Cette sensation… J'avais du mal à retrouver mes esprits. J'avais un mal de tête fou et mes yeux peinaient à s'ouvrir. Lorsque je les ouvris, une lumière aveuglante me paru. Le temps que je m'y habitue, j'entendais une voix assez rauque et une odeur de cigarette particulièrement agressive. Elle ne cessait de m'interpeller :

« Hé ! Gamin ! «

Mais qu'est-ce qu'il disait je ne voyais que le mouvement de ses lèvres mais aucun son me parvint à mes oreilles, jusqu'à que je reçus une gifle qui me fit rencontrer le sol :

« Réveille-toi ! Sale nabot ! »

- T'es qui toi ?!

- Je suis celui qui est là pour te poser des questions !

- Bah, ça ne me dit toujours pas qui tu es, gros malin.

- Je m'appelle Smoker, je suis surveillant.

- Tout ça s'explique alors…

- Bref, Tu te souviens… De ce que t'as vu ?

Les souvenirs horrifiants me parvinrent à l'esprit :

« Hancock ! Où est-elle ?! Zoro ?! «

- Du calme, gamin. Zoro est à la bibliothèque. Pour tout te dire, c'est lui qui t'a déposé ici. Tu as perdu connaissance. Heureusement qu'il était là. Sinon tu aurais pu être mêlé de près à cette affaire. Enfin, ce n'est pas comme si tu ne l'étais pas. A l'heure actuelle, cette histoire fait mouche et je te garantis que lorsque tu vas sortir de cette pièce, beaucoup de gens vont te regarder de travers. Je peux déjà imaginer ce qu'ils vont dire : « Le petit frère de Ace, frappe et viole les femmes en compagnie d'escrimeurs. » Si tu vois ce que je veux dire.

- C'est faux ! Je ne suis pas ce genre de personne. Peu importe ce qu'ils pensent tant que moi je sais ce qui se passe…

- Tu ferais mieux de faire attention. Tu ne t'en sortiras pas comme ça, crois-moi. Dehors, t'es aperçu comme un paria. Tout le monde veut ta peau. Mais bon, tu pourras quand même te faire des amis…

- Qui voudrait être ami avec un violeur ? Franchement, sans déconner ça n'a pas de sens !

- Bien plus de personne que tu ne le crois…

- Arrête tes conneries, tu veux.

- Surveille ton langage, gamin. On n'est pas amis. L'amitié n'existe pas, surtout ici. Chacun sert ses propres intérêts. Nous faisons tous preuve de « collaboration » Je suppose. Peu importe, tu le découvriras par toi-même, Aller file !

- J'ai une dernière question : Où est Hancock ?

- Bonne question… Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est qu'elle va bien. Si je serais toi, je cesserais d'entretenir une relation avec elle. Notamment au vu de ta position actuelle mais aussi parce qu'elle est néfaste.

- Comment ça, néfaste ?

- Elle est négative, c'est tout. Elle t'a déjà collé une affaire sur le dos ainsi qu'une réputation très peu glorieuse… Enfin, réfléchis mec ! Un conseil : Prends tes distances avec elle, c'est mieux pour toi, pour elle mais aussi pour tout le monde. Va te reposer et oublie toute cette histoire, on va s'en occuper. T'as rien à craindre, tout est sous contrôle. Si t'as besoin de quoi que ce soit, fais-moi signe.

- Ok … Merci… Smoker.

Je sortis de la salle. Je me retrouvais dans le couloir, je le longeais. Je finis par apercevoir une pancarte : « Bibliothèque » C'est là qu'est Zoro pensais-je. J'entrais donc dans la pièce du savoir. J'entendais le bruit des pages, l'atmosphère était agréable et les livres étaient parfaitement rangés, triés. Ils étaient plutôt méticuleux. C'est alors que je vis Zoro, au loin. Je traversais le long couloir pour le rejoindre. Une charmante dame rangeait les livres sur une étagère bien haute. Elle semblait doué pour cela, elle ne trembla pas d'un pouce sachant la hauteur et la fragilité de l'échelle. Cependant, lorsqu'elle me jeta un coup d'œil, elle fut tellement emparée de stupeur qu'elle trébucha laissant s'écrouler une multitude de livre. Je réussis à la rattraper in extremis. Dés le moment où je la reposais au sol, elle fit un grand pas en arrière tout en disant : « Ne me touche pas, avec tes sales pattes de violeur. » Je la regardais puis je continuais mon chemin sans sourciller. Pour qui ce prenait-elle ? Je venais de la sauver alors qu'elle manquait de se briser la nuque ou fracturer des côtes. Incroyable ! Bon, ce n'est pas comme si je ne m'y attendais pas non plus… Je finis par rejoindre Zoro qui ne daigna même pas me regarder. Soudain, dans un élan de colère, je plaquais son livre sur la table et je lui criais :

« Tu vas faire aussi comme les autres ?! «

- De quoi tu parles ?

Cet enfoiré avait l'air surpris. J'avais envie de lui botter le cul :

« Ne fais pas semblant ! Tu sais très bien de quoi je parle… »

- Hé. T'as pété une durite ou quoi ? Mec, détends toi…

- Tu veux que je me détende ?! Dis-moi comment me détendre quand tout le lycée me considère comme un violeur !

- Tu ne crois pas que tu te fais déjà plus remarquer que tu ne le prétends ?

Je pris un moment pour regarder autour de moi. Tout le monde avait les yeux rivés sur nous :

« Fais chier. »

- Respire un coup et assis toi au lieu de te comporter comme le monstre qu'ils pensent que tu sois….

- Ouais, vieux. T'as raison.

- Bon alors, qu'est-ce qui se passe ?

- Tout s'écroule autour de moi. Du moins, c'est mon impression. Le fait d'avoir la sensation que la situation nous échappe, aaaah c'est épouvantable.

- On est deux, alors.

- Les deux violeurs assis à la même table… Attends, quand même…

- Quoi ?

- Ils sont vraiment stupides ou ils le font exprès ?

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Ils croient vraiment que c'est nous qui lui avons infligé cette horreur ? Je veux dire, on peut être con mais pas à ce point là.

- Nan, ils font juste preuve de bon sens et de logique.

- De bon sens et de logique ? Vraiment ?

- Bah je te rappelle que nous étions là-bas, le fait qu'on a été les premiers à la découvrir ainsi. Même, ils peuvent aussi nous soupçonner de mentir pour nous couvrir ou quelqu'un d'autre.

- Mec, j'ai une question qui me vient à l'esprit. Comment se fait-il que tu sois au courant en premier de ce qu'il s'est passé et de surtout de l'endroit où elle était ? C'est une question qui mérite d'être posé tu ne trouves pas ?

- Tu me soupçonnes déjà ? Aussi vite ? Quel intérêt serait de te montrer ce qui s'est passé ?

- Pour accroître ton innocence, peut-être ?

- Oh, ne fais pas ton Sherlock Holmes, tu veux.

- C'est juste une question… Mais enfin, bref. Si on parlait d'autre chose parce que toute cette histoire me prend la tête…

- En parlant d'autre chose, ton frère…

- Il a fait quoi, encore ?

- Ce n'est pas ce qu'il a fait, c'est ce qu'il va faire si on ne le raisonne pas…

- De quoi est-ce que tu parles ?

- Tu te souviens de ton altercation avant que tu me rejoignes ?

- Ah oui… Je m'en souviens…

- Et ben il a carrément pété un câble. Il en veut à mort à sa copine… Bravo ! Luffy ! En l'espace de deux jours, tu as réussi à semer la zizanie !

- Purée… Pourtant je ne le fais pas exprès, je le jure !

- Bah alors, t'es sacrément doué !

- Il faut que j'arrange tout ce bordel…

- Ouh là… Ce n'est pas une bonne idée… Je te déconseillerais de te mêler de cette histoire. Honnêtement, reste tranquille.

- Comment ça ? Je te rappelle que je suis l'un des instigateurs, évidemment que je dois la régler !

- C'est parce que tu en es l'un des instigateurs qui ne faut pas que tu t'en occupes. Tu te fais trop remarquer ces derniers temps… Souviens-toi de ce que je t'ai dit à notre arrivée. On n'est pas en sécurité, alors évite de t'embarquer inutilement dans ces machineries… Je ne pourrais pas te sauver à chaque fois que tu as des problèmes. Je suis limité moi aussi…

- Qu'est-ce que t'entends par là ?

- Je suis venu ici pour découvrir ce qui est arrivé à mon amie, alors pour ce faire j'ai besoin du maximum de discrétion possible.

- Donc tu fais cavalier seul et tu comptes sur moi pour ne pas détruire ton enquête. C'est ça ?

- Non ! Je ne fais pas cavalier seul ! Fin' Tu t'entends deux secondes ? Il n'y'a que toi qui soit au courant de mon véritable objectif. Si je t'ai mis au courant, ce n'est pas pour rien…

- D'ailleurs, pourquoi m'avoir choisi moi et pas quelqu'un d'autre comme Usopp ou Sanji par exemple ?

- Parce que tu es un garçon naïf c'est pourquoi je t'ai choisi.

- Du genre, les personnes naïves sont automatiquement gentilles ? Quel vieil argument…

- Estime-toi heureux d'être au courant. Sans ça, tu n'aurais pas fait long feu…

- Cesse tes prédictions à deux balles. Du coup, tu fous quoi ici, à la bibliothèque ?

- C'est un moyen utile pour ne pas se faire remarquer et agir comme un étudiant lambda. Sauf que toi et moi savons que nous ne sommes pas des étudiants lambda.

- Ouais, malheureusement.

- Bon c'est l'heure d'aller en EPS gros !

- Je suis un peu fatigué pour ce cours…

- Viens, on va te remettre d'aplomb !

- Peu importe.

« Bonjour à tous ! Bienvenue dans notre premier cours d'éducation sportive de l'année ! Je m'appelle Silvers Rayleigh et je serais votre professeur tout au long de cette année. La première question à se poser est ce que nous allons faire. Et bien, vu que c'est le premier cours, je vous laisse pratiquer le sport de votre choix à la limite du raisonnable. Donc allez-y vous, pouvez y aller, faire ce que bon vous semble ! «

- Luffy ? dit Zoro.

- Ouais, y'a quoi ?

- On fait quoi comme sport ?

- Aucune idée…

C'est là qu'intervient un dénommé « Eustass Kidd. » Il avait une allure étrange, ses vêtements, ses lèvres, on dirait un clown qui a voulu se mélanger à du punk et d'autres conneries du même genre. Bref, un style assez particulier. Il avait l'air quand même imposant et prêt à en découdre avec n'importe qui. C'est alors qu'il vint nous interpeller :

« Hé ! Bande de péquenauds ! On fait un entraînement ?! «

- Pourquoi il a besoin de gueuler celui-là ?

- En plus, il ne sait même pas articuler ce clown. Fit Zoro.

- Vous m'entendez ?!

- Qu'est-ce que tu veux ? Lui répondis-je.

- Et bien tu t'entraînes ou pas ?! Espèce de branleur !

- Ca veut dire quoi branleur ?

- Tu ne sais vraiment pas ce que ça veut dire ?! T'es sûr que t'es bien au lycée, parce qu'excuse-moi…

- Oh ça va Zoro, je n'ai pas l'esprit tordu comme vous…

- Tu viens ou tu ne viens pas ?!

- On le rejoint ? Fis-je.

- Ouais vas-y…

C'est alors que nous rejoignîmes notre cher Kidd au style de clown mais peu importe. Je notais que les yeux étaient constamment braqués sur nous. Ce qui avait le don de m'agacer et Zoro le remarqua assez vite d'ailleurs :

« Ne fais pas attention » dit-il.

Alors que nous avons finis par le rejoindre, à notre arrivée Kidd était en pleine série de pompes. Il enchaînait à une vitesse incroyable sans aucun répit. On aurait presque dit une machine.

Lorsqu'il se décida à ralentir la cadence, il se targua de nous narguer :

« Je parie que vous n'êtes même pas capables d'enchaîner aussi vite. «

- Tu veux jouer ?

- C'n'est pas une bonne idée. dit Zoro en chuchotant.

- Un pari, c'est un pari. Chapeau de paille…

- Si je gagne, tu me dois quoi ? Me mettant en position de départ.

- Une dette, tout simplement.

- Donc si je perds, je t'en dois une…

- Absolument…

- Ok autant pour moi.

- Tu vas le regretter… Fit Zoro.

- Pas le temps pour les regrets ! Fis-je.

- J'apprécie ton enthousiasme, nabot.

- Ta gueule et regarde ta défaite !

C'est alors que nous nous lançons dans une folle série de pompes sans relâche. L'intensité prenait de l'envergure à chaque fois que nous franchissons un nouveau palier. De temps à autre, je jetais quelques coups d'œil à Kidd pour voir s'il tenait le rythme. Ce gars était littéralement un monstre. Je n'ai jamais vu ça. Je continuais à enchaîner du mieux que je pouvais mais c'était trop tard. L'erreur fatale est de l'avoir regardé au lieu de me concentrer sur mes pompes. Je laissais mon corps s'écroulait, complètement exténué. J'étais figé au sol. L'attraction au sol était à son maximum. Les yeux rivés sur la droite, j'observais Zoro qui affichait une mine inquiétante, comme si j'avais vendu mon âme au diable… Kidd fier de sa victoire, en profita pour lâcher un cri de guerre profond. Au comble de son extase, il en profitait pour bafouer mon nom. Dire à quel point j'étais faible et autre chose de ce genre. Pour moi, ça n'avait pas d'importance. Je me rendis compte que notre duel avait suscité la curiosité de toute la classe même le prof était aux aguets. Je finis par me relever ennuyé de rester au sol tel un perdant. Kidd en profita pour me tendre la main. Au début je voulus l'ignorer ou de la rejeter d'un violent geste mais je ne pus me résoudre à le faire. Il avait gagné et ça, je devais l'accepter. Alors je lui serrai la main et je partis m'asseoir sur un banc avec une serviette en guise de réconfort. La sueur était abondante, je n'arrêtais pas de m'essuyer et d'essayer de regagner mon souffle. C'est alors que je vis Hancock débarquer. Comme si de rien n'était. Elle avait l'air d'avoir bonne mine. J'ai bien dit, elle « avait ». Je voulu aller lui parler mais je me souvenu des mots de Smoker. Le bougre, il m'en avait bien dissuadé. Je restais là assis à contempler le vide. Totalement perdu. C'est alors que le professeur Rayleigh vint se joindre à mes cotés :

« Hé, tu t'es plutôt bien défendu ! «

- Pas suffisamment pour gagner…

- Ce n'est pas grave, n'en fais pas tout un plat. Tu t'es simplement déconcentré. Si tu ne l'avais pas été, je parie que tu l'aurais battu.

- Vous croyez ?

- Absolument… Dis-moi d'où te viennent cette endurance et cette force ?

- De mon grand-père, j'imagine…

- J'imagine aussi… Ton grand-père était quelqu'un de farouche, toujours en compétition avec Roger…

- Ouais, il n'arrête pas de dire ô combien Gold Roger était une personne incroyable mais aussi son plus grand rival.

- Tu as oublié quelque chose…

- Quoi ?

- Gol D. Roger non Gold Roger.

- Ah, peut-être. Cette lettre n'a aucune signification de toute façon…

- Oh que si. Bien plus que tu ne le crois…

- Ouais j'imagine…

- J'ai beaucoup entendu parler de toi tu sais ?

- Sans doute.

- Je dois dire que je suis plutôt surpris, si tu vois ce que je veux dire…

- Ouais, je vois très bien ce que vous voulez dire.

- Tu devrais garder tes distances avec elle. Elle n'apporte que des ennuis, cette fille. Fais-moi confiance, c'est pour ton bien.

- Pourquoi tout le monde me dit de me garder à distance d'elle ?! Je veux dire, je ne vois pas ce qu'elle a fait de mal ni en quoi elle représenterait une menace ou une nuisance quelconque…

- Si tout le monde te le dit, c'est que chacun ont leurs propres raisons.

- J'imagine que vous aussi, dans ce cas.

- Il en va de soit.

- Je me demande bien ce que c'est…

- Va savoir. En tout cas, ravi de faire ta connaissance tu m'as l'air d'être quelqu'un de gentil, continue comme ça !

- …

C'est alors qu'il s'en alla et qu'il annonça la fin du cours. Lorsque nous sortîmes, je me dirigeai immédiatement dans ma chambre. Je me jetai sur mon lit manquant de le casser et je fixais le plafond pendant de longues minutes. Au moment où je m'apprêtais à fermer les yeux, quelqu'un frappa à ma porte. Légèrement assoupi, j'allai ouvrir la porte sans me douter de qui il s'agit. Il s'agissait de… Vous l'aurez deviné, Hancock. Par réflexe, je me mis dos face à la porte réfléchissant à ce qu'il m'arriverait et surtout à ce qu'elle faisait ici. Seulement une porte nous séparait l'un et l'autre. C'est alors qu'elle glissa un mot sous la porte que je m'empressai de lire : « Ne t'inquiète pas, tout va bien « Je poussai un soulagement puis j'allai chercher de quoi écrire pour lui répondre sachant bien que l'on ne devait pas être vu ensemble : « Un soulagement… T'as besoin d'aide ? « La première question qui me vint à l'esprit. Je le lui glissais le mot en-dessous de la porte. Quelques secondes après, elle me répondit : « Non, ça ira. Je peux m'en occuper. Maintenant cesse de t'inquiéter pour moi, reste en dehors de ça. « J'avais du mal à l'accepter mais je finis par m'y résigner. Ok lui répondis-je. Elle s'en alla après ce dernier échange. Je voulais bien être utile surtout après ce qu'elle a subi. Je me demandais pourquoi elle gardait tout pour elle alors que j'aurais pu lui prêter main forte. Je suppose que les filles aiment être indépendantes mais bon, là ça n'avait rien à voir avec une question d'indépendance. C'est une plus une question de vie et de mort à mon sens. C'est fou comme il y'a quelques jours je ne m'imaginais même pas me poser toutes ces questions. Gold Roger, est bien un lycée particulier. Je retournais m'allonger sur mon lit après ce questionnement. Je pus cette fois-ci m'endormir paisiblement. Mon estomac me réveilla quelques heures après me signifiant de le remplir. C'est alors que je sortis de ma chambre, incognito. J'allais à la cafétéria dont il fallait passer par la cour de récréation. La cours était vide, on pouvait entendre les oiseaux, siffloter ainsi que le vent ramener sa fraise. J'avais froid. Cette nuit s'apparentait à une nuit glaciale. Tout était éteint même les lumières de la cafétéria l'étaient mais j'avais définitivement faim. Je retournai sur mes pas pour aller dans ma chambre tout en réfléchissant à une solution pour me remplir le ventre. En un instant, tout est parti en couille… C'est alors que je vis quelque chose d'inimaginable. Je vis un corps venir s'écraser juste en face de moi, J'étais complètement figé. Le sang gicla entièrement sur moi. Je me laissai tomber de stupeur juste devant ce corps. Sa cervelle était en plusieurs morceaux, son squelette méconnaissable. Cette scène était atroce. Je daignai regarder autour de moi, je ne voyais rien, seulement des silhouettes dans l'ombre qui semblaient amuser de la situation. Je regardais de nouveau le corps inanimé de ce qui semblait être un garçon, plus ou moins. Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il se passait. Je courus à toute vitesse dans le lycée oubliant le sang que je laissais traîner par terre. J'ouvris la porte de ma chambre et je la refermais aussitôt. Sans comprendre pourquoi je me mis à chialer. De peur ? De haine ? Je n'en savais rien du tout. C'est alors qu'un bruit parvint à mes oreilles : Hmmmm…. Quel était ce bruit était-je seul dans ma chambre ? Tout est parti en couille en un instant ! Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez moi, ou dans ce lycée. Qu'est-ce qui se passe ? Suis-je fou ? Qu'est-ce qui m'arrive ? Pourquoi suis-je trempé de sang ? D'où sort ce gars ? Pourquoi tout ça n'arrive qu'à moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Zoro ? Ace ? Où sont-ils ? J'ai besoin d'aide ! Je suis perdu. Comprendre je ne savais plus. Je commençais à frémir, par courage je pris un petit couteau suisse que je garde au cas où. J'étais à la limite de la paranoïa, j'essayais de distinguer qui se trouvait dans ma chambre. Comment expliquez ce sentiment de frayeur ? Mes pas se faisaient de plus en plus lourds. J'écumais chaque son, chaque bruit. J'ouvris la porte de ma chambre avec une douceur qui ne me ressemblait pas vu que c'était la pénombre je ne voyais rien. D'un élan j'allumais la lumière et dans un cri ragé je me jetai sur ce qui semblait être ma victime, c'est alors qu'elle esquiva d'un sursaut et d'un cri profond. Lorsque que je me retournai pour charger de nouveau, Je distinguais une silhouette particulière, une silhouette qu'il me rappelait fortement quelqu'un… Impossible… C'était :

« LUFFY ?! «

Merde, sans le savoir je m'étais attaqué à la copine de mon frère, Robin. Aussitôt je lâchai le couteau et je tentai de prendre la fuite, en vain. Car tout le lycée était maintenant réuni devant la porte :

« Nico Robin ! Je crois qu'il faut qu'on parle » Je regardais Robin et je regardais la situation dans laquelle on était, sans savoir pour pourquoi je me mis à rire

« Hahahaahahahahhahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahhaahahahahhahahahahahahahahahahahahahahhahahaahahahahhahahaha «

Sans le savoir, je venais de la terrifié. J'étais complètement pris de folie maintenant qu'est-ce qu'un rire comme celui si allait changer ? Hein ? Lorsque je repris mes esprits, j'étais tétanisé, Robin était complètement affolée. Je la plains, je l'ai mêlée à une histoire dont à laquelle elle ne l'était pas. C'est alors que dans un élan, elle fit apparaitre plusieurs mains de sorte à nettoyer tout le sang que j'avais répandu. J'étais abasourdi comment dans une situation pareille pouvait-elle agir avec un tel sang-froid ! C'est dingue ! Elle me fit signe d'aller me cacher. J'allai me cacher dans la salle de bain. Par inadvertance, j'activai le tuyau de la douche et l'eau se mit à couler. J'en profitai pour me nettoyer un maximum avec tout le sang que j'avais sur moi. Mes vêtements étaient bons pour la machine. J'étais entrain de me la couler la douce pendant que Robin se battait avec le reste du lycée. Un sentiment de culpabilité m'attrapa. Comment pouvais-je la laisser se débrouiller toute seule alors qu'elle n'avait même pas intérêt à se retrouver là-dedans. Faisait-elle tout ceci pour s'affranchir la culpabilité que je le lui avais faite subir plutôt ? Si c'est ça, je suis définitivement un fils de pute. Cela dit, il faut trouver un moyen de lui venir en aide. Comment lui venir en aide. Là était la question. Leur rentrer dans le tas ? Leur dire de vérifier la chambre ? Si c'est ça on est cuits… Que faire… Et pourquoi pas la nudité ? La nudité provoque l'attirance sexuelle, la gêne, la confusion, l'amour et un tas d'autres trucs. Si je me mettais à poil, comment vont-ils réagir ? Ils vont d'abord penser que moi et Robin, on baise ce qui serait logique dans leur point de vue mais stratégique dans le mien. Il faut aussi et surtout qu'elle ne soit pas trop confuse malgré qu'elle soit la copine de Ace. Oh… Pas lui… Toujours là pour me casser les couilles… Me mettre à poil sèmera la confusion et nous pourrons nous débarrasser d'eux si et seulement, Robin joue le jeu. C'est un gros risque à prendre, avec de lourdes conséquences mais tant pis dans la situation dans laquelle nous sommes, on n'a pas le temps de penser aux conséquences, on doit agir. Je sortis alors de la salle de bain, complètement à poil, j'entendais les cris qui résonnaient. Ouah, ils sont vraiment enragés pensais-je. Je m'avançais, je pouvais apercevoir la silhouette de Smoker qui n'arrêtait pas de gueuler comme un chien. C'est alors que je me pointai, la queue à l'air je priais pour que ça marche. J'osai la question à Robin et ses interlocuteurs :

« Ça roule ? « Avec une nonchalance des familles

- Hé ! Regardez ! Il est à poil !

- Nabot, qu'est-ce que tu…

- Luffy, tu …

- Vous avez finis ou pas ? Continuais-je.

- On… reviendra… plus tard… je suppose…

- Ah le bâtard, t'as un sacré engin, gamin !

- Ouais, tu te mets bien

- Elle est si grosse que ça ? Pensais-je.

- C'est bon maintenant allez vous en ! Fit Robin.

Et ils s'en allèrent comme prévu… D'un coté j'avais honte mais d'un coté j'étais fier. C'est contradictoire. Lorsque Robin réalisa que j'étais à poil, elle poussa un cri de terreur. J'allai mettre une serviette en vitesse tout en revenant aussi vite pour savoir si elle allait bien :

« Désolé mais c'était la seule solution héhé… »

-…

- Est-ce que ça va ?

-…

- Tu n'en avais jamais vu une de toute ta vie avant hein… Et bien…

- Juste… Explique-moi ce que tu fais ici…

- C'est une longue histoire…