Title: Boy's next door
Author: Kill_titi
Pairing: Adrian Clay/Lawrence
Rating: R
Summary: Adrian Clay est un instituteur le jour et un serial killer de jeunes prostitués mâles la nuit,
jusqu'au jour où Lawrence, un jeune prostitué de quatorze ans, découvre son secret... chantage, passion, tragédie.
Warning(s): scènes violents, yaoi, scène de sexe
Author Notes: Réécriture des chapîtres du manga, avec quelques scènes inventées.
Word Count: 1.890
Disclaimer: Don't know, don't own, not real,belong to Kaori Yuki
Désolé pour le retard dans la mise à jour de cette histoire, ou de cette révision d'histoire plutôt. Je suis prise avec deux autres fanfictions dont le principal est traduit en anglais puis révisé par des beta readers anglophones, ce qui prend pas mal de temps. J'essaierai d'être plus rigoureuse pour cette histoire. J'aime toujours autant le travail de Kaori Yuki,et je compte bien terminer cette histoire.
Ce chapitre est sombre, comme le précédent. Je viens de (re)-finir de regarder l'anime Black Butler, donc forcément je pleure et j'ai des idées assez glauques dans la tête, je me mets toujours dans des états seconds pour écrire cette histoire, donc review(ez) pour me dire si j'ai réussi à faire passer un peu de l'émotion que je ressens.
Attention dans ce chapitre il y a des scènes de sexe en plus, mais rien de vulgaire. J'espère que ce chapitre vous plaira.
J'écoute toujours certaine musique en écrivant mes fics, donc un petit conseil (assez précis) pour créer l'ambiance:
Dans la première partie: "Who will take my dreams away" de la BO de "La Cité des Enfants perdus" avec la partie d'Angelo Badalamenti. (Cette musique met mal à l'aise et illustre bien l'ambiance des foires et fêtes forraine du XIXème siècle où l'attraction principale était d'exhiber les "monstres" ainsi qu'on appelait les personnes victimes de malformations physiques...).
Dans la deuxième partie: "Lies" de Evanescence
Dans la troisième partie: "I'm not driving Anymore" de Rob Dougan
Dans la quatrième partie: le dernier couplet de "A tear to shed" de la Bo des "Noces funèbres"
Enjoy!
Le clown au bonnet à clochettes joue avec son chapeau et ses lèvres écarlates s'écartent en un sourire sinistre. Qu'il est effrayant cet arlequin aux gants blancs et aux yeux striés de noir. Le tintement joyeux de ses cloches dorées devient sec lorsqu'il agite son couteau de cuisine. Et le lapin blanc est sorti du chapeau mais il est blessé, et une larme de sang tache les bandages qui lui couvrent les yeux et lui enserrent sa fourrure blanche.
Adrian, ta maman est ici, à la fête foraine, car toi aussi tu es sorti du chapeau, dit l'horrible clown à l'enfant qui le regarde. Et sa main gantée tend le couteau au petit garçon aux cheveux blonds.
Adrian dépêche toi.
Le pauvre petit lapin ne verra jamais la lame qui lui tranche tendrement la gorge.
La ruelle sombre, aux murs recouverts de graffitis grotesques, sentait l'urine et les ordures s'amoncelaient sur le sol. Le parfait endroit pour une passe rapide. Le jeune garçon portait une chemise blanche et un jean bleu troué. Il venait de faire une fellation à un client au ventre gras et aux mains crasseuses, et il avait été écœuré quand l'homme avait passé les doigts sales dans ses cheveux pour le forcer à avaler. Il avait failli vomir mais il était un professionnel après tout. Il avait connu pire. Il venait juste de sortir de la ruelle, plaçant les billets chiffonnés qu'il venait de gagner dans les poches de son jean élimé, quand un jeune homme aux cheveux blonds l'avait saisi par les épaules et l'avait fait reculer dans la ruelle, en lui susurrant qu'il avait de quoi payer. Le jeune garçon avait sourit et lui avait pris la main pour l'entrainer au fond de la ruelle en cul de sac. Jaugeant l'homme de haut en bas, un sourire sensuel sur ses lèvres douces, il s'était adossé au mur en commençant à ouvrir sa chemise. L'inconnu aux cheveux blonds s'était approcher de lui et s'empressa d'embrasser son cou et ses épaules avec une fièvre dévorante. Le jeune garçon lui mordilla l'oreille en lui demande ce qu'il voulait, en lui disant qu'il ferait tout ce qu'il voudrait, qu'il s'aurait lui faire du bien. Et alors qu'il portait sa main vers le bouton du le pantalon de son client, celui-ci recula brusquement, le rejetant violemment contre le mur. Son regard bleu qui était tendre derrière ses lunettes quelques minutes auparavant étaient maintenant animées d'une lueur étrange et dangereuse. Il sourit, mais il n'était pas amusé. Le jeune garçon sentait une fine pointe de peur lui saisir les entrailles et alors qu'il s'apprêtait à donner une excuse pour s'éclipser, l'homme lui saisit les épaules et le retourna pour le plaquer contre le mur, le visage écrasé contre les briques froides et les mains sur le mur.
Ne bouge pas lui dit-il, ne dis rien.
Le jeune garçon acquiesça, essayant de ne pas trembler. Il était habitué aux tordus, le mieux était d'obéir avant qu'ils ne deviennent violents. L'inconnu se colla derrière lui, et encercla sa taille mince de ses bras, ses mains cherchant la braguette de son pantalon. Après avoir ouvert le bouton, il baissa le jean, entrainant le boxer sur les cuisses. Le jeune garçon se raidit, il savait que son client se déshabiller et alors qu'il se tournait pour jeter un coup, l'inconnu le poussa complètement contre le mur et se plaqua contre lui. Il s'apprêta à demander au type d'être plus doux avec lui mais à ce moment il sentit l'homme entrait en lui. Il cria de douleur crispant ses doigts sur les briques noirs alors que son sexe s'enfonçait en lui. Le client entoura son torse de ses bras et donna des poussées tendres et régulières. Cet homme connaissait les prostitués, il s'avait qu'il n'y avait pas besoin de les préparer, car ils s'en chargeaient eux-mêmes entre chaque passe pour éviter les rapports trop longs et parfois douloureux ; car ses brutes ne savaient pas s'y prendre avec les jeunes garçons. Mais le rythme changea rapidement alors que le plaisir devenait plus intense. L'homme avait posé ses lèvres sur les épaules du prostitué et lui mordillait doucement la chair alors qu'il le prenait plus fort, plus vite, plus profondément. Le jeune garçon tenta de se relaxer sous les assauts brusques de son client, bercé par les râles de plaisir de l'homme qui le prenait. C'était bon, tellement bon. Mais s'il ressentait du plaisir, chaque coup de reins était douloureux. Il se mordit la lèvre pour créer une autre douleur et oublier celle qu'il ressentait entre ses jambes. Le type caressa son ventre et enserra son sexe dans sa main et commença à le masser. Le jeune garçon gémit, parcouru de plaisir. Ce type était doué. Il était beau. Il n'avait jamais été sauté par un type aussi beau. Il sentit le plaisir monter au plus profond de lui, l'envahir alors que de son sexe gicla le liquide blanchâtre qui recouvrit la main qui l'avait mené à l'extase. Sous l'effet de l'orgasme, ses jambes avaient flanché et son client le portait pratiquement contre lui alors qu'il donnait ses dernières poussées de plaisir dans le corps du garçon avant de se vider en lui dans un râle de plaisir. Haletant, il maintenait le garçon contre lui, ses bras autour de son torse l'empêchant de tomber. Le jeune garçon était bien. Il ne pensait à rien. Puis le client se raidit, et le repoussa. Il se retourna, indifférent, et reboutonna son pantalon.
Le sentiment de souillure envahit le prostitué, ce même sentiment d'être une coquille vide et inutile qu'il ressentait après chaque baise rémunéré. Il remonta son pantalon et se tourna vers son client et tendit la main, réclamant sa paye.
L'inconnu chercha dans sa poche, mais au lieu de billet, il sortit une bobine de scotch et s'approcha de son visage, une lueur démente jouant dans ses pupilles mornes. La panique saisit le garçon.
Blind man ! Le Tueur aveugle ! Le tueur de prostitué se tenait devant lui.
NON ! Il hurla et tenta de repousser l'inconnu qui se précipitait sur lui, criant qu'il ne voulait pas ça, il ne voulait pas qu'on lui bande les yeux. Non il ne voulait pas mourir, il détestait cette vie, il détestait les assauts de ses hommes sur son corps, mais non il ne voulait pas mourir !
Mais son corps frêle et souillé ne put résister à l'étreinte de l'homme, qui le fit tomber à genoux sur le béton. Il roula des bandes de scotch autour de sa tête, et lui banda les yeux. Le garçon, aveugle, pleurait et suppliait. Mais déjà une lame lui déchirait le ventre, encore et encore, et une douleur atroce envahit son corps. Mais ses cris de douleur furent rapidement étouffés par les goulets de sang qui lui enrouaient la gorge et se déversaient hors de sa bouche, et maquillait ses lèvres, son menton puis son torse haletant. Il se débattait contre cette lame alors qu'il ne voyait plus rien, lançant ses bras dans le vide, frappant le néant alors que son corps était déchiré encore et encore par ce couteau invisible. Puis une douceur sourde parcourut son corps, alors que ses jambes perdaient toute force et qu'il se sentait glisser sur le sol. Le tueur le posait doucement contre le mur n'est-ce pas ? Il fait froid et il était mouillé. Mais il ne pleuvait pas, c'était le sang non ? Il était en train de mourir. Mais pourquoi faisait-il déjà aussi noir alors qu'il respirait encore un peu ? Ah oui, ses yeux étaient bandés… Dommage, il aurait voulu voir la lumière une dernière fois.
Adrian serrait dans sa main le couteau ensanglanté qu'il avait plongé dans le corps du garçon.
Combien de fois l'avait-il frappé? 10 fois ? Il ne savait pas, mais il se sentait fatigué et il était calme maintenant. Tout allait bien, alors que ce jeune garçon aux yeux bandés gisait sur le sol, Adrian se sentait enfin mieux. Un jeune garçon ? Presque un enfant, 15 ans tout au plus. Et il était sale, il avait vendu son corps, avait ressenti du plaisir sous les caresses et les étreintes de ses hommes pervers. Il s'était laissé prendre par lui, il l'avait laissé le toucher, l'embrasser et le prendre contre le mur de cette horrible ruelle. Dégoûtant, répugnant ! Mais c'était fini, il était beau comme ça, contre le mur, les yeux bandés et le corps couvert de sang, comme une couverture liquide et douce. Il était pur et magnifique comme un ange. Il n'était plus souillé.
Mais alors qu'il contemplait le corps du garçon qu'il avait sauté et assassiné, Adrian entendit des bruits de pas derrière lui dans la ruelle.
Paniqué, il se retourna et vit une silhouette fine habillée de noir s'avançait dans l'allée sombre, serrant un paquet de ses bras minces. Un jeune garçon dont les mèches de ses cheveux sombres couvraient ses yeux gris verts. Il avait un corps frêle et doux, une démarche haute. Et un regard troublant… mon Dieu ce regard qui transperce la chair, et coud dans le cœur un fil doré qui se serre et se tord, et rend chaque battement difficile. Il le regardait. C'est alors qu'Adrian réalisa qu'il avait vu son visage ! Adrian se redressa, serrant la manche de son couteau couvert de sang et s'approcha du garçon. Mais celui-ci ne bougea pas, aucune lueur de peur ne perler dans son regard brillant.
« Hé Law ! Grouille-toi ou Dallas va encore te casser la gueule » cria soudain un type qui apparu à l'entrée de la ruelle.
Putain il était piégé ! Mais le jeune garçon ne dit rien. Adrian se précipita hors de l'impasse, bousculant le type contre le mur, qui se mit à brailler derrière lui. Mais déjà Adrian se courrait dans les rues sombres et malfamées de Los Angeles, envahit par le désespoir qui lui étreignait le ventre alors que le piège de sa propre folie se refermait sur lui.
Blind man, le tueur en série de jeunes garçons.
Je suis un meurtrier.
J ai eu des relations avec six garçons, puis je leur ai bandé les yeux et je les ai tués.
Je suis Blind man, qui sème la terreur sur Los Angeles et dont on parle dans les journaux depuis quelques jours.
Au moment où je tue, je ressens une chaleur dans la poitrine et j'ai l'impression de mourir.
Je suis incapable de réfréner ce désir tortueux, cette impulsion malsaine.
Est-ce que je suis devenu fou ?
Ce garçon a vu mon visage.
C'est la fin, la fin, LA FIN !!!
Il a laissé tomber quelque chose. Je l'ai vu. Fred gueule derrière moi, il parle d'un cadavre, il parle du tueur en série qui s'attaque au prostitué. Fermes ta gueule Fred, je vois bien que Michael a le bide ouvert, mais il faut que je ramasse ce qu'il a fait tomber, là dans le sang. Michael ? Je lui avais apporté son panini au poulet, cette saloperie qu'il adorait bouffer vers 2h du mat. Ça va maintenant Mick, tu n'as plus mal.
Mais qu'est ce qu'il a fait tomber, le type qui t'a tué?
Là, dans le sang ! Une médaille… un collier pour animaux ? Avec une plaque et un numéro de téléphone.
«Wolfgang, A. Clay »…
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre.
N'hésitais pas à m'envoyer un review, c'est important pour les auteurs de savoir que leur travail plait.
