Série : Get Backers

Auteure : Marion

Genre : Dramatique, OOC TOTAL !

Couple : Là il n'y en a pas "'

Disclamer : Un jour je les aurai u

Note : C'est court et mal écrit TTTT mais LISEZ-LE ! s'il vous plaît

Cocktail

Chapitre n°1 : Remonté en surface

Première partie du plan de récupération : échec...

Non seulement leur suspect leur avait échappé, Kurodo avait réussi son coup, mais le client était très, très mécontent du service des Get Backers. S'il n'avait pas croisé Akabane dans les toilettes, s'il ne s'était pas fait grossièrement piégé, si seulement il avait pu le rattraper lorsque Ginji était venu à sa rescousse... si... Avec des "si" ils auraient franchie la première étape et n'auraient pas eu à tout recommencer sous la menace de non-paiement de la part du propriétaire du club.

Cependant, la soirée n'étantpas terminée, Emishi profitait de son rôle de DJ pour essayer de détendre l'atmosphère, pendant que Ban et Ginji était affalés sur l'un des canapés, et Shido accoudé au bar en sirotant un cocktail. Il semblait distret. A quoi pouvait-il penser ? Son verre fini il en demanda un autre ; il réfléchissait. Le comportement du néanmois célébre Akabane Kurodo le laissait perplexe. Pour sûr que son attitude collait à son personne de Docteur Jackal, jusqu'à ce que les plus intimidés le trouve démoniaque. Il était vrai que quelqu'un qui extirpait des armes tranchantes de son propre corps n'était pas tellement commun, mais de là à trouver en lui un démon... A près tout, lui parlait bien aux animaux, Ginji produisait de l'électricité comme une anguille, Mido pouvait créer des rêves tout aussi horribles que merveilleux et Emishi était un maître dans l'art de maner le fouet. Ils possèdaient tous en eux un "pouvoir" spécial qui les distingait... Mais encore plus que le comportement ou l'attidude de Jackal, Shido n'arrivait pas à le cerner complètement.

C'était vrai. Le transporteur avait une manière toute particulière de se divertir. Mais même dans cela, le Maître des Bêtes restait suspicieux. Il y avait quelque chose d'anormal. Peut-être son ignorence. Oui, il le trouvait ignorent ; ignorent face aux plaisirs de la vie, à l'attrait que pouvait avoir l'amitié, l'amour, une famille... Tout était possible, mais avait-il seulement connu ces choses ? N'avait-il donc aucun coeur ? Ne ressentait-il plus rien, aucune émotion à par la contrariété ou le plaisir de jouer ? Son personnage avait-il pris le dessus sur la personne, trop ancrer en lui pour s'en défaire ? Pourquoi agissait-il de la sorte... Peut-être était-il seul, terriblement seul, tout comme il le fut lui-même...

Au fil des verres qu'il buvait, Shido se remémorait les passages de sa vie où la solitude l'avait blessé, meurtri. L'alcool aidant, sa mémoire se fit plus claire. Il se souvint du dernier jour où il vit ses parents, ses oncles et tantes, sa famille : tout le clan Fuyuki, dont il était désormais le seul et unique survivant.

§§§ Flash Back §§§

Shido, Fuyuki Shido devait avoir environ onze ou douze ans. Il était encore si jeune, innocent... Il vivait avec toute sa famille, ou plutôt les Maryudos en entier, réunis au fin fond de la forêt, dans une très grande demeure japonaise traditionnelle. Chaque branche du clan était répartie dans les différentes 'baraques' qui constituaient ce manoir. Mais comment un tel édifice avait-il pu attérir au beau milieu de la faune et la flore. Une fois de plus le petit Shido voulait sortir, aller voir la ville, les citadins. Ce souhait ne put être exaucé, sa mère s'étant formellement opposée à cette idée. Ceci déclencha à nouveau une dispute, la dernière.

"Shido-chan... Tu sais bien que nous ne pouvons pas quitter la forêt !

Mais je veux voir d'autres personnes que les membres de notre famille !

Tiens-toi tranquil s'il te plaît elle rajustait ses vêtements avec précaution, son fils ayant résolument refusé de porter son kimono traditionnel. Je te l'ai déjà dit, nous ne pouvons pas nous permettre de telles sorties sans que celles-ci ne soient soigneusement organisées. Nous ne sommes pas exactement des humains commes les autres, les animaux...

Mais nous sommes tout de même humain ! Et les humains sont des animaux eux aussi ! Nous contrôlons les animaux, alors pourquoi ne pourrions-nous pas nous intégrer avec les gens qui vivent en ville ? Nous sommes tout aussi civilisés qu'eux !

Tu ne comprends pas, Shido-chan. Cela les effrait, ils ont peur de ce don.

Mais qu'y-a-t-il d'effrayant dans le fait de comprendre les animaux ? Au contraire, c'est ce qu'il y a de mieux !

Et bien, ils ne sont pas habitués à ce genre de choses.

Pourtant, ce n'est pas mal...

Je ne dis pas le contraire, mais pour eux, communiquer, appeler et se sevir des animaux n'est pas... "normal". Ils envisagent à peine le fait que ce genre de choses puisse exister.

Mais ils ne sont pas méchants et nous non plus, alors pourquoi nous rejeteraient-ils ?

Parce que nous sommes un peu différents s'occupe maintenant de ses cheveux. Ils n'acceptent pas forcément cette différence.

... Alors pourquoi Papa peut-il y aller lui ?

Il sait le cacher correctement.

Moi aussi, je peux y aller !

Shido-chan, c'est non."

- VLAN ! -

La porte s'était violemment refermée dans un claquement sonore et des bruits de pas résonnèrent précipitement dans le couloir. Shido s'était enfui en courant aussi vite que possible. Une promenade dans les bois le calemera, pensat sa mère après un long soupir. Ce qu'il pouvait être impulsif parfois !

Trois heures s'étaient écoulées depuis leur dispute et le petit Fuyuki était à présent serein. Oui, un jour il irait seul en ville. Fatigué par tant de marche à travers le domaine des Maryudos., il s'assit contre un arbre, en s'apercevant qu'un inconnu s'y était lui aussi adossé. Il portait un large kimono assez sombre, dans les teintes brunes et vertes, comme s'il pratiquait l'Iaidô, d'ailleurs, il possèdait un katana. Son étuit se situait à sa taille, attaché à sa ceinture. Il était simplement décoré, mais parraissait noble. Que faisait une personne telle que lui dans cet endroit, s'entraînait-il ? Si oui, pourquoi sur les terres de sa famille. Le brun en était là de ses réflexionsqu'un toussottement les intérompit. Il ne s'était pas rendu compte qu'il dévisageait ouvertement ce visage anguleux au teint pâle et aux cheveux châtain, qui tombaient avec légèreté sur ses épaules.

"Oh ! E... Excuez-moi !"

N'obtenant nulle autre réponse qu'un regard innexpressif, il décidat de s'assoir en face de cet homme, dans l'herbe tendre qui semblait encourager le repos.

"Bonjour...

Bonjour.

Eto...qu'est-ce que vous faites ici ?

Un gamin peut-il se permettre de parler avec autant d'insolence envers son aîné ?

Eh ! Je ne suis ni un gamin ni insolent ! Je suis... je... se ravise je me promène ici depuis longtemps... c'est tout !

A en juger par l'état de tes vêtements, ta balade a dû durer assez longtemps.

Pas la peine de s'inquiéter.

Je ne m'inquiète pas pour les gamins insolents, je constate les faits. Mais tes parents, eux, vont probablement s'inquiéter.

Ils ont l'habitude "'.

Ce n'est pas prudent.

Ce n'est qu'une promenade !

Etonnant, malgré la fatigue qu'a causé cette longue marche, tu restes énergique soupire. Si seulement mon fils pouvait montrer un tel entrain...

Vous avez un fils !

Oui, il doit être un tout petit peu plus vieux que toi, gamin.

Arrêtez de m'appeler "gamin" ! Il est triste ?

Je crois qu'il ne s'est pas encore totalement remis de la perte de sa mère.

Oh... Je suis désolé.

Il lui ressemble énormément, ça ne l'aide pas ; il est devenu encore plus introverti qu'auparavant... comme s'il ne l'était pas assez !

Vous... Vous devriez l'aider.

Impossible."

Un lourd silence s'installa, si bien que Shido baissa la tête, gêné. En abaissant son regard, il remarqua une goutte de liquide carmin couler le long du manche du sabre pour enfin choir dans l'herbe, qu'elle colora quelques peu.

"Ce... C'est quoi cette arme ?" dit-il en pointant la dite arme du doigt.

"Oh. Mon outil de travail" répondit son porteur, un rictus ironique sur les lèvres.

"Eh !

Bien, je dois partir. Rentre vite chez toi, il ne fait pas bon traîner ici.

Eh ! Mais... !"

Il lui était inutile de l'appeler davantage, l'homme ayant déjà disparu.

"Drôle de type, lui aussi à l'air triste..."

Ainsi Shido suivit le conseil de cette étrange personne et rentra pressement chez lui. Il ne lui fallut pas plus de vingt minutes pour se retrouver devant la frande porte en bois du manoir. Bizarrement, celle-ci était entre-baillée, chose qui n'était pas censée être. Il trouva cela anormale, mais décidat tout de même de franchir l'obstacle. Il avait un mauvais pressentiment. Il fit le chemin jusqu'à sa maison ; personne n'était dehors malgré le beau temps de cet instant, tout semblait être dépourvu de vie. Il passa la porte coulissante et ce qu'il vit l'horrifia.

Shido avança lentement, le coeur au bord des lèvres. Sa mère était étendue là de tout son long, le regard vide, une longue entaille barrant le buste entier. Il s'approcha encore un peu plus de ce cadavre gisant dans une marre écarlate.

"Ma... man..."

Un sanglot lui nouant la gorge, il s'agenouilla à côté de ce corp inerte, pour refermer ses paupières. Une fois celles-ci closent, deux larmes coulèrent sans bruit, roulant avec lenteur sur les joues de cette mâchoir crispée, y creusant des sillons étincelant. En silence, il dettacha le bandeau que portait celle qu'il appellait "maman" et le serra si fort dans ses mains que ses jointures en devinrent blanches. Il eut crié sa rage et son désespoir si seulement un son avait dénié sortir de sa gorge, mais cette macabre scène le rendait totalement muet. Un tel spectacle était trop violent pour un enfant. La mort à cet âge faisait un peu peur mais provoquait un manque et une incompréhension énorme. Le brun se releva, toujours dans un mutisme inébranlable, regardant avec dégoût les corps de son père et de son cousin qui se trouvaient non loin, eux aussi frappés d'un coup mortel. Il fit le tour de chaque maison de la demeure, ni trouvant que des être à la peau bleue et froide. Qui avait bien pu commettre un tel forfait, comment avait-on pu faire un massacre aussi cruel dont-il était à présent le seul "survivant". Tous avaient été tués, toute sa famille décimée en un après-midi. S'il ne s'était pas enfui après sa dispute avec sa mère, peut-être les aurait-il défendu avec argne ; ou peut-être serait-il mort avec eux, mais au moins il n'aurait pas eu à se retrouver tout seul.

Il ressortit dans la court, le bandeau toujours prisonnier de sa poigne, qui se relâcha lorsque quelques gouttes tombées du ciel vinrent mouiller son visage. Le ciel pleurait pour lui. Il laissa ces douloureuses larmes couler, froides et salées. Il mit le morceaux de tissu autour de sa tête : il symboliserait désormais son abandon et sa solitude. La solitude ! Combien de fois l'avait-il désiré ? Maintenant qu'il l'avait pleinement... Il siffla une fois, appelant les animaux à quitter cet endroit où un voile de mort planait comme un vautour affamé au dessus du domaine, et à l'accompagner dans sa nouvelle vie qui commençait sombrement...

§§§ Flash Back §§§

Voilà comment il en était arrivé là, à siroter un cocktail en temps que récupérateur "professionnel". L'alcool aidant, ses mauvais souvenir impossibles à oublier refaisait surface. Toujours la même image, celle de sa mère étendue, diaphane, glacée... Et puis cet homme qu'il n'avait jamais revu, ce père qui s'inquiétait pour son fils... Etait-il possible qu'il soit un meurtrier ? Le katana, le sang qui en tomba, sa présence dans les bois... Tous les Maryudos morts de la main d'un seul homme ? Qui était-il, il ne l'avait jamais su, et ne le saurait peut-être jamais. Il regrettait amèrement de ne pas lui avoir demandé son nom, mais se trouvait chanceux de ne pas lui avoir révélé le sien. Cependant, s'il avait posé une question aussi simple que "Quel est votre nom ?" ou "Comment vous appelez-vous ?", il n'aurait pas passé huit ans de sa vie au Mugenjo à se demander "Qui ? Pourquoi ?" en se sentant inutil et ignorant. Il soupira.

"Eh ! Beast Master, ça va pas ?" demanda Ban en s'asseyant à sa droite.

"Hn ?" répondit l'intéressé en levant les yeux de son verre presque vide et regarder son interlocuteur d'un oeil fatigué.

"Je répète pour le sourd et mal-entendant : qu'est-ce qui ne va pas ?

Alors c'est vrai, tu t'intéresse donc vraiment à autrui. Stupéfiant.

Tss ! Puisque tu le prends comme ça ! Ginji ! On part !

Tch..."

Il ne s'en était pas rendu compte mais le club s'était peu à peu vidé, il était 6h30 du matin. Lui aussi se leva et quitta cet endroit qu'il trouvait à présent sordide. Ban et Ginji repartir de leur côté dans leur Coccinelle, Emishi prit le chemin du Mugenjo qu'on pouvait distinguer d'ici, avec les magnifiques lueurs de l'aube qui le rendaient semblable à quelque chose de paisible. Quand il ne vit pas le Joker, il dénira entamé sa route, en direction du domicile d'une certaine violoniste qui l'hébergeait. Il ne restait de la nuit d'encre qu'il avait précédemment vu, le ciel ayant pris les teintes qui émanaient du soleil levant, lorsqu'il arriva à la demeure de la jeune fille. Il espérait que celle-ci n'était point encore réveillée, il ne souhaitait voir quiconque se trouvait ici.