Genre : yaoi, historique
Disclamer : les personnages ne sont toujours pas à moi…. Mais j'ai encore l'option Père Noël !
Voilà la suite, qui se décale beaucoup par rapport au film, à part quelques répliques. De toute façon, à partir de là, je me suis beaucoup détachée du film, mais je la préfère comme cela !
Bonne lecture !
La Putain du roi, 2° partie
Tout était redevenu normal à la cour : le roi était revenu à la tête du gouvernement, la politique était relancée, les affaires reprenaient. Le premier conseiller avait retrouvé son flegme habituel et ses remarques acerbes, les nobles de la cour avait retrouvé leur arrogance et leur orgueil… Bref rien ne semblait avoir bougé, changé, si ce n'est le fait qu'une personne de plus hantait les appartements royaux, en plus des habituels serviteurs et valets. Lui-même se considérait comme une chose, un objet, un valet de bas étage, mais il semblait important aux yeux des autres. Car il était important aux yeux du roi…
Les jours qui avaient suivi son retour, le jeune Hakkai avait vu ses affaires transportées depuis chez son oncle jusqu'au palais royal. Ses journées avaient été rythmées par les séances d'essayage, car le roi tenait à ce qu'il soit vêtu des plus beaux atours, par la vie de cour, les parties de chasse avec le roi, les réceptions, et les nuits agitées qu'il passait avec Gojyo.
Il n'avait pas essayé de fuir déjà parce qu'il savait la chose impossible et ensuite parce que la fuite consisterait à abandonner son jeune frère et il ne pouvait s'y résoudre. Il ne l'avait pas encore revu mais il comptait le demander au roi et espérait qu'il accepterait. Il fallait dire aussi que le roi avait cédé à beaucoup de ses caprices. Ainsi Hakkai pouvait assister aux réunions des ministres auxquelles il participait activement en offrant son point de vue, ce qui faisait sourire le roi, car la politique passionnait Hakkai depuis peu, après tout n'était-ce pas elle qui l'avait poussé là ? Il avait également obtenu à ce que les chiens préférés de Gojyo n'aient plus accès aux appartements royaux, soi-disant parce qu'il détestait ces animaux, et qu'un des kiosque en bois situé dans le jardin royal soit détruit parce qu'il était mal placé. Avec ces futilités, il espérait exaspérer le roi, le pousser à bout mais cela n'en fut jamais le cas. Gojyo lui obéissait dans la mesure où cela n'entravait pas ses propres plaisirs, sur lesquels il était intraitable.
Hakkai comprit très vite que sa principale mission ne serait que cela : amuser le roi. Aussi son avenir lui apparaissait-il de plus en plus sombre et sa seule lueur d'espoir résida dans son frère.
Son moral prit vraiment un coup lorsqu'il revit Kyo et leur ancienne bande d'amis. Ceux-ci l'accueillirent en ricanant et en lançant des remarques ironiques quand à ses occupations nocturnes. Hakkai comprit alors l'esprit qui pouvait régner à la cour : ceux qui l'avaient poussé dans les bras du roi le lui reprochaient aujourd'hui. Il voulut s'enfuir mais Kyo vint le rejoindre.
- Ne pars pas comme cela Hakkai ! On ne te voie plus ces derniers temps, qu'est-ce qui te prends ?
- Comment ça qu'est-ce qui me prends ? s'exclama-t-il furieux. Tu dois connaître ma situation non, toi qui m'y as poussé !
- Alors parce qu'on est le mignon du roi, monsieur ne vient plus voir ses amis ? Fais attention à toi Hakkai !
Le jeune homme vit rouge.
- Qu'est-ce que tu oses dire ?
Il voulut lui mettre une gicle mais l'autre arrêta son bras, sûr de lui. Il se rendit compte soudain que son poignet portait des marques étranges.
- Qu'est-ce que c'est ?….
Hakkia était furieux et dégageant son bras, il lui cria :
- Le roi aime m'attacher au lit ! Vois ce que son « mignon » endure pour vous, pauvre crétin !
Et il partit sans demander son reste, dégoûté.
Ce soir-là, avant d'entrer dans le lit où le roi l'attendait, Hakkai lui demanda s'il pourrait revoir prochainement son jeune frère qui lui manquait. Pour son plus grand bonheur, Gojyo lui répondit qu'il n'y voyait aucun inconvénient, tant que ce dernier ne vienne pas dormir entre eux.
Ils firent l'amour et le roi se montra très tendre. D'ailleurs Hakkai se prêta un peu plus au jeu, tellement la réponse affirmative du roi lui avait plu.
Ils ne s'endormirent pas tout de suite et le roi était d'humeur à parler.
- Que pense-tu du ministre Fedom ? Il était bizarre à la réunion hier….
- Tu devrais le renvoyer, il ne t'ai pas fidèle.
- Comment le sais-tu ? sourit Gojyo.
- J'ai entendu des rumeurs à la cour…
- Bizarre que Sanzo ne m'en ai pas parlé…. Il doit bien cacher son jeu pour que même lui ne s'en soit pas rendu compte !
- Tu le connais depuis longtemps Sanzo ?
- Depuis l'enfance, c'est un ami précieux….
Reposé et un peu excité par la présence d'Hakkai à côté de lui, Gojyo se rapprocha de lui. En riant doucement, il fit jouer ses mains sur son corps et l'embrassa dans le cou. Mais Hakkai le rejeta violemment :
- J'ai déjà fait mon travail pour aujourd'hui !
Vexé, Gojyo retourna à sa place.
- Tu es dur…
Devant le manque de réaction de son compagnon, le roi commença à s'énerver. Il n'aimait pas qu'on le remette à sa place et encore moins d'entendre ces mots dans la bouche de son amant. Ainsi il n'était qu'un « travail » !
Furieux, il se mit à genoux dans le lit au-dessus d'Hakkai, le surprenant par sa colère. Il empoigna Hakkai par les épaules et le soulevant presque, il lui cria :
- Mais pourquoi ? Pourquoi ? Je t'ai tout donné, tout offert, même mon amour ! Pourquoi tu réagis comme cela ! Tu n'es qu'un… qu'un….
Hakkai s'énerva à son tour.
- Et bien vas-y, dis-le ! Le mot que tu cherches, c'est putain ! Je ne suis que la putain du roi !
Il lui lançait un regard fou et Gojyo ne pu se retenir.
Sa main partit et il gifla de toutes ses forces Hakkai qui en tomba du lit.
Il se releva mais Gojyo qui était déjà sorti du lit le gifla de nouveau, l'envoyant au sol.
- Espèce de petit con !
Sa colère n'avait soudain aucune limite : il releva violemment Hakkai, qui était nu, ouvrit la porte de la chambre et le jeta dans le couloir.
- Oublie ton frère, tu n'es pas prêt de le voir si tu ne changes pas d'attitude !
La porte se referma, laissant Hakkai seul dans le couloir, la lèvre ouverte d'où s'échappait un peu de sang, sans vêtements.
Pour son bonheur, une lumière apparut au bout du couloir. Elle se rapprocha et Hakkai se retrouva face à un tout jeune garçon qui tenait une lampe à la main.
Le jeune garçon fut surpris de le trouver ainsi en plein milieu de la nuit.
- Vous avez besoin d'aide ?
- Oui, s'il-te-plaît…
- Je vais vous emmener avec moi dans un endroit calme, venez !
Hakkai n'eut d'autre choix que de le suivre mais il rougit car il était toujours nu. Heureusement le jeune garçon le devançait et ne le regardait pas. Il l'amena jusqu'au appartements du premier conseiller dans lesquels il entra sans hésiter.
- Mais tu connais…. ?
Une voix surgie de l'intérieur.
- Où étais-tu Goku ? Je t'ai cherché partout !
La porte s'ouvrit en grand, dévoilant un Hakkai honteux derrière Goku. Quand Sanzo l'aperçut, il prit une robe de chambre et vint la poser sur les épaules du jeune homme.
- Venez vous asseoir !
Il l'amena jusqu'à un grand fauteuil où Hakkai fut content de se réfugier.
- Je suis désolé de vous ennuyer…
- Non, ce n'est rien, le coupa sèchement Sanzo.
Il lui apporta un linge imbibé d'eau pour sa lèvre et le lui donna. Hakkai eut une grimace de douleur quand la fraîcheur du liquide rencontra sa peau abîmée.
- Goku, va te coucher, il est plus que l'heure.
- Oh mais Sanzo, j'ai trouvé un ami, je veux jouer avec lui !
- Tu joueras plus tard avec lui, il est l'heure d'aller au lit !
Hakkai lui sourit :
- Oui, promis, je jouerai avec toi.
Le jeune garçon lui sourit et partit en courant dans une pièce attenante.
Sans perdre de temps, Sanzo se tourna vers Hakkai et lui demanda
- Que s'est-il passé ?
Il avait l'air réellement inquiet et cela toucha Hakkai car le premier conseiller n'avait pas la réputation de s'inquiéter pour qui que ce soit.
- Rien qui puisse nuire à la politique de ce royaume, rassurez-vous, ne pu-t-il s'empêcher de répondre ironiquement.
- Voyons, je ne parle pas de ça, vous savez bien !
- Nous avons eu une petite dispute, c'est tout…
Sanzo rit franchement, soulagé.
- Alors tout va bien ! Le roi est très impulsif mais peu rancunier, tout reviendra bientôt dans l'ordre ! Ne vous inquiétez pas !
Mais Hakkai ne pu empêcher ses larmes de couler. Il était à bout de nerfs.
- Voyons, ce n'est pas ça qui va vous abattre tout de même !
- Non, c'est juste que le roi m'avait permis de revoir mon jeune frère mais à cause de cette dispute stupide, il refuse de…
Il ne pu continuer tant la boule dans sa gorge lui faisait mal. Il ne voulait pas pleurer, pas devant Sanzo, aussi se retint-il du mieux qu'il pu.
Le premier conseiller, remarquant sa tristesse, se leva pour aller chercher de l'eau-de-vie, seul réconfort dans ces moments-là. A peine était-il debout que la porte s'entrouvrit doucement.
- Sanzo ?….
C'était la voix du roi et Hakkai se recroquevilla sur son siège, espérant naïvement ne pas se faire voir.
Gojyo entra, cherchant manifestement Sanzo. Il l'aperçut et s'exclama :
- Ah, tu tombes bien, j'ai justement à te parl…
Il ne finit pas car, en suivant le regard de Sanzo, il venait d'apercevoir Hakkai, des larmes coulant sur son beau visage, enfoui dans son fauteuil. Surpris puis apparemment soulagé, il s'approcha doucement d'Hakkai qui gémit de peur de recevoir une nouvelle gifle, se pencha sur lui et passa son pouce sur sa lèvre abîmée.
- Je suis désolé….
Puis il prit le jeune homme dans ses bras et l'emporta dans sa chambre. Au passage, il lança à Sanzo un regard de remerciements. Le premier conseiller soupira, amusé. Le roi n'était toujours qu'un gamin !
Lorsque la porte des appartements de Sanzo se referma, l'obscurité les enveloppa. Le roi marchait dans le silence, regardant droit devant lui. Il était impressionnant dans sa dignité aussi Hakkai détourna les yeux. Puis, repensant à son frère, il pleura à chaudes larmes dans les bras du roi, qui resta impassible.
C'est seulement une fois dans leur chambre, quand il déposa Hakkai dans le lit qu'il sembla être touché par la tristesse du jeune homme. Il s'agenouilla à côté de lui :
- Je suis sincèrement désolé, mais tu n'avais pas à dire ces choses non plus. Tu m'as fait beaucoup de mal tu sais… Allez, calme-toi…
Et doucement, il se coucha à côté du jeune homme et l'attira dans ses bras. Ils s'endormirent comme cela, étroitement enlacés.
Le lendemain, le roi avait fait comme si de rien n'était mais Hakkai avait gardé un poids sur le cœur. Il n'avait pas osé reparler de son frère au roi de peur qu'il ne refuse net.
Alors qu'il sortait de la chambre, il buta contre quelqu'un. Voulant s'excuser, ils e rendit compte qu'il s'agissait du jeune garçon de la veille qui l'attendait sur le palier.
- Bonjour ! Tu as bien dormi ?
Le jeune homme lui renvoya un grand sourire et lui prit la main.
- Dis, on va jouer, on va jouer ?
Amusé, Hakkai accepta et suivit docilement son jeune compagnon. Goku se révéla être un joyeux compagnon plein d'entrain et de joie, et de toute la matinée qu'ils passèrent ensemble, Hakkai ne trouva pas une seule fois le temps long. Il ne pensa même plus à sa situation et rit de bon cœur aux pitreries de Goku qui s'amusait comme un fou.
Enfin apaisé et un peu fatigué de tant bouger, les deux amis firent une pause dans les jardins, profitant du beau temps et de l'ombre des arbres. Ils s'assirent prés d'une petite cascade aménagée dont l'eau eut un effet relaxant.
- Dis, t'as pas l'air heureux au château ! Qu'est-ce que tu as ? demanda innocemment Goku.
Un voile de tristesse tomba sur le visage d'Hakkai mais ce dernier se contenta de lui sourire.
- Tu trouves ?
- T'as quelqu'un que tu aimes bien ?
- Oui, pourquoi ?
- Alors il faut y penser ! Moi quand je ne suis pas bien, je pense à Sanzo et tout va mieux !
Hakkai rit, séduit par la gentillesse de l'enfant.
- Depuis quand tu le connais Sanzo ?
- Oh, depuis très longtemps ! Un jour, il est arrivé dans la ferme où l'on m'avait recueilli, et il a vu le maître qui me battait. Il s'est énervé si fort qu'il a dit qu'il était hors de question que je reste là-bas et il m'a emmené ici. Il est super gentil, même s'il fait parfois la gueule, mais ça c'est normal ! En fait, tant qu'il utilise pas son baffeur, tout va bien ! Une fois, je l'ai même vu l'utiliser sur le roi !
Goku rit de bon cœur à ce souvenir. Hakkai fut touché par le lien qu'il pouvait exister entre les deux hommes, c'était rare de voir cela. Sanzo devait vraiment être quelqu'un de bien à voir combien Goku l'affectionnait.
- Et toi alors ? Tu m'as pas répondu : tu as quelqu'un que tu aimes bien ?
- Ou, mon petit frère, répondit-il d'un ton mélancolique.
- Il est comment ?
- Oh, un peu comme toi, il bouge tout le temps et il est toujours d'une humeur très joyeuse. En fait, tu me fais penser à lui !
- Alors c'est bien ! Parce que c'est comme si tu étais un peu avec lui !
- Oui tu as raison….
Ils ne se quittèrent plus de la journée et se revirent souvent les jours d'après. Goku était le seul à redonner un peu de joie sur le visage d'Hakkai et le garçon avait trouvé en lui un compagnon de jeu. L'entente parfaite….
Et heureusement qu'Hakkai avait Goku pour ami sinon il aurait passé ses journées bien seul… Plus aucun de ses anciens amis ne lui parlait, et lui-même se refusait à les voir, on se moquait ouvertement de lui à la cour et hormis le roi et Sanzo, il rencontrait peu de monde. Il avait refusé de voir son oncle, encore en colère contre l'attitude qu'il avait eu.
Il passait ainsi ses journées à jouer avec Goku, à lire, se promener dans les jardins….
Il avait de plus en plus l'impression d'être inutile, de ne rien faire de sa vie… Il n'était que l'amant du roi…
C'est d'ailleurs pendant l'une de ces promenades seul dans le parc qu'il fit une mauvaise rencontre.
Cette journée-là, le roi était venu le voir dans ses appartements et lui avait fait l'amour, très tendrement. Quelquefois, la pression était si forte pour Gojyo qu'il désirait à tout prix trouver une épaule amie et courait retrouver Hakkai. Mais il ne savait pas lui parler, comment lui dire ce qu'il ressentait ou plutôt il ne le pouvait pas. Il lui répétait pourtant souvent qu'il l'aimait mais le jeune homme y restait insensible. Aussi parlaient-ils le langage du corps, faute de mieux.
Hakkai se releva du lit qui avait vu leurs ébats et prit une serviette pour essuyer sa sueur. Son regard était resté froid aussi Gojyo ne pu-t-il s'empêcher de dire dans un demi-sourire :
- Tu n'aimes pas que je vienne te voir le jour, n'est-ce pas ?
Ce à quoi Hakkai répondit :
- Parce que tu crois que j'aime la nuit ?
En vérité il n'en savait rien lui-même, et il n'aurait pu affirmer s'il détestait réellement leurs ébats ou s'il les aimait. Tout était trop flou mais il y avait toujours en lui une certaine part d'amertume quand à ce que lui avait fait subir le roi et il l'exprimait dés qu'il le pouvait.
Et cela avait le don d'énerver Gojyo qui se releva furieux :
- Sors d'ici, tu m'entends ? Tout de suite !
Hakkai saisit ses vêtements et en partant fit une petite courbette ironique.
- A vos ordres, majesté…
Il eut à peine le temps de refermer la porte qu'un oreiller venait s'écraser dessus de l'autre côté. Il s'habilla rapidement, habitué maintenant aux sautes d'humeur entre eux deux et se dirigea vers les jardins. De l'air frais lui ferait du bien.
Alors qu'il marchait entre les haies savamment taillées et les plans de fleurs, il entendit chuchoter non loin. Intrigué et pensant pouvoir se distraire en écoutant quelque rumeur non fondée, il tendit l'oreille et se dissimula derrière un buisson. Mais il fut vitre surpris, ce qu'il entendait ne ressemblait à aucun rumeur qu'il ait pu entendre jusqu'à maintenant et pour cause : les personnes derrière le buisson ne parlaient pas affaires de cour mais affaire de politique et cela se rapprochait plus d'un complot que d'une simple discussion !
Pris de panique quand à leurs propos qui allaient jusqu'au meurtre du roi, Hakkai voulut s'enfuir mais fut arrêté par une personne qui arriva juste derrière lui.
- Alors, on espionne ?
Il ne reconnu pas celui qui le tenait mais ce dernier le traîna sans ménagement devant ses comparses qui sursautèrent d'être ainsi découverts.
- J'avais dit que venir parler de cela dans les jardins royaux n'était pas une bonne idée !
L'un des noble qui était là regarda Hakkai de plus prés.
- Mais c'est le mignon du roi !
Les autres se turent devant cette révélation : il était donc quelqu'un d'assez important pour faire échouer leur complot !
- Qu'est-ce qu'on va faire, il nous a sûrement reconnu !
Hakkai voulut parler mais on lui mit une main sur sa bouche et il ne pu sortir un mot. Il prit soudain peur : il se retrouvait dans une mauvaise situation !
L'un des conspirateur se pencha sur lui :
- Nous te laissons la vie sauve si tu acceptes de te rallier à nous. Quelle est ta réponse ?
La main s'éloigna pour le laisser parler.
Hakkai réfléchit en quelques secondes : quoiqu'il puisse reprocher au roi, il ne pouvait décemment pas imaginer organiser avec d'autre son meurtre ! Bien malgré lui, il n'avait pas envie de le voir mourir, soudain….
- Espèces de fous, jamais je ne me rallierai à vous ! Vous serez vite démasqué si vous continuez vos manigances, vous feriez mieux de…
Il fut de nouveau coupé par la main qui s'abattit sur lui.
Privé de parole, il vit avec horreur les autres prononcer son arrêt de mort.
- Jean, emmène-le dans un coin du parc cet débarrasse-t'en ! Il ne faut pas qu'il vive !
Hakkai se débattit mais on le baîllona, on lui attacha les mains et il se sentit transporté sur les épaules de l'homme qui il y a peu l'avait surpris derrière les buissons. Il semblait ne pas peser lourd sur les épaules de l'homme et il regretta de ne pas être plus fort.
Ballotté sur les épaules de son futur meurtrier, le jeune homme n'en menait pas large lorsqu'il aperçut au loin Goku qui jouait dans l'eau d'une des fontaine du parc. Il essaya de l'appeler mais les maigres sons qu'ils produisit furent vite étouffés par la baîllon. Il désespérait quand enfin Goku regarda dans sa direction. Il ne lança qu'un furtif coup d'œil et disparut de son champ visuel. Hakkai ignorait s'il l'avait vu et s'il avait remarqué le pétrin dans lequel il était mais il espérait sincèrement que oui.
Il fut promené comme cela pendant dix bonnes minutes avant d'être jeté brutalement sur le sol. L'homme le regarda en souriant et lui désigna un trou qui venait d'être fait pour planter un arbre.
- Regarde ta tombe, petit fouineur !
Puis il se pencha sur Hakkai couché sur le sol et de ses grosses mains, il entreprit de l'étrangler. Il appuyait avec force ses pouces sur la trachée du jeune homme qui sentit tout l'air que ses poumons renfermaient disparaître. Non seulement l'homme lui faisait très mal mais en plus il était efficace car il ne pouvait absolument plus respirer ! Doucement, la vie sembla s'enfuir de lui, son ventre lui faisait mal au fur et à mesure qu'il manquait d'oxygène et il se serait évanoui si l'homme n'était subitement tombé, touché à la tempe par la balle de Sanzo.
Hakkai n'avait même pas entendu le coup partir mais il fut très heureux de le voir là. Les mains de l'homme l'ayant enfin relâché, il chercha difficilement son souffle mais cela se montra plus dur qu'il ne l'imaginait. Sanzo vint à sa rescousse et lui ôta le baîllon qui l'empêchait d'aspirer l'air.
Hakkai toussa rudement, tout son corps tremblait au fur et à mesure que l'air revenait dans ses poumons. Le mal refusait de partir et il porta sa main à sa gorge qui lui semblait de plomb.
- De calme, ça va aller, le rassura doucement Sanzo en lui tapotant sur l'épaule.
Le jeune homme retrouva enfin toute sa capacité d'air et se releva avec l'aide de Sanzo.
- On peut dire que vous l'avez échappé belle ! Si Goku ne vous avait pas vu, vous seriez dans ce trou à l'heure qu'il est !
- Avec quoi…. Hakkai racla sa gorge, il lui était difficile de parler. Avec quoi l'avez-vous tué ?
Sanzo sortit de sa poche une de ces nouvelles armes ingénieuses qu'ils avaient inventé dernièrement.
- On appelle ça une arme à feu ! Je n'utilise plus que ça maintenant !
- Et les autres ?
- Vous voulez parler des autres conspirateurs je suppose ?
Hakkai me regarda étonné, ce qui fit rire Sanzo.
- Oui, j'étais au courant, je les surveillais depuis longtemps ! Mais si j'avais su qu'ils s'en prendraient à vous… !
Alors qu'ils se dirigeaient vers le bâtiment, ils virent arriver le roi qui avait été alerté par Goku.
- J'espère que ces misérables seront punis !
- Non, je compte les féliciter ! Bien sûr qu'ils seront punis ! répondit ironiquement Sanzo.
Puis Gojyo s'approcha d'Hakkai et lui souleva son menton. Il regarda attentivement les marques sur sa gorge avant de constater :
- J'espère que cela partira, ce n'est pas très beau !
Hakkai en fut très choqué mais ne dit rien, encore un peu étourdi par ce qu'il avait subi. Le roi cherchait peut-être juste à se venger de ce qu'il lui avait dit mais Hakkai préféra reporter la bataille, il en avait assez pour aujourd'hui.
Il demanda au roi de se retirer et partit se reposer dans ses appartements mais à peine eut-il franchi le seuil du couloir qu'il fut assailli par Goku.
- Tu vas bien Hakkai ! Si tu savais comme j'ai eu peur pour toi ! Surtout que cet homme avait l'air costaud !
Hakkai n'eut guère le loisir de se reposer car Goku le retint encore une bonne partie de l'après-midi. Son babillage lui apporta du baume au cœur après les paroles du roi et comme il lui avait sauvé la vie, il n'osa pas lui demander de le laisser seul.
Lorsqu'il fut enfin rappelé par Sanzo, Hakkai vit encore arriver vers lui deux hommes qui lui posèrent des questions sur les conspirateurs qu'il avait surpris : ils voulaient avoir assez d'éléments pour leur procès.
C'est ainsi que la nuit tomba sans que le jeune homme ait pu prendre le temps de souffler. Il s'écroula sur le lit quand les deux hommes partirent. Il se pelotonna sous les couvertures et sombra dans le sommeil.
Il rêva qu'il était cloué au sol, maintenu par une force extraordinaire, une main passait au dessus de lui et à chacun de ses mouvements, il se retrouvait dans l'incapacité de respirer.
Il se réveilla en sursaut, cherchant sa respiration. Soudain, deux bras surgirent et l'entourèrent affectueusement.
- Chut, tout va bien…
Gojyo le veillait depuis quelque temps et quand il l'avait vu s'agiter, en proie au cauchemar, il s'était empressé de le réconforter. Hakkai apprécia sa chaleur et s'y réfugia. Une peur le traversa : et si Gojyo voulait faire l'amour cette nuit-là, comme toutes les autres ? Car il s'en sentait incapable et n'aurait pu le supporter.
Mais le roi resserra son étreinte et se coucha à ses côtés.
- Rendors-toi maintenant, je suis là, tout va bien…
Il lui murmurait cela si gentiment qu'Hakkai se calma et lui fit confiance. Dans ses bras, il retrouva une paix sereine où il pu enfin trouver le repos dont il avait besoin.
Juste avant de s'endormir, il souffla au roi :
- Merci…
Gojyo en ressentit plus d'émotion qu'il aurait cru.
Les marques disparurent vite du cou d'Hakkai et cela m'aida à oublier cet incident. Le procès eut lieu et les accusés eurent droit à la peine de mort pour leur révolte contre le roi. Il ne fut pas mentionner qu'il avaient tenté de tuer Hakkai mais il s'en moquait bien : l'important était qu'il ne les revoit plus jamais.
La vie reprit son cours tranquillement jusqu'au jour où l'on prépara l'anniversaire du roi. IL fut décidé que pour cette occasion, un grand bal serait donné au palais, réunissant toute la cour pour l'occasion.
De nombreux préparatifs furent mis en place et Hakkai et Goku, inséparables, y donnèrent leur contribution. En vérité, ils s'amusaient comme des fous à préparer cette fête et cela les changeait de leur monotonie. Ile rentraient épuisés de leurs journées mais heureux.
Sanzo aussi mit la main à la pâte mais discrètement, si bien qu'on en vint même à se demander ce qu'il avait bien pu faire.
Quant à Gojyo, il faisait semblant d'être mécontent de cette fête et d'ignorer ce qui se passait mais on le vit à plusieurs reprise rôder autour des préparatifs afin d'en surveiller le bon déroulement et tout le monde devina que cela le réjouissait autant qu'eux.
Bref, l'ambiance était bon enfant et apporta beaucoup de joie au palais. Même les nobles se prêtèrent au jeu, mettant leur orgueil de côté.
Le soir du bal, tout resplendissait.
Gojyo avait insisté pour qu'Hakkai porte une tenue bleu-or qui lui allait à ravir, tandis que lui-même portait ses couleurs fétiches, le pourpre et l'or.
Sanzo s'était habillé plus discrètement en blanc et or, mais on ne pouvait s'empêcher de le suivre des yeux sur son passage. Quand à Goku, il avait fait de réels efforts et arborait avec fierté une tenue verte et argent.
Le bal commença et Gojyo invita Hakkai pour la première danse, se moquant bien qu'on les regarde.
Les parquets avaient été cirés, si bien qu'ils brillaient autant que les lustres de cristal. La pièce, immense et aérée, était ainsi éclairé par une lumière éclatante qui donnait l'impression d'être en plein jour. De chaque côté de la salle, des buffets attendaient les invités, chargés de mets appétissants que même une reine n'aurait pas dédaigné. Au centre s'étalait la piste de danse et les couples qui y évoluaient avaient tout du merveilleux. De chaque côté que regarde l'œil, on n'apercevait que velours, soie, dentelles, flanelle, et les couleurs n'étaient pas en reste non plus : l'or, l'argent, le bleu, le rouge, le jaune éclataient dans tous les coins. Les visages étaient souriants, agréables et la musique emplissait l'atmosphère, lui donnant une teinte chaleureuse. Le bal était réellement réussi.
Hakkai fut impressionné par la magnificence qui se dégageait de la fête lorsqu'il entra, bien qu'il ait assisté aux préparatifs, et il se laissa entraîner par Gojyo de bonne grâce.
Ils évoluèrent au milieu des danseurs sur un rythme très à la mode. Ils ne se tenaient que par la main, le bras tendu, le corps de côté et tournaient en se regardant, puis enchaînaient sur d'autres figures reprises en cœur par l'assemblée entière.
Peut-être était-ce dû à la musique ou à la lumière, mais Hakkai ne pu s'empêcher de remarquer une lueur qui brillait dans les yeux du roi. C'était indescriptible mais bien présent : on aurait dit une flamme, une lueur malicieuse et enhardie, un soupçon de bonheur… Gojyo ne fixa que lui de toute la danse et Hakkai en rougit. Son regard était si envoûtant…
Tout d'un coup, ils se retrouvèrent seuls au milieu de la salle, enveloppés par la musique, créant une bulle impénétrable et magique. Yeux dans les yeux, ils continuèrent de tourner et Hakkai se plongea avec délice dans ce regard pourtant si dominateur.
Lorsque la musique s'arrêta, tous les danseurs se saluèrent d'une courbette mais seul le roi et Hakkai restèrent plantés, saisis par un inexplicable sentiment.
- Merci pour cette danse, dit le roi dans un sourire avant de s'écarter.
Ils se quittèrent et Hakkai rejoignit Goku qui avait pris le buffet d'assaut. A côté de lui, Sanzo avait un verre à la main et admirait les danseurs qui avaient repris, le roi entraîné par une duchesse.
- Belle réception, n'est-ce pas ?
Hakkai acquiesça.
- Oui, c'est très réussi.
- Dire que le roi n'y assiste que parce que vous êtes là…
- Comment ?
Sanzo sourit, le roi n'était pas un grand mystère pour lui.
- Oui, l'année dernière il a refusé d'y participer, il a horreur de tous ces artifices pour son anniversaire, mais cette année, il a accepté pour toi. Il m'a dit qu'il trouvait enfin un intérêt à cette fête.
Ils rirent ensemble devant l'attitude puérile de Gojyo, puérile mais attendrissante.
Le premier conseiller fut abordé par un politicien qui souhaitait lui parler d'une affaire délicate et s'excusa auprès d'Hakkai.
- Vous pouvez veiller sur Goku s'il-vous-plaît ?
- Bien sûr !
S'assurant que le jeune garçon était occupé, il tourna son regard vers la piste de danse et posa les yeux sur le roi. Il avait une tenue exemplaire et une allure digne du roi qu'il était. Au milieu de tous, c'était lui qui dégageait le plus de dignité. Il était magnifique. Son regard suivit les courbes de son corps qu'il commençait à connaître et s'attarda sur la souplesse et la grâce qu'il imprimait à ses muscle lors de la danse. Il semblait presque flotter et c'était merveilleux. Pour la première fois, Hakkai ressentit quelque chose au plus profond de son être, sans pouvoir le définir. Cela transperçait sa poitrine et lui tordait les boyaux, comme si une bête sournoise s'y était infiltrée et transmettait à ses muscles un mouvement furieux. Plus il regardait le roi, plus il sentait ses joues devenir rouges et son ventre lui faire mal. Il se rendit compte qu'il le désirait à l'instant plus que tout au monde. Qu'il voulait qu'il vienne et l'embrasse. Qu'il le regarde jusqu'à ce qu'il défaille. Qu'ils s'aiment… Et cela lui fit peur…. Car il n'était pas question de quoi que ce soit entre eux deux ! Pour le jeune homme, ce n'était qu'une question de sexe et rien d'autre. Le roi avait beau lui répéter qu'il l'aimait, il n'en avait jamais cru un seul mot. Aussi lui-même ne devait pas s'attacher. Et comment aurait-il pu s'attacher après ce qu'il lui avait fait subir ? Toute sa raison le poussait à détester ce roi cruel, mais son corps ne semblait plus vouloir obéir à la logique. Il passa la main sur le front : qu'est-ce qu'il lui prenait ? Ne ressentait-il que du désir ou bine quelque chose de plus fort ? Comment cela avait-il pu se produire ? Comment ne s'en était-il pas rendu compte ?
Goku le ramena de ses pensées confuses en le tirant par la manche.
- Le roi vient vers nous !
Reprenant contact avec la réalité, Hakkai se rendit compte qu'effectivement le roi venait vers eux, le regard posé sur lui.
Il lui prit la main et l'entraîna à sa suite.
- J'ai un cadeau pour toi !
Les danseurs s'écartaient sur son chemin et reprenaient aussitôt leur place, et c'est entouré de tous qu'ils traversèrent la salle pour se diriger vers un point précis. Hakkai se demanda ce que le roi entendait par cadeau mais il le suivit sans rechigner.
C'est lorsque les derniers danseurs disparurent du champ visuel qu'il comprit. Prés de la table du buffet, regardant inquiet les nobles de la cour, se tenait son jeune frère qui afficha un grand sourire dés qu'il le vit. Lâchant sa nourrice, il courut jusqu'à Hakkai qui n'eut que le temps de mettre un genoux à terre et d'ouvrir les bras pour l'accueillir. Enfin il avait retrouvé son frère ! Il le serra fort contre lui, le couvrant de baisers et de caresses de la main. Sans se contrôler, il pleura sur l'épaule du petit garçon qui sautillait de joie.
- Hakkai, Hakkai ! Je suis si content…. !
- Moi aussi, tu ne peux pas savoir….
Gojyo regarda la scène, un sourire sur les lèvres, attendri. Les deux frères étaient vraiment unis et il éprouva un petit pincement au cœur de voir son amant pleurer ainsi. Il se maudit intérieurement de ne pas y avoir pensé plus tôt.
Hakkai mit plusieurs minutes avant de relâcher son frère et de se relever. Il se tourna vers le roi :
- Merci infiniment votre majesté !
La soirée avait fini en beauté avec un feu d'artifice donné au-dessus du palais. Tout le monde sortit pour l'admirer sauf le roi qui resta en retrait.
On lui avait offert ses cadeaux, tous aussi sublimes les uns que les autres, mais le seul cadeau qu'il désirait plus que tout se tenait à l'instant précis sur la terrasse de la salle de réception, son frère à la main, admirant le spectacle des lumières dans le ciel.
Il se répétait souvent qu'il n'était pas possible d'aimer aussi fort quelqu'un, mais chaque fois qu'il voyait Hakkai et que son cœur faisait un bond dans sa poitrine, il doutait de ses propres paroles. Si seulement ses sentiments avaient été réciproques…. Mais il savait que le jeune homme bloquait sur ses sentiments et quelquefois il se sentait découragé. Il avait pourtant tout fait pour lui… Il savait qu'il ne s'était pas montré très délicat pour l'attirer dans son lit et il avait appris les terribles pressions que le jeune homme avait subi, d'où le fait qu'il lui ait ramené son jeune frère pour l'en consoler. Mais tout cela était du passé, ne pouvait-il pas apprécier l'instant présent ? A moins que son cœur ne contienne que de la haine à son égard….
Peu importait décida-t-il. Lui l'aimait, et c'était ce qui comptait.
Hakkai remarqua soudain l'absence du roi et se tourna pour l'apercevoir en retrait. Il donna son frère à sa nourrice, embrassa le jeune enfant qui s'endormait déjà et se dirigea vers le roi.
- Je n'ai pu t'offrir ton cadeau tout à l'heure pour ton anniversaire. Puis-je te le donner maintenant ?
Le roi lui sourit et le suivit jusque dans ses appartements où Hakkai l'emmena.
Là, Hakkai devant ses yeux étonnés entreprit de se déshabiller de lui-même et se retrouva nu sous ses yeux. Puis il se pendit à son cou et commença à l'embrasser.
Gojyo n'en revenait pas. D'habitude, Hakkai était toujours un peu récalcitrant et il fallait qu'il le force au début pour qu'il se laisse faire ensuite, se pliant à la volonté du roi. Mais là, pour la première fois, c'est lui qui commençait le jeu, un jeu fort excitant d'ailleurs.
Gojyo restait pétrifié sur place mais lorsque le jeune homme lui fit un suçon dans le cou, il céda et s'empara de son corps qu'il coucha sur le lit.
- Non laisse-moi faire, dit Hakkai quand Gojyo se coucha sur lui.
Et il inversa les positions. Il se mit à embrasser le torse du roi qu'il déshabillait et lorsque la chemise et la veste tombèrent, il fit jouer ses mains sur son torse musclé. Il enleva également le pantalon de Gojyo et aperçut son sexe déjà dur. Dans un sourire, il se saisit d'un flacon posé sur la table de chevet, en retira une substance dont il enduisit le sexe de Gojyo. Ce dernier poussa des gémissements quand les mains d'Hakkai passèrent sur son intimité sensible.
- Qu'est-ce que tu…. ?
Hakkai le fit taire par un baiser et remonta son corps en le collant à celui de Gojyo. Puis, d'un puissant coup de reins, il s'empala de lui-même sur le sexe gonflé de Gojyo. Il en poussa un cri de surprise, et posa les deux mains de chaque côté de la tête du roi.
Gojyo sourit, ravi par l'esprit d'imagination de son amant.
- Excellent…. Tu peux bouger ?
Hakkai à ces mots releva son bassin et se rassit, entamant ainsi un mouvement qui combla de bonheur son amant. Il en ressentait des frissons jusque dans ses cheveux et ses mains en tremblaient tellement qu'il les visa aux hanches de son partenaire. Son cœur se gonfla de sensations tandis qu'Hakkai continuait son manège infernal et les yeux éblouis, il jouit.
Ils tombèrent les deux l'un à côté de l'autre, épuisés.
- C'était merveilleux…. Merci, c'était le plus beau cadeau de la soirée.
Hakkai sourit et s'endormit. Il rêva toute la nuit de la soirée magique qu'ils avaient passé.
Quelques jours plus tard, on apprit à la cour qu'un ambassadeur qui rentrait dans son pays avait été assassiné, et que la responsabilité retombait sur le roi. Beaucoup de diplomates firent alors leur apparition et c'est sans grand étonnement que la guerre fut déclarée avec le pays voisin. Tout le monde s'y attendait plus ou moins et le meurtre de l'ambassadeur n'avait été qu'un prétexte. A partir de ce moment-là, Gojyo ne quitta plus son bureau, envahi de paperasserie et de plans. Sanzo l'aidait de son mieux mais une guerre n'est jamais facile, aussi se retrouvaient-ils épuisés le soir.
Il fut convenu avec l'ennemi, comme c'était le cas dans ces moments-là, que la bataille aurait lieu sur une grande plaine, plus aisée pour les troupes. Gojyo s'y rendit et installa son campement là-bas, emmenant avec lui Sanzo. Mais il refusa net qu'Hakkai le suive, alors qu'il était pourtant dans ses habitudes de l'emmener partout avec lui.
« Pas de distraction quand on est sérieux » se dit intérieurement Hakkai, comprenant une nouvelle fois qu'on le prenait pour un simple objet.
Il se retrouva donc pratiquement seul au palais car la plupart des nobles de la cour avaient soit rejoints leur domaines de campagne pour les protéger, soit avaient accompagné le roi à la guerre.
Il passa donc de plus en plus ses journées avec Goku et son jeune frère, ce qui lui convenait parfaitement.
Il prit également l'habitude de se promener dans la forêt avoisinante, profitant du calme de la nature.
Sur le champ de bataille, on déplorait chaque jour d'importantes pertes mais aucune bataille n'amenait la victoire aussi une guerre d'usure commença-t-elle. Ce serait à celui qui tomberait à genoux e premier. Gojyo tenait tant que mal mais tant qu'il était à la tête de son armée, ses soldats ne perdaient pas espoir et combattaient avec vaillance et courage.
Un jour, en revenant d'une de se ballades, Hakkai croisa Sanzo qui revenait de temps en temps au palais chercher des dossiers importants ou quoi que ce soit d'utile comme information pour déstabiliser l'ennemi, car il y donnait rendez-vous à ses espions.
Ils se saluèrent et Hakkai demanda des nouvelles du front, n'osant demander des nouvelles du roi. Sanzo lui dit tout ce qu'il voulait savoir, les troupes se défendaient bien mais l'ennemi avait des armes puissantes qui faisait tomber beaucoup de soldats, l'état major se portait bien et rien de bien important n'était à redouter. Somme tout, c'était une guerre comme les autres, et du moment que le roi assistait ses troupes, il ne pouvait rien leur arriver. Puis il le regarda inquiet.
- Quelque chose ne va pas Hakkai ?
- Pourquoi ?
- Vous semblez fiévreux….
Hakkai toussa d'une toux sèche et sourit.
- Oh, juste un coup de froid ! Cela va passer !
- Soignez-vous, répondit Sanzo avant de s'éloigner.
Le soir même, alors qu'Hakkai était à table avec son frère et Goku, et que Sanzo était reparti, il fut pris d'une quinte de toux. Goku s'inquiéta lui aussi.
- Hakkai, t'as pas l'air bien… Tu es sûr que ça va ?
- Mais oui… Teuf teuf… Ce n'est rien. Je suis allé me promener et j'ai dû attraper froid. Je n'aurai plus rien demain… Teuf teuf….
Goku le regarda d'un drôle d'air mais ne rajouta rien. A cette époque, il était rare qu'un simple coup de froid se termine comme ça, et l'on avait déjà vu nombre de personnes pourtant vigoureuses mourir d'une simple grippe. Le moindre virus pouvait faire des ravages aussi Goku se promit mentalement de veiller discrètement sur son ami.
Le lendemain, Goku fut réveillé par des mains qui le secouaient fortement.
- Hé, debout, debout !
Il ouvrit péniblement un œil et aperçut le jeune frère d'Hakkai perché sur son lit, se démenant comme un diable pour le réveiller.
- Hummm…. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Viens vite, c'est Hakkai !
Il n'en fallut pas plus pour que le jeune garçon se réveille totalement et saute de son lit, entraînant avec lui son réveil.
