bon ? C'est marqué sur la porte peut-être, que cette pièce t'est exclusivement réservée ?
- Je n'ai pas de temps à perdre quelqu'un comme toi qui écrit sa propre
biographie, parce que ça se croit célèbre, et qui porte un pyjama…
grotesque à cette heure avancée de l'après midi !
…
Sa réplique me laisse dans un état proche de la larve.
Inspection dudit pyjama. Grotesque, effectivement. Rose, un ours en relief cousu sur le devant avec un gros nœud papillon.
…
Zeeeeen. Le ridicule ne tue pas, le ridicule ne tue pas !
Je m'approche de lui, prête à lui cracher une remarque bien sentie, après un certain temps de réflexion je l'accorde, genre : « Tu as peut-être gagné une bataille Snape, mais pas la guerre ! ».
C'est justement à ce moment là que mes jambes lâchent sous moi, pour me projeter directement à ses pieds. La honte, le retour.
La douleur que je ressens à ma tête est vraiment affreuse, je n'ai même pas le courage d'écouter les sarcasmes de Snape. Il n'en fait pas d'ailleurs. Je relève la tête. Il me fixe d'un air forcé.
- Verto, c'est quoi, ces yeux rouges ? Sors, va dormir.
Je me relève, ou du moins, j'essaie.
- Tu savais pas Snape ? Je me drogue ! Je venais justement de prendre mon shoot, quand tu es arrivé. Manque de chance, là je pars en bad trip.
Il me regarde, je le regarde, nous nous regardons. Il hausse les
sourcils, j'hausse les miens, nous haussons les sourcils. Il tourne les
talons, je tourne…
Hein, quoi ! Où est-ce qu'il va comme ça ? C'est pas prévu dans le
scénario ! Il devait me répondre sarcastiquement, et moi lui clouer le
bec sur toutes ses répliques. Je fais quoi maintenant ?
En m'appuyant contre le mur, je le suis laborieusement vers le fond de la salle où bouillonne à gros bouillons un chaudron sur un feu et où se tient une grande étagère avec des potions. Je jure que tout ça n'était pas là avant !
Contre toute attente, Snape prend une petite fiole et me la tend.
- Bois ça et déguerpis !
- Jamais je ne prendrai quelque chose que tu me donneras.
La tête haute, je fais demi-tour et m'effondre misérablement.
°°°°°°°°°°°°°°
Je me relève doucement. Aucune trace de mon mal de tête. Je vois au coin opposé de la classe Snape s'affairer sur son chaudron. Il se retourne et me lance un regard hautain :
- Tu es malade Verto, va-t'en avant de me donner tes microbes ! Je n'exige même pas que tu me remercie, ce serait trop te demander !
Je n'avais de toute façon aucun attention de lui dire merci. Hahaha, non mais, et quoi encore ! Il m'a déjà cloué le bec deux fois, et la deuxième fois, c'était vraiment très subtil. Je le féliciterai presque d'avoir tant d'audace mais je suis furieuse de pas y avoir pensé avant lui. Non, je ne le remercierai pas. Jamais.
- Snape, merci …
Je quitte la salle, furieuse. Je n'ai pas pu dire ça !
Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où aller. Bon, gauche, droite ou tout droit ? Allez droite. Et vas-y que je prends cet escalier-là et que je monte encore. Là je tourne à droite. Oui, chers compatriotes, je suis en pyjama. Maintenant, on va prendre tout droit. Et là, je monte, je monte, gauche, diagonale droite, tout droit, tout droit, et j'ouvre cette porte. Oh, un territoire connu ! Le hall d'entrée ! et sa fameuse « boîte à cavalière ». Rouge, avec du gui et des boules de Noël qui flottent autour. Je me détourne de cette vision en maudissant intérieurement Dumbledore.
- Tiens, bonjour Remus ! je fais avec un grand sourire.
- Salut Tia ! Tu es …
- En pyjama, je sais …
- Non, je voulais te demander si ça allait bien. Je t'ai vue rentrer ce matin. Tu avais l'air triste.
Dur retour à la réalité. Une enclume qui s'écrase sur mon pied. Ca fait mal, très mal. Je ne l'admettrai jamais, mais c'est en partie grâce à Snape que j'ai l'espace d'un instant oublié ce qui m'était arrivé.
- Oui, oui, ça va… mieux. Je vais aller me changer, je crois.
Remus n'a pas l'air très convaincu.
- Oh, d'accord. Je suis content que ça aille mieux…
Il me fait un petit sourire.
- Au fait, je voulais te choisir pour le bal de Noël, mais… tu es déjà prise !
Quoi !
- Par qui ?
- Par un de tes nombreux admirateurs secrets voyons!
Comme tout secret qui se respecte, la plupart des filles savent évidemment quel est leur cavalier (Lily – James, Remus – Jude, et bien sûr Ellyn – Maaaaark …). Il ne m'en dit pas plus, pour garder le suspense et le plaisir.
Il sourit et me fait un clin d'œil avant de s'éclipser.
Je me dépêche de remonter dans la salle commune des Griffondors, pour éviter les regards et les brimades des autres élèves. Celle-ci est presque vide, tout comme le dortoir, qui lui, l'est entièrement. Ellyn, Becky et Lily ont fait mon lit et m'ont même apporté à manger. Je n'ai pas le cœur à manger.
Et puis, je la vois. Elle est posée à l'endroit même où je l'ai laissée. Sauf qu'elle est retournée. Bien essayé les filles.
Je m'en empare. Je la repose. Je la reprends. Et je la repose. Je l'ouvre. Je détourne les yeux.
Un peu de courage !
Je la relis :
Chère Tia,
Merci beaucoup pour ta dernière lettre, ça nous réchauffe le cœur de voir que tu penses à nous.
J'espère que de ton côté tu vas bien et que tes cours se passent bien.
Je passe un peu rapidement sur cette partie, car je ne veux pas me perdre en considérations générales peu intéressantes. A vrai dire, ce n'est pas vraiment la raison première que de savoir si tu as encore eu des punitions.
Je te prie d'ores et déjà de nous excuser ton père et moi, pour la révélation que nous allons te faire. Je te connais bien Tia, je devine que tu te mettras dans un état impossible mais je te prie d'essayer de nous pardonner. Au moins juste essayer.
Lorsque nous nous sommes installés dans notre maison actuelle, ton père et moi avons vainement tenté de fonder une famille. Malheureusement, il s'est avéré que j'étais stérile. Nous envisagions sérieusement d'adopter un enfant et d'aller voir dans un orphelinat, lorsque Monsieur Dumbledore, ton directeur, est venu nous parler en personne dans notre petite demeure. C'était une entrevue très impressionnante. Ce Monsieur doit être d'un très grande puissance. Il nous a longuement parlé de toi et tes parents, tes parents génétiques. Il nous a dit qu'ils t'auraient abandonnée dans les ruines de leur maison (qui avait brûlée suite à un incendie). Il nous a parlé de tes pouvoirs magiques. Au début, nous étions un peu sceptiques, mais il a suffi de te voir pour comprendre que tu étais faite pour nous. Tu exerçais sur nous une réelle attirance et que tu le croies ou non, nous avons immédiatement été séduits. Nous t'avons aimé et t'aimons comme notre propre fille, d'ailleurs dans notre cœur, nous ne faisons aucune différence. Nous n'avions et nous n'avons toujours pas compris pourquoi Dumbledore nous a demandé de nous occuper d'une sorcière alors que nous sommes de simples « mlodus », mais nous n'osions pas poser de questions trop personnelles. Dumbledore nous avait également demandé de te cacher le fait que tu étais une sorcière jusqu'à ce que tu reçoives ta lettre. Il ne nous avait par contre pas donné d'informations concernant ton adoption. Nous voulions te l'annoncer le jour où tu recevrais la lettre de Poudlard, et puis, on a pris peur… Et si tu nous rejetais ? Et si tu ne nous aimais plus ? C'est vrai, nous avons été lâches ton père et moi. Nous repoussions sans cesse l'échéance. Et avec cette lettre, nous nous enfonçons encore plus dans la lâcheté. Pourquoi ne pas te l'avoir dit en face ? Pourquoi ne pas avoir parlé d'adulte à adulte ? Pourquoi ? Nous-mêmes ne le savons pas. Mais on ne peut malheureusement pas remonter le temps.
Tu a le droit d'être fâchée, tu as le droit d'être frustrée par le fait de savoir que nous te l'avons caché durant tant d'années. Prends autant de temps qu'il te faudra.
Sache que si tu veux passer les fêtes de Noël en notre compagnie, tu seras toujours la bienvenue. Mais je comprendrais très bien le fait que tu veuilles fêter Noël avec des amis. Nous aussi avons été jeunes.
Doux baisers
Tes parents qui t'aiment
Mamsi et Papsi
J'en fait une boulette de papier que je jette sous mon lit. Je souffle
un bon coup. Je vais me doucher pour que le flot d'eau emporte mes
idées noires et ma frustration. Je ne suis pas fâchée. Non. Enfin si,
mais contre mes géniteurs. Je t'utiliserais pas le mot « parents ».
Pourquoi ? Pourquoi m'ont-ils abandonnée ? Qu'avais-je de si spécial ?
Est-ce que j'avais une tare ? Je n'oserais jamais poser ces questions à
mes parents (les faux, mais les vrais quand même, car ils m'ont aimés,
eux). C'est vrai que je suis un peu déçue… Je pensais qu'on s'entendait
mieux que cela et qu'on avait moins de tabous. Maman s'est drôlement
appliquée pour écrire cette lettre. Pourquoi ? C'est la question du
jour. Je suis triste aussi. Je ne pensais pas être aussi mal aimée, par
mes géniteurs. Mais aussi par le comportement de mes parents, est-ce
que j'étais aussi immature que ça pour comprendre l'adoption ?
D'accord, aujourd'hui, je me suis comportée comme une gamine, en
pleurant et en hurlant sur tout ce qui bougeait. Ca fait du bien
parfois de se défouler. Il va me falloir du temps, pour assimiler les
informations que j'ai reçues aujourd'hui. Je vais difficilement me
faire à l'idée que je ne suis pas un « croisement » de ma mère et de
mon père. Je n'avais jamais remarqué que je ne leur ressemblais pas.
Comment est-ce que je ne me suis jamais doutée de quelque chose ? Ma
naissance ! Je n'ai jamais parlé de ma naissance avec mes parents ! Je
n'ai jamais remarqué qu'il manquait les photos de mes 2 premières
années ! Quelle idiote !
- Tia ?
Ellyn. A travers la porte de la salle de bain.
- Tia ! On t'aaaaaime !
Becky.
- Tia ! On a une surprise pour toi !
Lily.
- Tia ! Ca fait 1 heure !
- 1 heure de quoi ?
- Que tu es sous la douche à noyer tes soucis… murmure Becky. Tu sais,
même si ce ne sont pas tes vrais parents, ça ne change rien pour toi
finalement, puisque c'est eux que tu aimes et vice-versa. Et même si tu
leur fais la tête à vie, je te propose de venir habiter chez moi !
Parfaitement, car moi, Ellyn et Lily… Hem, car Ellyn, Lily et
moi, merci Lily, eh bien nous on t'aime ! Voilà, maintenant sors !
°°°°°°°°°°°°°°
J'ouvre les yeux.
Aaaah ! C'est quand même pas moi ça !
- Elle est sublime ! s'extasier Ellyn.
- Parfaitement, elle va faire craquer son cavalier ! sourit Becky.
Re-coup d'œil vers le miroir.
Une fée avec des grandes ailes transparentes qui bougent toutes seules (« c'est Lily qui a trouvé le charme ! »), des longs cheveux châtains clairs (où sont passée mes cheveux noirs ?) attachés d'une manière à la Ellyn, et un costume, qui laisse un peu trop de parties apparentes à mon goût, justaucorps violet bleu clair sans bretelles avec paillettes et végétaux (lierre), énorme décolleté en V dans le dos, et un long voile qui traîne par terre fixé au bassin . Lily, la pro des sortilèges, a réussi à faire flotter des petites étoiles autour de moi.
- C'est trop vulgaire ! Je ne peux décemment pas porter une tenue pareille !
Je croise leurs regards appuyés.
- En plus, ça a dû vous coûter une fortune un costume de ce genre ! Vous… vous en faites trop pour moi ! Et je pense qu'à cause de moi, vous n'avez pas eu le temps de choisir les vôtres, n'est-ce pas ?
- Tais-toi donc Tia, ne fais pas attention à nous. Tiens, le masque pour cacher ton si beau visage ! s'écrie Ellyn
- Et voilà ton travail sur les Nytraps.
J'ouvre la bouche pour protester.
- Non, ne dis rien ! Ca me fait plaisir ! insiste Lily
-
Voyez géniteur, génitrice, comme je suis heureuse avec mes amis, avec
ma famille, à l'école. Je n'étais sans doute pas assez bien pour vous
je suppose. Finalement, une seule question reste : Pourquoi ?
Fin chapitre 2
