Lumos
Harry la tête sous les couvertures, à l'affût du moindre bruit déposa son livre de DCFM par terre avec précaution.
Mais ne sentant toujours pas le sommeil venir il empoigna le suivant sur la pile à côté du lit simple et grinçant de sa chambre. Elle était meublée en tout et pour tout d'une table en bois vermoulu, d'une étagère plein à craquer de vieux jouets et de deux télés fracassées pareillement c'est à dire avec un trou au milieu de l'écran à croire qu'on l'avait balancé du premier étage sans aucun état d'âme.
« impossible n'est pas magique » de Carole Illuminati racontait la couverture du livre de métamorphose.
Crac
Le bruit résonna lourdement dans le silence angoissant de la pièce tandis que Harry avaient éteint sa baguette d'un Nox prononcé à la va-vite.
Cela ne faisait que une semaine qu'il avait débarqué au 4 Privet Drive, Surrey de la Ford pétaradante de l'oncle Vernon. Mais il s'ennuyait déjà à mourir, et il en était arrivé à un point tel que même ses devoirs lui étaient d'un grand secours et il les faisait maintenant sans trop se faire prier.
Toutes ses journée se ressemblaient, il devait se lever tôt et préparer le petit-déjeuner pour ses relatifs et leur cachalot d'enfant c'était à se demander s'il ne l'avait pas adopter car on s'imaginait mal Duddley sortir de sa tante et encore moins d'un être humain normalement constitué.
Puis quand il ne pleuvait pas il s'enfuyait hors de cette prison qu'était la maison des Dursley, absolument ordinaire et normale, ressemblant trait pour trait à celle des voisins de droite de gauche et de tout le patelin à des kilomètres à la ronde.
Il visitait alors les environs, évitant au maximum la bande de son cousin préférant de loin la compagnie des parcs où parfois il apercevait un grand chien noir qui au final s'averrait n'être qu'un banal toutou.
Médor ou Prince peut importe le nom inscrit sur sa médaille, ce n'était jamais lui. Au début il ramenait souvent les pauvres bêtes à leurs propriétaires, mais, après une dizaine d'accueil peu chaleureux. Où,
-on lui adressaient un regard sceptique quand à la prétendue fugue de leur chien
-marmonnaient sans soucis qu'il puisse entendre ou non qu'il les avait sûrement kidnappés
-pour obtenir de l'argent d'honnêtes gens comme eux a fortiori des gens ayant les moyen comme eux.
-et que des délinquants comme lui ne devraient pas exister.
-pour finir par lui claquer la porte au nez en bougonnant des phrases du genre « élève de St Brutus » « délinquant » « mauvaise graine »
Enfin bref à la fin il laissait les chiens le regarder avec un air à faire fondre une pierre jusqu'à ce qu'il ne craque et ne les ramène à proximité de leurs maisons sans pour autant sonner. Il avait retenu la leçon.
Il rentrait rarement avant la tombée de la nuit, de toutes façons, rien ni personne ne l'attendait là-bas.
Ca leur était bien égal qu'il soit de retour à l'heure ou non et puis parfois ils fermaient la porte à clef en espérant que cela suffirait à rendre à leur vie la normalité de leur existence avant qu'un poupon aux yeux verts ne vagisse sur leur paillasson.
« pas fait exprès » se justifiaient-ils alors si on leur demandait des comptes mais peu importe Harry passait la nuit dehors sous les étoiles et la clarté blafarde des réverbères alentours. Il s'allongeait souvent sur un banc pour le confort ou à même le sol dans les fourrés quand il souhaitait ne pas être déranger, puisque le clochard du coin sûrement un ancien résident venait le déloger de l'assemblage grossier de bois humide en clamant haut et fort que c'était sa zone et qu'il n'était qu'un clandestin sans gêne.
Enfin il est normal que s'il existe des personnes gentilles et riches il faut évidemment qu'il y en ai aussi des pauvres et odieusement arrogantes. Et puis personne n'est parfait.
Cependant, en ce premier jour de la deuxième semaine, alors qu'il marchait tranquillement dans une rue attenant celle des Dursley, un bruit de brindille cassée se fit entendre et l'adolescent sur le qui-vive, du à de longues années de résistance à la « chasse au Harry » de Duddley et sa bande, se retourna tel un fauve dont les sens s'affolaient à la recherche du fauteur de trouble. Le jeu énoncé précédemment consistait tout simplement à le pourchasser sans répit pour sûrement le battre une fois de plus mais le gamin qu'il était alors n'avait jamais pu le savoir étant donné qu'il était bien plus rapide que son cousin.
La ruelle semblait déserte mais remplie de poubelles, ce n'était pas concluant. Il entrepris de dénicher un quelconque signe de vie mais rien à croire qu'il avait rêvé. Soudain alors qu'il atteignait le bout, une ombre se faufila jusque la lumière débordant de l'avenue éclairée, vêtue d'une ample cape bleue nuit, il ne pu même pas définir si l'inconnue était de sexe féminin ou masculin.
Ce genre d'incident se répéta souvent au fil des jours qui passèrent d'une lenteur exaspérante mais Harry ne s'en inquiétait pas plus que ça. Il avait fini par déduire que son poursuiveur était envoyé par l'ordre du phénix pour le surveiller et cette solution lui suffisant amplement, il ne chercha pas plus loin.
Et puis finalement un événement vint briser la monotonie qui s'était installée, elle se manifesta tout d'abord par l'arrivée d'un cachalot à qui la vie hors de son élément se révélait désastreuse puisque l'eau l'avait rejetée ou peut-être la vie en fait. Enfin bref, elle s'égouttait à flot de son corps volumineux par quasiment tous les pores de sa peau même ceux de sa tête ce qui était définitivement étrange venant de quelqu'un dont l'usage de cette partie de l'anatomie humaine semblait peu fréquent. Mais ne dit-on pas que la nature à ses raisons ?
En voyant Harry, le bébé baleine s'averra pouvoir être plus laid encore qu'il ne l'était à l'habitude, en effet les traits de son visage oscillant entre colère, peur, colère peur offraient aux passants une image peu agréable qu'on préférait oublier de suite pour éviter les cauchemars certains. Ses yeux révulsés, ses narines dilatées, les articulations des doigts blanchis d'avoir été trop serrées, Duddley ressemblait de plus en plus à un rhinocéros furieux sur le point de charger.
La pauvre victime, ici Harry si vous avez suivis, haussa un sourcil à la scène et s'apprêta à faire demi-tour quand l'animal fondit sur lui empoignant sa chemise et le hissant douloureusement sur le mur le plus proche.
Il se mit alors à postillonner une flopée d'insultes colorées où Harry qui tentait vainement de se débattre eu du mal à ne saisir que deux à trois mots sans signification.
Toujours adossé au mur, il réfléchissait plus aux mots attrapés au vol pour former une phrase cohérente qu'a sortir de ce pétrin dont il était maintenant blasé.
Et puis un lumos l'éclaira soudain. Il se figea un instant le temps d'assimiler ce que son cerveau ne voulait pas entendre et dans un rictus mauvais il se débarrassa de Duddley qui l'écrasait par un stupéfix.
Il couru à travers la rue qu'avait emprunter Duddley peu avant sans se donner le temps de réfléchir à se qui en découlerait et puis n'avait-il pas un ange gardien au-dessus de sa tête tant chérie par les sorciers du monde entier ? Le laisserais-on mourir lui le sauveur de l'humanité ? Le Survivant ?
Il avait cette envie de faire un pied de nez à toute cette société égoïste qui se reposait sur une illusion, oui, il la berçait amoureusement dans l'espoir infime qu'elle leur laisserait leur aveuglement et leur vie normale. Sorciers ou moldus quelle différence ?
On verrait bien ce qui se passera quand le voile tombera, quand il verront de nouveau l'horreur, la mort, la vie à l'état pur dégoulinante du sang qui leur couvrait tous les mains.
Bien sur qu'il était facile de refuser la réalité, de suivre Fudge et ses promesses de vie sécuritaire sans Mages noirs, sans survivants et surtout sans vieux fous.
Mais le véritable courage ce n'était pas de se cacher en espérant que le temps passe, la véritable sagesse sûrement pas de fermer les yeux en souhaitant que personne ne remarque rien, la véritable loyauté de se faufiler dans la masse en priant pour que le mauvais sort tombe sur celui d'à côté et tant pis si c'était un ami cher et la véritable ambition de changer de côté en fonction de la donne du jour il fallait affronter ses choix et apporter sa contribution car comme dit le dicton un barrage n'est pas fait d'une seule pierre aussi grosse soit-elle.
Harry en avait tant appris pendant ces cinq années à Poudlard, sa seule et unique maison qui lui ouvrait toujours les bras. Le gamin en lui était certainement perdu dans l'abyme de son passé depuis longtemps mais lui avait préféré affronter la réalité et cette réalité n'avait pas de place pour un morveux trouillards et étroit d'esprit, il lui avait fallu grandir.
Tandis qu'une foule de pensée envahissait sa tête, il arriva à un croisement dont rien n'indiquait de la direction à prendre, il choisit la droite et s'y engagea inquiet tout de même d'arriver trop tard.
Heureusement une masse de visage apeurés s'enfuyant dans tous les sens le bousculant au passage comme une envolée de moineau effrayés par un bruit trop sec le conforta dans sa décision.
Il essaya de percer le brouillard humain à la recherche d'indices sur la situation mais rien il lui fallu s'avancer dans le nœud de la populace à s'y risquer des membres en se faisant embarquer dans des chemins contraires.
Des policiers débarquaient un peu partout mais c'était peine perdu ils ne franchiraient pas le barrage et ils seraient inutiles, pas que les forces de l'ordre en ce moment hébétées exercent un boulot plus que discutable mais parce que la cause de cette folie si inconvenante j'en conviens ne soit maîtrisable par de simples moldus, et ce terme en la situation se trouve être totalement dépourvu de nuances péjoratives typiquement sorcier, ignorant de la situation ce qui n'est en rien leur faute et tout à fait normal.
Harry ne s'en préoccupa et continua sa traversée de l'aggloméré qui se dissolvait peu à peu à l'évidence puisqu'il pouvait à présent mouvoir certains de ses doigts en de brefs et elliptiques moments.
Un rayon rouge atteignit son voisin de droite qui s'effondra instantanément à terre et qui eu pour conséquence de faire grincer les dents de Harry. Il pris cependant la précaution de lancer un protégo avant de continuer.
De plus en plus de têtes tombaient de-ci delà tantôt sous une pluie verte, rouge, jaune, bleue, ça aurait presque pu être beau si ça n'en était pas maléfique et terriblement efficace ce qui avait le don d'agacer encore plus Harry.
Les rayons cependant se raréfièrent et quand enfin il arriva sur la place le dernier des attaquants s'enfuis à toutes jambes dans les soubresauts des bords de sa cape. De couleur noire, infiniment sombre comme l'était l'âme de celui qui avait l'audace de l'arborer avec honneur et déférence tel un objet de valeur.
Il jetaient de fréquents coup d'oeils en arrière mais se voyant suivis il poursuivait la cadence à un rythme effréné.
Harry montra bien vite des signes de faiblesse et son bourreau s'arrêta triomphant à quelques mètres à peine mais notre héros ne l'atteint jamais car il prononça morsmordre d'une voix claire et sans faille tout en relevant sa capuche d'un geste élégant.
Ce que vit Harry lui coupa le souffle mais presque immédiatement il répliqua :
- Qui êtes vous ?
- Mais ton parrain mon cher Harry ne me reconnaît tu pas ?
- NON ! Où est-il ? Que lui avez-vous fait ?
- Mais rien mon petit, justement rien !
Et dans un rire fort et sonnant désagréable aux oreilles de Harry, le mangemort ressemblant trait pour trait à Sirius, lança un doloris à l'adolescent.
Il s'écroula sans cérémonie sur le sol se tordant de douleur, le visage crispé dans une expression à vous fendre le cœur mais pas celui d'une âme qui avait accepté la damnation du pacte avec le diable.
Le mangemort s'approcha et lui fit un sourire mauvais et sadique avant de disparaître dans un pop retentissant.
Les conséquences de cet attaque seraient considérables pour Sirius, on acceptait une erreur d'interprétation et la reprise d'un dossier un fois mais sûrement pas deux fois.
Sirius serait de nouveau en cavale. Que pouvait on faire contre l'affirmation formelle de plus de deux cents moldus que Sirius Black l'évadé avait bel et bien tué et blessé sans remords des dizaines de gens.
Que pouvait-il faire, lui, l'adolescent qu'il n'y a pas plus de quelques semaine on croyait dur comme fer de folie, de tendances hallucinatoires et d'affabulations. Mais n'était-ce pas normal après tout il était tout à fait improbable qu'un jeune garçon ai réussi à ce sortir indemne de multiples rencontres avec Voldemort. Il était évident que le pauvre enfant n'avait pas pu surmonter la pression ! Se plaisait à raconter la presse dans cette feuille de choux intitulée la « Gazette du sorcier ».
Il s'averrait une fois de plus qu'il était incapable d'aider ses proches, voilà ce à quoi pensait Harry alors qu'un personne s'approcha de lui.
- Harry ? la voix lui paru lointaine il répondit néanmoins par instinct
- Oui.
- Tu vas bien ? Tu n'est pas blessé ?
- Je ne suis pas blessé.
- Harry regarde moi !
L'ordre s'accompagna de gestes d'encouragements de la part de l'inconnue.
Harry consentit à tourner la tête quand il fut sûr de ne rien laisser transparaître sur son visage. Il ne pu cependant marquer la surprise que lui laissait la découverte de la mystérieuse protectrice.
Coiffée d'un carré simple d'un rose pétant, le choix de personne se réduit considérablement malgré que le reste du visage ne lui soit en rien connu.
- Tonks ?
- Tu ne t'y attendais pas, hein ? dit-elle une étrange lueur dans les yeux, un mélange de tristesse, d'appréhension et d'un soupçon de soulagement.
- Eh bien en fait je savais que l'on me faisait suivre mais je n'y avait pas vraiment pensé alors…
- Quoi ? Tu voulais quelqu'un d'autre ? Dis tout de suite que je ne te satisfais pas ?
Et elle se retourna sur une moue boudeuse.
Harry la regarda, puis se releva et épousseta son short trois fois trop grand serré à la taille par une ceinture au cuir usé, elle attendit qu'il terminât patiemment mais Harry savait pertinemment qu'elle était tracassée par quelque chose cependant il ne lui ferait pas le plaisir de l'aider et garda sa tête obstinément baissée.
Lassée elle lui redressa le menton et ancra ses yeux améthystes aujourd'hui dans les siens.
- Harry tu n'aurais pas du t'enfuir !
…Il lui jeta un regard froid et inexpressif. Mal à l'aise elle préféra détourner les yeux
- Tu aurais pu te faire tuer !
- En effet, j'aurais pu mourir, mais ne meurt-on pas tous un jour ?
- Tu ne comprend pas ! Toi tu…tu…
- N'as pas le droit de mourir !
- Mais…
- Je représente trop aux yeux des sorciers mais Sirius m'importe plus que tous ces pleutres qui ne voient en moi que le survivant, l'enfant de la prophétie !
Heureux de son effet quand à l'expression perdue du visage de son interlocutrice, il s'éloigna d'un pas rapide sans pour le moins courir par soucis de ne pas gâcher sa sortie.
A partir de ce jour, il fut décidé au grand commandement, et à l'accords de tous y compris Ron et Hermione si Harry avait bien compris les dires de l'auror que celle ci l'accompagnerait dès à présent partout où il allait.
Harry au début désenchanté en apprenant la nouvelle fini inexorablement par s'habituer à la présence de quelqu'un lors de ses promenades solitaires plus si solitaires que ça !
Tonks mettait un point d'honneur à oublier ce jour où peut-être n'y avait elle pas porté plus attention que cela mais la joyeuse auror lui remontait néanmoins le moral que ce soit par ses maladresses consécutives ou par son sens de l'humour tenace.
Alors qu'ils traversaient un parc inconnu au bataillon de tous ceux hantés par les deux marcheurs infatiguables, Harry s'arrêta près une balançoire. Il commença un lent balancement assis sur la nacelle en plastique rouge, le cliquetis des chaînes en fond sonore et la jeune femme observant le lune montante dans le ciel à ses côtés.
Le regard soudain rivé au sol, sa voix s'éleva tremblotante :
- Harry ?
- Oui. Il l'encouragea, plus disposé que la dernière fois à la convaincre surtout qu'elle avait fait l'effort de prendre l'initiative de parler plutôt que de continuer à se voiler la face.
- Tu n'aimes pas être…la fin de la phrase se perdit dans le doux murmure des étoiles observant la scène un sourire triste accroché aux lèvres.
- Quoi ?
- Pourquoi as-tu dis que tu n'avais pas le droit de mourir ? Elle replongea son visage dans le ciel d'un bleu profond comme pour s'y noyer.
Un bref soupir, un balancement plus vif, il réfléchissais à ce qu'il pourrait dire, à ce qu'il devait garder pour lui et ce qu'il laisserait passer, à soupeser la confiance qu'il mettait en la jeune femme.
Puis un déclic se fit, lassé de toujours tout garder pour soi, d'attendre désespérément que quelqu'un lui ôte la vie et ne pousse la farce encore plus loin. Oui, c'était vrai, aucun jour ne passait sans qu'il n'ai la tentation de mettre fin à son existence histoire de boucler la boucle, et de provoquer la chute du voile, de convoquer la peur viscérale de l'ennemi leur revenant de droit.
Mais par une quelconque ironie du sort, Gryffondor un jour Gryffondor toujours, il resterait affronter les peurs inavouées des autres.
Pourtant le conquérant en lui avouait sans honte la nécessité d'une âme sur laquelle se reposer et en cette nuit de juillet la Tonks timide et angoissée était attendrissante on avait cette envie irrésistible de lui accorder sa confiance comme à une amie.
- je ne suis rien pour eux, pour vous.
- Mais…
- Pourquoi se fourvoyer ? Sans la menace de Voldemort nous ne nous serions sûrement pas connus toi et moi !
- Mais…
- Ne m'interrompt pas ! s'il te plait.
- Pff, bon d'accords
- Pas un jour ne passe sans que je ne sente cet énorme poids sur mes épaules, le poids du Monde.
Chaque sorcier se levant le matin ou presque, empreint du bonheur d'exister simplement ne se bat jamais pour ce cadeau si cher. Il s'éclipse derrière l'idée que d'autres le feront pour lui. Bien sûr il y en aura toujours pour remplir ce rôle mais Voldemort que pourtant tous exécraient a guérit de ses blessures tranquillement. Sans se soucier d'être poursuivis ou chassé puisque personne n'a seulement émis l'hypothèse que le plus grand mage noir de tous les temps ayant disparu comme par miracle puisse revenir d'entre les morts pour recommencer son œuvre destructrice.
Ils se sont tous reposés sur un enfant par le passé et impunément ils décident pour l'enfant de résister à leur place dans une guerre d'adultes contre laquelle il n'a aucune chance.
N'y a t-il pas une erreur dans l'équation ?
N'est-ce pas une aberration d'envoyer un unique soldat inexpérimenté sur le champs de bataille couvert du sang d'inconnus et horrifié par le bruit lancinant de l'armée adverse détruisant tous sur son passage ?
Que peut faire une pierre face à des forces dépassant l'imagination et contre lesquelles on a tous fermés les yeux et prier « faites qu'elle gagne, faites qu'elle gagne, faites qu'elle gagne »
Il n'y a pas si longtemps Harry aurait pleuré secoué par de violents sanglots et spasmodiquement coupés par le hic d'un hoquet tenace. Mais aujourd'hui Il se contentait de repousser sa rage dans ses mains crispées et douloureuses sur le métal froid. De battre frénétiquement l'air de coups de pieds indignés. Et laisser ses dents crisser par la pression pour s'empêcher de crier des obscénités à cet abruti de Fudge, à cette grosse troll d'Ombrage, aux imbéciles de journalistes de la Gazette et à tous ceux qui avaient crus les inepties qu'ils y débitaient, bref au Monde quoi.
La réaction de Tonks fut sans précédents notables, tout d'abord ses cheveux et ses lèvres frémirent anormalement puis ils se mirent à changer de couleur pour les premiers et à se mordiller pour les deuxièmes.
La scène complètement ridicule, faisant penser à un lampion de guirlande de noël ou à un clabbert ayant avalé un paquet de dragées surprises de Bertie Crochue qui jurait atrocement dans l'obscurité de cette nuit d'été, fit pouffer de rire l'adolescent mais avant qu'il n'ai pu s'écrouler, terrasser par l'épidémie montante, deux bras vinrent l'enlacer ou plutôt l'étouffer.
Harry, mélangé dans les émotions ne su comment réagir à cette jeune auror sanglotant bruyamment accroché à sa taille. Cependant il éclata bel et bien de rire quand sous le poids, la balançoire craqua et qu'ils se retrouvèrent tous deux le postérieur endoloris à même le sol.
Son anniversaire arrivaient à grands pas et c'est avec bonheur que Harry ouvrit en compagnie de Tonks les cadeaux qu'il avait reçus de ses amis.
Il s'assirent sur un banc dans le parc le plus proche car Harry était alors trop excité pour ne serait-ce qu'attendre encore une minute de plus.
Elle lui tendit le premier paquet couvert assez maladroitement d'un papier jaune et vert sale.
Il n'y avait pas de doutes sur son expéditeur et il sourit bienheureux quoique un peu angoissé à l'idée de ce que son farfelu d'ami lui envoyait chaque année à part Hedwige bien sûr. Elle représentait une amie fidèle et simple à ses yeux, une confidente.
Il déchira l'emballage, résolu d'en finir vite et découvrit un sac vert argenté luisant sous les rayons du soleil. Intrigué il chercha la lettre qu'habituellement Hagrid fourrait avec le cadeau et récupéra un morceau de tissu froissé ayant été probablement une lettre dans une vie antérieure mais dont un troupeau d'hypoggriffe avait du passer dessus entre-temps.
La lettre lui indiquait qu'il s'agissait d'un sac en peau de moke, il fit une note mentale « demander à Hermione ce qu'est un moke » pour plus tard et il lui souhaitait un joyeux anniversaire ainsi qu'une malédiction pour ses « fichus moldus » comme il disait.
Il lu à haute voix une seconde fois pour son amie qui le regardait aussi impatiente que lui, les yeux brillants déclinants une palette de couleurs flashy à la vitesse d'un métronome.
Il semblait d'après les dires de la jeune femme que certains de ses attributs étaient sensibles à ses mouvements d'humeur, qu'elle avait facile.
Cela ne lui arrivait pas souvent et surtout pas en mission mais étant donné qu'elle prenait ça plutôt comme une chance de connaître mieux Harry plutôt que comme une vraie mission elle se relâchait quelque peu.
Harry était heureux de savoir qu'elle profitait de ses vacances forcées à Privet drive.
Surtout depuis qu'elle lui avait confié, que en raison de ses nombreuses bourdes de paperasseries, elle était désormais interdite de passage dans les bureaux du ministère. Ils s'étaient d'ailleurs empressés de lui donner le congé qu'elle demandait, histoire de tenir loin d'eux la « catastrophe ambulante » comme aimait l'affubler Mme Pimbleton sa supérieure.
Le cadeau suivant, venait d'Hermione, qui partie en France racontait ses vacances brièvement mais ce qui avait retenu son attention se trouvait en fin de la page :
PS : Je n'y crois pas mais il était vendu avec.
Hermione,
qui a hâte de te retrouver le plus rapidement possible.
Il jeta un coup d'œil au paquet qui ressemblait, bizarrement, à un livre !
Mais il s'averra qu'il y avait en plus un sifflet doré et couvert de gravures inidentifiables que Tonks certifia être d'anciennes runes de l'alphabet des dragons très peu courant aujourd'hui.
Le bec, d'un bleu magique, se fendait en son milieu et répandait une douce chaleur au contact.
Le livre, simple au premier abord, qu'il tenterait de le lire vainement comme chaque année, s'intitulait « miracles et aides providentielles comment les attirer ? »
Puis vint avec émerveillement le vif d'or que lui offrit Ron, son meilleur ami, accompagné d'un sempiternel joyeux anniversaire qui sonna chaleureux à ses oreille lorsque Tonks lui fit la lecture qu'elle avait décidé d'effectuer à tour de rôle d'un ton enjoué et autoritaire qui ne laissait pas le choix.
Harry le regarda virevolter avec grâce sa danse composée de mouvements saccadés infiniment beaux à ses yeux. Il tenta d'un réflexe brusque de l'attraper et quand sa main se referma sur la boule dorée palpitante il sourit de contentement. Il la relâcha pourtant afin de continuer ce manège que son amie agacée voulu arrêter mais en vain puisqu'elle ne parvint jamais être suffisamment rapide pour cela.
Après s'être copieusement moqué de la jeune femme il referma le coffret de velours rouge sur son précieux trésor qui énerverait sûrement Mione dès la première semaine !
Puis un sachet de Bonbons acidulé d'un jaune vif qu'il soupçonna être au citron envoyé par le professeur Dumbledore, une paire de mitaine magique rouge et or s'allongeant quand le temps se faisait trop froid par Mrs Weasley, des farces et attrapes frappées du sigle de la boutique des jumeaux et dont la note mentionnait en petits caractères « à tester » et deux livres, « La transformation animagus rien de plus facile » de Sissi Phonée pour Rémus et « Comment draguer en 256 leçons pour les nuls » de Dédé Spéré pour Sirius. Ce dernier cadeau vit un sourire crispé s'afficher sur le visage de Harry qui injuriait mentalement son parrain sous les rires déments de Tonks qui en était écroulée par terre, se tenant les côtes.
Alors qu'il s'apprêtait à aller jeter les papiers cadeaux multicolores jonchant le sol, Tonks lui tendit en souriant une mince enveloppe sur laquelle était inscrit « pour Harry »
Il la pris des mains de Tonks en la remerciant d'un sourire en rayon de soleil et déchira l'ouverture.
A l'intérieur se trouvait un morceau de papier, ou plutôt un ticket rouge séparé en deux par une lignée de pointillé facile à détacher on pouvait y lire « pass-pass » et au dos « pour une journée de folie déchirez moi, mais attention veuillez vous référer au manuel d'utilisation avant usage »
Il releva un visage perplexe tandis que Tonks de plus en plus fière de son cadeau tenta d'expliquer à Harry « l'inculte » ce qu'il en était.
Pour plus de facilité nous vous transcrivons la seule page importante du manuel d'utilisation du ticket pass-pass, qui ne fait après tout que 2988 pages, dont la moitié sont des anecdotes de pauvres victimes des effets secondaires décris au-dessous, servant probablement à prévenir les usagers des dangers encourus, mais, que de toutes façon personne ne prend la peine de lire.
Le ticket pass-pass
Permet de faire un échange de l'âme d'un corps avec celle d'un autre corps pour une durée limitée, généralement de un jour mais dont on peut abréger l'échéance en détruisant le dit morceau de papier.
Soit précisé que le ticket pass-pass résiste à l'eau, à toute sorte de maltraitance, à tous sorts destinés à la contrefaçon qui est interdite depuis la crise de personnalité des années trente qui vit s'échanger plus de 6 millions de sorciers au moyen de grossières copies ne valant évidemment pas l'originale et provoquant diverses effets secondaires allant de simples démangeaisons à un état de débilité profondément affligeant.
Le reste est inutile d'être mentionné à part le dernier passage à la fin :
Attention !!
Il faut surtout que les deux morceaux du ticket pass-pass soient détruis en même temps au risque de cohabitation psychique des deux âmes en un même corps, de plus si l'effet non désiré est prolongé pendant plus de une heure, les sujets seront alors obligés de le subir pendant une durée indéterminée variant de trois jours à une semaine.
Une fois que Harry eu enfin compris le fonctionnement basique du dit objet, Tonks lui exposa son projet qu'elle avait ruminée depuis déjà un certain temps mais qu'elle mettait un point d'honneur à peaufiner.
Alors qu'elle est ta merveilleuse idée ? Demanda un Harry manifestement peu emballé à l'idée de survivre une journée entière dans le corps de la jeune femme qui ne s'en offusqua pas pour autant
- Et bien si tu as bien compris, je vais prendre ton corps et toi le mien et on pourra aller se promener où tu voudras, j'avais d'ailleurs pensé au chemin de traverse ! rajouta-t-elle histoire de ferrer le poisson
- C'est vrai ? Mais ça changera quoi en fait ?
- Désespérant ! fit-elle pour toute réponse en secouant la tête d'un air las
- Hééééé !!!!
- Eh bien je pourrais changer ton apparence avec mon don de métamorphmangus
- Aaaaaaaaaaah !!! fut tout ce que Harry pu articuler, abasourdi.
- Vraiment désespérant !
- Héééééééé !!!!
Et elle éclata de rire suivit de près par Harry qui d'abord indigné laissa l'amusement le gagner.
Elle lui tendit donc le ticket pass-pass, les joues rouges et le souffle court.
Elle lui intima de prendre l'autre extrémité et de tirer d'un coup sec à 3
- 1,…2,……….3
Il se déchira sans mal, puis un vent sortit de nulle part souffla violemment en une mini tornade rose et violette qui bien que forte ne les fit même pas décoller d'un pouce.
Les cheveux quant à eux voltigeaient dans tous les sens et Harry se sentit arraché de quelque chose qui avait toujours fait partie de lui, il prit peur et tenta de revenir en arrière mais c'était peine perdue car déjà il était emporté au loin dans la tourmente.
Il tourna, tourna pendant ce qui lui sembla des heures puis comme si rien ne s'était passé il reprit ses esprits, étonnés d'être toujours debout.
La fraîcheur de l'air soulevé retomba puissamment sur leurs épaules et Harry, nauséeux, essayait de retrouver ses repères qu'il avait quelque peu perdus !
Rien ne semblait changé à part peut-être qu'une personne lui ressemblant étrangement dodelinait de la tête comme ayant le tournis.
Le pauvre déjà que moi ce n'est pas facile ! mais attends une minute, c'est mon corps !
- Hé ! Tonks ça à marché !
- Ben heureusement ! répliqua-t-elle toute fière essayant vainement de coiffer le nid à oiseaux qui ornait à présent sa gracieuse tête !
- Un problème de coiffure ? Ne pu-t-il s'empêcher de lui demander, d'un ton badin
- Tu veux dire ton problème de coiffure !
Il ne répondit à la provocation que part une langue tirée.
Elle répondit de la même manière et changea de visage plusieurs fois avant d'en paraître satisfaite dans le miroir qu'elle avait fait apparaître au préalable.
Elle lui intima l'ordre de ranger précieusement le ticket restant en sa possession, puis elle s'approcha et le pris dans ses bras pour effectuer le transplanage jusqu'au chemin de traverse.
Harry préférant faire ses courses scolaires avec Ron et Hermione le 31 août s'élança gaiement dans la rue louvoyant entre les quelques passants osant affronter la chaleur étouffante qui régnait en ce jour d'été.
Tonks le suivit sans une hésitation et lui indiqua en avançant les doigts d'une main tout ce qu'elle aurait aimé faire.
- Il faut que j'achète du déliscat pour Eskiss
- Qui c'est ?
- Mon chat, en fait c'est plutôt un Kneazle mais comme il mange de la nourriture pour chat…
- Aaaaah !
- Ensuite du papier à lettre personnalisé chez Scribbulus, le dernier « amour magique amour tragique » et si on a le temps il faudra aller faire un tour du côté de Mme Guipure elle fait des solde formidables en ce moment !
- Euh…
- Et toi où veux-tu aller ?
- Ben je ne sais pas, peut être le magasin d'accessoires de Quidditch ! fit-il des étoiles dans les yeux. Oh ! et puis il faut absolument que je me procure du miam hibou pour Hedwige sinon je risque de perdre mes oreilles à coup de bec !
- Eh ! mais j'y tiens moi à tes mignonnes petites oreilles ! Ne t'inquiète pas Harry je te protègerais répliqua-t-elle véhément en les lui tirant fortement pour ensuite le serrer dans ses bras.
Bien sûr elle ne parvint à réprimer son fou rire que les deux secondes de répit que lui accorda le jeune homme, qui n'en était plus vraiment un au vu de son apparence, et qui lui lança plusieurs rictumsempra sans pitié, un sourire sadique aux lèvres, tandis qu'elle se tordait en rigolant bruyamment sur le sol.
Epuisée, mais néanmoins rancunière l'auror confirmée qu'elle représentait se jeta sur lui et l'assena de mains baladeuses qui firent à sa plus grande fierté éclater de rire l'adolescent.
Après plusieurs batailles à coups de sort tel que aguamenti, Locomotor mortis, et un magnifique sortilège de chauve-furie égalant presque la suprématie de Ginny pour Tonks et Dentesaugmeto, Furunculus, Tarentallegra et Levicorpus pour Harry, la malheureuse victime qui s'était alors retrouvée la tête en bas flottant dans les airs lança un Silencio à son adversaire qu'elle n'avouerait jamais mais qui était plus coriace qu'elle ne le pensait ce qui conclu la partie sous les regards furieux de Harry.
Elle se décrocha d'un finite incantatem et pris le temps de s'éloigner avant d'enlever le mutisme qu'elle avait imposé à l'adolescent.
Celui ci lui couru après mais ne réussissant jamais à la rattraper faute de savoir transplaner changea d'occupation et se résigna à bouder.
Ils entrèrent dans la ménagerie magique à demi réconciliés sous les efforts monstrueux de Tonks pour maîtriser son fou rire bloqué dans sa gorge.
Harry balada son regard sur les cages disséminées un peu partout tantôt vides tantôt pleines d'animaux bizarres ou classiques comme des hiboux ou des rats.
Il ne fit pas attention à son entourage et buta sur quelqu'un.
- Oh désolé je ne t'avais pas remarqué !
- …
L'inconnue se redressa, ses cheveux noirs dansaient dans son dos, et ne prenant même pas la peine de répondre le fixa des ses yeux.
Il ne su dire de quelle couleur ils s'approchaient, ni pourquoi il n'essaya pas de se dégager de son regard brûlant, mais, si il ne s'aperçut aucunement que la jeune fille s'en allait de sa démarche fantomatique, c'est que lorsque l'extraordinaire frappe à notre porte on ne peut s'empêcher d'observer à en attraper la migraine, comme par peur que d'un battement de cil il ne disparaisse dans de minces voluptes de fumée blanchâtre.
Et finalement notre vue se voile de larmes douloureuses.
Il est parti.
En ce jour où la température chuta brusquement pour une seule et unique personne, toujours la même, il est d'ailleurs étrange l'avez vous remarqué ? Combien le destin s'acharne sur quelqu'un en oubliant les autres comme pour prouver qu'il existe bel et bien, la recherche constante de la postérité. Harry eu la certitude comme une envolée de vifs d'or que jamais il n'aimerai l'inconnue aux cheveux noirs et aux yeux ni bleus ni verts juste beaux.
Il frissonnait à présent de cette rencontre fantastique au coin d'une rue, et cette sensation ne lui paraissait pas agréable comme irréelle, il aurait jurer ne plus sentir ses doigts tel en nos saisons d'hiver où le froid mordant gelait nos sens dans un analgésie constante.
Il se souvenait parfaitement du bonheur de sa première neige, cristaux fragiles immaculés tombant du ciel comme un cadeau des anges survolant les nuages de leurs ailes amples et graciles.
Au combien son visage, crispé et ses membres engourdis de corvées de sa tante, lui semblait loin, expansif à présent, morceau de soleil dérobé à l'astre éblouissant. Il avait souri de toute son âme, de tout son coeur à n'en plus finir.
Puis les années passant il avait appris à s'en méfier, délaissant la naïveté des enfants pour la connaissance des plus grands. Prédisant la pluie et le beau temps, tiquant à peine aux fonte de printemps, Quelle dérision que cette affection pour de l'eau gelée, salissant le pavé !
De cette rencontre fortuite il garderait cette fraîcheur, cette douceur de la neige, et surtout l'éphémère d'un amour platonique.
Mais toute cette réflexion n'atteindra jamais l'esprit de Harry, il est des chercheurs en psychologie qui voulant à tout prix découvrir les secrets de notre cerveau se sont perdus en conjecture face à la complexité de ce qu'ils y ont trouvé.
Ils ont émis plusieurs hypothèse, dont celle que nous retenons est que l'esprit se découpe en tranches plus ou moins profondes.
Notre subconscient invente, déduit, comme expliquer l'infini par des mots me direz vous ? Tout ce qu'il faut savoir c'est qu'à l'égal de nos rêves insaisissables, certaines choses, des brides pour la plupart, nous parviennent et d'autres condamnées à ne rester que pures fragments, des centaines de destins s'affrontant chaque jour, se cachent attendant leur tour.
Le cerveau humain utilise peu ses capacités d'après ces pauvres moldus insignifiants, alors pourquoi avoir de la matière grise sinon pour s'en servir vous écrierez vous ! Oui, même pour nous le cerveau demeure un mystère mais parfois l'ignorance est nécessaire pour nous préserver de la folie.
C'est pourquoi notre conscience se limite à des couches superflues de l'esprit communes à tous.
Notre cobaye, ici Harry, n'aura seulement ressenti qu'un froid polaire et désagréable face à cette rencontre, qui influencera sûrement sur sa réaction avec l'inconnue dans le futur, mais, nous ne nous égarerons pas si loin. Je vous remercie déjà d'avoir pris la peine de prêter foi à mes dires et de ne pas écourter votre lecture, que je souhaite agréable.
Votre dévoué serviteur, préférant rester dans l'anonymat.Tonks secoua Harry alors qu'ils fixait étrangement la porte dont la clochette venait de retentir, ce qui le sortit de sa torpeur, un léger arrière-goût dans la bouche comme une impression de malaise.
Il attrapa un paquet de papier, rugueux au toucher, mais couvert de graffitis colorés annonçant diverses promotions qu'il tendit à Tonks avec tout ce qu'elle avait déjà choisi dans la boutique pendant qu'il batifolait dans les rayons.
Puis ils partirent faire un peu de lèche-vitrine dans quasi toutes les boutiques de la ruelle qui étaient davantage bondées avec la chaleur déclinante de la fin de journée.
Ils songèrent à rentrer quand leur estomac malmené à coups de sundaes de Florian Fortarôme réclama de calmer leur folie acheteuse qui les faisait courir dans tous les sens. Précisément lorsque Harry avait le malheur de s'exclamer « oh regarde Tonks, là aussi ils font des soldes ! » à l'auror délurée sans mesurer la portée de son geste une seule seconde ! Heureusement d'ailleurs sinon ce serait de l'inconscience !
Arrivés à privet drive, ils restèrent en habitués à se balancer sous les grincements des chaînes, relatant les événements de la journée tandis qu'il jouait allègrement avec son vif d'or.
Elle le suivait des yeux depuis un moment déjà et dans un geste succinct elle s'en empara victorieuse. Harry mi agacé mi amusé essaya en vain de le récupérer jusqu'à ce que fatigué il ne déclare une autre guerre de sort qu'il perdit lamentablement pour la seconde fois mais aussi défier une auror cela relevait du suicidaire !
Le ciel s'embrasait lentement déclinant par toutes les couleurs docilement jusqu'à disparaître à l'horizon.
- pas que je n'aime pas ton apparence légèrement modifiée par mes soins mais il serait plus que temps de rejoindre chacun notre corps tu ne crois pas ?
- On n'attend pas que ça finisse tout seul ?
- Sauf si tu as envie de procéder à tes ablutions avec mon corps !
- Il devint si rouge qu'il aurait concurrencer le rideau de son lit à baldaquin de Poudlard plus vite s'un éclair de feu traversant le stade !
Il voulu répliquer mais n'étant pas satisfait du bégayement que réussit à invoquer sa gorge il opta pour la seconde solution : se taire et trouver un quelconque regain d'intérêt pour un objet alentour.
« Oh mes pieds qu'ils sont beaux tout d'un coup » pensa alors Harry.
Tonks vint finalement à sa rescousse après avoir rajouter ce détail à sa liste totalement exhaustive de « comment faire rougir Harry » qui occupait la plupart de ses journées depuis qu'elle accompagnait l'adolescent.
Elle plongea sa main dans sa poche et en ressortit le ticket rouge vif chauffant doucement dans sa paume signe que le charme s'affaiblissait.
incendio
Puis elle demanda à Harry de l'imiter celui-ci devint vert alors qu'il farfouillait dans tous les sens et retournait sa veste.
A force de mimiques sérieuses, la vérité éclata « je l'ai perdu »
Quelque part loin de là mais toujours en Angleterre, une jeune fille aux longs cheveux noirs et au visage impassible s'adressait à un volatile noir qui tenait dans ses serres un bout de papier chatoyant « à qui à tu subtiliser ça, vilaine fille ! ».
