Elle arriva chez elle. Elle sortit de la voiture, souffla et monta l'escalier qui menait vers les appartements. Elle chercha sa clé dans son sac mais ne la trouvais pas.
« C'est pas vrai Jude, encore ! »
Elle retourna à sa voiture et chercha la clé dans la boîte à gants. Judith avait la manie de laisser les clés de son appartement dans sa voiture, et très rarement dans son sac. Elle trouva enfin la clé, et vis sur le siège passager la fameuse lettre qu'elle n'avait toujours pas ouverte. Elle mis la lettre dans son sac et retournais à son appartement. Elle ouvris la porte, posa les clés sur le meuble de l'entrée et son sac près de la cuisine. Elle alla s'allonger sur son canapé en cuir dans le salon. Il était une heure moins vingt quand elle alla chercher quelque chose à manger. Elle trouva un morceau de fromage, un bout de pain et une pomme. C'était son déjeuner d'aujourd'hui.
Après qu'elle eu manger, elle retourna sur son canapé, prenant au passage la lettre que la facteur lui avait déposée ce matin. Elle observa pendant un instant l'écriture. C'était vraiment très bien écrit, comme lorsqu'on vous envoi une invitation pour aller à une importante soirée. Néanmoins, il n'y avait pas de destinataire, d'ailleurs, il n'y avait pas non plus l'adresse de Judith. Il était écrit tout simplement ceci :

A l'intention de :
Mlle Judith Starling

Elle ouvrit délicatement l'enveloppe, sans vouloir se presser. Elle y sortit un papier à lettre beige. La lettre était écrite de la même façon que sur l'enveloppe. Elle fut très surprise et resta sans voix devant le contenu de cette lettre :

Chère Judith,
Comment allez-vous ? Et comment va votre chère soeur ? Avez-vous des nouvelles ?
J'aurais aimé apprendre à vous connaître mieux, comme je l'ai fait avec votre soeur. Je ne suis pas quelqu'un qui demande beaucoup, seulement un rendez-vous avec vous afin de mieux vous connaître. J'espère ne pas vous avoir effrayée.
Sincères salutations,
H

Judith resta perplexe. Était-ce réellement une lettre de ce cher Lecter, ou était-ce une simple plaisanterie ? Elle n'était sûre de rien, néanmoins, même s'il s'agissait d'une blague, elle se rendrait, dans l'après-midi, au bureau du FBI pour les prévenir et vérifier si elle avait raison d'avoir des soupçons.

Il était à présent quatorze heures lorsque Judith passa l'entrée du FBI. Elle alla se renseigner à l'accueil mais un des deux hommes qui étaient venus la voir vint à elle.
« Bonjour Mlle Starling.
-Bonjour.
-Que me vaut cette visite ? »
Judith sorti la lettre et la montra à l'homme.
« Ça. »

L'agent fixa la lettre avec stupeur.

« Suivez-moi. »
Elle s'exécuta. L'homme l'emmena dans un bureau où se trouvait l'autre agent qui l'avait accompagné l'autre jour. Il y avait aussi leur chef, un certain Mark John, vu la plaque affichée sur la porte du bureau.
« Bonjour Monsieur, voici Judith Starling. »
Mark John tendit la main droite à Judith qu'elle serra aussitôt.
« Bonjour Judith, asseyez-vous je vous en prie.
-Non merci, ce ne sera pas nécessaire.
-Alors, qu'avons-nous là ? »
L'agent tendit la lettre à son chef. Celui-ci la lu et s'assit dans son fauteuil.
« Hum..vous savez, je ne pense pas que se soit une lettre de Lecter.
-Qu'est-ce qui vous fait penser cela ?
-Et bien, la manière d'écrire. J'ai été très informé sur le cas « Lecter » et donc, je peux vous affirmer que ce n'est pas son style d'écriture. La signature même n'est pas digne de Lecter.
-J'aimerais tout de même qu'un expert me le confirme, s'il vous plaît. »
Le chef sourit à Judith, puis alla donner la lettre à un de ses meilleurs expert.

Judith patienta une quinzaine de minutes avant que l'expert ne vienne donner son avis.
« Ah, le voilà. »
Judith se retourna.
« Confirmation Monsieur, ce n'est pas de Lecter.
-Bien, merci. Vous voyez Judith ? Il n'y a pas de quoi s'en faire.
-Oui je vois, merci. Mais néanmoins...

-En cas de besoin, appelez-moi à ce numéro. »

Il lui tendit une carte sur laquelle il était inscrit un numéro à appeler en cas d'urgence. Au dos y était écrit un numéro personnel. Elle regarda l'homme attendant qu'il lui donne une explication, elle eu un clin d'oeil de sa part. Elle fut blasé et désintéressée. Elle voulu reprendre la lettre, mais l'expert ne lui donna pas.
« Par mesure de sécurité, nous gardons la lettre. »
Mark lui sourit. Elle lui adressa seulement un hochement de tête, puis sortit du bureau.
Elle repris sa voiture et rentra chez elle afin de passer une belle fin de journée.

Elle refit les même gestes qu'à sa première arrivée ce matin. Elle alla dans son bureau. Elle chercha sur internet des informations complémentaires et claires sur Hannibal Lecter, mais ne trouva rien de nouveau le concernant. Elle se frotta les yeux, alla sur deux autres sites, mais finalement, éteignit son ordinateur. Elle retourna dans son salon et alluma la télévision. Judith regarda vers la cuisine se demandant si elle avait l'envie de se lever pour boire. Elle observa son sac, posé sur la table, puis elle se rappela de la deuxième lettre.
« Ah ! C'est vrai, une autre. »
Elle se leva, pris la lettre dans son sac et alla se rasseoir dans le canapé. Elle déchira la lettre vite fait cette fois-ci, pensant trouver la même chose que sur la première lettre, une plaisanterie de mauvais goût. Cependant, elle n'y trouva pas la même chose, loin de là.

Chère Judith,
Je suis ravi et déçu de vous parler. Ravi car je peux enfin parler à la charmante soeur de mon amie Clarice Starling. Avez-vous de ses nouvelles ? Je m'inquiète de ne plus en avoir de sa part. M'aurait-elle oublié ? Ce doit être autre chose, je suis sûr qu'elle pense parfois à moi..
Mais, j'ai réellement été déçu par vous, ma chère Judith. Je me doutais que vous iriez prévenir le FBI de ma première lettre. Mais, j'aurais pensé que vous n'iriez pas le faire. Car en effet, elle est bien de moi, mais bien évidemment j'ai changé, le temps d'une lettre, mon style d'écriture. Je vous prierais donc de ne pas y retourner pour les avertir de ma deuxième lettre, merci. Néanmoins, je souhaiterais vraiment apprendre à vous connaître, Judith. Cela m'intéresse de savoir si vous ressemblez beaucoup, ou pas du tout à Clarice.
Judith, je vous laisse sur ces quelques mots.
Amicalement,

Hannibal Lecter