Wouahou!
Que dire après autant de reviews aussi sympathiques les unes que les autres si ce n'est que je suis ravie que cette histoire vous plaise.
Je ne sais pas combien elle comportera de chapitres.
Bonne lecture et on se retrouve en bas,
Enjoy ;)
Th13
K: à moi la troisième! Puisque tu as lu entre lignes, avoue que je ne me trompe pas beaucoup... Ild
- Comment s'est passé votre retour à votre domicile ? S'enquit Archie à Emma qui, assise en face de lui, semblait perturbée.
- Je ne sais même pas pourquoi je l'ai fait. Avoua la blonde après quelques secondes de silence.
- Développez.
- J'ai fuit.
- Pourquoi ?
- Parce que mon fils…
- Henry.
- Ouais. Il avait un pistolet en plastique qu'un de ses camarades lui avait prêté.
- Et vous vous êtes crue dans le désert avec ce petit garçon.
- Ouais.
- Quelle a été la réaction de votre femme et de votre fils ?
- Je n'en sais rien. Je n'étais pas moi-même.
- Faites un effort Emma.
- Me rappelle juste qu'elle a essayé de me prendre dans ses bras et que je suis partie en claquant la porte.
- Vous ne supportez pas qu'elle vous touche ?
- Après ce que j'ai fait ? Après ce que je lui ai fait ? Me toucher, ce serait carrément du suicide. Allez savoir quelles seraient mes réactions…
- Et ?
- J'ai prit une chambre à l'hôtel.
- Nuit courte ?
- Agitée.
- Donc, la question du « vous faites toujours chambre à part » ne se pose pas. Que pense Regina de cette situation ?
- Je ne sais pas.
- Vous pensez qu'elle en souffre ?
- Sûrement. Enfin, je crois.
- Elle sait que vous souffrez de SPT ?
- Ma femme l'a deviné toute seule.
- Et Henry ?
- Je suppose qu'il sait. Nous avons un garçon très intelligent.
- A vous entendre, vous en êtes très fière.
- Absolument.
- Que comptez-vous faire ?
- C'est-à-dire ?
- Vous restez dans votre chambre d'hôtel ou vous rentrez chez vous ?
- Je ne sais pas. Fit la jeune femme en se mettant debout pour faire les 100 pas. Je ne sais pas si c'est une bonne idée de rentrer à la maison.
- Emma, vous n'êtes plus la lieutenant Swan. Vous êtes la civile Emma Swan-Mills. La femme mariée et mère. Vous n'avez pas à vous retrancher derrière votre côté militaire. Ne refusez pas l'aide qu'on vous offre.
- Qu'est ce qui vous fait croire que je la refuse ?
- Votre attitude. Tout en vous indique que vous voulez vous terrer dans un coin et attendre que ça se passe.
- Vous…
- Je n'ai jamais dit que ce serait facile. Laissez votre femme et votre fils vous aider à combattre vos peurs. Vous n'êtes plus le brave petit soldat qui affronte la tempête sans rien dire…
Regina était toute seule à la maison. Henry était chez ses grands-parents, le temps que toute cette histoire se tasse.
Se tasser était un bien grand mot. Le temps qu'Emma arrive enfin à reprendre une vie normale.
La brune lâcha un soupir de frustration en repensant à la scène de la veille. Jamais elle n'aurait pensé voir sa femme ainsi.
Perdue dans un souvenir qu'elle seule pouvait voir. Perdue dans un monde que la brune ne pouvait atteindre.
Henry avait raison sur un point. Il fallait qu'elle enfile la panoplie de preux chevalier.
Pour le meilleur et pour le pire.
Le pire était en train de se produire sous ses yeux.
Emma perdait pied et allait couler si elle ne réagissait pas. Si Regina ne l'aidait pas.
La brune en était là de ses réflexions lorsque son épouse fit son apparition, visiblement surprise de la voir ici, à cette heure là.
- Bonjour.
- Bonjour.
- Tu n'es pas à la Mairie ?
- Je suis en quelque sorte en vacances.
- Ah.
- Je laisse à mon premier adjoint le soin d'expédier les affaires courantes.
- Ce n'est pas ton genre. Objecta doucement la blonde en allant se servir un verre d'eau. Ou est Henry ?
- Chez tes parents.
- Je suppose qu'il est inutile que je te demande pourquoi. Comment était-il ce matin ?
- Il allait relativement bien compte tenu de ce qui s'est passé hier.
- Je suis désolée pour hier.
- Tu l'es sans vraiment l'être. Constata Regina en regardant Emma qui ne savait pas quoi répondre. J'ai laissé des consignes à son instit. Pas de jouet rappelant un tant soi peu ton boulot ne seront prêtés à Henry. Et nous irons le chercher ensemble pour l'emmener chez tes parents. Ça te convient ?
- Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix.
- Pas vraiment.
- Et si je ne veux pas ?
- Tu le feras quand même. Assura la brune avec un sourire en coin avant de s'éclipser pour revenir quelques minutes plus tard avec une caisse à outils.
- Heu… Qu'est ce que tu vas faire avec la caisse ?
- Tu as un problème avec ton reflet. Je vais donc enlever tous les miroirs de la maison à l'exception de celui qui se trouve dans notre salle de bains.
- Pourquoi tu fais ça ?
- Ta main. Répondit simplement Regina en s'éclipsant.
Assise sur la balancelle, Emma contemplait le jardin tandis que Regina finissait d'enlever les miroirs. Sa tâche finie, la brune rejoignit sa femme et sourit en la voyant assise.
- Qu'est ce que tu fais ? S'enquit-elle d'une voix douce.
- Je regarde le jardin. J'avais oublié à quel point il était beau et agréable d'y être.
- Puis-je m'assoir à tes côtés ?
Emma opina de la tête et Regina s'installa, prenant soin à ne pas toucher sa femme, n'étant pas sûre de ses réactions.
Ce fut la blonde qui se rapprocha de la brune, posant sa tête contre son épaule et entrelaçant ses doigts aux siens.
Premier vrai contact qu'Emma s'autorisait depuis des mois et, l'espace d'un instant, la jeune femme avait craint que son épouse la repousse mais, à en juger par le sourire béat qu'arborait cette dernière, ce n'était pas le cas.
Regina appréciait le contact à sa juste valeur et ses pensées dérivèrent vers un autre après midi de ce genre, que le couple avait passé de la même manière. Elles n'avaient rien fait ce jour là, se contentant juste de savourer le calme des lieux.
- Sois mon preux chevalier mon amour…. Aide-moi… murmura Emma en fermant les yeux.
Henry attendait sagement à la grille de l'école que Regina vienne le chercher.
Depuis la veille, le garçon s'était posé pas mal de questions sur sa mère blonde. La première étant : comment l'aider. Mais du haut de ses douze ans, il n'avait pas de solution satisfaisante.
- Mamans ? dit il, surprit de voir ses deux mères arriver ensemble.
- Bonjour.
- Salut gamin.
Henry ne bougeait d'un pouce, surpris de voir Emma. Une Emma qui ne disait rien et qui se contentait de regarder leur fils, un léger sourire sur les lèvres et, finalement, heureuse de le voir.
- C'est Emma qui va t'accompagner chez tes grands-parents. Fit Regina avec un sourire en coin.
- Pourquoi pas vous deux ?
- Parce que j'ai encore un truc à faire à la maison.
- Pour m'man ?
- Oui. A tout à l'Emma et Henry, soit sage.
Le garçon opina de la tête, se laissa embrasser par sa mère brune et se tourna vers sa mère blonde qui avait regardé sa femme partir sans rien dire, le regard rivé sur ses formes.
- M'man ?
Emma se tourna vers son fils et tout les deux se rendirent à pieds chez les parents de la blonde. Ce fut Henry qui brisa le silence entre eux, en demandant, d'une voix timide :
- C'est à cause de moi si tu es partie hier soir ?
- Non.
- Maman m'a dit que tu avais peur. Normalement, tu ne doit pas avoir peur. Tu es militaire donc la peur, tu ne connais pas.
- Toi, tu as peur des monstres qui se cachent sous ton lit et maman a peur des souris. Moi, j'ai peur de…
- De ?
- Dormir. Avoua Emma d'une petite voix.
- Comment peut-on avoir peur de dormir ?
- Parce que je fais des rêves qui ne sont pas des rêves.
- Des cauchemars ? Les adultes en font ?
- Oui.
- Tu sais m'man, quand je fais un cauchemar, c'est toi ou maman qui venez me rassurer. Je peux peut-être le faire.
- Pas avec ce genre de cauchemar.
- Tu sais, je n'ai pas peur de toi. Fit Henry alors qu'ils arrivaient à destination. T'es ma mère. Je sais que tu ne va pas bien et je ne vais pas cesser de t'aimer parce quelque chose est cassé dans ta tête et qu'il te faut du temps pour t'en remettre.
- Emma s'arrêta de marcher et se mit à la hauteur de son fils. Elle lui ébouriffa les cheveux et murmura, émue :
- Merci gamin.
La suite est en cours d'écriture
13
