Quand autrefois devient aujourd'hui

Auteur : Docteur Gribouille

Genre : Général

Rating : K+

Disclaimer : Tout ne m'appartient, excepté les 3 bricoles qui sont à mon imagination (fertile, surtout en ce moment). Tout est à la dame Rowling.

Note : Mince, je pensais pas que le début plairait autant ! Mais qu'en sera t-il de la suite ? En tout cas, j'espère que vous aller aimer ce premier chapitre, autant que le prologue ! En attendant, merci beaucoup de m'avoir lu merci de m'avoir envoyer un petit commentaire qui m'ont fait rudement plaisir, et pour finir, merci à mes deux bêta, Amano-Ai et Thaele Ellia pur m'avoir corriger !

Bonne lecture et à dans deux semaines !


Chapitre 1 – Mémoires d'Outre-Tombe

En entrant dans son bureau, Harry Potter se demanda comment faisait-il pour vivre dans un tel fouillis. Son bureau était recouvert d'un bric-à-brac monstrueux : des dossiers traînaient un peu partout, des objets magiques jonchaient le sol et des restes de nourriture s'éparpillaient sur le bureau.

Il poussa un soupir, et armé de son courage et de sa baguette magique, il lança un sort de Rangement. Les objets s'animèrent et se classèrent, se trièrent, se rangèrent ou disparurent, laissant une salle propre.

Satisfait, Harry prit place sur son fauteuil et commença la lecture de la Gazette du Sorcier, tout en grignotant un paquet de Patacitrouille.

A 33 ans, Harry Potter était devenu une célébrité, depuis sa deuxième victoire sur le mage noir Voldemort. Ses actions pendant la guerre étaient étudiées en cours d'Histoire de la Magie, il possédait sa propre carte de Chocogrenouille et recevait encore des lettres de fans.

Mais cette célébrité pesait lourd sur ses épaules, parce qu'il avait perdu bon nombre d'ami durant la Dernière Bataille. Il aurait préféré que le monde l'oublie, et qu'il reconstruise sa vie sans avoir une armée de journalistes collés à ses basques à longueurs de journées, même 16 ans après…

Harry Potter ne ressemblait plus à ce jeune adolescent à qui on avait confié de grandes responsabilités Il avait vieilli autant physiquement que mentalement Même si ses cheveux noirs étaient toujours aussi indomptables, des mèches grises lui garnissait les tempes Ses yeux vert émeraude avaient perdu leur éclat d'autrefois, le rendant plus sérieux et plus vieux qu'il ne paraissait. Son visage avait conservé ses traits juvéniles, agrémentés toutefois d'une barbe de quelques jours.

Après avoir obtenu ses ASPIC, Harry avait suivi une formation d'Auror. Acharné du travail, il était devenu l'un des meilleurs agents, même s'il aimait plus être sur le terrain plutôt qu'être enfermé dans son bureau à remplir des papiers.

« C'est la face cachée du métier ! » Lui avait un jour dit un collègue. "Tu passes 90 de ton temps scotché à une chaise, et le reste à risquer ta peau… ».

Après avoir consulté son horoscope et la page sportive de la Gazette du Sorcier, Harry entama la lecture des gros titres. Il n'y avait rien d'important à signaler, si ce n'était la poursuite de la grève des gobelins de la Banque des Sorciers.

Soudain, la porte de son office s'ouvrit à la volée, et une note de service rouge sang vola jusqu'à Harry, qui baissa la tête de justesse. Grognant un peu du manque d'éducation de ces bouts de papiers, Harry ouvrit la note et y lut :

« Venez immédiatement au Service Moldu. Félix Armstrong »

Harry chiffonna la note et la balança à la poubelle. Il se leva et quitta le bureau, les mains dans les poches, croisant quelques sorciers de sa connaissance à son passage. Il se retrouva dans le Service Moldu alors en plein ébullition.

"Monsieur Potter !" s'exclama Félix Armstrong, un jeune sorcier au visage constellé de boutons.

"Que se passe t-il ?" demanda Harry, en se dirigeant vers le jeune homme.

"Trois fois rien…Les gobelins se sont mis en tête de manifester dans les rues moldus de Londres. Alors, évidemment, tout le monde est sur le qui-vive !"

"Vous m'avez appelé pour ça ?" s'étonna Harry, en entrant dans un minuscule bureau, à la suite de Félix.

Pour ce genre de missions, c'était généralement aux brigades des Oubliators que l'ont faisait appel.

"Bien sûr que non ! Vous concernant, il s'agit d'une affaire privé. Il y a une heure, un moldu a fait appel à nous, un dénommé Vernon Dursley. Vous connaissez ?"

"Dursley ?" s'étonna Harry, interloqué. "Je pensais que je n'entendrais plus jamais parler d'eux…"

Harry se souvenait très bien du jour où il avait eu 17 ans. Sa famille « d'adoption » l'avait viré de leur maison sans plus de cérémonie, et le sorcier se souvint très bien de toutes les malédictions qu'il avait proférées à l'égard de son cher oncle et de sa chère tante.

Un toussotement le ramena à la réalité, et Félix poursuivit.

"Donc, monsieur Vernon Durlsey nous a contacté à plusieurs reprises. Il semblerait que votre tante soit malade."

"Malade ? rien de grave j'espère…"

Le jeune sorcier poussa un soupir.

"Votre tante aurait un cancer. Et apparemment, votre cousin aurait coupé les ponts avec sa famille. Enfin, ce n'est pas la joie, là bas."

Harry passa une main dans sa barbe. Même s'il n'avait jamais aimé sa tante, il se sentait un peu triste de la savoir malade.

« Saloperie de maladie », songea t-il.

Une fois de plus, Félix le tira de ses réflexions.

"Monsieur Potter, votre tante a exprimé le désir de vous voir."

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Aussitôt après cette entrevue, Harry fila demander à son patron une journée de congé. C'était pour lui un devoir d'y aller.

Il averti par hibou Mrs Figgs, la vieille voisine qui habitait toujours dans le même quartier, de son arrivée , et avait utiliser la poudre de Cheminette. En arrivant, il n'avait pu refuser la tasse thé que Mrs Figgs lui offrit et en profita pour demander des nouvelles du coin. Quand il était sorti une demi-heure plus tard, il avait marcher jusqu'au n°4 de Privet drive.

Rien n'avait changé. La pelouse était tondue, la haie impeccablement taillée, la voiture blanche brillait de mille feux et la maison qui avait abrités son enfance se dressait à nouveau devant lui.

Il sonna à la porte, et bientôt, la silhouette massive de son oncle apparut.

En un instant, Harry oublia qu'il était un adulte indépendant de 33 ans, qu'il habitait sa propre maison, qu'il touchait un salaire, payait des impôts. Devant son oncle, il crut redevenir le petit garçon terrorisé, qui vivait dans le placard, sous l'escalier.

"Bonjour, mon oncle," dit-il, presque timidement.

Mais Vernon ne reconnaissait pas l'homme qui se tenait devant lui. Il fronça des sourcils.

"Qui êtes vous ?"

"Heu…Harry Potter ?"

« Vous savez, celui que vous haïssiez cordialement et qui a vécu avec vous pendant 16 ans… ».

Vernon haussa les sourcils et entreprit d'étudier son neveu. Finalement, il grogna, puis laissa entrer Harry.

"Pétunia est en haut, tu l'as réveillée."

"Comment va t-elle ?"

Harry vit les épaules de Vernon s'abaisser.

"Elle est fatiguée, à cause de la maladie. Et Dudley refuse de venir à la maison."

"Pourquoi veut-elle me voir ?"

Vernon haussa tristement les épaules et invita son neveu à aller voir sa tante. Harry ne se fit pas prier, et monta jusqu'au premier étage. Il poussa la porte de la chambre, et son cœur manqua un battement lorsqu'il vit Pétunia Dursley, amaigrie, allongée sur le grand lit, entourée d'appareils médicaux. Un élan de pitié s'installa dans le cœur du sorcier, et il s'avança doucement.

"Ma tante ? C'est moi…"murmura t-il en s'agenouillant à côté d'elle.

"Qui « moi » ?" répondit elle d'une voix chevrotante. "Qui m'appelle « ma tante » ? Est-ce toi Harry ? tu lui ressembles…Tu as ses yeux à elle…Je voulais tant te revoir et partir l'esprit en paix…"

"Je suis là, tante Pétunia."

"Tu lui ressembles tant…les mêmes yeux, la même tristesse, le même visage…Pardon, Harry…"

"Vous avez mon pardon total, ma tante."

"Par deux fois, je t'ai causer du tord, Harry Potter. La première, c'est de ne pas t'avoir élever comme mon propre fils. Mais le pouvais-je ? Et puis…la deuxième, c'est de na pas avoir tenu la promesse."

"Quelle promesse ?" demanda doucement Harry.

Pétunia désigna quelque chose derrière Harry. Il se retourna et vit un petit coffret en bois, recouvert d'une mince pellicule de poussière, poser sur une commode.

"Lily est venue me voir un jour et m'a demander de te le donner quand tu entrerais dans ton école. Je ne l'ai jamais fait, parce que je détestais ma sœur et que je ne voulais pas te voir heureux. Mais maintenant…"

Pétunia se cacha le visage sous le drap. Harry vit son corps secouer se spasmes. Il prit une profonde inspiration.

"Ce n'est pas grave, ma tante. Vous avez fait le bon choix, en me le donnant. C'est pour moi quelque chose qui vaut tout l'or du monde."

Il se leva et approcha son visage de celui de sa tante, mais elle ne voulut pas l'embrasser.

"Sors," murmura t-elle. "Plus jamais…"

Harry se releva, prit la boîte et quitta la chambre la tête basse. Dans le couloir, il rencontra son oncle, qui lui tendit la main. Harry la serra sans hésiter, puis Harry quitta la maison portant le n°4, sans un regard en arrière, le cœur lourd de tristesse.

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En poussant la porte du n°12, square Grimmaurd, Harry songea qu'il avait passé une bien étrange matinée. Il avait toujours su que le passé le rattraperait toujours d'une façon ou d'une autre, et toujours d'une manière brutale. Il regarda le coffret qu'il tenait entre ses mains. Une boîte en bois, toute simple.

"Harry Potter est rentré !" couina une voix, faisant sursauter le sorcier. "Il n'est pourtant pas encore l'heure…"

"Bonjour, Dobby. J'ai eu une affaire importante à régler et j'ai demandé ma journée."

Harry se dirigea vers le salon, suivi d'un Dobby papotant gaiement. Harry déposa le coffret sur la table basse et se servit un verre de Whisky Pur feu, avant de se plonger dans les souvenirs que lui avait laisser sa mère.

"Harry Potter va bien ?" s'enquit l'elfe en voyant son protecteur s'enfiler une rasade d'alcool dans le gosier.

"Dobby, peux tu me préparer un déjeuner, s'il te plaît ?"

"Bien, Harry Potter ! Que voulez vous manger ?"

"Ce que tu veux. Laisses moi, maintenant."

L'elfe se courba et disparu, laissant Harry seul avec le coffret. Il l'ouvrit et une odeur de poussière lui assaillit les narines.

Il y a avait là un bouquet de fleurs séchées qui avait dû servir au mariage de ses parents, un paquet de lettres jaunis retenus par un long ruban rouge, un vieux cahier recouvert d'écritures de fille, une longue mèches de cheveux roux, blonds et noirs et un écrin contenant une bague de fiançailles.

Mais ce fut une lettre pliée en quatre qui retint l'attention de Harry.

« Mon petit garçon,

Si ces souvenirs te parviennent entre tes mains, c'est que je ne serais plus de ce monde.

Je te demande pardon, mon tout petit, de ne pas être à tes côtés lorsque tu auras atteint l'âge d'entrer à Poudlard. Mais où que je sois, je serais présente dans ton cœur et dans ton âme. Je ne t'oublierai jamais.

Cette boîte contient toute ma vie à Poudlard. Le journal appartient à ma meilleure amie et les lettres sont les résultats d'une longue correspondance avec tout les gens que j'ai côtoyés durant sept merveilleuses années.

J'espère que quand tu liras tout cela, tu sauras qui j'étais.

Je t'aime de tout mon cœur,

Ta maman,

Lily ».

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« Tout m'effraie. Dans quel monde vivons nous ? Le Chemin de Traverse a été une fois de plus attaqué. Ils ont brûlé le magasin d'épices, des gens étaient encore à l'intérieur. Je les hais. Et dire que des adolescents vont suivre leur voie ! Une majorité de Serpentards, c'est sûr. Mais aussi des Gryffondors, des Serdaigles et des Poufsouffles. Nous vivons dans un monde de terreur. J'aimerais tellement être un oiseau et m'envoler loin, loin d'ici !

Heureusement, les Maraudeurs sont là pour nous dérider ! Leur dernière bêtise : ils sont allées en cours, vêtus de leur pyjamas. Sirius ne portait qu'un sublime petit boxer vert, orné de petit lion rouge. Cela a eu un effet considérable sur la populace féminine. Bizarrement, seuls les profs n'ont pas apprécié… »

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Harry était encore plongé dans la lecture des lettres quand il entendit la porte d'entrée s'ouvrir et la bruit habituel d'une canne frappant le sol.

"Harry, tu es là ?" demanda une douce voix.

Le sorcier se leva et partit à sa rencontre. Hermione Granger se tenait devant la porte, se débarrassant de ses affaires. Harry ne bougea pas.

Hermione n'avait pas beaucoup changé, ses cheveux châtains étaient toujours aussi ébouriffés et elle avait garder son visage enfantin.

Seule une chose n'avait pas changer. Il fallait la regarder de très près la jeune femme pour s'apercevoir que ses yeux fixaient u point invisible devant elle et ne cillait jamais. Et entre ses doigts, elle serrait un long bâton blanc qui ne la quittait que très rarement.

Hermione avait perdu la vue bien des années auparavant, lors de la guerre qui avait opposé Harry à Celui-dont-le-nom-ne-devait-plus-être-prononcé. Désormais, un épais brouillard blanc lui obstruait la vue, mais elle se disait tous les jours qu'elle avait survécu, alors que tant d'autre avait péri.

Sa soudaine cécité ne l'avait pourtant pas gêner dans sa scolarité, puisqu'elle avait obtenu haut la main ses ASPIC, avec mention très bien.

C'était après que tout s'était gâté. Hermione avait eu beaucoup de mal à trouver un travail ; la banque, le ministère et l'hôpital lui ayant refuser plusieurs emplois. Elle ne s'était pourtant pas laisser abattre, et après bien des batailles administratifs, elle avait reçu l'autorisation d'ouvrir une petite bibliothèque sur le Chemin de Traverse.

"Et bien, miss Granger, c'est à cette heure ci qu'on arrive ?" réprimanda gentiment Harry, faisant sursauter son amie.

"Tu sais très bien que j'ai horreur que tu fasses ça…"grogna Hermione, en se dirigeant vers lui, grâce au son de sa voix.

"Tu es rentrée tard, dit Harry en l'embrassant sur la joue et la conduisant au salon. Tu as eu une dure journée ?"

"Ne m'en parle pas ! J'ai dû répertorier tous les livres ! J'ignorais que j'en possédais autant. Il va falloir que je trouve un nouveau local, celui ci devient trop petit. Et toi, ta journée ?"

Harry lui raconta alors sa matinée : le retour dans la maison de son enfance, sa tante malade, la boîte et les souvenirs qui apparaissaient d'outre-tombe, et le passé qui s'obstinait à lui filer le train.

"C'est tellement étrange, Hermione ! J'ai l'impression que, quelques soient mes actes, mon passé me rattrapera au triple galop…Ce que m'a légué ma mère me fait l'effet d'un coup de poing. Je me sens perdu."

Hermione était très nerveuse, elle savait que les neurones d'Harry cogitaient furieusement dans sa cervelle. Elle savait à quoi il pensait, et elle avait peur. Peur de perdre la seule famille qu'elle avait.

"N'y va pas, Harry…"murmura t-elle, ses doigts serrant sa canne.

"Ils ont besoin d'aide…"

"Ce ne sont pas tes affaires ! Ils s'en sont très bien sortis, sans ton aide ! On ne peut pas changer le passé. Ce qui doit arriver, arrive ! Et puis d'ailleurs, comment feras tu pour y aller ? C'est impossible."

"Impossible n'est pas sorcier."

Hermione ne répondit rien. Elle savait par expérience que quand un Potter avait une idée derrière la tête, il était difficile de lui faire changer d'avis. Alors, elle se leva, et quitta le salon sans un bruit, laissant Harry regarder pensivement le bouquet de fleur séchée de sa mère.

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La nuit fut longue pour le sorcier. Allongé sur son lit, il réfléchissait, pesant le pour et le contre. Il n'avait même pas pris la peine de se mettre en pyjama ou de fermer les volets de sa chambre. Il laissait son esprit vagabonder d'une pensée à une autre.

Il avait toujours su qu'un jour ou l'autre, il devrait à nouveau affronter son destin. Il n'était pas né pour être « juste-Harry », mais Harry Potter, le sauveur, le survivant.

« Nous sommes perdus »y avait-il écrit sur le journal. Et le cœur d'Harry lui dictait un ordre, celui d'aller secourir ce monde en péril, celui de ses parents, de leurs amis.

Qu'importe ce que pensait Hermione. Elle ne comprenait pas.

Harry se leva d'un bond et s'en fut à la fenêtre grande ouverte. Au dehors, les étoiles s'éteignaient petit à petit, et en regardant bien, il pouvait presque voir poindre le bout du nez du soleil. Le sorcier prit une décision. Il attrapa sa baguette, rangea les souvenirs dans le coffret et dans un « pop » sonore, disparut.

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Quel spectacle désolant se dressait là, devant les yeux d'Harry ! Là où jadis s'élevait la somptueuse école de Poudlard ne subsistait qu'un amas de ruines, rongées par les vent et la pluie. C'est là qu'avait eu lieu la fameuse Dernière Bataille, celle qui avait vu la chute d'un mauvais sorcier. Harry se souvint encore de l'explosion qui avait suivi la mort de Voldemort. Tout autour avait été détruit, y compris l'école. Un autre collège avait ouvert au pays de Galles, mais celui ci était moins prestigieux que Poudlard.

Harry avait transplané devant le lac de Poudlard, déserté par la calamar géant. Même si le château n'existait presque plus, c'était l'endroit préféré du sorcier. A présent, les moldus pouvait entr'apercevoir le reste de l'ancienne école, persuadés qu'il s'agissait là des vestiges du château d'Arthur et de ses chevaliers de la Table ronde. Harry avait alors vu défiler des chercheurs, des géologues, des archéologues, mais rien d'intéressant ne les avait retenus davantage, et ils avaient placé un panneau « monument historique - interdiction d'entrer – risque de chute de pierre».

Le parc était devenu le jardin secret de Harry, qui aimait se promener librement, quand ça n'allait pas. Le sorcier prit place sur l'herbe encore mouillée par la rosée du matin, la boîte entre ses jambes. Il vit le soleil se lever doucement, annonciateur d'une belle journée.

En ce moment idyllique, Harry crut discerner un chant très doux. Harry leva les yeux et chercha l'oiseau. Quel ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit descendre du ciel un phœnix qu'il connaissait que trop bien ! L'oiseau possédait un magnifique plumage rouge et or et lançait un chant aussi envoûtant que triste. Il tourna plusieurs fois au dessus de la tête d'Harry, et vint se poser sur l'herbe fraîche.

"Fumseck ?"

La dernière fois que Harry avait vu l'oiseau de Dumbeldore, remontait à la fin de sa 6°année. Le sorcier avança sa main, et caressa la tête de Fumseck, qui continua à chanter doucement.

"Qu'est ce que tu fais là, vieux frère ?"

L'oiseau plongea son regard brillant dans les yeux émeraude de Harry. Puis il déploya ses ailes, et s'envola à nouveau, en direction du château. Intrigué, Harry se leva et le suivit.

L'oiseau et l'homme s'engagèrent dans les ruines de Poudlard. Parfois, Harry s'arrêtait et se remémorait un lieu, tel la Grande Salle au plafond autrefois magique et aujourd'hui à l'air libre et envahi de végétation, ou encore les quatre grands sabliers éventrés et recouvert d'une couche de poussière.

Fumseck mena Harry jusqu'à une porte dérobée sous le grand escalier. Le sorcier n'eut aucun mal à l'ouvrir, révélant un escalier.

« Lumos ! », dit il en pointant sa baguette devant lui.

Et toujours précédé de l'oiseau, Harry s'y engouffra. Il eut l'impression de descendre sous terre, et s'imaginait déjà se retrouver dans les Enfers. Réprimant un frisson, il se concentra sur la lueur scintillante que projetait sa baguette, et continua sa descente vertigineuse. Enfin, ils arrivèrent dans un long couloir, plonger dans le noir. Fumseck s'arrêta face à une porte et attendit qu'Harry l'ouvre. Mais celle ci ne s'ouvrit pas aussi facilement que la première et Harry manqua se démettre l'épaule, alors qu'il l'enfonçait. La troisième tentative fut la bonne, et Harry se retrouva projeté dans une salle qu'il ne connaissait pas. Celle ci ne comportait aucune fenêtre, aucun meuble. Rien, si ce n'était l'immense miroir doré qui trônait fièrement au centre de la pièce. Du bout des doigts, Harry toucha la matière froide, un étrange sourire aux lèvres.

Le miroir du Risèd.

Harry se tourna vers Fumseck, les sourcils froncer.

"Pourquoi m'avoir emmener ici ?"

L'oiseau frappa 3 petits coups sur la surface brillant du miroir, qui changea de texture, devenant tout mou. Hésitant, Harry, leva une main afin de touchez le miroir qui ondulait. Sa substance était devenue molle et froide, et son bras disparut. Paniqué, il l'enleva et scruta le miroir. Et comme la curiosité était un défaut chez les Potter, Harry réitéra son geste, s'enfonçant cette fois ci entièrement.

Il fut alors projeter dans une sorte de long tunnel intersidéral ou presque. Il se mit à hurler à pleins poumons, se demandant toutefois qui pourrait l'entendre au milieu de nulle part. Il allait de plus en plus vite, et en ressentait un malaise profond.

Puis, le trou noir.


Réponses aux Commentaires:

Minerve : La suite, là voilà ! La fameuse boîte sera en quelques sortes le déclencheur de l'histoire, qui, je l'espère, te plaira autant que le prologue ! Pétunia, clémente ? Faut voir…Qu'en penses tu ? Merci pour ton petit commentaire et bisous !

Thaele Ellia : Je te l'ai sûrement dit, mais merci ! de m'avoir et d'un corriger et de deux d'aimer ! Merci, merci, merci !

Marion-moune : Merci beaucoup ! et ce chapitre, t'a t-il plu ? Bisous !

Muirgheal : Les changements ? Il va y en avoir un très gros ! Mais chut, c'est un secret…Merci de ton petit commentaire et à bientôt !

Héloise Evans : Y'a quoi dans la boîte ? Pas grand chose, mais c'est suffisant pour Harry, qui va pouvoir faire un voyage assez spéciale…Merci pour ta courte review et bisous !

Théalie : J'ai la vague impression que la boîte est devenu un sujet rempli de mystère. Hélas, il n'y a pas grand chose dedans ! Merci et bisous !

Sword-inu : Chose promise, chose due, la suite, tu l'a lu ? Et la suite de la suite, viendra dans 15 jours ! Merci !

La Folleuh : Mais non, ne pleures pas, le voici, ce chapitre ! Tu as aimé ? Merci et plein de gros bisous !

Crystal d'Avalon : Merci pour ton commentaire, ça m'a fait plaisir ! Bisous !

A la prochaine !