Chapitre 2 : L'escalier du hall.

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POV Ron Weasley, élève de Serpentard

Ron Weasley, élève de septième année à Serpentard, descendit les escaliers du hall pour rejoindre les cachots où se déroulait le cours de potion du professeur Rogue.

Ron n'aimait pas le professeur Rogue, comme la plupart des Serpentards d'ailleurs. Rogue était d'une impartialité déconcertante et ne profitait pas de sa position pour favoriser les élèves de sa maison : les Gryffondors.

Ron s'assit entre Harry et Hermione. Ses amis ne prêtèrent que peu d'attention à lui. Harry essayait d'accrocher le regard de quelques filles de classe pour choisir sa prochaine conquête. Hermione, elle, feuilletait un lourd volume de la taille d'un dictionnaire. Ron détestait ces satanés bouquins…Hermione gardait les yeux rivé dessus.

- Hey Hermione !appela Ron d'une voix basse. Quels devoirs elle a donné la mère Chourave pour demain ?

- Une étude de quatre rouleaux de parchemin sur les nénuphars carnivores, dit Hermione sans lever le nez de son livre.

- On n'a jamais étudié ça, se plaignit Ron.

- Ben si, il y a dix minutes, révéla Hermione. Evidement tu n'as rien écouté ?

* Tu étais en face de moi, comment tu veux que je me concentre* pensa Ron.

- Pas vraiment, confia Ron. Tu vas m'aider ?je te ferai un gros câlin pour te remercier.

* Et si pour une fois elle répondait qu'elle serait ravie que je lui fasse un câlin ?*

- Ron s'il te plait, déploie ta testostérone ailleurs, lança Hermione légèrement agacée.

* Loupé !…ça c'est étonnant ! Hermione par pitié arrête de me repousser.*

- Qu'est-ce que tu penses de Padma Patil ?demanda soudain Harry. Bon elle est à Poufsouffe, mais elle n'est pas trop mal. Et Dean dit qu'elle est sympa dans le genre.

- Tu veux te faire les deux jumelles ?demanda Ron.

- Ben ouais à plus long terme, s'il y a moyen de les réconcilier, je peux bien m'amuser, dit Harry.

* Quand je pense que mes ex me traitent de pire salaud de Poudlard. Elles se trompent… on est deux ex aequo.*

- Vous êtes écœurants, dit Hermione.

Harry et Ron n'osèrent pas répondre

- Sortez vos chaudrons !retentit la voix de Rogue. Et mettez-vous par deux.

Aussitôt Harry fonça vers Padma Patil qui semblait particulièrement gênée qu'Harry veuille faire équipe avec elle. Cependant les gloussements encourageants de ses amies de Poufsouffle l'incitèrent à accepter de faire équipe avec Harry.

- Commence par piler les scarabées, ordonna Hermione.

* Tous ce que tu veux, Hermy.*

Ron se mit au travail, Hermione s'occupait de superviser la potion en cours et d'accomplir les tâches les plus difficiles. Elle ne donnait que des travaux simplistes à Ron. En prenant par moment le temps de lui expliquer une ou deux combines de potion. Ron obéissait au doigt et à l'œil d'Hermione. Il la surveillait plus que la potion.

À une ou deux reprises, Hermione surprit son regard et Ron lui lançait à chaque fois une vanne salace pour couvrir son intérêt suspect pour son amie.

À la fin du cours, Harry revint dépité

- Dean à raison, elle est sympa Padma, expliqua Harry. Mais y'a pas l'ombre d'une ouverture, elle doit avoir un mec. J'ai horreur des femmes fidèles.

*Ça explique pourquoi tu es si infidèle !*

- Bon on va chercher des Gryffondors ?suggéra Harry. J'ai envie de me détendre.

- Et c'est mon tour, rappela Ron.

C'est en allant déjeuner que Ron trouva son bonheur. Malefoy était seul en bas des marches de l'escalier du hall qu'il s'apprêtait à monter.

- Blondinet…l'arrêta Ron d'une voix chantonnante.

- Qu'est-ce que tu veux Weasley ?demanda Malefoy d'une voix lasse.

- Je me demandais si par hasard tu convoiterais ma sœur ?dit Ron d'une voix détachée.

* Même si elle est à Gryffondor, cette teigneuse est quand même ma sœur, et je veux être prêtsà démolir la tête de celui qui la draguera.*

- Ginny ?dit Malefoy stupéfait. Non.

- Tant mieux, dit Ron septique.

- Ça m'étonnerait qu'un seul garçon accepte de sortir avec Ginny, révéla Malefoy.

* T'as insulté ma sœur là ?tu vas payer vermine !*

- Je sais bien qu'elle est complètement dérangée puisque le choixpeau l'a envoyé à Gryffondor, dit Ron. Mais je pensais que tu serais de son coté. Elle ne va pas être contente de savoir se que tu penses d'elle.

- Ça n'a rien à voir, ta sœur est une fille adorable, révéla Malefoy. Je faisais allusion au fait que tous les garçons qui ont approché Ginny de trop près ont été victimes d'étranges attaques.

* J'suis découvert !*

- La bonne nouvelle, dit Ron d'un ton enjoué en masquant une légère panique.

Malefoy monta les escaliers.

Ron se retourna vivement vers Hermione. Dès que Malefoy fut suffisamment haut, il demanda.

- Ton avis d'expert ?

- Je ne pense pas que ce soit lui le prochain, révéla Hermione. Ce crétin doit avoir des problèmes de cœur qui ne concerne en rien ta sœur.

- Quel idiot, avoir des problèmes de cœur, remarqua Harry d'un ton supérieur.

* Harry, j'en ai …Avec la fille juste à coté de toi.*

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POV de Drago Malefoy, élève de Gryffondor

Drago atteignit la dernière marche de l'escalier. Il n'avait pas mangé, il n'arrivait plus à penser à quoique ce soit. Il ne pensait qu'à elle.

Drago fila dans son dortoir, il prit ses affaires et rejoignit le cours de métamorphose avec une demi heure d'avance. Drago s'assit contre une fenêtre qui donnait sur le parc.

Le printemps était installé, Drago regarda les couleurs de cette belle saison. Puis soudain il se figea. Elle traversait le parc.

* Plus douce que la brise matinale, plus jolie que la plus féerique des fleurs, et la plus merveilleuse des créatures de ce monde.*songea Drago.

Elle marchait en discutant avec Ginny Weasley.

* Ginny, elle va essayer de lui ouvrir les yeux, peine perdu.*

La douce bien-aimée était incapable de se rendre compte que Drago était fou amoureux d'elle.

Figé par cette merveilleuse apparition. Drago ne vit pas son cours passer, il était à présent l'heure d'aller dîner. Drago commençait enfin à avoir faim.

Après avoir fait un saut dans la tour des Gryffondors, Drago redescendit les escaliers. Dans l'escalier qui menait au hall, Drago salua, d'un simple signe de la main, Terry Boot

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POV de Terry Boot, élève de Poufsouffle

Terry salua Drago Malefoy, il ne le connaissait que de vue. Drago étant l'une des « divinités » de Poudlard, capable de faire la pluie et le beau temps et que tout le monde connaissait plus ou moins.

Terry entra dans la Grande Salle et fila s'asseoir à la table des Poufsouffles entre Padma et Anthony Goldstein. Les gloussements de Lisa Turpin et Mandy Brockehurt accaparaient toute la conversation.

- Et il t'a dit quoi ?demanda Lisa.

- Qu'est-ce que tu veux qu'il me dise, répondit Padma.

- Il ne t'a pas dit quelque chose de gentil ?demanda Mandy.

- Si, répondit Padma gênée, pendant que je mettais la salamandre dans le chaudron, il m'a pris la main et il m'a dit que j'avais des doigts fins très élégants.

Mandy et Lisa partirent dans un concert de gloussement.

- Padma, s'est faite draguer, retint Terry amusé.

- N'en rajoute pas, dit Padma encore plus gêné.

- Pour déclencher de telles agitations, je suppose que c'est l'une des divinités de Poudlard, suggéra Terry.

Anthony se pencha sur l'épaule de Terry.

Et Terry sentit son cœur s'accélérer dangereusement.

- C'est Harry Potter, murmura Anthony.

- C'est le jackpot, dit Terry en masquant son trouble alors qu'Anthony s'éloignait de lui.

- Mouais, dit Padma sceptique.

- T'es vraiment trop bête de l'avoir repoussé, dit Lisa.

- J'ai fait dans la subtilité, fit remarquer Padma.

- Quand même, dit Mandy. Tu es célibataire et c'est l'une des divinités de Poudlard, beaucoup de filles auraient aimé être à ta place.

Anthony se pencha à nouveau vers Terry.

- Comme elle, par exemple, dit Anthony d'une voix à peine audible.

Terry adressa un sourire complice à son ami.

* J'n'aurais pas dû m'asseoir si près de lui.*

La conversation continua entre les filles, Lisa et Mandy essayant de faire changer d'avis àPadma.

Terry et Anthony se levèrent ensemble de la table, et ils sortirent.

- Elle doit avoir quelqu'un en vu, Padma, dit Anthony.

- Oui, approuva Terry. Elles se battent toutes pour les divinités, si Padma n'est pas ravie, c'est qu'elle a quelqu'un. Je parie pour Michael.

Michael Corner, avait multiplié les petites amies, et il était même l'un des rares courageux à être sortitavec Ginny Weasley avant de rentrer en sous-vêtement et entaillé de partout dans la salle commune à cinq heures du matin. Il n'avait pas voulu révéler à l'infirmière qui l'avait mis dans cet état. Pourtant le lendemain, il rompait avec Ginny et paraissait terrifié par les Serpentards.

- Je ne pense pas que ce soit Michael, dit Anthony. Je pencherais pour quelque chose de plus exotique.

- Padma ?exotique ?dit Terry étonné. Elle n'est pas du genre à chercher la complication.

- Et bien je te parie qu'elle s'est embrouillée dans une histoire du cœur très gênante pour elle, et très croustillante pour nous, dit Anthony.

- Je te parie le contraire, dit Terry amusé.

- D'accord, dit Anthony. On parie quoi ?un gage ?

- Oui, on verra sur le moment, dit Terry.

Hannah Abbot montait les escaliers du hall à coté d'eux.

- Salut Hannah, dit Anthony.

- Salut, répondit Hannah.

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POV de Hannah Abbot, élève de Serdaigle

Hannah monta les escaliers du hall pour rejoindre la tour des Serdaigle. Dans sa tête, Hannah énuméra tous les devoirs qu'elle avait à faire. Irritée elle se rendit compte qu'elle devrait probablement travailler jusqu'à minuit.

Arrivée devant la porte de sa salle commune, Hannah donna le mot de passe.

- Intelligence sûre, dit-elle.

Le portrait accroché s'effaça et une porte apparut.

- Hannah !appela aussitôt une voix. J'ai besoin de toi.

Docile, Hannah s'approcha du garçon qui l'avait appelée. Bien qu'il était à moitié dissimulé par de hautes piles de livres, c'était bien Ernie Macmillan qu'il l'avait appelé

- Ernie, tu as dîné au moins ?demanda Hannah.

- C'est une perte de temps, répondit Ernie. Interroge-moi sur la métamorphose des minéraux.

Ernie tendit un livre à Hannah.

- Quel est la réaction du granit lorsqu'on essaye de le transformer en être vivant ?interrogea Hannah.

- Il émet une violente odeur désagréable, répondit aussitôt Ernie.

- Que se passe-t-il lorsqu'on transforme de la brique rouge en objet ?

- L'objet est toujours rouge.

- Lorsque les scientifiques moldus ont entendu parler de la création de la pierre philosophale de Nicolas Flamel à quoi ont-ils pensé ?

Les yeux d'Ernie s'écarquillèrent.

Hannah resta interdite.

* Il ignore la réponse !* pensa Hannah.

- Ça a un rapport avec l'odeur, orienta Hannah.

Ernie parut furieux contre lui même, il continuait de réfléchir.

* Marquez ce jour d'une pierre blanche ! Toute ma vie je m'en souviens !*

- Une roche jaune à moitié transparente, rajouta Hannah en dissimulant sa jubilation.

Ernie continua de réfléchir de plus en plus furieux contre lui.

- Ça peut être un sentiment, rajouta Hannah. Un sentiment que tu dois avoir en ce moment…

Ernie continua de chercher dans sa mémoire.

* C'est aussi un sentiment que j'éprouve très souvent avec toi. Ça ne t'aide pas ? Tu sais à chaque fois que j'essaye de te faire comprendre… et que toi tu me demandes si cinq rouleaux de parchemin c'est suffisant pour ton devoir de potion… tu vois pas ?*

- J'a…j'abandonne, capitula Ernie hésitant.

- Le soufre, dit Hannah.

- Mais oui bien sûr, ça pue le soufre lorsqu'il est chaud, éclata Ernie en arrachant le livre des mains d'Hannah.

- Bon maintenant que tu es là, dit Ernie. Qu'est-ce qu'on fait ?

* On pourrait aller dans le parc, faire une balade au clair de lune. Tu pourrais me susurrer des mots doux et finir en beauté en l'accordant un baiser passionné.*

- Potion ou botanique ?demanda Ernie.

* Bonne question, pour ton anniversaire. Je t'envoie un filtre d'amour ou une plante carnivore ?*

- Comme tu veux, répondit Hannah.

- Potion, annonça Ernie en cherchant les bons livres.

Hannah ouvrit son sac et sortit ses affaires. Elle commença à faire ses devoirs face à Ernie.

Il était minuit et demi, tous les élèves étaient partis se coucher, sauf Hannah et Ernie qui travaillaient toujours.

- Interroge-moi sur la botanique, dit Ernie.

- Ern, je suis fatiguée, avoua Hannah. Et surtout j'ai mal au dos à force d'être assise sur cette chaise.

- Viens, on va aller sur le canapé, dit Ernie en se levant.

* T'as une idée derrière la tête ?pourvu qu'il ait une idée derrière la tête ! Qu'est-ce que je raconte ?c'est Ernie Macmillan, il ne pense qu'à ses ASPIC.*

Hannah se leva de sa chaise et rejoignit Ernie sur le canapé. Elle s'assit à l'autre bout du canapé.

- Alors, dit Hannah. Avec quelle plante soigne-t-on les verrues de dragon ?

- L'aconit vénéneux, répondit aussitôt Ernie.

- Quelle plante emporte ses victimes sous terre ?

- Le manioc de Cuba, répondit Ernie.

- Où pousse le nénuphar d'Evian ?

- Sur la lave des volcans de Sicile.

- Raté, dit Hannah. Ce sont sur les volcans des pyrénéens entre la France et l'Espagne.

- Tu es sûre ?

Sans attendre de réponse, Ernie fondit sur Hannah pour lire le livre qu'elle tenait.

Ernie s'était à moitié écrasé sur elle.

* Il profite là ? Dites moi qu'il profite !*

- T'as raison, admit Ernie.

Il releva la tête pour regarder Hannah.

* Il est à cinq centimètre de moi ! Il est à cinq centimètres de moi ! Il va m'embrasser !*

- Je t'écrase désolé, dit Ernie gêné.

Il s'éloigna à l'autre bout du canapé.

* Je vais le trucider !*

- Bon, dit Hannah en masquant son trouble. Que font les tournesols bleus lorsqu'on les approche de trop près ?

- Ils mordent le nez, répondit Ernie.

Au bout d'une demi-heure, Ernie consentit à laisser Hannah à aller se coucher.

* Et dire que pendant une seconde, j'ai cru… Le jour ou Ernie se rendra compte que je suis folle de lui : des serpents tomberont du ciel.*