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Bonne lecture!


Felicity n'arrivait pas à dormir. Une fois de plus, des cauchemars l'assaillaient. Elle se revoyait accroupie devant Slade, la lame de son sabre sur son épaule. A chaque fois, soit elle se faisait tuer, soi c'était Oliver. A quatre heures du matin, elle arrêta d'essayer de dormir et se leva pour aller regarder la télé. Dans le salon, elle trouva Oliver assis sur le canapé. Il regardait un documentaire sur la deuxième guerre mondiale.

Il l'entendit approcher et se tourna vers elle.

-Tout va bien ? demanda-t-il.

-Oui, c'est juste que je fais des cauchemars.

Il la regarda passer devant lui. En sa présence, regarder la télévision n'avait aucun intérêt.

C'était la première fois qu'il la voyait en pyjama. Elle s'assit à côté de lui dans le canapé et se couvrit les jambes d'une couverture. Voyant qu'Oliver la regardait bizarrement elle lui demanda s'il y avait un problème.

-Je n'imaginais pas ça comme pyjama.

Felicity fut prise de court par la déclaration d'Oliver.

-Qu'imaginais tu ?

Oliver réfléchie quelque seconde, fallait il lui dire ?

-J'imaginai quelque chose de plus, euh, disons sexy.

Felicity rougit légèrement. Non seulement Oliver l'avait déjà imaginée en pyjama mais en plus il l'avait imaginée sexy. Finalement, son ex-patron avait peut-être déjà été vraiment intéressé par elle.

-Je ferais un effort le jour où je vivrai avec quelqu'un. Et quand je dis quelqu'un, je veux dire un copain. Mais pas juste un copain, un copain copain. Tu vois ce que je veux dire ?

-Je vois parfaitement ce que tu veux dire.

Felicity sourit. Oliver la comprenait toujours quand elle babillait.

La jeune femme ne dit pas tout ce qu'elle pensait, notamment le fait qu'elle aimerait que ce copain soit Oliver. Pour Oliver, elle accepterait de mettre n'importe qu'elle tenue pour dormir, pourvu qu'elle lui plaise. Mais elle savait qu'Oliver ne voudrait jamais faire partie de sa vie de cette manière.

-Le t-shirt trop grand et le short c'est très bien aussi.

Felicity le regarda avec ce fameux regard qu'il n'avait pas vu depuis longtemps. Il signifiait arrête de te foutre de moi. C'était le même qu'elle lui avait lancé lorsqu'il lui avait amené la seringue de Vertigo qu'il avait tenté de faire passer pour une boisson énergisante. Mais il ne se moquait pas d'elle. Même dans cette tenue il la trouvait belle et attirante.

-Parce que toi tu es plus sexy quand tu dors ? répliqua-t-elle.

Felicity se demandait dans qu'elle genre de situation il ne l'était pas.

-Je porte juste un pantalon de jogging.

Torse nu évidement. Décidément son partenaire n'aimait porter de haut. Elle se demandait si elle l'avait vu plus souvent torse nu où habillé. La réponse était évidente.

Oliver ne cessait de la regarder. Malgré que ses cheveux ne soient pas coiffés et qu'elle ne soit absolument pas maquillée, elle restait parfaite. Il se sentait comme aimanté à elle. Une fois de plus, il se demanda ce que cela faisait de vivre avec elle. Par vivre, il entendait comme un couple. Il avait tellement envie de le découvrir.

Il s'interrompit dans sa contemplation en se rappelant la raison de la présence de la jeune femme à ces cotés. Au bout de quelque minute il lui demanda :

-Tu fais souvent des cauchemars ?

Felicity se tourna vers lui. Elle avait espéré qu'il n'aborderait pas ce sujet et qu'il resterait sur le ton léger de la conversation précédente. Elle voyait qu'il était inquiet pour elle mais ça ne servait à rien de lui mentir.

-Toutes les nuits. Toujours le même à quelques détails près.

Le regard compréhensif d'Oliver l'incita à continuer.

-On est de nouveau là-bas, avec Slade. Son sabre est sur mon épaule. Il dit des choses horribles.

Elle s'interrompit quelque seconde. Elle décida de ne pas lui dire précisément ce qu'il lui disait. Elle n'était rien d'autre qu'un pion. Oliver n'éprouvait jamais rien pour elle. Il l'avait envoyé avec l'antidote du Mirakuru parce qu'il ne tenait pas du tout à elle. Il ne savait pas comment se débarrasser d'elle alors il l'envoyait mourir. Elle passa sous silence tout ça.

-Puis sois je meurs ou pire, tu meurs.

Oliver vit qu'elle retenait ses larmes. Il hésita à la prendre dans ses bras. Il savait que si il le faisait, il aurait beaucoup de mal à la laisser partir. Mais devant la tristesse de la jeune femme, il ne pouvait pas rester sans rien faire. Il passa son bras dans le dos de Felicity et l'attira contre lui. Elle se laissa faire. Jamais encore il n'avait autant montré l'affection qu'il avait envers elle. Et pourtant, dieu sais à quel point il adorait sa partenaire.

-Je ne permettrais jamais que tu meurs Felicity.

Il écouta sa respiration se calmer. Il savait à quel point certains cauchemars pouvait paraître réel surtout quand il était fortement inspiré de la réalité. Il repassa la dernière phrase qu'ait dit Felicity : « ou pire, que tu meurs ». Elle accordait plus d'importance à la vie de l'archer qu'à la sienne. Oliver pensait l'inverse.

Il vit les larmes de la jeune femme commencées à rouler sur ses joues. Il était triste mais à la fois heureux qu'elle ait suffisamment confiance en lui pour laisser libre court à ses émotions.

-Est-ce que ça va s'arrêter un jour ?

-J'espère. Pour moi, mes rêves de l'île s'estompent peu à peu, ils deviennent moins intenses. Ils ont été remplacés par d'autres cauchemars mais aussi des rêves extrêmement heureux.

Felicity apparaissaient dans les « nouveaux » rêves qu'ils venaient d'évoquer. Dans les plus horribles elle se faisait tuer et torturer. Dans les plus beaux, elle l'embrassait et lui disait qu'elle l'aimait.

Oliver s'endormit avant Felicity. Celle-ci s'en rendit compte. Elle décida de le laisser dormir seul. Avec délicatesse, elle essaya de s'extirpa des bras musclés de l'archer. La tâche s'avéra plus difficile que prévu. Lorsqu'elle prit le bras qui entourait sa taille, Oliver resserra sa prise sur elle. Il ne semblait pas disposé à la laisser partir. Elle se demanda si ce n'était pas elle dans ses bras, aurait il fait la même chose ?

Elle essaya de nouveau d'enlever le bras qui la maintenait contre lui. Elle remarqua que le visage de l'archer se crispait. Du bout des doigts, elle caressa son visage. Peu à peu Oliver se détendit et elle put enfin se dégager.

Elle regarda le jeune homme dormir quelques instants, il semblait serein. Voyant qu'un frisson parcourait ses bras, elle attrapa la couverture dont elle s'était servie et le couvrit.

Puis elle retourna dans sa chambre et dormi d'un sommeil profond, sans rêve ni cauchemars.