Rebonsoir ? :)

Héhé, la suite tant attendue (ou pas d'ailleurs x)


«Quoi, encore nous ?!» s'écria Fudo.

Kazemaru acquiesça et Tsunami reprit d'une voix désolée:

«Vous savez, les gars, vous avez été malade tous les deux la semaine dernière... Et tous ici se sont relayés pour vous faire à manger et maintenir votre linge propre.»

«Tsunami dit vrai, Fudo, nous devrions juste le faire.» tenta de raisonner Kido.

«Mais.. C'est sévère ! Ce n'était pas notre faute si on est tombés malade ! Et puis, on fait la vaisselle et le repas depuis cinq jours maintenant...»

«Tu as raison, ce n'est pas ma faute si on est tombés malades...» interrompit le stratège n°1. «C'est vraiment la tienne.»

Il avait dit cela avec un sourire en coin et une expression amusée. Fudo ne répondit rien et se contenta de rougir un peu, sous le regard curieux de ses équipiers. C'est vrai, à la base, Kido n'était pas malade. Simplement, en l'embrassant, il lui avait refilé sa grippe.

Il faillit lui rétorquer que ça ne l'avait pas plus gêné que ça d'être embrassé, mais se souvint de la présence du reste de l'équipe et se tut malgré lui.

«Quoi qu'il en soit, les gars, faites-le cette fois encore. Nous reprendrons le rythme normal des services dès Lundi.» lança Goenji, la voix de la raison.

Le capitaine l'approuva d'un hochement de tête et Fudo dut se résigner à couper les légumes pour le curry de ce soir.


Fudo poussa un long soupir en voyant la montagne de légume qu'il lui restait à découper.

«Tu t'en sors ?» demanda Kido en se glissant derrière lui.

«Je me noie dans les légumes...» se plaignit le milieu défenseur.

«Et moi dans les épluchures...» soupira le châtain en passant son bras sur son front.

Il avait retiré ses lunettes afin de mieux voir ses mouvements d'économe -au diable le style, mieux valait éviter de se couper les doigts. Il avait retroussé les manches longues de son t-shirt noir et portait un pantalon gris.

Fudo, quand à lui, portait un sweatshirt bordeaux sans capuche et un slim noir qu'il avait acheté récemment.

«La sauce est prête ?» demanda Fudo en regroupant pour la énième fois ses rondelles de carottes, de poireaux, et ses dés de pomme de terre.

«Je ne peux pas tout faire !» lança le milieu centre d'un ton agacé.

«Il reste beaucoup de légumes ?»

«Pas tellement.»

Fudo quitta son plan de travail et se pencha au dessus de l'épaule de son compagnon, qui s'appliquait à éplucher les dernières pommes.

«Des pommes ?» marmonna Fudo d'une voix douteuse.

«Oui. Ca donne du parfum au curry.»

«Ma mère n'en mettait pas dans le sien...»

Kido se tourna vers lui, surpris, et fixa son équipier. C'était bien la première fois que Fudo disait quelque chose comme ça. Un truc sur lui. Et le brun poursuivit sur sa lancé, comme s'il n'avait pas remarqué l'étonnement de son ami.

«Quand ma mère faisait du curry, c'était la fête dans le quartier. Toute la journée, ça sentait les épices et au final, nous invitions les voisins à manger le curry avec nous.»

Une expression paisible s'était installé sur son visage, faisant frissonner Kido. Sa mère, hein ...? Il n'en avait jamais parlé auparavant. Qu'est ce qui lui avait pris tout à coup ? En voyant l'expression choquée de Kido, Fudo se rendit compte de ce qu'il avait dit et baissa les yeux.

«Excuse-moi.»

Il se débarrassa de son tablier et se dirigea vers la sortie de la cuisine, les poings serrés.

«Attends, Fudo !»

Kido s'était élancé, rattrapant son équipier. Il lui avait saisit le poignet d'un geste agile.

«Tu veux me parler ?»

Le remplaçant ne répondait pas, toujours dos à son vis-à-vis. Kido serra les dents et fronça les sourcils.

«Fudo, souviens-toi de ce qu'on vient de traverser... Certaines choses font moins mal lorsqu'on en parle que lorsqu'on essaie de le garder pour soi.»

Fudo tressaillit. C'est vrai, c'est ce qu'avait dit le capitaine et il avait raison. Il inspira profondément et fit volte face.

Il plongea ses yeux glacés dans les pupilles enflammées de son interlocuteur et prit la parole:

«Je ne sais pas ce qu'il m'a prit de te parler d'elle... Je crois que c'est parce que je t'ai vu éplucher ces légumes consciencieusement et qu'à cet instant... J'ai cru que tu lui ressemblais.»

Puis il sourit le plus sincèrement possible et murmura:

«Je suis désolé pour ça. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise.»

Kido sourit à son tour et secoua négativement la tête. Puis d'une voix douce, il demanda:

«C'est une bonne chose... Que je ressemble à ta mère ?»

«Oui.»

Fudo lui lança un regard plein de tendresse et Kido crut comprendre. Cette femme était probablement une des personnes que Fudo avait le plus aimé dans sa vie. Sa mère...

«Ca va alors ?»

«Oui.» acquiesça le concerné, souriant toujours. «Je pensais juste que tu avais mal pris le fait que je parle de ma mère... Alors que tu n'en a pas.»

Kido ne fut pas blessé par ces mots. Étrangement, le fait que Fudo les ait prononcé le gonflait d'insouciance. C'est vrai qu'il n'avait pas de mère, simplement un père sévère et opulent qui lui avait donné son nom. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître aux yeux des autres, Kido avait trouvé une famille en Raimon. Et ça lui suffisait. Un regard vers Fudo lui fit comprendre qu'ils étaient dans la même situation. Fudo... N'avait pas eut un père digne de ce nom.

«On se ressemble vraiment plus que ce qu'on voudrait nous faire croire, hein ?»

«C'est aussi ce que je pense.» sourit tendrement Fudo.

Là-dessus, il s'approcha de Kido et posa sa main sur son torse. L'autre sourit et vint caresser sa joue avec douceur. Leurs visages s'approchèrent l'un de l'autre et ils s'embrassèrent amoureusement dans la cuisine du bâtiment d'Inazuma Japan.

Fudo entoura le cou de Kido de ses bras tandis que ce dernier allait caresser ses hanches de ses mains légères. Ils se séparèrent un peu, le temps de reprendre leurs souffles, et se remirent aussitôt à s'embrasser en étouffant au mieux leurs gémissements.

Kido finit par trouver la volonté de mettre fin au baiser et murmura d'une voix rauque d'excitation:

«Il faut préparer le curry...»

«Tu as raison..»

Et ils s'embrassèrent à nouveau sauvagement, Fudo agrippant violemment le col de son compagnon et Kido entamant de relever son sweatshirt, couvrant son dos nu de caresses ardentes.

«Je fais...réchauffer le curry... Et...» haleta le milieu défenseur.

«Je...m'occupe du..poulet...»

Mais malgré leurs bonnes résolutions, ils continuaient de se caresser et de gémir silencieusement. Jusqu'à ce qu'ils entendent un bruit de pas dans le couloir. Ils se séparèrent en hâte et se précipitèrent à leurs occupations, tentant de réguler leurs souffles.

«Oni-san, Fudo-kun, le repas est près ?» lança Haruna Otonashi en entrant dans la salle de restauration, juste en face des cuisines.

«O-Oui !» répondit Kido en reconnaissant sa s

œur.

La brune arriva dans la cuisine et fixa les deux garçons préparant le repas.

«Tu appelles ça 'prêt', oni-san ?» demanda la manager avec un sourire moqueur.

«Ah ah... Ça l'est presque non ?» répondit le concerné avec tout le naturel qu'il avait en réserve.

Pourtant, Haruna se figea et fixa intensément son frère.

«Tu vas bien ? Tu as l'air bizarre...»

«Vraiment...?»

La jeune fille s'approcha de lui et le regarda dans les yeux, l'air pensive.

«Tu as la voix rauque...essoufflée... Et les pupilles dilatées, c'est étrange...»

Puis, comme si elle avait reçu un coup, elle s'écria:

«Ne me dites pas que...!»

Elle fixa tour à tour Kido, qui tentait de rester calme et Fudo, qui évitait soigneusement son regard et reprit d'une voix effarée:

«Vous êtes encore malades, c'est ça ?!»

Kido eut du mal à retenir un soupir de soulagement et espéra de tout son être que Fudo ne se trahirait pas non plus.

«Un peu, mais ne le dis pas aux autres... Nous sommes presque rétablis, il n'y a vraiment pas de quoi s'inquiéter.» fit Kido d'une voix tremblante de soulagement.

«Vraiment, oni-san... Ne vous surmenez pas alors.»

«Ne t'inquiète pas.» sourit le châtain.

La brune commença à s'éloigner et se retourna une dernière fois pour dire:

«Fudo-kun, tu devrais mettre un tablier si tu ne veux pas te salir !»

Et elle partit pour de bon. Kido poussa un profond soupir de soulagement et Fudo s'appuya sur le plan de travail, les jambes tremblantes.

«On... On a eut chaud...» souffla-t-il.

«Personnellement, j'ai encore chaud...» lâcha le châtain pour toute réponse.

Un échange de regard avec son comparse lui apprit qu'ils étaient dans la même situation. Il se dirigea vers lui d'un pas fébrile, et jeta un dernier coup d'œil à la porte avant de reprendre là où ils en étaient. Fudo gémit dans sa bouche et se colla un peu plus contre lui, lui faisant sentir la bosse qui se formait dans son bas-ventre.

«Fudo...» murmura le jeune stratège n°1.

Le garçon répondit au soupir par une étreinte enflammée et attira encore un peu l'autre contre son corps bouillant.

Kido tentait de garder sa tête froide sans réellement y parvenir. Vu comment ils étaient partis, ils allaient le faire...

Mais leur première fois... Kido n'avait pas vraiment de souci à se faire pour lui, ce n'était pas sa première expérience avec un garçon, même s'il avait jusque là couché majoritairement avec des filles. D'ailleurs, toutes ses fois, il avait été au dessus. Qu'en était-il de Fudo ? L'avait-il déjà fait avec un garçon, si oui, avait-il été dominé ou dominant ?

Kido grogna en imaginant un autre que lui prendre Fudo...

Il dut étouffer un geignement lorsqu'il sentit à nouveau son compagnon frotter son bassin au sien et fit quelques pas en arrière. Il finit par tourner sur lui-même afin de plaquer Fudo à son plan de travail. N'y tenant plus, il passa sa main froide sous le pantalon noir du remplaçant, le faisant frissonner lorsqu'il vint peloter ses fesses.

Il se pencha pour mordiller espièglement son cou et passa sa main sur le devant, glissant sous le jean serré de son équipier. Fudo sursauta soudain et plaqua ses mains sur sa bouche pour s'empêcher de crier.

Les doigts de Kido étaient venus innocemment caresser l'intérieur de sa cuisse, frôlant au passage la bosse qui déformait son boxer.

«Ohhh.. Hh..» gémit le numéro 8 en fermant les yeux.

Kido sourit et répondit à la demande muette de son partenaire, tâtant la proéminence brûlant sous ses doigts.

«Les gaaars ! J'ai faaaaim !»

Les deux garçons se séparèrent à nouveau et Kido mit ses lunettes en entendant ce cri du cœur foncer dans le couloir en direction des cuisines. Ils fixèrent le nouvel arrivant d'un regard plein de colère.

«Alors, le curry ?» demanda Kogure sans remarquer l'atmosphère électrique de la pièce.

Avant que l'un des deux milieux puisse répliquer, Kazemaru et Hijitaka apparurent derrière le petit joueur.

«Vous avez besoin d'aide ?» demanda le géant sans faire attention aux joues rouges et aux cheveux en pagaille des deux autres.

«On s'est dit qu'on devrait pas vous faire travailler comme ça alors que vous sortez de convalescence...» justifia le garçon aux cheveux bleus.

Kido dut ravaler sa frustration devant tant d'attention, et sous le regard désappointé de son partenaire, il sourit.

«C'est gentil à vous. On est un peu débordés..!» fit-il.

«Allez, ne perdons pas de temps ! Tout le monde a faim !» lança Kazemaru.

Lui et Hijitaka entrèrent dans la cuisine et attrapèrent un tablier chacun, prêt à s'occuper du reste. Fudo lança un regard vers Kido et comprit que l'heure n'était malheureusement plus aux caresses mais bel et bien à la préparation du dîner. Il retint avec peine un soupir désespéré et rejoignit les nouveaux venus tandis que Kido allait se laver les mains.

La préparation du repas se fit en silence, dans une atmosphère pesant malgré les efforts du défenseur et du milieu aux cheveux bleus pour alléger l'ambiance.

Au final, le curry fut près à temps et, attiré par l'odeur de l'épice, les membres de l'équipe investirent le réfectoire. Kazemaru quitta la cuisine à la suite d'Hijitaka avec la marmite de curry et le riz sur un chariot. Fudo et Kido était désormais seuls dans la cuisine, les autres membres de l'équipe accueillant le dîner avec joie.

Leurs regards se croisèrent et Kido y lut toute la frustration du monde ainsi qu'une rage monstrueuse.

«Ne t'en fait pas...» chuchota le châtain. «Ce n'est que partie remise...»

Puis, après un coup d'œil vers le réfectoire, il se pencha vers Fudo et caressa la bosse à présent douloureuse de son compagnon. Celui-ci grogna de plaisir et ferma légèrement les yeux.

«J'en peux... Plus...» siffla Fudo d'une voix ou perçait la colère. «Faut... Faut que je me calme...»

Il soutint le regard intense du 14 et décela même une lueur réprobatrice.

Les nerfs à fleur de peau, il répartit d'un ton acerbe:

«Ne me regarde pas comme ça ! On est dans la même situation... Je vois bien que toi aussi... T'en peux plus !»

«Tu préfères te la jouer solo ? Alors après ne vient pas pleurer si je vais voir ailleurs.»

Il vit dans les yeux de Fudo qu'il venait de dépasser les bornes. La frustration le tenaillait lui aussi et l'avait poussé à dire des choses qui dépassaient sa pensée. Il était sur le point de s'excuser et de remettre les choses au clair lorsque Fudo agrippa son col, le regard brûlant d'une colère attisée par la frustration. Mais cette rage menaçante cachait la blessure qu'il avait reçu des derniers mots de Kido.

«Tu ne comprends vraiment rien...» souffla le remplaçant d'un ton grondant.

«Fudo, je...»

«Les gars ?»

Kazemaru les regardait, sur le pas de la porte de la cuisine, les yeux grands ouverts de surprise et de stupeur à la fois. Voyant le milieu aux cheveux bleus dans cet état, d'autres rappliquèrent rapidement et ce fut Endo qui s'avança en premier.

«Vous.. Vous battez pas, hein ?» demanda-t-il, incertain, comme si par cette question, il essayait de se persuader lui-même.

Fudo serra les poings pour ne pas frapper Kido et lança d'une voix où grondait la haine:

«Vous... VOUS ME FAITES TOUS CHIER !»

Et sans attendre plus longtemps, il repoussa Kido qu'il tenait par le col et fendit la petite assemblée d'un pas courroucé. Il sortit du réfectoire en claquant la porte, sous le regard de ses équipiers, qui reportèrent leur attention sur Kido dès qu'il eut franchit le seuil.

Ce dernier se tenait debout, légèrement secoué par la dispute. Son regard sombre mitraillait la porte du réfectoire et il réprima un grognement de colère.

De colère pas seulement contre les autres ou Fudo, mais aussi et surtout contre lui, qui avait encore tout gâché.

«Qu'est-ce qu'il s'est passé ?» demanda Kazemaru.

«Rien.» répondit le stratège d'une voix acerbe.

Les joueurs se regardèrent entre eux; Kido, même en colère, ne répondait jamais sur ce ton. Endo soupira silencieusement et demanda aux membres d'aller manger.

Tous obéirent, laissant Kido et le capitaine seuls dans les cuisines.

«Kido...»

«J'ai encore tout fait foirer.»

Il réalisa ses paroles et pesta de rage contre lui-même. Le gardien le fixa, impuissant.

«Oublie un peu tout ça, Kido. On va manger.»

Le génie hocha la tête sombrement et se dirigea vers le réfectoire, ou Goenji lui tendit son assiette. Il la saisit en le remerciant vaguement et s'assit en face de lui, laissant Endo s'asseoir à côté de l'Ace stricker.

Le dîner se déroula paisiblement, les joueurs ayant vite oublié l'incident. Kido quant à lui finit son plat sans conviction et repoussa son assiette vide. Endo leva alors les yeux vers lui et se pencha discrètement pour chuchoter:

«C'est bon... Va rejoindre Fudo. Je ferrai la vaisselle pour toi.»

Kido releva la tête, les yeux brillants derrière ses lunettes teintées.

«Tu es sûr ?»

«Certain.»

Le capitaine le gratifia d'un sourire éblouissant qui rassura le châtain. Il chuchota un remerciement et s'éclipsa discrètement de la cantine.


Kido courut vers la chambre de Fudo, les jambes tremblantes et l'érection douloureuse. Pourtant, penser à Fudo l'avait regonflé et Kido commençait à croire qu'il exploserait dans peu. Il était terriblement excité et espérait de toutes ses forces que Fudo lui accorde la faveur de le calmer.

Oui, pourvu que Fudo ne soit pas en train de se...

«Hhmm...hh..»

Kido se figea. Cette voix étouffée... C'était bien celle de Fudo ? Mais pourquoi provenait-elle de sa chambre à lui ? Il déglutit en imaginant ce que Fudo devait être en train de faire dans son lit -oh mon dieu- et sentit la désir enflammer son corps.

Il baissa doucement la poignée, d'un main tremblante, et ouvrit la porte discrètement. Il entra et referma derrière, il enleva ses lunettes avant de rester béa devant la scène improbable qui se jouait devant ses yeux.

Fudo se tenait sur son lit, prostré, les fesses en l'air et la tête sur le matelas, étouffant ses bruits dans son oreiller. Il était nu, les cuisses écartées et son membre dressé contre son ventre. Son bras gauche était ramené devant ses épaules pour maintenir le coussin en place et pour se tenir lui-même.

Fudo leva un regard brouillé vers lui, avant de fermer brusquement les yeux et d'étouffer un long gémissement de plaisir et de désir mélangé.

Kido déglutit et n'osa pas bouger. Il détailla le corps de Fudo, musclé et brillant qu'il voyait pour la première fois dans cette position. Le remplaçant se redressa un peu et articula difficilement, fixant d'un regard désireux le chatain:

«Eh bien.. Kido... Tu... Tu n'es pas... Allé... Voir ai..lleurs ?»

Kido baissa les yeux et entendit un grognement amusé (enfin, peut-être). Il cherchait les mots pour s'excuser lorsque Fudo reprit.

«C'est bon.. Hhh... Allez... Viens... Tu as de... La chance... En plus... Hhh... Je me suis... Préparé...»

Là dessus il retira trois doigts enduits de lubrifiant de son antre et ramena sa main droite devant lui pour s'accrocher aux draps.

Puis il leva des yeux provoquant vers son compagnon, qui ne bougeait toujours pas, comme figé de désir.

«Yuuto...» soupira-t-il d'envie.

Ce fut le déclic: Kido retira son haut d'un geste expéditif et envoya rapidement son jean et son boxer rejoindre le sol. Il retira également ses chaussettes, bien décidé à s'offrir tout entier à celui qu'il aimait.

Son érection enfin libérée de sa cage de tissus lui procura un bien fou, et son corps entier fut submergé de désir en voyant à nouveau son partenaire incliné sur le lit.

Il s'approcha et se pencha sur son homme, collant son torse au dos frissonnant de d'envie de Fudo et titillant son entrée de son membre érigé. Fudo laissa échapper une plainte aiguë -très étonnante compte tenu de sa voix grave habituelle. Kido soupira en sentant enfin la chair de son amour contre lui et se pencha à son oreille pour chuchoter un mot qui le démangeait décidément un peu trop.

«Je t'aime.»

Fudo gémit à nouveau et faillit crier cette fois lorsque les doigts fins de Kido vinrent caresser son sexe tendu. Le châtain se plaça convenablement devant l'entrée de son compagnon et entra en gémissant de bien être. La chair de Fudo se refermait autour de son sexe et lui arracha tellement de plaisir qu'il se pencha et emmêla ses doigts à ceux de Fudo.

«Tu as mal ?» chuchota-t-il.

Le brun grogna un non difficile et Kido s'autorisa à bouger. Il fit un aller-retour, puis deux, et les soupirs de douleurs de Fudo se changèrent bientôt en gémissement de plaisir. Leurs soupirs se mêlèrent, jusqu'à ce qu'un petit cri interrompe leur litanie.

«Hhhan !..»

Kido venait de toucher le point sensible de Fudo et avait rapidement sut le faire à nouveau.

«Là... C'est bon ?..» interrogea le numéro 14.

Le brun lui fit signe que oui et étouffa un nouveau un nouveau cri de plaisir lorsque Kido buta à nouveau contre sa prostate.

«Hhh..Hh.. Y..Yuu...hh..» haleta-t-il.

Kido lâcha un gémissement d'excitation en entendant la voix portée de plaisir de son compagnon.

«Ta.. Voix.. Cri pour moi... Encore..» murmura-t-il à l'oreille du remplaçant en serrant ses doigts dans les siens.

«..Et...hh.. Les...les autres...?»

Kido grogna et donna un nouveau coup bassin qui obligea Fudo à pousser un cri de plaisir. Il caressa le membre de Fudo en rythme avec ses allers-retours. Il se gorgea de ses gémissements de plus en plus bruyant alors même que les siens lui échappaient. Ses mouvement se firent plus rapides et erratiques, ses cris plus rauques, sa vue se brouilla et il ne pouvait plus qu'entendre la voix de Fudo.

«Hhh..Han...hhan..nhha..aa..hhan...»

Kido serra fort la main de Fudo alors que le plaisir lui envahissait tous les sens, et colla son torse brûlant au dos humide de sueur de son compagnon. Il chuchota son nom, gémit son prénom et cria qu'il l'aimait, et il entendit ses gémissements langoureux doubler de volume. Il lui semblait avoir atteint le plafond du ciel lorsqu'il jouit dans l'antre de Fudo. Il poursuivit ses mouvements de mains mécaniquement, bercé par les soupirs de plaisir de son amant. Celui-ci éjacula peu après lui, engluant ses doigts de sa semence et s'écroula sur le côté.

Kido se redressa et s'assit à côté de lui le temps de reprendre un peu son souffle. Puis il se pencha à nouveau sur son Akio préféré et écarta ses mèches de cheveux de son visage. Il avait les yeux fermés et les lèvres entrouvertes pour reprendre sa respiration. Ses joues étaient encore rouges et une fine pellicule de sueur couvrait son épiderme.

Kido se baissa pour embrasser cette merveille, d'abord sur le front, puis sur le nez, sur la bouche, sur la joue, puis plus bas encore, et il suça la peau de son cou. Fudo laissa échapper un rire fatigué en sentant les lèvres de son petit ami marquer sienne la peau de sa jugulaire.

«Je suis désolé pour ce que j'ai dit tout à l'heure...» murmura Kido, sincère.

Fudo lui répondit d'un sourire tendre et chuchota:

«Je sais.»

Kido le regarda dans les yeux, persuadé de pouvoir rester comme ça pour l'éternité et se coucha à côté de lui. Fudo semblait épuisé mais heureux, et son bonheur faisait le sien.

«Je t'aime.» dit-il encore, souriant paisiblement.

«Je sais.» répéta le 8.

Puis il rapprocha son corps de celui de son compagnon et colla son torse au sien, entremêlant leurs jambes nues.

«Je t'aime aussi» murmura-t-il avant de déposer un baiser frivole sur les lèvres de Kido.

Les deux garçons sourirent et s'endormirent dans les bras l'un de l'autre, sans penser à rien d'autre qu'à eux deux.

Owari :3


Goenji entra dans la cantine aussi discrètement qu'il en était sorti, et se dirigea vers le gardien.

«Alors ?» demanda le chatain, soucieux.

«On a bien fait d'organiser cette soirée jeux de société...» chuchota le blond.

Les yeux de Endo se remplirent d'étoiles et il regarda bien à droite et à gauche avant de renchérir:

«Sérieux ? Ils font du bruit ?» murmura-t-il, le visage illuminé.

Il se turent brusquement lorsque Tsunami poussa un cri de désespoir, devant encore débourser une somme faramineuse pour payer la sortie en famille de son pion. Kogure lança les dés, tomba sur la même case, et rejoignit Tsunami dans le club des lamentations.

«C'est le moins qu'on puisse dire...» marmonna Goenji en se souvenant des gémissements torrides qu'il avait entendu lorsqu'il était passé dans le couloir.

Il se tut un moment et reprit.

«Ils ont vraiment du culot... Même nous on fait pas autant de bruit...» chuchota-t-il en rougissant.

Endo répondit d'un rire crystallin et se pencha vers son compagnon pour sussurer:

«Tu aimerais crier aussi fort que Fudo ? Ca peut s'arranger tu sais...»

Goenji détourna le regard, rouge de gène. Le gardien sourit fièrement lorsque Tsunami l'appela:

«Endo ! Goenji ! On refait une partie. Ca vous dit ?»

Le capitaine hocha la tête et se dirigea vers le plateau de jeu, non sans jeter un regard prédateur à son attaquant préféré.

Goenji déglutit. Si Endo décidait de le faire crier, il allait probablement devoir rejoindre Fudo sur le banc des remplaçants, et avec des coussins s'il vous plaît.


Le coach Kudo aimait bien Fudo. Mais quand il criait, il le détestait.

«Hhh..Hh.. Y..Yuu...hh..»

Il laissa échapper un grognement. Impossible de regarder la télé tranquillement ici ! Dire que c'était un match décisif de ligue A... Il n'entendait pas les commentaires à cause de ces deux gamins qui se croyaient seuls sur terre !

Il allait se lever et frapper à la porte de leur chambre pour faire cesser le bruit lorsqu'un bruit le cloua sur place.

«Hhh... HAAAN..HH..!»

...

Bon, il ne détestait pas Fudo quand il criait. Il préfèrait juste qu'il le fasse les jours où il n'avait pas de match à regarder.

Non, vraiment, mais seulement les jours sans matchs.


Et voilà !
Le fandom français d'IE manque cruellement de fictions, et par dessus tout du Kido x Fudo.. Il était donc de mon devoir de le garnir ! Mais ne vous en faites pas: vous avez sûrement remarqué que le couple Endo x Goenji est assez récurant dans mes quelques fictions... C'est parce que c'est un de mes pairings favoris d'IE ! Donc dès que ma crise de Kido x Fudo sera terminée, je me mettrais probablement à composer du Endo x Goenji en masse, et puis qui sait, peut-être aussi du Burn x Gazel, Hiroto x Midori-chaaaan...

Tellement de projets !~~

Vous aussi, amusez-vous à lire mes fictions autant que je m'amuse à les écrire et n'oubliez pas :

«Il faut cultiver son jardin» !

Excusez-moi si coquilles il y a, je ne me suis pas relue -w-

EDIT : Ah, c'est mieux comme ça ! J'ai corrigé les fautes et les défauts de mise en page, c'est plus agréable à lire maintenant x)