Chapitre second
Où l'enquête démarre…
"De : HY
A : FB
Objet: CAO
Message:
0x010 21 44 76 31 38 10 23 204 20431PHL 0x0006 S0AS0A
0x020 A 20 6 4 7 21 38 00 06 00 06 00 06 0x0006 S0AS0A
0x030 15 21 21 31 26 4 21 21 4 7 232110 0x0006 S0AS0A
0x040 20 10 7 20 4 10 21 23 21 7 11 21 0x0006 S0AS0A
HY"[1]
Heero referma le portable, il espérait d'ici à demain obtenir une réponse de Ferdinand. Déjà, alors qu'il désamorçait les charges, il lui avait semblé étrange l'utilisation d'un système d'enclenchement aussi ancien, et sûrement difficile à sa procurer. La question était pourquoi ? Le système n'était pas si vieux qu'il ne possédait aucun traqueur, ni même pour des raisons financières, celui-ci avait dû couter cher.
Mia déposait une tasse de café sur son bureau, Heero hocha la tête en signe de remerciement. Il était étrange de partager un bureau avec d'autres personnes. Il était étrange tout court, pour Heero de posséder un bureau, son nom écrit sur la porte.
Un coup frappé à celle-ci le sortit de ses pensées. Un homme entra et se présenta comme Malik, il salua chaleureusement Mia, ne s'approcha pas trop près de Shinji, et vint se placer devant Heero. C'était donc lui le fameux chargé de presse que les rumeurs dépeignaient comme un Don Juan insatiable. Heero lui fit signe de s'asseoir, n'aimant déjà pas le sourire trop blanc de cet homme.
"Monsieur Yuy, c'est un honneur de vous rencontrer, Miss Darlian a l'air de vous tenir en haute estime." Heero ne broncha pas, ne sachant pas vraiment quelle réponse était attendue de lui après une telle remarque. La voix douce de Quatre résonna dans sa tête "Enchanté". Heero se contenta d'acquiescer, il n'était pas enchanté le moins du monde.
"Hors de question!" Fut la première phrase qui vint aux lèvres de Heero quand Malik eu finit son exposé. Mia cacha tant bien que mal un sourire, Shinji approuva de son impassibilité et Malik se décomposa.
Heero reprit : "Une conférence de presse dans le jardins signifie que la ministre s'expose ouvertement à des snipers dans les bâtiments alentours à l'est, au nord et à l'ouest. La liste des journalistes invités devra passer par moi et mon équipe. Une fouille aura lieu à l'entrée. Mia et Shinji auront un accès rapide à la ministre, et l'évacuation, si nécessaire, ne doit pas dépasser les trente secondes. "
Malik perdit de sa contenance au fur et à mesure de l'énoncé. Andrew et Lady Une avaient été clairs, les ordres du responsable de la sécurité étaient à respecter à la lettre. Ce dernier ne semblait d'ailleurs pas ouvert à la discussion. S'il y avait bien toujours eu un type d'employé que le chargé de presse détestait, c'était la sécurité : ils rendaient son travail impossible.
"Très bien, Mr Yuy, je ferais selon vos remarques, ne désirant pas plus que vous qu'il arrive malheur à Miss Darlian." Le sourire était de retour. Malik était un très bon chargé de presse, et s'il devait le prouver encore une fois, en respectant les ordres impossibles de ce jeune homme, il le ferait volontiers !
Heero cacha très bien son sourire quand il vit un chargé de presse, épuisé, sortir de son bureau. Le plan pour la conférence de presse était près, elle aurait lieu dans la salle de réception du ministère, deux sorties de secours étaient prévues, tout le monde serait contrôlé à l'entrée et à la sortie, Mia et Shinji seront constamment auprès de Relena.
Heero devait maintenant rapidement écrire un rapport à Lady Une, qui tenait à être au courant du résultat de cette première réunion. Il ne le nota pas dans le compte rendu, mais il s'étonna de trouver dans la présence impassible et silencieuse de Shinji un appui. Le garde du corps n'avait pas prononcé un mot durant la réunion, se contenta de hocher la tête, ou de, sensiblement, gonfler le buste quand Malik semblait réticent, et ce dernier, sûrement inconsciemment, abandonnait rapidement ces prétentions.
Mia, elle, était plus directe, mais pas moins intelligente. Il soupçonnait Relena de lui avoir enseignée quelques bases de la rhétorique et de l'art de discourir, qui après tout était la fondation de son métier de politicienne. Heero était pour l'instant satisfait des deux gardes du corps, restait un point à vérifier.
Un rapide coup d'œil à l'emploi du temps de la ministre lui apprit qu'aucune sortie n'était prévue aujourd'hui. Il informa son équipe qu'il souhaitait les voir dans vingt minutes au stand de tir. Ceux-ci acquiescèrent et Heero se concentra de nouveau sur son ordinateur. Il ne doutait pas que Lady Une ait bien fait son travail en les choisissant, mais il voulait juger par lui-même.
Ferdinand n'avait bien sur pas encore répondu, il s'y attendait, mais les enregistrements de sécurité de l'assemblée lui étaient parvenues. Il doutait d'y trouver quoi que se soit, mais il se devait de vérifier. Peu étonnamment, les caméras avaient été désactivé au moment importun, rien de ce côté. Il doutait de trouver quoi que se soit non plus d'intéressant dans la retranscription des entretiens du personnel de sécurité après l'incident, mais par acquis de conscience il les lirait.
Ce fut aux alentours de treize heures que Heero reçut un étrange message. Il revenait du stand de tir, où il avait pu apprécier les visées plus que correctes de Mia et Shinji, que la petite enveloppe qui clignotait au bas de son écran l'informait d'un message, de Relena.
Heero, si tu as un moment avant quatorze heure, j'aimerais discuter avec toi d'un sujet important. Au cas où tu ne pourrais pas, après dix-huit heure je devrais avoir finit ma réunion.
L'ancien pilote jugea qu'il valait mieux y aller maintenant, à 13h45. Il répondit au salut de Marie, alors que celle-ci l'annonçait et entra dans le bureau de la ministre. Il haussa un sourcil devant une scène à laquelle il ne s'attendait pas. Des présentoirs couverts de vêtements avaient envahi le bureau de la ministre et une femme, avec une voix bien trop haut perchée, débitaient des paroles insensées sur le fait qu'elle avait eu énormément de mal maintenant que le rouge vermillon était revenu à la mode mais qu'on ne pouvait décemment habiller Relena Darlian de la sorte, son image ne le permettant pas…
"Heero, la voix de Relena résonna étrangement soulagée, je n'en ai plus que pour quelques secondes…
- Secondes, s'indigna l'autre, Relena, je doute que secondes suffisent pour…
- Esther, tu as mon entière confiance, je sais que tu choisiras ce qu'il y a de mieux, tant que tu gardes en mémoire que je risque de devoir danser, et que mes pieds se souviennent encore des derniers escarpins avec lesquels ils ont souffert le martyre…
- Très bien… souffla la dénommé Esther, avant de se retourner vers Heero. Oh ! C'est lui, alors… les filles ne parlent que de lui, c'est vrai qu'il est mignon…. Tu sais ce qui serait bien, le style néo-classique, oh oui, laisse moi retoucher le costume Peacecraft, et vraiment….
- Merci Esther, Je suis sure que mon responsable de la sécurité apprécie mais vraiment ce n'est pas nécessaire que tu ne travaille trop, s'amusa la ministre avec un regard à Heero. "
Esther haussa les épaule, offrit un clin d'œil à Heero (qui resta impassible) et quitta le bureau accompagné de ses portants, laissant derrière elle une forte odeur de parfum. Relena soupira mais continua de sourire.
"Esther n'est pas méchante…. Un peu envahissante, mais on s'y habitue…" Heero ne répondit rien, il doutait sérieusement de pouvoir s'habituer à ça, peu importe ce que Quatre pouvait dire sur ses progrès en matière relationnelle.
"Tu voulais me parler ?
- Oui, répondit Relena. Malik est passé me voir ce matin….
- Je n'ai fait que mon travail, coupa Heero sentant déjà venir les remontrances.
- Je sais, je ne t'en tiens pas rigueur, à la limite je te serais presque reconnaissante. Malik a la fâcheuse habitude de voir les choses en grand, elle s'assit sur le canapé et reprit. Tu as mangé ?
- Non."
Relena lui fit signe de s'asseoir à côté d'elle alors qu'elle priait Marie de lui faire porter deux sandwichs. Heero obtempéra et observa Relena. Il était surprenant de voir l'envers du décor, jusqu'à présent il n'avait observé que la façade publique de son métier de ministre. Le chef de cabinet, la secrétaire, le chargé de presse, Esther (dont le métier échappait encore légèrement à Heero) et quoi d'autre encore ? Relena était entourée d'un nombre incalculable de personnes dont le travail était de rendre le sien plus facile, et lui, chargé de sa sécurité. Elle lui offrit un sourire, Heero y nota de la fatigue.
"Merci." Ce simple mot soufflé à demi-voix, le prit au dépourvu. "Je ne sais pas ce qui t'as poussé à prendre ce poste, mais merci." Marie entrait avec les sandwichs, et Relena commença à manger.
"Tout le monde semble t'apprécier, finit par lâcher Heero entre deux bouchées.
- Tu ignores donc je suis quelqu'un d'appréciable….
- Même Wufei a du respect pour toi, reprit Heero décidant de ne pas noter le sarcasme dans la voix de Relena.
- Je suis ravie de l'apprendre…. Où veux-tu en venir ?
- Les gens sont près à faire le maximum pour toi, je le savais déjà mais…
- Ce n'est pas moi, admit Relena. C'est ce que je représente à leurs yeux, même pour toi. Il me semblait qu'on avait déjà eu cette conversation…"
Heero se souvenait de cette discussion. Elle l'avait retrouvé sur une colonie, il avait accepté un dîner simple et ils avaient fini par discuter de leur relation, le vin déliant la langue de Relena. Elle avait avoué l'aimer, admettant à la fin, avec un ton pathétique, ne pas être différente de la masse des gens. Elle reprochait alors à tout le monde de ne pas voir Relena, d'être fatiguée de représenter la Paix, de vouloir n'être qu'elle, mais devait se rendre à l'évidence qu'elle faisait la même chose avec lui. Il représentait pour elle, un innocent forcé de se battre, à souffrir de la guerre plus que quiconque et qu'elle se devait de sauver. Elle reconnu de jamais lui avoir demandé son avis, qu'elle en était désolée, et que dorénavant elle allait changer. Heero avait répondu très calmement ne pas vouloir qu'elle change.
"Tu as quand même changé… Souffla Heero, en fixant le mur devant lui.
- J'avais dit que je le ferais….Tu m'en veux ?
- Non."
Relena sourit et appuya sa tête contre l'épaule d'Heero, ce dernier ne bougea pas.
"Promet moi de me le dire si je deviens trop dépendante.
- Hn."
Relena se releva, elle en était désolée, mais elle devait reprendre le travail. Heero ne sembla pas lui en vouloir et quitta son bureau. Dans l'ascenseur il essaya de définir ce qu'elle état maintenant à ses yeux. Une connaissance ? Une amie ? La Paix ? Les trois à la fois, et tant d'autres choses ? Leur relation était compliquée, Trowa lui avait un jour dit qu'il était comme un accroc, dépendant de la jeune femme, psychologiquement parlant. A l'époque il avait vaguement compris ce qu'il avait voulu dire, ne l'appréciant toutefois pas. Relena ne pouvait pas mourir, il y avait toujours veillé, parfois même contre son gré. Mais après ?
Elle le lui avait dit, elle l'aimait. Heero n'était pas étranger à ce sentiment, tout soldat qu'il était, il savait très bien définir l'amour, à défaut, peut-être, de le ressentir. L'aimait-il ? L'apprécier, la respecter, la désirer, certes, il avait déjà fait les frais de toute cela. L'amour, lui n'en avait jamais parlé. Ou alors était-ce que ces mots pour définir l'amour étaient trop grands ? Peut-être que l'amour c'était simplement ça…
Le tintement de l'ascenseur, arrivé au rez-de-chaussée, le coupa dans ses pensées, il y reviendrait plus tard. Pour l'heure, il avait des entretiens à lire. Tant que Ferdinand ne répondrait pas Heero était soudé à son bureau. Il aurait pu dénicher seul les informations dont il avait besoin, mais cela voulait dire abandonner son poste, chose hautement improbable pour le soldat parfait. Et puis, Ferdinand était doué, très doué dans ce qu'il faisait, pour un prix correct. Lorsque Heero se mit à penser que peut-être il pourrait faire une note de frais à Lady Une, il comprit que, définitivement, il passait trop de temps en compagnie de Duo.
Trois heures de lecture l'amenèrent à la dernière ligne des retranscriptions. Il aurait du demander à Mia de lui fait un résumé, il n'y avait rien d'intéressant. Celui qui avait fait le coup était extérieur et drôlement doué, ce qui ne rassurait pas Heero. Il devait bien se l'avouer la sécurité de l'assemblée, même si elle présentait une ou deux failles, restait plus que correcte, mais cela n'avait pas empêché cet inconnu de pénétrer, d'installer la bombe et de partir, ni vu ni connu. Si Heero n'avait pas pour habitude, quand cela lui était possible, d'assister au discours de Relena, s'il n'était pas tombé par hasard tombé sur la bombe, en essayant lui-même de déjouer la sécurité, celle-ci aurait sûrement explosé.
Autrement dit, beaucoup trop de si pour que cela ne convienne à Heero. Un tel soin dans la mise en œuvre ne pouvait vouloir dire qu'une chose, ce n'était pas un acte isolé ou spontané. Celui ou ceux qui avaient mis en place cet attentat n'allaient pas rester sur un échec. Heero entreprit de survoler internet, cherchant d'autres attentats. Si Relena n'avait pas été la cible de celui-ci (il faut toujours garder espoir, disait Quatre), les coupables étaient peut-être déjà passés à l'acte.
Rien, aucune tentative, réussie ou échouée, depuis cette bombe. Mais cela ne faisait que deux jours, cela se signifiait pas grand-chose. Heero décida de confier cette veille à Shinji, l'homme semblait tout à fait capable avec un ordinateur, et avec pour ordre de lui transmettre tout ce qui pouvait paraitre un tant soit peu suspect.
Il était 18h30 quand le système de sécurité de l'appartement de Relena se déclencha. La fenêtre qui s'ouvrit automatiquement sur l'écran de jeune homme l'informa d'une présence dans le salon, présence qui se déplaçait en direction e la chambre. Heero savait Relena dans son bureau, quelques étages plus hauts. Il se leva si vite que Mia sursauta sur sa chaise, lorsqu'elle le vit se saisir de son arme elle se tendit légèrement. Elle et Shinji furent ordonnés de ne pas laisser Relena quitter le Ministère jusqu'à nouvel ordre, mais qu'elle ne devait en être avertie qu'en dernier recours. Les deux gardes du corps échangèrent un regard rapide, hochèrent la tête et Heero passa la porte.
Préférant la moto à une voiture, Heero coula plus facilement et plus rapidement dans le trafic, il ne lui fallut pas longtemps pour rejoindre l'appartement de la ministre. Le PDA qu'il avait avec lui, l'informait que l'intrus était toujours à l'intérieur, dans la chambre. Si Heero passait par le balcon, il pouvait entrer plus discrètement.
Heero se hissa sans bruit jusqu'à l'étage, et un simple coup d'épaule lui ouvrit la porte vitrée, comme il s'y attendait, le salon était vide. Aucun son ne lui parvenait, mais Heero avait assez d'expérience pour savoir que cela ne signifiait rien, bien au contraire. Il progressa rapidement dans le couloir, l'angle de la porte de la chambre, entrouverte, lui offrant autant de couverture qu'elle ne lui bouchait la vue.
Tout entraîné qu'il fut, aussi préparé que pouvait l'être un soldat, Heero, s'il vit le coup fondre sur lui, s'il put même dire ou il allait tomber : la jugulaire, il ne put l'éviter. Un coup sec, rapide, étonnamment puissant, eut-il le temps de réaliser avant de sombrer.
Lorsqu'il revint à lui, Heero fut surpris de se réaliser en vie et toujours dans l'appartement de Relena. Son assaillant l'avait laissé là, sans rien lui faire d'autre que de le sonner, il lui avait même laissé son arme. Dans l'esprit de Heero le mot danger résonna fort. Il se releva d'un bond, ignorant l'étourdissement et la nausée qui le saisirent, et se rua dans la chambre. Il chercha frénétiquement du regard un explosif, dans ce genre de combat on ne fait pas de prisonniers ni ne laisse t on de survivants. Il ne trouva rien, pas même une lettre de menace, qui lui aurait parut dérisoire à ce moment là.
Cela ne collait pas, quelque chose lui échappait forcément. Et alors que le mal de crâne se fit plus violent, Heero dut admettre que pour l'instant il n'avait pas la moindre idée sur cette pièce de puzzle en moins. Il téléphona à Lady Une et l'informa de la situation, elle enverrait une équipe passer en revu l'appartement de Relena et lui ordonnait de rentrer au ministère. Quand Heero voulut faire part de son mécontentement à l'idée d'être écarter, Lady Une le coupa en déclarant que si c'était bel et bien après la vie de la jeune ministre qu'on en avait, elle le préférait lui à n'importe qui d'autre pour la protéger. Cela suffit à convaincre Heero, qui attendit tout de même la cavalerie avant de quitter l'appartement.
Heero était en train de perdre patience contre le médecin qui l'auscultait quand Relena fit une entrée brutale dans la pièce. Elle n'adressa de regard à personne et se précipita vers lui.
"Heero, tu es blessé ? Que s'est-il passé ? Relena se tourna ensuite vers le médecin, et reprit toute aussi paniquée. Il va bien ? Et ce que c'est grave ? Est-ce qu'il va…
- Relena…. Soupira Heero, je vais bien.
- Je ne te crois pas, rétorqua la blonde, je veux l'entendre de la bouche du médecin.
- il survivra, madame la ministre. Répondit celui-ci en lançant un regard noir à son patient peu coopérant. "
Relena prit une grande bouffé d'air. Depuis le temps, elle avait vu Heero en plus piteux états que cela, entre les combats, les explosions, les autos-destructions, etc.… c'était un miracle qu'il soit encore en vie. Exactement, un miracle ! Relena n'avait jamais cru Heero invincible, et peu importe le nombre d'année, elle continuerait à s'inquiéter pour lui. Le médecin referma sa trousse, conseilla, sans y croire, au jeune homme de se reposer, le coup qu'il avait pris, à cet endroit, n'était pas recommandé, et quitta la pièce après un salut à la ministre (qui n'y fit pas attention) et à Lady Une qui, elle, le remercia.
Une fois rassurée, Relena se métamorphosa sous les yeux de Heero. L'inquiétude laissa place à la colère et elle le somma de s'expliquer. Lady Une ne broncha pas, elle aussi avide de renseignements.
Heero consentit, après tout, il devait lui faire comprendre la graviter de la situation s'il voulait qu'elle coopère. Relena l'écouta et lorsqu'il eut finit, soupira et baissa la tête. "Je suppose que je ne vais pas retourner dans mon appartement…." Souffla-t-elle dépitée. Ce n'était pas une question et personne n'y répondit.
Relena s'assit sur une des chaises et Lady Une prit la parole. "Relena, vous irez pour l'instant dans vos appartement de fonctions, Yuy restera avec vous, demain nous discuterons d'une meilleure solution." Puis la femme les salua et sortit de la pièce.
Relena se releva, "Désolée pour tout ça." Heero ne répondit rien, se leva à son tour et ensemble ils quittèrent le ministère.
[1]
Explosive CAO767
4 charges
Détonateur FZI
Circuit fermé
Traduction du message cryptée envoyée par Heero; cryptage fortement inspiré de recherche Google, si toutefois cela semble/est incorrect, ridicule ou que sais-je, je m'en excuse, je ne suis guère portée sur la chose, ou même assez douée en informatique pour juger....
Et bien voilà, un deuxième chapitre, je tiens à remercier Marina Kaede Elric-Yuy, Anaë, Arlia Eien et Iroko pour leurs reviews et profite de ce moment, pour répondre à leurs remarques :
D'abord Relena, oui, je dois bien l'avouer je ne respecte pas vraiment son caractère tel que dépeint dans le manga/anime, pour la simple et bonne raison, que je ne l'aime pas particulièrement. Ou du moins que si l'idée du personnage me plait, on va dire que les contours sont bien pensés, mais que la petite fille en rose qui crie, pleure, tape du pied, etc.... je suis pas fan. Je me suis dit qu'avec l'âge ça irait mieux, et je l'imagine (espère) plus calme, posée et réfléchie.... et je m'excuse auprès des fans de Relena....
Concernant Heero, ce chapitre m'a donné beaucoup de mal... Heero est un personnage, à mon sens, complexe, le plus complexe de tous. Et, en effet, il est (peut-être) plus facile de dépeindre le soldat, plutôt que le jeune homme. Je promets d'essayer de ne pas sombrer dans la facilité et de montrer le côté humain autant que possible. J'attends de vous de remettre dans le droit chemin si jamais je partais en dérive! ^^ Et j'ai rectifié l'orthographe du nom (honte sur moi.....)
Les pilotes vivent plus ou moins ensembles, et oui c'est étrange, mais cela va servir mon histoire. Je triche, mais vous pardonnez, hein ??? S'il vous plait...On verra apparaitre un peu tout le monde au fil de l'histoire. La trame principale est pensée, mais les détails non, pas vraiment....
Duo + coca + mentos = bah en fait, juste Duo qui part en cacahuète, mais on l'aime comme ça (en tout cas moi...).
Voilà, maintenant j'arrête cette note (un peu longue), attends vos remarques et critiques et vous souhaite une bonne nuit (soirée, journée.... ce qui vous fait plaisir !)
