Auteur : May-Cat
Bêta-lectrice : Maki-NekO-sama
Rating : T ( à quelques choses près !)
Genre : Shônen-ai / Romance / UR / Angst / Drama
Couple : Ah Ah...x3
Disclamers : Sincèrement, vous penser vraiment que si les personnages m'appartenaient, 'Naruto' aurait pu devenir célèbre ? =____='' Et heureusement pour nous, ils sont la propriété de Masashi Kishimoto.
Note : Et me revoilà pour mon premier chapitre ! J'espère qu'il plaira et que vous me donnerez votre avis ! Comme, le prologue était assez court, voilà de quoi lire ! =D
Bonne lecture !
Hémorragie Interne
~Première Goutte~
"Le bonheur et la souffrance sont des états d'esprit, leurs causes principales ne peuvent donc pas être trouvées en dehors de l'esprit. La source réelle du bonheur c'est la paix intérieure..."
Il était à bout de souffle. Il avait couru si longtemps que ses jambes n'en pouvaient plus, comme si elles allaient craquer et se briser d'un moment à l'autre, l'empêcher de se mouvoir, le faire tomber et peut-être même, ou plutôt sûrement se briser sur le dur sol de la forêt qu'il était en train de parcourir.
Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu aussi froid, pourtant au fil des années il pensait qu'il s'était habitué à la froideur de la solitude, toujours seul.
Il supportait juste. Il n'y avait plus grand chose à faire, à part s'asseoir dans un coin de cette forêt et attendre la mort. Mais il ne le fit pas, il savait qu'elle ne viendrait pas assez vite. Mais aussi qu'il était trop faible et lâche pour s'ôter la vie instantanément.
Le paysage filait, et bien qu'il eut mal à divers endroits de son corps, il continuait de progresser à grande vitesse dans cette étendue d'arbres touffus et ce cadre inhospitalier. Ce n'était vraiment pas un endroit agréable. Tant pis, de toute façon il n'en n'avait plus rien à faire.
Il continuait. Simplement, il devait s'éloigner le plus vite possible de cet endroit, bien qu'il su qu'il n'y avait aucun poursuivants à ses trousses, c'était vital.
Une douleur. Bien plus profonde, bien plus intense que celle qu'il ressentait dans les jambes, bien plus cruelle que celle de ses poumons qui marchaient à plein régime tout cela dût à sa course, qui le faisait souffrir le martyr, ni même ses membres griffés, écorchés par la végétation qui l'entourait.
Non, c'était plus. Et il s'arrêta sous le choc, et il eut comme un spasme dans tout le corps, très fort, et même si brutal qui le fit s'agenouiller au sol. Les deux genoux à terre, les yeux dans le vide, ses membres tremblaient, son nez saignait.
Ça commençait toujours comme ça : une puissante hémorragie nasale puis vomissement, de sang bien entendu. Il s'écroula au sol en se vidant de son sang.
Étendu sur le sol terreux de la forêt, il n'entendit pas le bruit derrière lui. Face contre terre, il attendait la mort, seul, il avait si froid...
Il était mort, enfin. Il n'avait aucun regrets, la mort était sa délivrance; il n'avait plus rien : plus de but, plus de chez lui, plus d'amis, plus de vie c'est mort qu'il serait le mieux. Ça il le pensait très fort, il avait tout abandonné pour sa vengeance, maintenant qu'elle était accomplie, il n'avait plus rien du tout, vide.
Il repensait sans cesse à cet instant, celui où il s'était rendu compte que c'était fini. Il revoyait ses mains qui d'habitude étaient d'une blancheur immaculée, souillées par du sang carmin, le sien et celui de son aîné, ses vêtements déchirés par endroits et tachés à d'autres dans un ensemble confus et désordonné. Il se rappelait de ses yeux écarquillés et sa bouche légèrement ouverte devant le sourire de l'homme agonisant à ses pieds.
Itachi Uchiwa mourrait, et il l'avait tué. Cet homme qui dans le temps il avait aimé et admiré, son grand frère.
Les larmes lui montaient aux yeux, sa peine coulaient sans fin, n'y avait-il pas de fin heureuse possible pour les Uchiwa ? Sasuke connaissait la réponse et il en pleurait encore plus fort. Les sanglots douloureux et puissants le firent tomber à genoux, à côté du désormais mort toujours souriant, comme si il allait vers un avenir meilleur, serein, heureux et confiant. Il se prit le visage entre ses mains tachées par le sang, tachées par la mort, par la bataille. Il ne voulait plus voir la vérité, il ne voulait plus voir son défunt frère, il ne voulait plus voir la vie où quelle soit non, juste le noir.
Il arrêta ses larmes au bout de longues minutes, se leva et partit lentement encore sous le choc d'un pas boitant, il avait été bien amoché pendant son combat et serrait les dents pour ne pas gémir trop fort de douleur. Il ne regarda pas une seconde en arrière, il n'eut plus une pensée pour le cadavre derrière lui, il partit simplement.
Il réalisa enfin une bonne fois pour toute et s'arrêta un instant, les yeux dans le vide, les membres tremblants de froid, de peur, de colère. Une multitude de sentiments le possédait en un instant et il en resta paralysé, trop de pensées défilaient dans son esprit, trop de doutes, trop de douleurs ; il fut alors pris d'une folie, un instinct trop fort, trop puissant pour le pauvre reste de volonté qui l'animait encore et il se mit à courir, très vite...
"Les vengeances tardives n'ont pas la saveur qu'on leur imagine, parce qu'elles ont moisi..."
[Christiane Baroche]
Il ouvrit un œil qu'il referma bien vite, l'endroit où il était bien trop éclairé. Il retenta et du retenir un gémissement de douleur en serrant ses lèvres sèches, du au manque d'hydratation, la lumière était vraiment trop vive, mais il ouvrit tout de même un deuxième œil.
La pièce où il se tenait allongé, sur un lit, remarqua-t-il, était simple. Un lit, une armoire, un meuble de chevet, un bureau plein de papiers qui semblaient tous méticuleusement bien triés, rangés et ordonnés, et tout le reste d'objet qui pourrait faire suggérer que l'on se trouvait dans une chambre.
Cependant quelque chose de particulier attira son attention : un cadre, ou plutôt la photo que celui-ci contenait. Si il la remarqua, c'était parce qu'il la connaissait, car elle se fondait merveilleusement bien avec le décor. Il la contempla en oubliant tout : ses douleurs physiques, qui étaient présentes avec encore beaucoup de force, même si il semblerait qu'il eut été soigné ; il oublia aussi ses douleurs morales : il ne se sentait plus seul, juste mélancolique aux vues de cette image qui respirait le bonheur, la gaîté, l'espoir et l'innocence.
Et puis, il n'en put plus et referma les yeux, en essayant de se convaincre que la lumière, trop éblouissante avait rendu ses yeux larmoyant et l'avait forcé à les fermer. Puis il partit dans un sommeil profond sur ces pensées.
Quand il ouvrit les yeux, il se retrouva face à deux belles émeraudes douces et inquiètes. Il papillonna un peu des yeux et les perles vertes se firent plus strictes, plus dures et elles le sondaient, comme pour savoir le fin mot de l'histoire, d'un regard.
"Tu te réveilles enfin."
Mais il ne lui répondit pas. Fixant seulement la jeune femme, car c'en était une, de ses yeux d'encres. Elle comprit alors qu' il ne lui répondrait pas ; alors elle essaya d'aller à l'essentiel, bien que son esprit était légèrement embrouillé d'avoir revu, dans une situation aussi critique, un ancien ami, même si elle n'était pas sûre que le mot "ami" convenait pour lui.
"Pourquoi étais-tu si près du village ? Pourquoi étais-tu en train de te vider de ton sang ? Même en t'examinant je n'ai pas pu en connaître la cause, et donc pas te soigner définitivement... Sasuke .
- Pourquoi m'as tu emmené ici ?", questionna le jeune homme.
- "Pour te soigner, c'est évident", répliqua-t-elle, moins sûre d'elle qu'au début de la conversation.
- "Je ne t'ai jamais demandé un telle chose", répondit-il froidement, visiblement irrité par les questions et réponses de la jeune femme.
- "Je sais, mais ça aurait été impossible pour moi de faire comme si je ne t'avais pas vu, je suis médecin et mon rôle est de soigner les blessés", elle fit une pause et reprit, "Mais, tu n'as pas répondu à mes questions, alors ?
- Je ne sais pas...", répondit-il en baissant progressivement la tête sous le regard plein de questions de la jeune femme.
Mais elle n'ajouta rien, ce qui étonna beaucoup Sasuke. Elle vérifia juste que tout allait bien et elle partit, rapidement et en silence. Il put tout de même entrapercevoir ses pupilles qui s'assombrissaient. La nouvelle présence du brun la perturbait, pourtant il n'y avait que ses yeux pour trahir toutes ses émotions ; tout le reste de sa personne était impassible.
Dès qu'elle eut fermé la porte, il se recroquevilla sur lui-même, dans une position fœtal, un air perdu sur le visage. Tout cela n'était que réalité, et c'était ça qui était déconcertant : il était Sasuke Uchiwa, et il ne savait plus où il en était, il ne savait plus ce qu'il devait faire...
Depuis qu'il avait tué son frère, il était perdu : avant, il avait une vengeance à laquelle s'accrocher, son but ; mais depuis qu'Itachi n'était plus, il se sentait vide, vide de sens. Pourquoi vivait-il, il n'avait plus rien, plus rien du tout. Pourquoi Sakura l'avait-elle ramené à Konoha, ce pays qu'il avait délibérément trahit, qu'il avait quitté, abandonné...
Il en avait assez de réfléchir, de penser, il voulait juste oublier, juste un instant qu'il était Sasuke Uchiwa et qu'il n'avait plus rien, qu'il n'était rien...
Lors de son second réveil il s'éveilla seul et presque sans aucune douleurs. Presque, car son mal de crâne persistait encore et toujours.
Il décida cette fois de se lever. Il s'exécuta et constata qu'il y avait des vêtements propres sur le bureau, à présent débarrassé de toute la paperasse qui l'encombrait. Il s'en vêtit et partit explorer cet endroit qui lui était inconnu.
Quand il ouvrit la seule porte de la chambre il déboula sur une pièce qui semblait être le salon, les deux canapés, le fauteuil et la table basse l'ayant mis sur la voie.
Sur un des canapés cités plus haut, une personne lisait un rouleau, illisible de l'endroit où il se trouvait, il ne put donc pas voir de quoi il s'agissait. L'individu qui se trouvait sur le fauteuil fit voler ses cheveux roses autour de son visage quand celui-ci se tourna vers le nouvel arrivant.
"Oh, c'est toi Sasuke", elle laissa un blanc pour poursuivre, "Viens t'asseoir. Tu veux quelque chose à boire, à manger ?", le questionna t-elle
Il lui répondit négativement en s'exécutant en s'assaillant sur un des grands canapés, drapés de tissus vert pastel, qu'il trouva plutôt confortable bien qu'il ne le fit pas ressentir. Elle poursuivit donc :
- "Que vas-tu faire maintenant ?
- Je n'ai pas la réponse à cette question Sakura", lui affirma calmement le déserteur.
- "Tu penses que je vais me satisfaire de cette réponse ?", s'énerva la médecin-ninja, "Cela va faire trois ans que l'on n'entend plus parler de toi, nous te croyons tous mort ! Même Naruto n'y croyait plus ! Et là tu oses me dire que tu ne sais pas, toi Sasuke Uchiwa, l'homme toujours supérieur aux autres !"
Elle s'était levée d'indignation pendant qu'elle parlait. Elle avait le visage rouge prononcé de fureur, ses poings étaient plus que serrés, comme si elle s'empêchait de frapper à mort Sasuke, et dieu seul sait que dans cet état d'énervement elle en était capable. Ses lèvres pincées blanchissaient sous la pression et l'on percevait sans difficultés ses muscles raides et tendus, même sous ses vêtements bordeaux on devinait la rigidité de son corps, comme entravé par un mental, qui semblait pouvoir se briser à chaque instant.
On aurait dit un fauve qui se préparait à attaquer sa proie, mais le brun restait de marbre, dans sa même pose nonchalante, nullement anxieux quant à son sort, il gardait encore des séquelles de ses blessures et même si elle l'attaquait, il était sure que son corps ne pourrait pas être convenablement utilisé. Il n'y avait de toute façon pas d'échappatoire, il resta donc de marbre.
"Tu aimerais que je reste n'est-ce pas ? Et bien donne moi une raison de rester, de vivre", lui déclara t-il, énigmatique.
- "Une raison ? Et bien, en souvenir de l'équipe sept tu as le devoir de rester à Konoha !", affirma Sakura, qui avait relâché les muscles de son corps et s'était calmée devant la placidité de son ex-coéquipier.
- "Ce n'est pas un argument très convainquant", répliqua le brun, toujours sur le même ton.
- "Je sais, mais j'espérais que ça suffirait", avoua la jeune ninja en baissant légèrement les yeux vers son parquet clair et parfaitement ciré.
- "Qui est au courant que je suis ici ?
- Le Hokage, maître Kakashi et moi-même", répondit Sakura. Comme le Uchiwa ne lui fit aucune remarque sur sa précédente réponse elle enchaîna : "Et ils sont tous d'accord pour te réintégrer au village.
- Même si je le voulais, je ne pourrais pas revenir, faire comme si de rien n'était et reprendre les missions.
- Après ton procès et ton temps de réhabilitation, tu pourras", lui affirma la jeune femme aux cheveux roses dans un léger sourire.
- "Qu'est-ce qui te fais croire que je vais accepter de me faire juger ?", répliqua l'ancien élève d'Orochimaru en fronçant légèrement les sourcils.
- "Et bien, on a retrouvé le corps d'Itachi Uchiwa, mort. C'est toi qui l'as tué, c'était ton but n'est-ce pas ?", elle fit une pause pendant laquelle Sasuke hocha affirmativement la tête pour donner raison aux dires de Sakura, elle reprit donc, "Tu penses ne plus rien avoir, hein ? Détrompes-toi, il y a encore des gens qui croient en toi et de ton côté tu pourrais simplement croire en Konoha et en ces personnes !"
- "Croire en Konoha ? Et en quel honneur ?", rétorqua Sasuke sur un ton mauvais.
- "Pour ton propre honneur. Tu ne voudrais pas qu'ils pensent tous que tu es un raté !"
L'ancien déserteur poussa un soupir dédaigneux, sans lui répondre. Qu'est-ce que cette affirmation pouvait bien lui faire ? L'avis des autres ne lui importait plus, et ça depuis un certain temps et celle-ci devait le savoir, et mieux que quiconque.
Puis tout d'un coup ce fut comme si le temps s'arrêtait. Un blanc. Une douleur qui le fit grimacer sans retenue. Pris du besoin de faire stopper ce mal qui semblait le faire s'embraser de l'intérieur, il prit sa tête à deux mains, l'épicentre de la douleur qui se diffusait en lui ; en ayant l'air de souffrir le martyre, ce qui était effectivement le cas : sa petite migraine s'était empirée et la douleur lui vrillait le crâne. Sakura réagit rapidement et partit chercher un médicament pour calmer la douleur, et essaya de le faire boire mais il repoussa le remède pour parler.
Il avait si mal, la douleur l'obligeait à réfléchir à toute vitesse. C'était un fait établit, il n'avait plus grand chose dans la vie et tout ce qui voyait pouvant retenir sa considération se trouvait ici, à Konoha. Et c'est avec bien de l'amertume et de la peine que la vérité lui éclata au visage, comme une bombe à retardement. Il dut se faire une raison et le tout en à peine plus d'une seconde : la capacité d'analyse Uchiwa, sans doute. Et malgré la douleur il faillait qu'il ait une réponse immédiate :
- "Est-ce que tu penses qu'on peut se battre pour une cause en laquelle on n'est pas certain?", dit avec difficultés Sasuke en serrant les dents.
- "Oui. Et puis même si tu devais prendre un mauvais chemin, tant que je serais là je te remettrais sur le bon", répondit la fille aux cheveux roses en faisant prendre le médicament à son ex-coéquipier, puis elle poursuivit: "Tu devrais retourner t'allonger maintenant. Je vais prévenir Maître Tsunade de ton retour parmi nous, dors tranquille"
Elle le raccompagna jusqu'au lit et en sortant elle se retourna vers son hôte déjà endormi ou du moins qui le paraissait et murmura plus pour elle même : "Bon retour à la maison Sasuke". Après ça elle contempla un instant le visage serein de Sasuke, l'angle parfait de son menton, la belle courbe de ses lèvres fines et rosées, son nez droit, ses cils, jusqu'à son front en finissant par ses cheveux, qui pour les avoirs touchés pendant son sommeil, pouvait affirmer qu'ils étaient d'une grande douceur. Elle fut impressionnée par la clarté et la perfection de sa peau encore une fois, elle ne se lassait jamais de le détailler.
Et enfin elle partit, en fermant délicatement la porte derrière elle, en réalisant enfin qu'il était de retour le cœur battant à toute vitesse, un bonheur trop grand et trop fort s'était immiscé en elle.
C'est reposé et détendu que Sasuke se réveilla ce matin. Bien qu'il lui fut impossible de déterminer la date d'aujourd'hui perdu dans son monde depuis un certain temps, il se leva lentement du lit où il était allongé et se dirigea vers la pièce qu'il avait identifiée comme le salon à la recherche de Sakura. D'ailleurs il n'eut pas à chercher très longtemps, une exclamation à sa gauche la fit bien vite repérée par le Uchiwa.
- "Ah Sasuke !", puis elle repris sur un ton inquiet, "Tu vas mieux ?
- Oui", lui répondit doucement le brun. "Ça fait combien de temps que je suis ici, à Konoha ?"
- "Ça va faire...", elle prit deux secondes de réflexion et continua, "Six jours aujourd'hui. Au fait j'ai prévenu le Hokage de ton choix de rester au village et elle nous a donné rendez-vous cet après-midi pour les interrogatoires et tout ça. En attendant je te conseille de te reposer un peu, ça risque d'être éprouvant et ça serait dommage que tu t'écroules pendant un interrogatoire" commença t-elle avec un ton jovial mais elle reprit avec un ton plus sombre et dur, "Surtout que je ne sais toujours pas ce que tu as..."
Elle soupira longuement et continua sur un ton plus professionnel : "J'ai pu constater quand je t'ai examiné la première fois que tes organes étaient comme incisés de l'intérieur et bien que tu aies des plaies sur le corps ça n'avait rien à voir, je n'avais jamais vu ça auparavant. Sasuke, ça m'inquiète, surtout que ton mal de hier semblait y être lié."
Plus elle avançait dans son discours, plus elle baissait la tête avec un air douloureux et concentré, comme si une solution miracle allait lui venir si elle y pensait assez fort mais la voix grave et sérieuse de Sasuke la sortie de ses songes:
- " Qui est au courant pour ma... maladie ?", demanda le noiraud en hésitant sur le mot "maladie", car il ne savait pas vraiment si il était bien approprié dans son cas.
- "Les deux mêmes que j'avais prévenus de ta présence dans le village: le Hokage et Maître Kakashi. Pourquoi cette question ?", demanda la jeune femme aux cheveux roses.
- "Ne le dis à personne d'autres", commença le brun mais en vu de l'air sceptique de la jeune femme il prononça le "S'il te plait" qui manquait à sa phrase et elle accepta. Intérieurement il se disait qu'elle n'avait, de toute façon pas vraiment le choix, faute de représailles de sa part.
Sakura, comme revenant de très loin se souvînt que le Uchiwa était malgré tout, lui aussi un humain et donc elle lui proposa de manger, ce qu'il ne refusa pas : il mourrait de faim même si son visage inexpressif et sa démarche souple et légère malgré le fait qu'il ne soit pas tout à fait sur pied, ne le montraient absolument pas.
Le temps passa bien vite et se fut rapidement l'heure du rendez-vous avec le Hokage. À l'entrée du bâtiment une escorte d'ANBU les emmena au bureau du Hokage, sûrement une question de sécurité, pensa Sasuke.
Le bureau de celle-ci était lumineux et décoré avec goût si on aimait les couleurs claires et chaudes, ce qui n'était pas le cas de Sasuke qui préférait largement les choses sobres et sombres. Il fit un pas pour s'avancer vers le bureau et s'arrêta d'un coup, les yeux reflétant de la surprise et un peu d'incompréhension face à cette personne qui n'était pas sensé être présente: Kakashi.
Le Uchiwa fit alors son possible pour garder une expression neutre, avec grand peine car quand l'homme aux cheveux grisonnant lui parla, pour lui dire quelque chose de très banal, si banal qu'il ne su quoi lui répondre, il ne savait pas quoi lui dire, après tout ce temps de contrôle de lui même, il ne savait pas répondre à un simple: "Bonjour Sasuke", lâché de la voix trop familière de son ancien professeur.
Les pensées s'entrechoquaient dans sa tête: s'excuser ? Ne rien lui dire et reporter son attention ailleurs, comme si il ne l'avait pas vu ? Lui répondre et faire comme si de rien n'était, qu'il ne s'était rien passé pendant les six dernières années ? Trop de questions, pas assez de réponses, comme toujours.
Il alla donc au plus facile : "Bonjour Kakashi". Il n'ajouta rien et le gris hocha juste la tête dans un signe qui pour la plupart des gens voudrait dire une affirmation, mais pour Sasuke était vraiment énigmatique.
Son attention était tellement prise par son ancien professeur qu'il en oublia même quelques instant sa venue ici, mais il fut bien vite reprit par Tsunade, le cinquième Hokage de Konoha à l'opulente poitrine par un petit toussotement qui lui rappela sa présence.
- "Bien, je ne vous ferai pas perdre votre temps et irai donc à l'essentiel durant cette entrevue. Cela concerne la capture de Sasuke Uchiwa par la team Kakashi, ici représentée par Sakura Haruno et Kakashi Hatake", elle fit une pose laissant le temps à Shizune, qui se trouvait au fond de la salle de prendre des notes sur ses paroles et elle repris. "Le sort de Sasuke Uchiwa a été discuté au préalable par le conseil et le verdict est tombé pas plus tard que ce matin", elle se tourna vers le brun en le regardant dans les yeux. "La grande majorité du conseil était pour ta cause Uchiwa et donc après un interrogatoire complet et un mois de réinsertion où tu seras toujours accompagné, tu pourras redevenir un ninja de Konoha à part entière. Mais à la moindre bavure de ta part ce sera la prison à vie pour toi."
Le concerné hocha la tête en signe de compréhension et Tsunade donna quelques ordres aux ninjas qui les accompagnaient Sakura et lui. Il ne prêta plus attention au monde autour de lui quelques instants, il pensait à son jugement, trop facile, sa réinsertion était trop facile et il s'obstinait à trouver l'endroit où ce trouvait un problème qui n'existait pas. Il fut ramené à la réalité par la jeune femme aux cheveux roses qui lui avait posé la main sur l'épaule en lui intimant de la suivre, il s'exécuta alors.
Ils sortirent tous du bureau du Hokage, excepté Kakashi qui semblait cloué au sol, en silence. Ils arpentèrent de longs couloirs et tournèrent dans de nombreuses directions avant de débouler devant un escalier de pierres sombres et abîmées par l'usure. Plus ils s'enfonçaient sous la surface, plus il faisait sombre et plus l'atmosphère devenait lugubre et inhospitalière. Il arpentèrent encore quelques galeries et s'arrêtèrent brusquement.
Ils étaient arrivés à la salle d'interrogatoire après une bonne demi-heure de marche, même Sakura ne connaissait pas cet endroit si grand. Il s'arrêtèrent devant une porte de métal qui possédait un système de verrouillage qui paraissait plutôt perfectionné, étant donné l'endroit où ils se trouvaient. Les lieux étaient vraiment lugubres et Sakura, intérieurement se mit même à plaindre les personnes qui travaillaient ici tous les jours et toute la journée.
Mais elle se reprit bien vite et se re-concentra sur Sasuke et leur escorte vers l'endroit où allait se dérouler l'interrogatoire.
Il franchirent donc la porte et virent une table petite et rectangulaire qui avait l'air d'être là depuis un bon moment, entourée de deux chaises et le tout dans une pièce qui sentait le refermé et qui était très mal éclairée.
La jeune femme n'eut pas l'occasion de plus décrire le pièce, car une voix dure et puissante brisa le silence et les respirations des ninjas présent dans la salle d'interrogatoire.
- " Uchiwa Sasuke et son escorte, je présume ?"
- "Oui, c'est cela", dit un des ninjas présent, responsable du déserteur.
- "Veuillez faire asseoir le détenu et sortir de la salle", dit l'homme de sa voix grave et autoritaire.
Ils s'exécutèrent tous sans attendre, personne n'aurait osé s'opposer à ce géant, tous tenaient à leurs grades et surtout à leurs vies.
Cet homme disait quelque chose à Sasuke sans qu'il ne puisse réellement l'identifier mais après quelques secondes à l'avoir dévisagé ça lui revînt enfin. Cet homme était Ibiki Morino, le chef de la section interrogatoire et torture, ils lui avaient sortis le grand jeu.
Ibiki prit place en face Sasuke et ils restèrent comme ça quelques instants dans le silence en se jaugeant du regard. Pour rien au monde Sasuke n'aurait laissé la victoire à l'homme en face de lui, les efforts de Sakura lui avaient redonné du courage et un minimum de fierté.
- "Bien, nous pouvons commencer", débuta l'homme aux multiples cicatrices que le brun pouvait deviner sous son bandeau.
Le Uchiwa sentait l'appréhension s'infiltrer en lui et il eut un imperceptible tremblement, voilà ça commençait et il sentait que la fin n'arriverait pas assez vite...
"Ils ne voient pas la rose, mais ils scrutent attentivement les épines de la tige."
[Lucien de Samosate]
Note de la fin : Voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura donner l'envie de lire le prochain et qu'il aura su excité votre curiosité ! Pour précisé, toutes les citations ne sont pas de moi, si je ne précise pas l'auteur de celle-ci, c'est que je ne le sais pas moi même ! ^^'
Et tiens, vous ne trouvez pas qu'il manque quelqu'un ? ;] A voir dans le prochain chapitre qui devrait être posté dans une semaine !
Une petite review ? =D
