Une invitation au cimetière, ce type est vraiment spécial, se dit Soledad. Mais peu importe même si ce genre de lieu à la réputation d'être lugubre, ils pourraient peut être passer un bon moment.

_ Tu me raccompagne chez moi Ulquiorra?

_…

A la sortie du lycée un petit groupe les attendait. Le type au cheveux rouges avait l'air très énervé.

_ Vous et vos conneries bizarres, vous avez fait pleurer notre amie Inoue. Déjà que c'est pas très poli de décliné son offre, vous l'insulté en plus! Vos délires totalement space vous montent vraiment à la tête. On veut du respect merdeux de macchabé!

_ Laisse tomber, Renji, la jeune fille m'avait prévenue, et puis je les dérangeais lorsqu'ils prenaient leur repas en couple et…

_ Quoi?! Parce qu'en plus il sont en couple ces deux là!.intervint le rouquin. Et ben, c'est bien vrai qui se ressemble s'assemble! Elle est trop belle et trop humaine pour toi… Alors a part traumatisé les innocents, vous tuer des petits chiots, vous pratiquer la magie, vous faite des orgies sanglantes? Et vous…

_ Ta gueule connard! Vraiment pathétique… Tu es le pure débris de l'espèce humaine. Tu ne nous connais pas et tu nous juge, on as des emmerdes comme toi, c'est juste qu'on souris pas à la vie, en croyant qu'en faisant comme tout le monde tout les problèmes vont s'arranger naturellement. On as pas une super réputation, on se révolte, on affiche la tristesse, qui d'ailleurs nous plait, mais c'est mieux que d'agir comme le reste de la masse grouillante complètement aveugle au monde qui l' entoure, étouffer par un narcissisme horrible et pourtant avec le besoin constant de s'épanché sur les autres. J'ai dis que l'on était en couple, mais cela est faux…il faudrait peut être que j'y songe. En tout cas c'est pas avec un abruti comme toi qu'elle pourrait être.

_ C'est vrai que tu es vraiment con Kurosaki.

_ Comment ça con? Tu es de leur côté Uryu?

Des ombres se détachèrent discrètement du groupe où l'on commençait à élever la voix.

Deux adolescents marchaient dans un quartier qu'on aurais crut désert. L'un avait un tee-shirt noir lacéré, une grande veste noire, un jean noir, à qui on avait mené la vie dure vu l'usure, et des vans. Il portait un collier en argent, avec un étrange pendentif ayant une forme de crâne, pour le jeune homme cela s'appelait un hollow. Son style paraissait brut à côté de celui de la jeune fille qui s 'était permis un robe noire très légère et des tongs noirs.

_ Voilà c'est mon chez moi…

Son chez elle en question était une petite maison, au style très épuré, il n'y avait que le strict nécessaire, si on juge nécessaire une guitare électrique transparente ayant quelques formes noires en relief en guise de décor.

_ Je dépose mes affaires, laisse les tiennes ici, aussi.

_ On embarque ta guitare et ce qui va avec pour ce soir. Je pourrais dormir ici au retour?

_ Amour, au dernières nouvelles on peut pas branché la télé dans un cimetière alors ça… Oui tu peux dormir ici, mais il ne faudrait pas prévenir tes parents?

_ Ne t'inquiète pas, j'ai toujours ce qu'il faut. Et en ce qui concerne mon père, il n'est pas dans le pays pour le moment. Ne m'appelles plus ainsi.

_ Il faudra que tu y songe…

_ Quoi?

_ T'es vraiment un type étrange.

_ Tu l'es aussi pauvre conne…

_ Plus sympa tu meurs. On vas faire quoi la bas?

_ Ta peur Amour?

_ … Enfoiré…

_ Je t'apprécie aussi petite chose.

C'était la pleine lune. Le cimetière était plutôt vaste, mais peu entretenu, des plantes envahissantes recouvraient le mur d'enceinte, et le fragilisait de part et d'autre. Les tombes ancestrales ne se distinguait plus, les tombes étaient peu fleuries et il y avait de nombreux mausolées, immenses.

_ Eux ils ne te jugent pas et ils ne risquent pas de t'emmerder. Voilà, ceci est le mausolée de ma famille. J'ai toujours les clés sur moi, j'y viens souvent.

Ils pénétrèrent dans le grand monument, où plusieurs générations y étaient présentes, dans le plus grand silence.

_ La dernière personne à y avoir était enterré est ma mère… ne fait pas cette tête…je veux la pleurer toujours, mais cela fait longtemps que je n'ai plus la force de pleurer, d'où le tatouage… mes pensés m'attristes, puis viennent les larmes. Je ne sais pas pourquoi je t'en parle à toi… viens sortons.

_ Je suis…

_ Ta gueule…Joue pour moi.

Ils s'assirent sur une tombe. Ulquiorra pris un petit cube gris dans sa veste, qui s'illumina, laissant apparaitre des lignes de lumières bleues.

_ Ceci fait office de courant, ne cherches pas à savoir ce que c'est, comment ça fonctionne ou autre… c'est bon maintenant joue pour moi.

Soledad commença une musique triste. Ulquiorra la regardait intensément avec un air de plénitude. Ils passèrent des heures à jouer l'un et l' autre dans ce cimetière. A un moment, Soledad s'allongea sur la tombe.

_ Je vois que tu commences à fatiguer, petite chose.

_ Un peu… On peut dormir ici… j'aime pas ton regard…j'ai rien dis…Argh… je me suis coupé.

Il prit délicatement la main de jeune fille et observa longuement son sang.

_ Ce n'est qu'une égratignure.

_ Tu as les mains douces, où est-ce que tu te procure ta crème pour les mains?

_ Comme toi, sur

_ Vraiment charmant comme type.

Arrivé chez Soledad.

_ Bon, ici, il n'y a qu'un lit.

_ Je préfère le sol comme compagnon de sommeil.

_ Merci. Tu feras très bien le chien en dormant sur le sol. Mais histoire de réchauffer ton cœur de pierre, on vas se disputer le lit, à grand renfort de tequila. Le plus pitoyable reste à terre, je suis sure de gagner… au moins dans ton état tu trouveras le sol plus agréable.

_ Ok la merdeuse… tu parles trop…

_ Viens à côté de moi sur le lit, ne t'inquiète pas, je ne te ferais rien et tu n'es pas mon genre.

_ Tu ne me feras rien, c'est certains… ton genre? J'aurais pensé que tu ramassais tout ceux qui croisaient ton chemin…

_ Bâtard, répondit elle avec un grand sourire.

De nombreux verres plus tard, ils s'étaient tout deux endormis sur le lit.

Dans la pénombre de la chambre, on pouvais distinguer un jeune homme musclé, le torse nu, serrant dans ces bras une fille en sous vêtement.