Quand elle tomba nez à nez avec un habit qui venait clairement du Sud. Elle ne saisit pas tout de suite son nom mais quand elle vit sa bannière, elle comprit qu'elle avait devant elle le si sulfureux prince de Dorne : Oberyn Martell. Si beau et déjà doté d'un passé de duels et de femmes très importante. Elle s'inclina comme elle l'avait si souvent fait à la cour. Amusé, le prince dornien s'inclina et se présenta officiellement. Arya demanda ce qu'il faisait dans la capitale si tôt avant le jubilé. Il s'avéra qu'il rendait visite à des amis des Riverlands et qu'au lieu de faire tout le voyage retour à Dorne pour repartir aussitôt il préférait s'arrêter et attendre la délégation dornienne. Arya s'en déclara forte aise puis prit congé pour continuer son entraînement avec Arwin. Mais le prince ne prit pas la direction de la ville et s'installa au bord du terrain. Debout à côté de sa monture, il observait la jeune princesse qu'il avait su rapidement identifier tellement elle ressemblait à Lyanna Baratheon de Storm's End. Il connaissait lady Baratheon étant donné que le fief de son mari, bien plus proche de Dorne que la capitale des sept royaumes occasionnaient des rencontres beaucoup plus fréquentes entre les seigneurs de Dorne et Storm's End. Lady Lyanna serait fière que sa nièce partage son amour pour les arts martiaux. La jeune princesse était impressionnante avec sa fine épée, se battant avec grâce. Elle avait dû avoir un maître d'Essos car ce n'était certainement pas ainsi que l'on se battait ici. Son compagnon d'armes semblait faire les frais de sa supériorité puisqu'il se rendit deux fois en quelques minutes. Intrigué, Oberyn s'avança devant la jeune guerrière.

-Oserais-je vous demander un petit duel amical entre nous deux, lady Stark ?

-Je ne suis pas une lady, prince Oberyn et vous allez de toute évidence me mettre à terre. Mais, je vous en prie ! Arwin doit retourner au château pour ses leçons et j'ai encore quelques moments de libre à vous accorder. Je vous introduirais auprès de mon père par la suite.

-Arya… se plaignit Arwin d'être ainsi mis sur la touche.

Mais Arya était captivée par le nouvel arrivant et accordait tout son intérêt à Oberyn. Elle prit son épée et ses deux dagues. Elle eut le plaisir d'étrenner son nouveau plastron car elle ne voulait pas encourir une autre plaie qui donnerait à sa mère une nouvelle raison de s'énerver et de l'humilier. Oberyn arborait un plastron léger mais ce fut son arme qui déconcerta Arya, une lance dotée d'une double lame qu'il faisait virevolter autour de lui comme quelque chose de très facile. En position, Arya commençait à calculer ses stratégies pour contrer la longueur bien supérieure de l'arme d'Oberyn. Pour essayer de l'atteindre, elle ne pouvait compter que sur sa souplesse et son agilité. Le combat tourna clairement à l'avantage d'Oberyn très rapidement. Avantagé par la portée de son arme, il se rendait intouchable à Arya qui ne parvint à le faire chanceler qu'en passant par-dessus sa tête lors d'un saut totalement imprudent. Oberyn la jeta à terre et à califourchon sur elle, lui ordonna de se rendre. Arya obtempéra et galant, le prince aida la jeune princesse à se relever de sa chute.

-Vous êtes plutôt impressionnante…

-Vous m'avez mis à terre en quelques minutes !

-J'ai aussi dix ans de plus que vous et donc des années d'entraînement de plus. Vous étiez clairement désavantagée par votre dague. Ne vous blâmez pas, vous avez été brillante.

- Si vous le dites, la prochaine fois, nous nous battrons à armes égales ! J'apporterais une deuxième épée !

-Je vous fais confiance pour organiser notre prochaine rencontre mais pour l'instant, je dois présenter mes hommages au roi avant qu'il ne prenne ombrage que je sois resté arrière seul avec sa fille cadette.

-Oh, nous n'étions pas seuls ! Les gardes royaux entourent cette clairière et les loups seront bientôt de retour ! Je ne me fais pas de soucis pour le roi.

Arya siffla tout d'abord ses loups qui se placèrent à ses côtés sous le regard médusé d'Oberyn. Il avait bien sûr déjà entendu parler de ces bêtes, blason des Stark que possédaient chacun des enfants du roi Eddard. Mais il n'en avait jamais approché un seul. Arya récupéra son cheval qu'elle fit s'incliner pour monter puis prenant place aux côtés d'Oberyn qui avait repris sa monture également. Ils repartirent prestement vers la capitale. La délégation étrangère passa les portes de la ville sous les yeux médusés des habitants qui ne voyaient pas souvent les gens de Dorne. Les habitants de King's Landing saluèrent respectueusement Arya qui leur souriait à tous. Oberyn fut sur la défensive quand un garçon sauta au milieu de leur chemin et se précipita vers Arya. Mais celle-ci ne semblait pas inquiète. Elle sauta de cheval et ordonna à Nym de laisser passer le vaurien. Elle lui posa quelques questions à voix basse dans une langue qui n'était définitivement pas celle de Westeros. Le jeune garçon répondit aussi rapidement et repartit avec une petite bourse donnée par Arya. Tel un fantôme, Oberyn ne put le suivre des yeux plus que quelques secondes. Arya reprit sa route comme si de rien n'était, les trois loups leur ouvrant la route.

Prévenu, Eddard Stark attendait son invité entouré de la famille royale au complet et des hauts dignitaires de la cour. Arya, arrivée au pied du perron de Red Keep, descendit de cheval et se fit un devoir de présenter le prince Oberyn avant qu'il ne parle puis laissa place à l'invité du roi. Elle prit la direction des écuries pour soigner son cheval. Après avoir remis son cheval à un palefrenier, elle se dirigea vers ses appartements pour se changer pour ses leçons du jour. Oberyn, quant à lui fut accueilli très chaleureusement par le roi Eddard qui le mena à ses appartements pour qu'il s'installe en attendant la délégation dornienne. Le jeune prince était satisfait de ses quartiers dans la citadelle de Maegor qui avait été rénovée il y a peu de temps. Après avoir ordonné à ses domestiques de défaire ses bagages, Oberyn prit la direction des jardins royaux qu'il appréciait énormément, situés sur un promontoire, ils étaient agréablement traversés par la brise marine qui lui rappelait les Jardins Aquatiques. Le prince accompagné de son écuyer fit une agréable balade dans les jardins avant de croiser la Main du roi : Lord Lannister. Courtois mais froid, le lion fit comprendre qu'il n'était pas désiré à King's Landing mais Oberyn, imprudent et aimant le danger n'en avait cure et salua bien bas le lord de Casterly Rock avant de reprendre le chemin de la citadelle. Il eut la joie de croiser les plus jeunes enfants du roi : Arya, Bran et Rickon revenant de leurs leçons avec leurs maesters. Arya apprenait l'art des chiffres et de l'histoire tandis que les plus jeunes continuaient l'apprentissage de la lecture et de la lecture. La jeune princesse était délicieuse dans sa robe grise orage et ses cheveux fraichement lavés se déroulaient en cascade dans son dos. Oberyn admira la princesse tandis qu'elle jouait gentiment avec ses petits frères. Entourés de leurs loups, les petits princes étaient touchants quand ils se ruaient sur Arya avec leurs petites épées en bois qu'elle éloignait avec une de ces dagues. Les loups se prêtaient à la bataille également entre eux. Le spectacle était divertissant et finit quand la cloche annonçant midi mit fin aux jeux pour le déjeuner.

Arya repéra le prince qui les observait mais ne fit pas de vrai mouvement vers lui, se contentant d'incliner la tête et de prendre ses deux frères par la main pour les conduire. Oberyn, lui aussi, reprit le chemin du grand hall. Le roi lui fit bien sûr l'honneur de l'asseoir à sa droite tandis que Lannister était relégué plus loin. Arya ne le regarda pas du dîner alors qu'il avait les yeux fixés sur elle pendant la majeure partie de la soirée. La petite louve l'avait totalement ensorcelée et elle en voyait rien, si jeune et innocente qu'elle était. Le jeune prince dornien à la réputation déjà si sulfureuse n'avait aucune chance de près ou de loin face à la jeune princesse mais pendant toute la durée de son séjour, il n'aurait cesse d'essayer de la séduire.

Arya sentait le regard brûlant du prince du Sud lui transperçant le corps. Elle l'avait furtivement surpris pendant le dîner par l'entremise de Bran qui lui chuchota à l'oreille que le monsieur du Sud la regardait toujours. Elle rougit mais ne fit rien savoir d'autre à cet homme si étrange et si étranger à leurs coutumes. Il n'était pas à Dorne où il pouvait semer des bâtards à travers le royaume sans être inquiété. Il fallait se tenir dans une capitale où le recours aux prostitués était très mal vu chez les nobles courtisans. Mais au fond, Arya savait qu'Oberyn n'avait cure des que dira- t- on. Il était sauvage et libre tout comme elle. Mais foi, de Stark, elle ne céderait pas à ce prince si bellâtre. Elle lui en ferait voir de toutes les couleurs pendant le mois qu'il passerait ici.

La soirée prit fin quand le roi se retira pour la nuit accompagnée de sa femme. Les plus jeunes étaient déjà partis se coucher tandis qu'Arwin, Arya et quelques amis avaient pris la tangente. Oberyn repartit vers la citadelle accompagnée de sa suite quand il ressentit le besoin de prendre un peu l'air. Il prit le chemin des jardins royaux et s'installa face à la mer quelques instants. Le sentiment de quiétude qui l'envahit lui fit oublier les soucis qui l'habitaient et le fait de respirer cet air marin le mit dans de bonnes dispositions pour se reposer cette nuit.

Arya et Arwin avaient très vite abandonné leurs amis pour se retrouver dans le massif des roses d'hiver. A peine arrivés, Arwin enlaça la jeune princesse et l'embrassa, loin d'être innocent. Les deux amis avaient découvert ensemble les avantages d'une apparente amitié fraternelle. Personne ne pensait que leur relation s'étendait davantage de ce qu'ils n'en montraient en public. Les deux amis profitaient des moments de liberté qu'on leur laissait pour se retrouver ainsi, à l'abri du regard de tous. Mais ce soir-là, Arya avait l'esprit ailleurs et Arwin le ressentit. Il rompit leur étreinte mais avant qu'il n'ait pu sortir le moindre son, Arya lui plaqua sa main sur la bouche et lui fit signe de se cacher dans la pénombre. Arwin entendit en effet quelques instants après, les bruits de pas d'une personne qui avait décidé d'une balade digestive dans les grands jardins. Arya avait sauvé leur secret avant qu'il ne soit dévoilé par inadvertance. Pour dissiper les soupçons, Arwin fit sortir Arya du bosquet avant lui. La jeune princesse se tira des ennuis, se fondant dans l'obscurité ambiante à cette heure de la nuit mais Arwin tomba sur le prince Oberyn. S'inclinant courtoisement, le jeune homme reprit la direction de la tour de la Main où il vivait avec sa famille. La nuit passa et ce fut le matin, heure de réveil de beaucoup de gens dans le château. Mais tout particulièrement, la famille royale fut levée très tôt. Le roi avait prévenu ses fils et Arya qu'il les accompagnerait au terrain d'entraînement. Quant à Sansa et Cat, elles continuaient à préparer les festivités du jubilé.

Les guerriers prirent très rapidement le chemin du champ d'entraînement, entourés d'une solide escorte. Rejoints par les hommes de Dorne, allant aussi s'entraîner à la faveur de la fraîcheur matinale, Arya retrouva le brûlant regard si captivant du prince. Elle ne le salua que très froidement ce qui étonna son père et ses frères qui avaient l'habitude de voir Arya toujours captivée par les étrangers. Mais quand Oberyn vit qu'Arya avait apporté deux lames, il sut qu'elle voulait poursuivre leur duel. Pour le moment, elle montrait à son père ses compétences à l'arc, qui étaient, il fallait le dire impressionnantes. Elle touchait toujours le centre de la cible à près de 80 mètres de distance. Son père la félicita avant d'aller affronter en duel son fils aîné à l'épée. Arya quant à elle prit en charge ses deux petits frères et leur donna de vraies épées pour qu'ils essaient de la mettre à terre. Oberyn n'avait toujours pas touché à son épée quand Lannister l'approcha et lui proposa un duel amical. Intrigué, le prince dornien accepta l'invitation du ministre si dévoué au roi Eddard. Jaime sortit de son fourreau une gigantesque épée qu'Oberyn reconnut comme la grande épée des Lannister, Brightroar. Il sut qu'il avait un souci car les épées forgées en Valyrian Steel avaient forcément l'avantage sur une double épée forgé en métal ordinaire. Mais Oberyn ne perdit pas la face et se mit en place, fier d'avoir retrouvé l'attention d'Arya qui avait arrêté le combat avec ses frères pour se poster à côté de son père. Le combat fit rage dès les premiers coups. Personne ne savait ce qui animait Jaime d'une telle rage mais il n'était pas dans son état normal. Oberyn était en difficulté même avec son niveau en combat. Jaime le fit tomber à terre une fois mais Oberyn réussit à se relever. Le jeune prince donna quelques coups ravageurs à Jaime et comptait s'arrêter là mais Jaime n'était pas de cet avis et fit chuter Oberyn rudement en lui entamant le torse au travers de sa chemise. Outrée Arya intervint et brandit sa lame devant le nez de son parrain.

-Jaime, je t'ordonne de reculer. Il est à terre ! Tu as versé le premier sang, tu as gagné maintenant RECULES !

Tout le monde était stupéfait de la tournure des évènements. Même Ned n'avait pas réagi à l'agressivité de son ami. Au moment où il commença à se rendre compte de ce qu'avait fait son ministre, Arya avait déjà relevé Oberyn. Ce dernier était embarrassé d'avoir été sauvé par une jeune fille mais c'était Arya. Jaime s'était éloigné du champ d'entraînement. Les princes étaient également choqués des évènements précédents n'avaient pas amorcés un mouvement. Arya avait appelé un garde pour qu'il amène leurs deux chevaux près d'eux. Oberyn se tenait toujours bien mais faiblissait de la perte de sang qu'occasionnait sa blessure. Ils rentrèrent rapidement à Red Keep et Arya supporta Oberyn jusqu'à la citadelle de Maegor. Sa suite se remit en mouvement quand ils entrèrent dans les appartements du prince. Les soldats les avait suivis silencieusement tout le chemin de retour à King's Landing et avaient stationnés dans la cour. Arya prit soin du prince jusque dans son lit. Le Maester chargé des soins à Red Keep étant un incapable pour recoudre les gens, Arya avait une cicatrice longue de vingt centimètres dans le dos pour le prouver, Arya appela son vieux Maester qui lui avait tout appris quand elle était petite pour soigner le prince de sa blessure. Maester Raemord arriva au moment où Arya avait fini de nettoyer la plaie d'Oberyn. Le prince grimaçait sous l'effet de la douleur infligée par la large plaie sur son torse, qui le traversait de part en part. Mais Maester Raemord donna au prince un peu de lait de pavot pour soulager la douleur qui proviendrait des sutures à vif. Oberyn serrait la main d'Arya si fort pendant les soins qu'elle en avait la main toute engourdie et était émue de voir que même un si grand combattant que lui avait du mal à supporter la douleur d'une plaie à vif faite par une lame. Quand ce fut finit, le maester demanda l'aide de la princesse pour poser un bandage sur la poitrine de la victime de Jaime puis le laisser se reposer un maximum. Arya remercia son Maester d'être venu si vite pour soigner le prince de Dorne. Au moment où le Maester sortit, il tomba sur le roi. Eddard ne se fit pas annoncer mais entra dans la chambre du prince. Oberyn tenta de se relever mais en fut empêché par la poigne d'Arya sur son épaule. Le roi s'approcha du lit de la victime de l'emportement de son ministre.

-Oberyn, veuillez croire que je suis désolé de l'incident sur le terrain d'entraînement. Je m'excuse de la part de Lord Lannister qui a été reconduit à ses appartements. Je …

-Votre altesse, ne vous fatiguez pas ! Je n'ai été que blessé partiellement et je connais bien la rage qui peut vous prendre au milieu du combat. J'excuse bien volontiers le comportement de lord Lannister. D'autant plus que la princesse Arya m'a bien soigné en appelant ce merveilleux Maester. On m'a recousu et je serais quitte pour une belle cicatrice. Ce ne sera ni la première et sûrement pas la dernière.

- Je vous remercie de le prendre si bien. Arya peut rester auprès de vous pour la fin de la journée. Elle n'a aucune leçon et je serais contrarié de vous laisser seul après votre accident.

-Si la princesse est d'accord, je passerais volontiers un peu de temps avec elle pendant que je suis consigné à mon lit.

Pétrifiée sous le regard d'Oberyn et de son père, Arya se sentit acquiescer et voir son père quitter la chambre du prince. Oberyn tenta une nouvelle fois de se relever provoquant la colère d'Arya. Elle posa ses deux mains sur ses épaules et le plaqua dans ses oreillers. Oberyn, surpris, transperça la jeune louve de ses yeux noirs comme le charbon. Arya Se justifia par le fait que la blessure étant fraiche, les points pourraient se déchirer. Offrant un grand sourire à Arya, il captura sa main aussi vif que la vipère qu'il était. Arya tenta de se dégager mais Oberyn porta sa main à ses lèvres et la baisa respectueusement.

-Je ne t'ai pas remercié de m'avoir aidé avec ton parrain. Merci, Arya ! J'aurais sans doute écopé d'une blessure plus méchante que cette égratignure. Je suis à ton service.

-Tu ne me dois rien du tout, je l'aurais fait pour tout le monde qui ne méritait pas la colère de mon parrain. Sa conduite est impardonnable envers un invité de la couronne et puis je t'en aurais voulu de ne pas pouvoir continuer notre duel. Je crois que je vais demander au forgeron de Red Keep s'il est capable de m'en fabriquer une comme la tienne. Une double épée sera tellement plus amusante.

-Aucun besoin, je te fournirais une arme de Dorne. Je t'apprendrais dès que je serais sur pieds à dompter ton épée. Arya, tu seras la plus grande des guerrières de Westeros ! Je …

-Qu'y a-t-il Oberyn ?

-Je t'admire Arya, tu me captives vraiment. Depuis notre duel hier, je me sens attiré par toi et …

-Arrêtes, s'il te plait Oberyn ! Je t'en supplie. Je ne peux pas penser à toi ainsi ! Mon père m'interdirait de te voir. Il croit que je suis une sorte de petite fille qui n'a aucun autre intérêt que son épée et son cheval. Il ne sait rien d'autre de ma vie que mes nouveaux exploits sur le champ d'entraînement et pendant la chasse.

-Il te verrait autrement si je te demandais ta main, Arya !

Choquée, la jeune princesse se releva et reprit sa main de l'étreinte d'Oberyn. Elle le regarda bouche bée et prit congé sans dire un autre mot. Le jeune prince sourit du trouble qu'il avait semé dans l'esprit d'Arya. Dix ans plus vieux qu'elle, il possédait une expérience qu'elle n'avait pas dans le rapport entre les femmes et les hommes. Il avait déjà plusieurs filles batardes qui vivaient dans les Jardins Aquatiques à Dorne. Oberyn trouverait un moyen d'atteindre Arya au plus profond de son être, il ne pouvait déjà plus se passer d'elle et avant son retour à Dorne, le jeune prit le pari que la louve grise ne pourrait le laisser s'éloigner.