Titre : L'héritage
Auteur : Amelink
Base : Tome un à sept (épilogue comprit)
Genre : fantastique – Romance
Pairing : Scorpius x Albus (amitié pour l'instant)
Avertissement : aucun (pour l'instant)
Rating : T
Disclaimer : Les personnages de cette fiction ne m'appartiennent pas, mais sont la propriété de Mrs J.K. Rowling
Note :
-Qui a remarqué que la fille de Théodore Nott contrairement au fils d'Hannah Abbot (qui porte étrangement le nom de sa mère…Serait-ce parce que le père est professeur à Poudlard et que ça pourrait lui porter préjudice) je disais donc que Alicia Nott contrairement à Riley Abbot n'est pas allé dans la même maison que la personne dont elle porte le nom, l'avez-vous remarqué ?
-Merci encore et toujours à ma bêta Guerisa qui a dû bien pleurer dans ce chapitre XD
CHAPITRE 2 : une amitié impossible.
Le lendemain, Albus prit autant de plaisir à prendre son repas que la veille. Les plats du petit déjeuner étaient particulièrement variés, mais une boule restait coincée dans sa gorge. Soudain, un bruissement d'ailes se fit entendre de plus en plus fort. Plusieurs centaines de hiboux et de chouettes arrivèrent, sous les « ooh » de surprise des première année. Le ballet des hiboux et des chouettes apportant le courrier était magnifique, les centaines de paires d'ailes allant du blanc au noir en passant par le brun et le fauve, hypnotisant. Albus fut un peu surpris de voir Eole, son hibou, arriver si tôt avec la réponse de ses parents.
Ethan Sulivann, un de ses camarades de chambre, ne put s'empêcher d'admirer son Harfang des Neiges. Le magnifique hibou aux plumes blanches tachetées de noir avait en effet une majesté peu commune et Albus en était très fier, surtout que c'était ses parents qui lui avaient offert pour son entrée à Poudlard. Albus offrit un morceau de toast à son hibou et lui caressa tendrement la tête avant de le laisser repartir pour un repos bien mérité.
Mon cher Albus,
Ainsi Rose, James et toi êtes réunis à Gryffondor. Il semblerait que Victoire restera encore pour deux ans le seul descendant des Weasley qui ne soit pas à Gryffondor. Sinon je dois dire que ce que tu nous as dit dans ta lettre m'a interpelé : pourquoi devrions nous nous inquiéter que tu sois devenu ami avec le jeune Malfoy ? Si c'est en lien avec ce que ton oncle Ron a dit, sache qu'il plaisantait. La relation que nous avons eue avec le père de Scorpius Malfoy par le passé n'a rien à voir avec vous et je serai au contraire ravi que tu te sois fait un ami si vite et que tu puisses créer des liens avec les autres maisons. De plus, Draco Malfoy et moi-même avons fait la paix depuis Poudlard. Je te le répète donc, et ta mère est entièrement d'accord avec moi, si vous vous entendez bien, il n'y a aucune raison que vous ne deveniez pas amis, peu importe qu'il soit un Malfoy ou à Serpentard.
Nous t'embrassons très fort,
Ton père.
Albus, sidéré, relut plusieurs fois la lettre. Scorpius et lui pouvaient devenir amis ? Ses parents étaient d'accords ? Soudain surexcité, Albus regarda à la table des Serpentards, mais Scorpius était introuvable. La cloche sonna et les derniers élèves se dépêchèrent de se rendre en cours.
La première heure fut un cours d'histoire de la magie. Le professeur Binns était le seul professeur fantôme de Poudlard et il parlait toujours avec une voix monocorde, si bien que les élèves tombèrent rapidement dans un fort état de somnolence. Albus était passionné d'histoire, mais il finit rapidement par entrer lui aussi en léthargie.
Le double cours de défense contre les forces du mal fut bien plus intéressant. En effet, le directeur de Gryffondor, le professeur Crivey, commença par leur dire que leur premier cours serait sur les sorts de défense et d'alerte et qu'ils n'aborderaient les créatures des ténèbres que plus tard, tout en ponctuant son explication de plaisanteries. Ainsi, après avoir vu le professeur lancer différents sorts sur un mannequin et créer un énorme écran de fumée, et de la lumière, ce fut au tour des élèves de sortir leurs baguettes. Beaucoup s'étaient plaints devant l'inutilité d'apprendre quelque chose d'aussi simple que d'envoyer des étoiles rouges et vertes, mais il s'avéra que moins de dix élèves furent capables de le faire du premier coup. Après deux heures, presque tout le monde pouvait lancer le sort. Les quelques enfants encore en peine furent encourager à poursuivre l'entrainement jusqu'à la semaine suivante. C'est avec le sourire aux lèvres que les élèves sortirent du cours sur une énième plaisanterie du professeur Crivey.
Mais l'esprit d'Albus avait déjà oublié les cours, de retour à sa préoccupation du matin. Ainsi avala-t-il son déjeuner en vitesse et attendit Scorpius à l'entrée de la Grande Salle. Lorsqu'il vit la tête blonde de son futur ami, il l'interpela et vint à sa rencontre. Le visage de Scorpius afficha une expression de mépris à laquelle Albus ne s'attendait pas, mais le jeune brun prit son courage à deux mains.
« - On peut être amis, commença-t-il. Même si on n'est pas dans la même maison et qu'on est un Potter et un Malfoy. Alors,…
- Ca ne t'est pas venu à l'idée que je n'avais aucune envie d'être ton ami, Potter ? le coupa Scorpius.
- Mais, mais mon père…bafouilla Albus.
- Parlons-en de ton père ! Sans lui des tas de gens seraient encore en vie, mes grands-parents ne seraient pas morts en prison, mon père ne serait pas discrédité à longueur de journée et on ne me regarderait pas de travers dès que je traverse un couloir. Alors, merci bien, mais l'avis de ton paternel et ta pseudo amitié, j'en ai rien à faire. »
Il tourna les talons sous les acclamations de ses camarades de Serpentard. Albus retenait ses larmes tant bien que mal. Il regardait autour de lui cherchant un soutien, son regard se posa alors sur une plaque de fer forgé accrochée bien en vue à l'entrée de la Grande Salle. Albus s'en approcha. Tout en haut on pouvait y lire gravé en lettre d'or « En hommage aux vaillants combattants de la bataille de Poudlard », et dessous y étaient inscrits plus d'une cinquantaine de noms.
« - Ton père n'est pas responsable de leur mort, dit une voix dernière Albus. Bien au contraire, s'il n'avait pas été là, il y aurait bien plus de noms inscrits. Quoi que non, il n'y en aurait surement aucun, car Poudlard n'existerai plus.
- Professeur Crivey ? s'étonna Albus.
- J'ai entendu ta conversation avec le jeune Scorpius Malfoy, déclara Crivey. Ses grands-parents et son père étaient des Mangemorts, alors il est vrai que sans ton père ses grands-parents seraient sans doute en vie et son père influent. Mais s'ils ont été en prison ce n'est qu'à cause de leurs choix.
- Sans mon père il n'y aurait pas eu de Bataille à Poudlard, murmura Albus.
- C'est vrai, mais Voldemort serait encore en vie. Sache que les personnes qui sont décédées durant la bataille ne l'ont pas fait seulement pour ton père, et encore moins à cause de ton père. Non, elles sont mortes pour la liberté et la paix. Chacun s'est sacrifié pour que ton père puisse ramener la joie et la sérénité. »
Albus ne sursauta pas au nom du seigneur noir encore frappé de tabou malgré sa disparition, il lui était habituel de l'entendre dans la bouche de sa famille ou des amis, mais il fut malgré tout quelque peu surpris de l'entendre de son professeur de défense contre les forces du mal.
« - Vous étiez à Poudlard en même temps que mon père, dit Albus pour lui-même.
- Oui, répondit Crivey, mais j'étais trop jeune, je n'ai pas combattu. Mon frère oui, mais pas moi. »
Albus se retourna vers le professeur Crivey qui lui sourit tristement. Il fit ensuite un signe de tête et lui montra un nom sur la plaque « Crivey Colin ». Le frère du professeur Crivey était donc mort pendant la bataille de Poudlard. Albus avait du mal à y croire, ce professeur si joyeux avait perdu son frère pendant la guerre.
« - Tu as aussi de la famille inscrite, continua tristement le professeur en montrant le nom de Fred Weasley.
- Je sais, ma mère m'a dit que deux de ses frères étaient mort pendant la bataille, enfin il me semble que c'était deux…se reprit Albus en ne voyant que le nom de Fred.
- Oui, George est lui aussi mort à cause de la bataille… mais un peu plus tard. » Murmura Crivey
Albus comprit immédiatement que le professeur lui cachait quelque chose, mais il préféra ne rien dire.
« - Ton père a fait de grandes choses, mais il y est aussi parvenu grâce aux personnes qui l'ont soutenu, que cela soit l'aide de celles qui ont leurs noms gravés ici, mais aussi l'aide du professeur McGonagall, du professeur Londubat, de ta mère, de ta tante Hermione, de tes oncles et de bien d'autres sorciers et créatures. Chacun l'a fait parce que ton père est un homme bien, qui combattait aussi pour eux. N'aie aucune honte d'être son fils. Ne t'occupe pas de ces langues de vipères. Déclara Crivey.
- J'aurais aimé qu'on soit amis, murmura Albus.
- Je comprends, mais qui sais, peut-être Scorpius Malfoy se rendra-t-il compte de son erreur et reviendra-t-il vers toi. Ce n'est pas un mauvais garçon et toi non plus, alors pourquoi ne deviendrez-vous pas amis un jour ? » conclut le professeur avec un sourire paternel.
Albus n'était pas moins attristé de la réaction de Scorpius, mais il se sentait moins mal, moins coupable. La cloche sonna la fin de la pause déjeuné et Albus lança un sourire de remerciement au professeur Crivey avant de se hâter vers son prochain cours.
Les jours suivants, Albus ne pouvait s'empêcher de regarder en direction de la table des Serpentards à chaque heure du repas, mais lorsqu'il apercevait Scorpius, celui-ci l'ignorait royalement. Les cours en commun avec Serpentard étaient pénibles, car non seulement Scorpius l'ignorait, mais en plus beaucoup d'autres Serpentards étaient particulièrement désagréables envers Albus. Ils étaient toujours à se moquer de sa maladresse et de sa naissance avec des réflexions telles que « dommage que ton père ne te ressemble pas, ça aurait été drôle qu'il se tue tout seul pendant le combat final » ou encore « heureusement que ce n'est pas toi qui a affronté le seigneur des ténèbres ou alors il serait encore au pouvoir, quoique tu aurais peut-être pu éviter ses sorts en trébuchant au bon moment ». Toujours des remarques pleines d'ironie dans lesquelles on entendait parfois des touches de regret.
Le plus dur pour Albus, c'était que les Serpentards n'avaient pas tout à fait tort. Il était loin d'avoir le courage de son père et était d'une maladresse incommensurable : il tombait souvent, trébuchait contre le moindre obstacle, ratait ses potions en faisant tomber les boites d'ingrédients et les fioles entières dans son chaudron, sans le faire exprès, juste par maladresse. Il passait son temps à ramasser ses affaires tombées par terre, à éponger l'encre ou autres liquides qu'il renversait, ou à se relever après une chute des plus ridicules. Même les autres maisons se moquaient de lui.
Il s'entendait assez bien avec Ethan Sulivann et Marcus Davis, ses camarade de chambre, mais il se sentait seul. Plus le temps passait et plus ce sentiment grandissait, tandis qu'il lui arrivait de plus en plus de tomber non plus par maladresse, mais après avoir été poussé ou s'être pris un croche pied.
A suivre
Les Commentaires de Gurisa :
Albus offrit un morceau de toast à son hibou et lui caressa tendrement la tête avant de le laisser repartir pour un repos bien mérité. *RIP Hedwige* [si tu continue comme ça tu vas pas arrêter les RIP XD, mais c'est vrai que je tennait à ce que l'hiboux d'Albus soit de la même race qu'Hedwige : un Harfang des Neiges]
- C'est vrai, mais Voldemort serait encore en vie. Sache que les personnes qui sont décédées durant la bataille ne l'ont pas fait seulement pour ton père, et encore moins à cause de ton père. Non, elles sont mortes pour la liberté et la paix. Chacun s'est sacrifié pour que ton père puisse ramener la joie et la sérénité. » *Aaaarg the feels !*
Albus se retourna vers le professeur Crivey qui lui sourit tristement. Il fit ensuite un signe de tête et lui montra un nom sur la plaque « Crivey Colin ». *RIP petit photographe en herbe* *je fais beaucoup de RIP aujourd'hui !* [qu'est ce que je disais à propos des RIP ^^]
« - Tu as aussi de la famille inscrite, continua tristement le professeur en montrant le nom de Fred Weasley. *RIP (encore) Freeeeed*
- Oui, George est lui aussi mort à cause de la bataille… mais un peu plus tard. » Murmura Crivey *Pourquoi tu fais mourir George T.T Pourquoiiii T.T*[là je dois quelques explications, je le dis implicitement, mais George s'est suicidé. Je ne vois pas George continuer à vivre sans la partie de lui-même qu'était son frère, c'est la seule grosse différence que je fais entre les infos données par JK Rowlling et mon histoire, mais je ne voyais vraiment pas faire vivre George sans Fred]
